Violences politiques et policières – Quand la cruauté construit un système – Flash-Ball et LBD, les armes de la honte

L’année 2020 a dramatiquement commencé avec le décès de Cédric Chouviat suite à son interpellation le 5 janvier dernier par les forces de l’ordre.
Puis, il fut quelques jours avant la nouvelle année, Jérôme Rodrigues de nouveau blessé à l’oeil le 28 décembre 2019. Une blessure impactant l’oeil blessé dont il a perdu l’usage lors de l’acte XI en janvier à Paris.
Puis, il fut la vidéo montrant un policier tirant à bout porteur sur un manifestant à proximité de la gare Saint Lazare à Paris le 9 janvier lors de la manifestation contre la réforme des retraites. Ce fait a donné lieu à l’ouverture d’une enquête par le parquet pour « violences volontaires ». Le manisfestant touché par ce tir a porté plainte contre cet « acte gratuit et disproportionné » déclare t-il à la presse.
Puis, il y a l’affaire du croche-pied qu’un policier fait contre une manifestante à Toulouse le 9 janvier lors de la manifestation contre la réforme des retraites et dont la vidéo diffusée sur les réseaux sociaux soulève l’indignation.
Le policier a été identifié et une enquête préliminaire a été ouverte pour « violences par personne dépositaire de l’autorité publique », le 15 janvier auprès du parquet de Toulouse.
Christophe castaner réagissait lundi 13 janvier en déclarant à la presse « On ne fait pas de croche-pied à l’éthique, sauf à s’abaisser, à abaisser la police ». Puis rappelant le devoir « d’exemplarité ».

Politique des masques, le règne de l’ indifférence du gouvernement et des hypocrisies

Que se passe t-il pour que le gouvernement change de langage de communication et que le vent tourne pour quelques policiers ?

Les désapprobations et critiques de la politique répressive du gouvernement par l’Onu, le Conseil de l’Europe, le Défenseur des droits, des politiques de gauche et des écologistes, de tout un mouvement de manifestants-es déterminées dénonçant mois à après mois les violences policières et politiques, auraient-elles obtenues comme unique réponse qu’une énième politique de communication ?

La seule réponse du gouvernement à toutes ces voix qui se lèvent contre la violence de l’État serait de suspendre définitivement les armes dénoncées pour leur dangerosité à l’égard de la population.

Point de départ d’une brutalité policière


Depuis 2016 quand commence les manifestations contre la loi travail, les manifestants vont se heurter à la brutalité de certains policiers et également à des poursuites pénales expiditives qui ne vont pas manquer de prononcer des peines sévères, notamment des amendes à l’encontre de jeunes bien loin d’avoir les moyens d’assumer de telles sommes.
Le ton est donné et le Flash-Ball ne manque pas d’apparaître.
Les coups de matraque, les gaz lacrymogènes, les arrestations et les rassemblements devant les commissariats se font jour.
Ni les médias ni les élus ni les ministres de droite ou socialistes seront choqués par les méthodes employées.
Tout est à l’hypocrisie et au 49.3 et la droite socialiste laisse apparaître son petit nouveau, Emmanuel Macron. Celui-ci saisit l’occasion de l’échec de François Hollande pour démissionner du gouvernement et s’éloigner pas si loin de la politique puisqu’il fonde en 2016, la start up E-mmanuel M-acron. Il y propose « la rénovation de l’engagement politique » un leurre magistral. Il a décidemment appris beaucoup du socialisme à l’hypocrisie orgueilleuse.
Et, on peut souligner que lorsqu’il s’agit de leurs intérêts, les ministres savent démissionner des gouvernements !
Il est déjà également en cette année 2016, les manifestations sauvages et les ordres absurdes de les bloquer alors que celles-ci se déroulent pacifiquement.
Ce fut le cas en 2016 à Bordeaux dans la célèbre rue Sainte Catherine. Une centaine de manifestants déambulent pacifiquement sans inquièter le moins du monde les passants et commerçants, quand les forces de l’ordre stoppent la manifestation libre et répondent par une charge et des gaz lacrymogènes. Les fumées nocives des lacrymogènes se sont diffusées dans la rue très commerçante où des personnes âgées, des enfants, de simples passants, des commerçants se sont retrouvés pris au piège de celles-ci. Un mouvement de foule s’ensuivit, des terrasses furent renversées, des commerçants accueillirent des manifestants surpris et incommadés par les gaz lacrymogènes. Lesquels finirent par entrer dans les commerces en rendant l’air irrespirable. Des commerces fermèrent leur porte et permirent à leurs clients et manisfestants de se réfugier dans les arrières boutiques pour pouvoir mieux respirer.
Pendant ce temps là, à l’extérieur, les forces de l’ordre poursuivait leur mission, obéissant aux ordres.
Cette escalade d’ordres se poursuivra, la loi sera par la contrainte et non par le respect de la population et donc de la démocratie.
Nous sommes par ce déclencheur de la loi travail dans une logique capitaliste dont sa propre définition ne peut signifier que la violence.
Une logique politique et économique internationale qui révèle l’injustice, l’aggravation de la pauvreté, les guerres que les pleuples subissent, et la répression qui se diffuse autant que les peuples se lèvent.
L’année 2019 a été celle d’un mouvement de protestations déterminées dans de nombreux pays comme à Hong Kong, au Chili et en France avec le mouvement des Gilets Jaunes. Par le mouvement d’une jeunesse refusant cette société ordonnée par la violence politique et les normes d’un système brimant et détruisant leur avenir.
Des retraités se joignent à la contestation dénonçant la pauvreté qu’ils subissent. Les femmes, les mères isolées, les mouvements féministes, toutes libèrent la parole à la force de leur courage.
Il sera également les mouvements écologistes qui allient protection de la planète et lutte contre la pauvreté, pour une politique sociale forte puisqu’il est au final une seule cause, sauver la liberté de la vie.
Des luttes par le mouvement des Gilets jaunes en France qui commence le 17 novembre 2018 et ce sera plus d’un million de personnes qui manifesteront partout en France.
C’est alors que s’impose à notre mémoire individuelle et collective, le drame des blessés graves et des personnes mutilées.

