Épidémie – Caissières à bout ! Témoignage

LiberTerra transmet le témoignage d’une hôtesse de caisse qui comme toutes les personnes travaillant dans les supermarchés sont à vivre des conditions de travail très difficiles et elles exposent leur santé.

Emmanuel Macron ne souhaitait plus voir de gens dans les parcs, ce qui est juste pour éviter la contamination. Mais sont exposés les personnels de surermarchés, ainsi que des centaines de clients. Et, à ce moment là, il n’y aurait aucun risque d’expansion de l’épidémie ?

Puis, il y a un défaut d’approvisionnement sur de très nombreux produits.

Le fait que les gens fassent des provisions était à prévoir et depuis longtemps cela est connu ! De plus, depuis des jours, les gels hydroalcooliques, masques, gants sont introuvables. Un pharmacien confie à LiberTerra, « On a fait du gel hydroalcoolique lundi 16 mars. En 15 minutes, il n’y en avait plus ! » ajoutant  » Beaucoup de pharmaciens travaillent sans protection car il n’y a plus le matériel pour ! »

Une organisation déplorable, qui pourrait rejoindre la polémique et crise politique suite aux graves révélations faites par, Agnès Buzyn, ex ministre de la Santé, au sujet du Coronavirus et de l’alerte qu’elle aurait faite, dès janvier, auprès d’ Édouard Philippe.

Aujourd’hui, que se passe t-il ?

La population au lieu d’être protégée est clairement exposée dans les supermarchés, dont les hôtesses de caisses qui y demeure toute une journée en étant à proximité de centaines de personnes qui passent à leurs caisses. Des conditions de travail épuisantes avec des centaines d’articles qui défilent depuis tous ces jours où les gens font des provisions.

L’OMS explique que ce virus est particulièrement contagieux et les français se retrouvent en danger et le risque d’être contaminé ne peut être nié, car sinon les mesures de confinement n’ont aucun sens.

Emmanuel Macron se doit de réagir et d’apporter la possibilité à la population de pouvoir faire des courses pour s’alimenter dans de bonnes conditions et dans le respect de leur réelle sécurité et dans le respect des personnels exposés tout au long de leur journée de travail.

LiberTerra – Témoignage

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Témoignage d’une assistante de caisse

« Personne n’en parle. Nous sommes en danger mais nous mettons aussi vos vies et celle de la Nation en danger. D’après notre président nous sommes en guerre. Mais, nous ne sommes pas du tout protéger »

Une étudiante assistante de caisse, travaillant encore, en pleine crise du Coronavirus a livré un témoignage sur ce qu’elle traversait dans son magasin, des risques sanitaires qu’elle encourt et que les clients encourent en se rendant dans un centre commercial. Elle travaille dans un Carrefour dans le Calvados. Elle tient à livrer ce témoignage car elle trouve important de parler de ce qu’il se passe dans les supermarchés en ce moment même.

« Suite au discours de M. Macron , de nouvelles mesures ont été prises pour l’ensemble de la Nation mais pas partout. Alors je viens ici pour rétablir la vérité. »

Les caisses sont lavées « uniquement avec du produit à vitre de la marque du magasin » coûtant approximativement « 0,94€ », « du sopalin, par les hôtesses de caisse en plus de leur travail ». « Le produit à vitres ne désinfecte pas ». Elle souligne de plus le manque de protections, de gants avec seulement « quelques paires à dispositions » et bien entendu, le manque de masques. De plus, il existe un manquement d’encadrement garantissant leur santé et celle des clients, « personne ne vous oblique à les (gants) porter même si vous êtes en contact permanent avec les clients. Et ces mêmes gants ne sont absolument pas imperméables ».
Elle indique que la semaine dernière, avant donc, la mise en place d’un confinement non total, ils avaient eu pour « ‘indication’ de désinfecter les caddies, paniers et scanettes du magasin car en contact avec les gens, un danger potentiel pour le client. » Les lingettes contenaient du propane provoquant des maux de têtes et des vertiges, des allergies ou des chocs pour la peau.
Suite aux mesures prises par le gouvernement quant à la fermeture de tous les établissements non indispensables, le Carrefour dans lequel elle travaille à dès lors installer le 16 mars « une plaque récupérée d’un vieux placard en plexyglace pour (les) séparer du client, ces plaques, ne sont, bien sûr, jamais nettoyées non plus. Ces plaques sont oppressantes et ont causé des crises de panique ainsi que des crises de claustrophobie. »
Elle continue ainsi son témoignage en expliquant que les caisses libres services restent ouvertes « alors (qu’iels) sont en contact direct avec les clients à moins d’un mètre car la zone de 5m² contient 5 caisses donc potentiellement 5 à 6 clients ». Sur le non-respect de la distance de sécurité, elle poursuit en expliquant que le drive en restant ouvert, et face à l’afflux des commandes, obligent les employé.e.s du drive a travaillé « alors que les gens font la queue dans les rayons ou simplement leurs courses, de nouveau les plus d’un mètre de distance obligatoire ne sont pas respecté ». Elle poursuit, en indiquant que la même situation est visible au niveau des caisses, « personne ne respecte les lignes, personne n’intervient, et nous ne pouvons pas, nous, mesurer, seul.e ».
Quant à la mesure interdisant les rassemblements de plus de 100 personnes, son Carrefour dit l’appliquer. En effet, les clients rentrent au compte-gouttes, cependant, elle précise que les employés ne sont pas pris en compte dans le décompte des 100 personnes. Elle précise aussi qu’il y a entre « 50 et 70 employé.e.s ».
Elle s’attarde sur le fait « qu’aucune précaution n’est prise pour les employé.e.s ou les clients à risque. (Elle) pense aux personnes âgées qui viennent faire leur course car personne ne peut les faire pour elles. Mais aussi à (ses) collègues asthmatiques ou avec d’autres pathologies. Personne ne nous a demandé. »
Puis termine, en indiquant le fait d’avoir voulu user de son droit de retrait.Pour cela elle est allée voir sa représentant du syndicat, mais celle-ci l’en a « tout de suite dissuadé [de le faire]. En (lui) parlant de prud’homme mais aussi de (sa) place dans l’entreprise qui pouvait être menacée si (elle) utilisait ce droit. »

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