Nucléaire – Des militants de Greenpeace se sont introduits sur le site de Tricastin

Ce matin, vers 7h00, des militants-es de Greenpeace France se sont introduits sur le site de Tricastin dans la Drôme , pour dénoncer le vieillissement de la centrale nucléaire et exiger sa fermeture.

Action démontage entreprise par Greenpeace

Une action qui a mobilisé près de 50 militants selon greenpeace pour interpeler sur la nécessité de la fermeture de cette centrale considéré comme vieille et dangereuse. Et, Greenpeace rappelle que « la cuve de son premier réacteur est la plus fissurée du parc nucléaire français« . Une action durant laquelle des militants de Greenpeace se sont introduits sur le site de la centrale nucléaire habillés en ouvrier pour symboliser le démantèlement de la centrale nucléaire. Arrivés à l’entrée visiteurs de la centrale, les militants de l’ONG écologique , ont mimé une scène de démontage de la centrale à l’aide d’outils géants, de fûts siglés avec le symbole nucléaire et avec de petits engins de chantiers.

Une action qui intervient le jour où la centrale de Fessenheim active le processus de fermeture définitive du réacteur n°1 .

Au cours de cette action, 26 militants de Greenpeace ont été interpellés. Une action cependant réussie pour l’ONG et une porte-parole de Greenpeace , Cécile Génot déclare « Une cinquentaine de militants de Greenpeace ont pu accéder ce matin à plusieurs points de la centrale nucléaire du Tricastin. »

Cette intrusion n’a aucunement mis en danger les infrastructures nucléaires. La direction de la centrale précisant que les militants ne c’étaient rendus que dans une partie administrative de la centrale. Cependant celle-ci annonce EDF, qui condamne « avec vigueur les actions d’un mouvement multipliant les illégalités », donnera lieu à un dépôt de plainte.

La centrale de Triscatin est la plus vieille de France

Greenpeace dans un communiqué fait part que les centrales n’ont pas été conçues pour durée plus de 40 ans et que les conséquences du vieillissement des centrales nucléaires peuvent avoir un impact sur la sécurité de la population. En outre, Greenpeace justifie d’autant la fermeture de cette centrale, du fait de son emplacement se situant sur une zone sismique et mentionnant que la digue qui la protège des inondations reste fragile. À ces problématiques, peuvent s’ajouter les extrêmes climatiques, telles que les canicules récurrentes, en sachant que lors de l’élaboration des centrales nucléaires aucuns des paramètres du bouleversement climatique n’ont été intégrés. De plus , selon Greenpeace , des éléments radioactifs émanant de la centrale de Tricastin « ont fuité et contaminé les nappes phréatiques ».

À ce propos, EDF a annoncé mercredi 19 février, qu’un taux anormalement élevé de tritium avait été découvert en novembre 2019 dans l’eau de la centrale. Une fuite radioactive de Tritium qui s’est produite dans l’enceinte géotechnique située sous la centrale . Un écoulement émanant de la tuyauterie d’un réservoir qui aurait été durant deux mois sans qu’aucune information soit donnée au public. Un taux qui avait nécessité un signalement auprès de l’autorité de sûreté nucléaire car celui-ci s’élevait à 1 150 becquerels par litre dépassant le seuil de 1 000 becquerels par litre. Concernant l’évaluation du taux, notre-planète. Info alertait le 30 janvier dernier qu’un appareil à mesure piézométrique avait détecté en novembre et décembre 2019 des rejets radioactifs atteignant le niveau de 5 300 Bq/l. EDF reconnaît ce taux mais des spécialistes déclarent que celui-ci n’est en rien alarmiste ni mortel comme l’affirme le journal écologiste. Actuellement, l’eau contaminée se trouve confinée sous la centrale, selon EDF, expliquant que la centrale est construite sur une enceinte enterrée de murs de béton posés sur des marnes imperméables. EDF assurant que les nappes phréatiques ne sont pas impactées par la fuite.

Successions d’accidents à la centrale de Triscatin

D’autres incidents sont intervenus durant ces derniers mois à la centrale du Tricastin, notamment le 18 novembre 2019, concernant le réacteur 1 de la centrale. Durant la nuit du 10 au 11 novembre 2019, « un dysfonctionnement des pompes utilisées pour le refroidissement du groupe turbo alternateur du réacteur n°4 qui a conduit à son arrêt en urgence » cite notre-planète.Info.

Puis, il n’est pas a oublié le séisme du Teil se produisant dans le rayon de deux centrales nucléaires, celle de Tricastin et celle de Cruas (Ardèche). Quid  de la réalité de l’impact du séisme sur les infrastructures nucléaires à proximité de la zone sismique ? De plus, il était un accident supplémentaire le 5 octobre 2019, cette fois sur le réacteur 3 qui fut mis à l’arrêt .

Quel avenir pour la centrale de Tricastin ?

EDF annonçait engager des travaux pour permettre une prolongation de 10 ans de la durée vie de la centrale qui passera alors à 50 ans d’exploitation au lieu des 40 ans initialement prévu. Un chantier de travaux sur la centrale qui a débuté en juin 2019 et qui devrait se terminer en 2023. Un chantier de grande ampleur pour répondre aux obligations de la « VD4 », la visite décennale permettant la prolongation de la durée d’exploitation de la centrale. La première de ces visites décennales avait lieu en mai 2019 sur le réacteur 1 sur lequel s’opérait 5 mois de travaux. Le réacteur 2 quant à lui verra sa visite décennale en 2021. Pour le réacteur 3 celle-ci aura lieu en 2022 et pour le dernier réacteur, la visite décennale s’effectuera en 2024.

Un chantier de grande ampleur

Ce n’est pas moins de 80 chantiers d’amélioration et de 25 000 opérations de maintenances recensées, explique à la presse Frédéric Cornuel, chef de projet de la « VD4 » qui s’opère sur le site de la centrale nucléaire de Tricastin. La plus petite des centrales nucléaires du parc des 19 centrales que compte la France se transforme donc en un immense chantier durant plusieurs années qui devront certainement jouer la prolongation de la durée des travaux.

Côté coût des travaux entrepris pour la prolongation de l’exploitation des centrales nucléaires ?

C’est un investissement de 7 milliards d’euros qui est nécessaire pour prolonger l’exploitation des centrales nucléaires hors celle de Fessenheim qui entreprend sa première phase de fermeture cette nuit du vendredi 21 février au samedi 22 février 2020. Et, ce ne sont pas moins de 32 réacteurs de 900 mégawatts qui sont concernés par cette rénovation qui tient à jouer les prolongations du parc nucléaire français.

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