Flash-Ball, LBD, les armes à bannir

Le langage d’indignation tenu aujourd’hui par le gouvernement face à la violence policière a certainement quelque chose de choquant.
Même s’il n’est jamais trop tard pour bien faire, il est une hypocrisie qui s’intalle, une politique de masques qu’il n’est pas de taire.
Par respect premier dû aux personnes qui ont été mutilées lors du mouvement des Gilets jaunes et également à l’égard des victimes de violences policières en amont de ce mouvement.

1995 le Flash-Ball entre en scène, puis le LBD. Les politiques à partir de Nicolas Sarkozy ne feront qu’amplifier les dotations de ces deux armes

C’est en 1995 dans le contexte des attentats, que Claude Guéant qui est alors Directieur général de la police nationale depuis 1994, nommé par Pasqua, que cette arme dite « arme à létalité réduite » est introduite auprès du GIPN, du RAID et de la BAC.
C’est en mai 2002 que Nicolas Sarhozy annonce qu’il va généraliser le Flash-Ball à différents services de police et de gendarmerie.
La politique sécuritaire, la politique anti-banlieue, une répression qui s’accentue gravement et des propos graves sont tenus lors de la tournée des commissariats de Nicolas Sarkozy en mai 2002 notamment en Seine-Saint-Denis.
Le flash-Ball est alors compris comme « l’arme anti-délinquants ». Les caractéristiques de cette arme enthousiasme les politiques « la puissance d’arrêt d’un 38 spécial »,  » il produit une détonation d’un fusil de chasse de calibre 12″ , il provoque « un Ko technique », « quand on sort avec ça, ils partent en courant » décrit un policier à Nicolas Sarkozy en visite à Villeneuve-la-Garenne. La presse d’alors suit et retranscrit les déplacements et propos décalés, déplacés qui feront la politique de communication de Nicolas Sarkozy.

Satisfait des descriptions confirmant la brutalité et la dangerosité de l’arme , Nicolas Sarkozy étend la dotation du Falsh-Ball aux autres services de police et de gendarmerie.
Pourtant, dès 2001 , un homme de 74 ans avait déjà été tué par un tir de Flash-Ball lors d’une intervention de la BAC à Genevilliers le 12 mai. Touché à l’abdomen, Gaston Prudhomme est décédé d’une hémorragie abdominale interne le 14 mai 2001.
En 2002, Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, annoçait à la presse le 22 mai, donc après ce dramatique évenement, mettre le Flash-Ball à disposition des policiers dans les banlieues. Et le 31 mai, il confirmait à la presse que le Flash-Ball n’était pas une arme dangereuse pouvant tuer et déclarait au journal le Monde « Il n’y a jamais eu d’incident mortel en service avec ce matériel. »
C’est donc dès le départ par une vision de politique sécuritaire novice, occultant la dangerosité de cette arme que le Flash-Ball a fait son entrée dans les missions de maintien de l’ordre, la répression contre des civils manifestant leur opposition aux gouvernements.
En 2004, il sera décidé d’en équiper les policiers municipaux, tandis que le LBD 40×46 rentrera en expérimentation entre 2007 et 2008.

