Confinement – Monet , les Nymphéas – Visite virtuelle – Musée de l’Orangerie Paris

Monet, musée de l’Orangerie Paris

Sous un ciel pastel, un champ de coquelicots s’épanouissait sous ton soleil au bord de ta baie dont l’impressionnisme c’était insipiré. Normandie, aux dunes d’ herbes hautes, des fleurs libres, un chemin descend au bord de ta mer où depuis Monet les enfants viennent admirer la beauté d’une simple rose au vent de la Valette. Un nom qui se rappelle à toutes les générations, un muret de pierre, la barrière d’un champs, le chant de l’alouette, l’eau turquoise aux verts émeraudes, du gris aux noirs des tempêtes , tu laisses toujours l’empreinte de nos pas gravée sur les flots. D’une vague à une autre demeure toujours ce voilier de notre liberté.

Monet peint Pourville-sur-Mer 1882

Le ciel s’éclaircit. Les nuages se teintent de rose au jour qui s’apaise. Le soleil laisse sur l’eau sa douceur loin des tourments. Un doux baiser au soir qui vient, et je vois la mer calme en lac qui nous dit que rien ne s’achève des tempêtes, revient la vague qui fait place au printemps retrouvé.

D’or et de bleu qui se fond et devient pâle, le vent souffle une couleur pastel. 

Si, je fermais les yeux, je dessinerai mon rêve. Les souvenirs impressionnistes des grèves, des plages, du merveilleux de la baie du Mont Saint Michel, en sable mouvant comme  dansent nos pas sur la terre ferme de nos sociétés.

Je m’évade, main dans ta main, nos corps l’un contre l’autre, nous protégeant, ce silence de notre amour, et ce chemin caché dans les dunes. Le flou d’un tissu de soie, d’une robe coquelicot qui fleurit un champ, ta main sur ma joue, et va le temps des amants qui s’aiment plus que tout et suspend tout , et tout s’oublie de nous . Je revois ton visage comme la vie est ce merveilleux et un instant cet autre univers de nature , de liberté, n’être qu’un peu d’elle, un peu de notre Terre loin des routes, des villes . Je suis un coquelicot au chant qui danse au blés d’or de l’été, en insoucianse, pourvu que la valse soit, je tournoie dans tes bras.

Et, si le peintre n’avait posé que les couleurs de notre amour sur la toile enchantée de mille impressions de nos émotions, de nos secrets, d’un ciel imaginaire que seuls nos yeux ont vu loin de toutes peines, et la souffrance devient cet arc-en-ciel.

Je pars vers ce gris qui se mêle aux blancs et le vert ne séduit que les orangés et le rouge sur le voile de ma robe qui à ta mémoire se fait légère sur le tableau qui n’est que nos immortels sourires et s’envole la rose du soir. Je ne tiens que ses pétales dans le creux de ma main. Ouvre la tienne, tu y verras le reflet de cristal des cœurs heureux.

Chut, viens voir par la fenêtre , nos silhouettes, l’espérance a imprégné la toile, il faudrait que renaissent les artistes, qu’ils dessinent notre monde uni à la terre qui lasse, aujourd’hui nous dit viens, viens cultiver ma vie, viens aimer mes rivages, mes rivières, mes fôrêts, ne te bats plus , ne sois que cet homme qui s’endort doucement parmi les coquelicots. Ton corps oubliant la guerre et ne voulant que vivre comme si tout était possible. Alors, je pose à la fénêtre cette lumière qui t’appelle.

Les jours retrouveraient nos rêves, loin des cités où l’infernal se joue des mensonges, de l’argent, de plus fort, pour que tu ne sois que celui qui prend un enfant dans tes bras, le protège pour lui faire traverser sans orage les plaines de nos systèmes et le conduire sur les chemins de vallées où nous pouvons nous aimer.

Je n’ai pris qu’une couleur qui n’existe pas. Je l’ai faite de mes larmes, de mes sourires, de mon amour, du sourire de mon enfant, et j’ai tracé sur la feuille blanche tout de mon chagrin. Il n’était que le printemps qui voulait naître, que l’enfant venant au monde .

J’ai effacé la pauvreté, j’ai mis mon âme pour conter ce poème, ce rire aux éclats quand la misère s’éteint et que vient l’immensité apaisée de notre bleu qui de l’espace est l’univers de la vie.

D’un coquelicot, j’ai posé une rose sur le seuil de la porte des puissants. Juste leur tendre la main, juste leur déposer un pétale de notre humanité, un espoir dans le creux de leur main, ce reflet de lumière . Il est un enfant qui attend cette prière.

Mets ta force à promettre aux étoiles d’aimer plus que tout, avant les armes du pouvoir. Abandonne ton nom, ton refuge pour marcher sur cette rive où la mer t’offre sa sérénité.

Dormir nu de tout, n’être qu’un homme près du sable de ta naissance.

Oublie les cités, viens goûter l’eau salée des pleurs, ils se sont fait océan.

Dis-moi, quel est ce tableau, où un artiste a confié tout son être pour que tu puisses le regarder en paix comme cette robe coquelicot un après-midi d’été où amoureux tu l’embrassais.

Je referme le livre et si tu l’ouvres s’échapperont les lucioles brillant aux aurores boréales. Endormie contre toi dans cet éternel que j’ai dessiné aux couleurs pastels, ton visage et un peu de ton âme . Ouvre ta main, un reflet de nos baisers, un reflet de nous et va la page vers un autre monde et nos rires jailliront quand il n’est pas interdit d’imaginer la réalité, liberté.

© Fédora hélène

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