Vanille est partie , le coeur d’un enfant a fermé les yeux

Vanille est partie.


Elle est partie non par hasard, non parce que c’est comme ça et que les drames ont toujours existé et qu’ils seront toujours. Vanille est décédée car une société n’aime plus le cœur d’un enfant. Ce précieux, ce magnifique de la vie qui devient une statistique, une norme établie dans des critères sociaux et  de justice qui s’effondrent.


Qui est coupable ? 

La mère est malade, malade comme la société, cette folie consciente, ce bouleversement, ces drames, l’atroce et tout tombe. 
Tombe, la vie nous apparaît si belle et que voyons-nous ? L’ important, l’amour. Vanille emporte avec elle l’amour. L’amour, un enfant en a tant besoin. Il ne faut que lui pour qu’il se construise, se développe en équilibre sans les souffrances qui plus tard peuvent causer des dégâts irréparables.
Vanille, c’est notre espoir, cet instant de pureté en nous car nous avons tous été des enfants. 


Et, que voulions-nous alors  ? 

L’amour. Il se dessinait dans nos rêves, nos aventures, nos amitiés, nos chagrins. Cet amour qui fait mal à l’ enfant quand il grandit en vivant la violence, l’absence, la solitude, l’indifférence de ces adultes pressés qui ont tout oublié. 
Oublié le cœur de leur enfance, celui qui les a rendu vivant et debout, celui qui a forgé leur colonne vertébrale, le verbe aimer. Le voilà ce chemin qu’il faut à tout prix prendre, à tout prix pleurer pour le supplier d’être. Sans lui, sans sa présence, sans cet amour fortifiant, vital, la vie disparaît. Il a besoin de tout le respect de la société et en premier de ceux qui se sont imposés en décideurs.

Qui est coupable ?

Les hôpitaux psychiatriques où règnent une grande détresse ? Il était l’hôpital psychiatrique du Rouvray à Rouen en 2018. Des soignants engagent une grève de la faim pour que les autorités technocratiques et politiques entendent la douleur, l’immense chagrin.
Agnès Buzyn entends-tu les larmes ? 

C’était cet homme soignant en grève de la faim, choqué par ce qu’il a vu, vécu et que sa mémoire, âme de son cœur, garde. Un patient s’était suicidé, expliquait-il. Faute de moyens, tous épuisés soignants, patients, familles, la mort avait frappé. Il n’y a pas de chance quand l’amour est abandonné. 
La mère de Vanille a des troubles psychiatriques dans cet espace où la vie devient le terrifiant, le néant puisqu’elle a tué son enfant. 

Responsabilité ?

Un être humain sait qu’il tue même s’il est dans un temps de folie. Le crime, impossible à comprendre. Tuer un enfant, l’horreur ne peut pas se comprendre. On tente uniquement d’expliquer pourquoi. 

Pourquoi ?

La réponse est dans la violence extrême, elle est la folie consciente. Mais qu’elle est cette conscience ? Elle est de celles qui détruisent et l’esprit ne peut y échapper. Elle sera toujours sans renaissance. 

Qui est coupable ? 

L’argent. Il faut absolument que la santé soit dans notre pays, la première des valeurs. 
Les hôpitaux statistiques, profit, rentabilité, un lit, un patient, tout n’est et seul compte l’argent . Le monde de la finance est cette folie destructrice. L’argent en tant que moteur d’une société, détruit . 
Il n’est d’être d’un parti politique, ou de parler d’utopie, il est d’imposer la vie comme priorité et la vie d’un enfant comme valeur primordiale et sacrée. 
La vie d’un enfant ne doit pas rencontrer de barrage construit en mur par la société des adultes, du profit, de la compétitivité. 
Des manifestations fortes émanant des soignants sont  depuis plus d’un an. Des actions, grèves, démissions de médecins de leur poste de chefferies, puis tout sombre dans l’incompréhensible folie politique . 
Des réunions, des assemblées générales, lettres adressées au ministre et rien, la souffrance se heurte à l’indifférence. 
Qui est coupable ? 
Nos institutions publiques, services sociaux que dénoncent le dernier rapport du Défenseur des droits ? 
Des jugements incohérents, des rapports, des experts et le drame, les drames. 


 Qui est coupable ? 

Une société de violence, dans l’extrême capitalisme qui ne remet pas en cause ses graves disfonctionnements alors que des personnes font un travail extraordinaire pour que tout puisse réellement changer. 
Je pense à tous ceux et celles ayant travaillé au rapport du Défenseur des droits sur les maltraitances qu’imposent aux enfants directement ou indirectement nos institutions publiques. 
Je pense au travail formidable des soignants et des pompiers qui interviennent dans des situations de grande vulnérabilité.
Je pense aux ONG qui luttent contre les violences faites aux enfants. 
Je pense à toutes les mères isolées qui donnent tout leur amour à leurs enfants avec force et abnégation. Aux pères attentionnés, aimants qui font tout leur possible pour le bonheur de leurs enfants. À tous ceux qui œuvrent pour la liberté du bonheur, pour le respect des droits de l’ enfant. 
Ce sont eux notre avenir et certainement pas un univers d’argent, de manipulateurs, de prédateurs et prédatrices. Ces gens gravement nocifs prêts à tout pour leur argent, pour récupérer des richesses et qui n’ont strictement aucun respect pour les enfants. 
La cupidité petite et grande, la jalousie de ne pas posséder ce que l’autre à, ce système qui divise nuit gravement à l’équilibre de notre société en usant de malhonnêtetés, d’intérêts, d’agressivité , de narcissime. C’est l’irrespect grave de la vie. 
Les rapports technocratiques pour faire des hôpitaux un capital boursier sont glaçants. Ils se sont très intelligemment appliqués à concevoir ce qui sera au final une destruction de notre système de santé. 


Intelligence mais laquelle ? 

Celle de cette même conscience qui appartient à la folie et qui se fracasse contre et n’est jamais pour la vie. Le vide car la destruction sera toujours ce néant inconcevable, incalculable qui n’existe que dans l’esprit de l’homme quand il se fait prédateur. 
Cet espace sur terre à un autre nom, il s’appelle méchanceté. En provoquant des souffrances à autrui, cet état d’être méchant impacte l’équilibre de l’être humain, l’équilibre de notre environnement. 

Qu’avons-nous fait ? 

Si les adultes acceptaient de s’arrêter un jour ! Arrêter un jour la machine infernale. Pas de périphérique tous à la même heure, pas de bureaux, de commerces ouverts, le moins de circulation d’argent possible, si les adultes pouvaient s’arrêter de faire du mal pendant au moins une journée ! S’ils pouvaient prendre le temps, de regarder la vie et de voir que l’important est ceux qu’ils aiment sincèrement, profondément. 
Un jour où serait la réconciliation, l’écoute, le partage, se soutenir mutuellement. 
Un jour où tous les systèmes d’argent seraient au plus grand des ralentis . 
Un jour où nous serions une grande famille. 
 « J’ai un rêve » est dans l’histoire, dans le discours de Martin Luther King. 
 « J’ai un rêve » est dans le cœur d’un enfant. Vanille, si douce, si petite est partie en ce rêve lointain. La douleur et la peur s’en sont allées et ne laissent que ses yeux fermés. Une larme sur nos cœurs, et demain je voudrais qu’un enfant rêve en liberté du bonheur pour ne plus jamais fermer ses yeux, laissant  les rêves de sa vie, orphelins et nous aussi. 


© Fédora Hélène 

©LiberTerra 2020

Copyright © LiberTerra 2020, Tous droits réservés

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s