Le Défenseur des droits, Jacques Toubon, la CNDS, le Conseil de l’Europe, le Comité contre la torture, tous dénoncent l’utilisation du Flash-Ball et du LDB en France et demandent son interdiction

Le premier rapport que Jacques Toubon, défenseur des droits rendra le 28 mai 2013, sur le Flash ball Superpro et le LBD 40×46, écrit que ces deux armes peuvent « tuer à courte portée. »
Le Flash-Ball superpro est classé comme une « arme à feu dite de défense », le LBD 40×46 est lui classé dans la catégorie des armes à feu conçues « pour ou destinées à la guerre terrestre. »
Le Flash-Ball est jugé comme une arme imprécise à distance de 10 mètres, inadaptée au mouvement de foule donc à être utilisée lors d’une manifestation.
Et, le rapport du Défenseur des droits de 2013, confirme et s’appuie sur le dernier rapport rendu par le CNDS (Commission Nationale de Déontologie de la Sécurité) en 2011 qui dénoçait la dangerosité du Flash-Ball, pour demander son retrait qui devait être programmé pour 2014.
La CNDS est une organisation administrative indépendante créée en 2000 sous le gouvernement de Lionel Jospin. Celle-ci avait été saisie une dizaine de fois suite à des blessures très graves principalement au visage et des mutilations causées par un tir de Flash-Ball.
La CNDS luttait contre les abus des forces de l’ordre pour que celles-ci restent en cohésion, en confiance avec la population et non inspirant la peur et l’injustice, l’antithèse de son devoir qui est de protéger.
Mais le CNDS mettra fin à ses missions en cette année 2011.
Puis, il est à rappeler que le rapport du CNDS de 2011, dénonçait également les abus des forces de l’ordre non seulement par les fouilles à nu mais également par les abus de menottages.
Cédric Chouviat, décédé en ce début d’année 2020 a subi la technique brutale de plaquage ventral et avait été menotté.

Le CNDS était très critiqué par les syndicats Alliance et Synergie, et était non soutenu par le gouvernement de Nicolas Sarkozy, dont la politique reposait sur le sécuritaire et la répression. De plus, niant la dangerosité du Flash-Ball et les victimes, puis ne suivant pas les recommandations du CNDS, puisqu’en cette année 2011, il est environ 5000 Flash-Ball en dotation et qu’il en sera commandé une centaine supplémentaire, le gouvernement imposera le Flasb-Ball comme l’arme incontournable du maintien de l’ordre.

Le LDB vient en renfort au Flash-Ball

Le LBD 40×46, fabriqué par l’armurerie suisse Brügger&Thomet, est quant à lui équipé d’un dispositif de visée électronique avec une distance optimale de tir de trente mètres « point visé = point atteint » et le LBD peut-être utilisé de dix à trente mètres, selon le rapport du défenseur des droits.
Lequel explicite que l’utilisation de ces deux armes doit être toujours « dans une action proportionnée et être réalisé avec discernement ».
Lequel rapport mentionne que les forces de police et de gendarmerie sont autorisées « à utiliser le LBD 40×46 » comme le Flash-Ball « dans le cadre de la légitime défense et de l’état de nécessité ».
Un cadre dont c’est justifié un gendarme suite à un tir de Flah-Ball sur un enfant de 9 ans, lequel a perdu son oeil . Nous étions le 7 octobre 2011 à Longoni(Mayotte). Le défenseur des droits était intervenu recommandant des poursuites disciplinaires pour « usage disproportionné » du Flash-Ball. Et, l’on pourrait dire seulement disciplinaire pour avoir mutilé un enfant ?
Entre la mise en sercive collectif du Flash-Ball et du LBD 40×46 et le rapport du défenseur des droits en 2013, il y a eu plus d’une vingtaime de blésses grâves, des victimes éborgnées et le décès en 2010 d’un homme résidant dans un foyer de travailleurs immigrés à Marseille et touché au thorax par un tir de Flash-Ball.

France qu’as-tu fait de ta paix ? Des êtres humains sont mutilés par tes armes.


Jeune et mutilé à vie, une cruauté qui s’apparente à de la torture et qui ne manque pas d’être soulignée par le rapporteur spécial du Comité contre la torture et le rapport du défenseur des droits qui sont en accord sur le fait que les blessures très graves infligées par les tirs de Flash-Ball ou de LBD représentent  » de grands risques d’être utilisés d’une manière contraire à l’interdiction de la torture et des peines ou traitements cruels, inhumains et dégradants. »
Ce qu’on vécu les victimes qui ont été mutilées pendant le mouvement des gilets jaunes.
Ce qu’a vécu une jeune femme à Marseille qui a été grièvement blessée à la tête suite à des violences policières s’acharnant contre l’innocence absolue d’un être humain.
Cette cruauté qui a touché un jeune de 14 ans qui a perdu l’usage de son oeil gauche le 6 juillet 2005 au Mureaux.
En 2006, Jiade El Hadi , 16 ans sera grièvement blessé au visage à Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis)
En 2007, ce sera un lycéen de 16 ans de Nantes qui perdra un oeil.
En 2009, ce sont 8 personnes qui perdront l’usage de leur oeil suite à un tir de Flash-Ball .
Chaque année des bléssés graves sont à déplorer.

Des armes contre des civils

En 2014, le Collectif « Désarmons les » est créé et selon ce Collectif, la France accuse le catostrophique nombre de 65 personnes ayant été éborgnées de 1999 à 2019.
Le Collectif mentionnent le nom des victimes ainsi que la date où la cruauté d’un tir de Flash-Ball, de LDB ou de grenades de Désencerclement les a mutilées.

La politique des masques

En 2017, un nouveau rapport du défenseur des droits, Jacques Toubon, dénonce toujours la dangerosité du Flash-Ball et du LBD, son caractère « inadapté au maintien de l’ordre ». Il interdit son utilisation à une distance très proche (décision du 2 mai 2017- 045)
Le défenseur des droits insiste sur son usage par les forces de l’ordre hors tout cadre de légitime défense et ayant pour effet de constituer « une menace de blessures graves ou de mutilation immédiate pour le manisfestant alors que celui-ci ne présentait aucun danger, aucun signe de menace ni pour le fonctionnaire ni les tiers. » (décision n° 2017 – 277, 1 er décembre 2017).
Le défenseur des droits rappelle dans ces décisions de 2012-2013-2017 que le Flash-Ball et le LBD dans les opérations de maintien de l’ordre « mettent en cause majoritairement des agents des unités non spécialisées dans le maintien de l’ordre, telles que la BAC et les compagnies de sécurisation et d’intervention ».
Le défenseur des droits demande l’interdiction du Flash-Ball et du LBD, et cite le Royaume-Uni, l’Allemagne et la Belgique pour en avoir interdit l’usage lors des opérations de maintien de l’ordre.
En France, bien que les gouvernements, depuis Nicolas Sarkozy, ne peuvent en aucun cas ignorer ni la dangerosité de ces armes, ni les différents rapports dénonçant son utilisation, ni les personnes ayant été grièvement blessées, mutilées et tuées, n’ont décidé de suspendre l’usage de ces armes classées « armes à feu ».

2019 – Le rapport de la Commisaire aux droits de l’homme


En 2019, après la visite de la Commissaire aux droits de l’homme, Dunja Mijatovic, en France le 28 janvier pendant le mouvement des Giltes jaunes, le rapport du 26 février 2019 émanant du Conseil de l’Europe, demande à la France « de susprendre l’usuge du LBD ».
De plus, le rapport de la Commissaire des droits de l’homme,Dunja Mijatovic, est édifiant sur les violences politiques et policières en France .
Laquelle invite la France à « mieux respecter les droits de l’homme », à « ne pas apporter de restrictions excessives à la liberté de réunion pacifique »
En d’autres termes, le rapport estime que le gouvernement impose en premier une violence politique en procédant par l’intimidation. Elle vise principalement à dissuader la population de participer à une manifestation par peur d’être arrêté, d’être gravement blessé ou sévèrement condamné.
À ce propos, la Commissaire des droits de l’homme, invite les autorités françaises « à faire preuve de prudence et retenue » en ayant recours aux comparutions immédiates à l’encontre des manifestants et recommande « de ne pas tenir d’audiences de nuit ».
Des audiences où la presonne poursuivie est épuisée et n’a pu préparer sa défense avec sérinité mais sous la pression d’une garde à vue, d’un contexte traumatisant.
La Commissaire des droits de l’homme pointe du doigt le système judiciaire s’imposant aux manifestants par des arrestations, placements en garde à vue envers des personnes manifestement pacifiques contre lesquelles aucunes accusations peuvent être maintenues.
La Commissaire mentionne que « de telles pratiques constituent de graves ingérences dans l’excercice des libertés d’aller et venir, de réunion et d’expression. »
La France est de nouveau invité à respecter les règles démocratiques et à ne pas utiliser des porcèdures judiciaires visant à contraindre les opposants au gouvernement à ne pouvoir manifester.
Les autorités françaises, selon le Conseil de l’Europe, ne doivent pas  » utiliser ces procédures comme des outils préventifs de maintien de l’ordre. »
De plus, la Commissaire invite les députés et sénateurs à ne pas se servir de la loi pour servir leurs intérèts politiques de pouvoir contre le peuple s’opposant démocratiquement et pacifiquement aux décisions et réformes politiques du gouvernement.
Ainsi, elle inivite la France à renoncer à ce que le préfet puisse ordonner des « fouilles et palpations dans le périmètre et aux abords d’une manifestation ».
De renoncer à ériger en délit  » la dissimulation volontaire « sans motif ligitime » de tout ou partie du visage au sein ou aux abords immédiats d’une manifestation. »
La commissaire recommande également aux autorités françaises de ne pas complexifier et aggraver le système de déclaration d’une manifestation et demance aux législateurs de renoncer  » à étendre le champ d’application de la peine complémentaire d’interdiction de manifester au délit de non déclaration de manifestation. »
Un mémorandum de 10 pages sur le maintien de l’ordre et la liberté de réunion dans le contexte du mouvement des gilets jaunes en France, a été adressé au gouvernement le 26 février 2019 par la commissaire des droits de l’homme.

La politique semeuse de violencce

Les donneurs d’ordres, les politiques, tous les acteurs de la répression, peuvent-ils dire ne pas avoir eu connaissance de la dangerosité du Flash-Ball et du LBD ?
Les donneurs d’ordres et les politiques, peuvent-ils affirmer que leur politique n’a pas fragilisé gravement la liberté ?
Peuvent-ils ignorer les conséquences graves que subissent à vie des victimes grièvement blessées et celles mutilées ?
Peuvent-ils maintenir qu’ils ne sont responsables d’aucunes violences politiques ayant provoqué une aggravation des violences policières ?
Peuvent-ils en leur conscience renier les victimes mutilées et ne pas souhaiter leur apporter reconnaissance et réparation ?
Que les victimes doivent faire le deuil de toute reconnaissance et réparation pour avoir eu leur plainte classée sans suite ou n’ayant pu porter plainte est-il digne d’un pays se prévalant d’ête une démocratie ?
Peuvent-ils en l’instant gouverner un pays en tant que démocratie alors que notre histoire est irrémédiablement marquée par cette tragédie de manisfestants-es mutilés-es, de manifestants-es poursuivis-es et sévèrement punis-es , de nombreux manifestants-es pacifiques arrêtés-es, d’une police qui insipire la peur ?
Les soutiens politiques d’Emmanuel Macron et législateurs peuvent-ils affirmer eux-mêmes en leur conscience renier les victimes grièvement blessées, le décès de Zined Redouane âgée de 80 ans, et comme leur rappelle la Commissaire des droits de l’homme, voter et promulguer des lois à l’antithèse de la liberté ?
L’Onu, le Conseil de l’Europe, le Défenseur des droits, des citoyens et des citoyennes demandent de cesser l’utilisation de Flash-Ball et LBD pour les opérations du maintien de l’ordre et le gouvernement ainsi que ses soutiens politiques s’y refusent.
Comment peuvent-ils oublier à ce point la valeur de liberté et de respect de la vie, quand leur décision est d’accepter que des êtres humains aient été mutilés, grièvement blessés par ces armes qui ont déjà tué et qui continueront à détruire des vies.

Une République bourgeoise totalitaire est-elle la cause des drames ?

La bourgeoisie archaïque en maître s’inventant une république, s’imposant en seul système possible, peut-elle construire le 21 ème siècle face à une jeunesse internationale emplie d’envie de liberté, de solidarité et de volonté de construire une nouvelle société vertueuse en équilibre avec le droit fondamental de la Terre à être respectée et protégée et une humanité au coeur du bouleversement.
Il est très certainement à ce que la population manifeste pacifiquement son attachement premier à la liberté et en la volonté de fonder une société donnant son ampleur à la liberté vivante et non d’apparence, au respect du peuple et non à son asservissement.
À la volonté d’une démocratie profondément et sincèrement respectueuse de la liberté et des droits de l’homme.
Et demain, il sera « Quand les gouvernements s’écrouleront. »

©Fédora Hélène
©LiberTerra

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