LiberTerra – Un instant, un regard sur le 11 mai

 L’incohérence signifie le mensonge. L’incomprehensible qui devient la douleur quand des soignants et ceux vulnérables sont envoyés au front face à une pandémie.
Une pandémie prévisible et depuis le début des années 2000, les politiques sont informés du danger véritable des virus émergents et du bio-terrorisme puisque le rapport de mission demandé à Didier Raoult par le ministre de la Santé et de la Recherche de 2003 portait sur cette dominante.
Au lieu d’être sur la protection des populations, les politiques de santé n’ont eu de cesse que d’affaiblir les hôpitaux publics , d’en faire un produit avec ces mots que dorénavant nous connaissons tous : rentabilité, compétitivité, profit, offres.
Les soignants se sont mobilisés depuis des années en vain. 
Actions, grèves, manifestations, lettres ouvertes et le tout a fait face à un mur d’indifférences.
Un SOS immense sur la façade du CHU de Caen Normandie en novembre 2019 , puis un cœur géant en février 2020, appelant la fraternité, le solidarité, le respect des droits humains pour sauver la vie et toujours ce rien désespérant venant du cœur de cette hydre capitaliste, politiques, technocrates, lobbies de pierre .
Les prédateurs sont à leur triomphe au profond de l’incohérence, de ce qui saisit le plus précieux, la vie.
La question est qu’elle est la conscience de ces femmes et hommes politiques, de ce gouvernement, de cette gloire de l’argent, des milliardaires et MEDEF, qui voient la souffrance visible de la pauvreté, des malades décédés, abandonnés dans des Ehpads, où à leur domicile, dans la rue et nous pouvons le craindre dans des prisons, des hôpitaux psychiatriques.
Alors ce 11 mai, ce n’est pas le déconfinement heureux de retrouver les siens, cette envie forte de porter la vie au delà de tous les murs, de déposer une simple fleur sur la tombe de ceux disparus, morts du Covid-19, ceux morts de pauvreté, de souffrances intenses subies par cet infernal  de mensonges, d’incohérences. 
Ce 11 mai, résonne l’indifférence, s’étend la mort et tout ce politique des finances nie, oublie les victimes pour étouffer et achever sa propre conscience. 
Ce 11 mai, nous devons produire le capitalisme, être au service, à la stupidité fasciste, être à ceux qui dominent car ils blessent. 
Il est facile d’imposer la peur, la violence. L’effet est immédiat et sans autre volonté que de faire souffrir, voilà le peuple soumis et la liberté sacrifiée . 
Des anciens ont payé des impôts toute leur vie et ils sont morts emprisonnés dans ce système, cette matrice de l’argent, du pouvoir politique. 
Ils n’ont jamais revu une dernière fois le ciel bleu, celui du visage de leurs enfants. 
On nous a menti.
Le mental corrompu des gouvernements, de cet impôt de César et nos anciens meurent seuls du coronavirus où sont prisonniers d’infrastructures et ils meurent de chagrin, de solitude, de tristesse en ne voyant plus leurs rêves puisque la dictature a décidé qu’ils étaient exclus du profit car n’étant plus un outil employable. 
La dictature est là vicieuse, sournoise, elle détruit les rêves, enferme, met en souffrance, sème la division, la violence, le mensonge, mais laisse à la fausse liberté d’une vie à crédit, de loisirs superficiels pendant que nombreux laissent leurs propres parents à la misère des Ehpads. 
Quant aux enfants, ils sont à la chaîne de la collectivité à peine nés et on appelle cela la liberté ! La misère et pour certains bourgeois, l’égocentrisme, le narcissisme  pour marcher sur l’autre et faire carrière, cela s’appelle la liberté. 
Posséder à outrance des biens matériels, cela s’appelle la liberté ! 
Être prêt à tout pour de l’argent, cela s’appelle la liberté ! 
Vendre les ressources de la Terre, cela s’appelle la liberté ! 
S’enrichir en mettant des êtres humains en situation de vulnérabilité, cela s’appelle la liberté ! 

La liberté est celle puissante qui relève de toutes blessures, la liberté est  fragile telle la naissance qui donne vie. 
Nous sommes tous vulnérables 
Le coronavirus nous démontre que nous sommes tous vulnérables lorsqu’il saisit notre destin. 
Nous sommes tous cet enfant naissant vulnérable et il n’y a que l’amour pour nous construire , pour nous donner la chance de vivre, de réaliser notre but,  nos rêves, de savoir être à l’écoute de notre cœur en faisant confiance à ce cœur qui bat en nous. 
Faire confiance en dépassant les violences subies, les impossibilités et traverser l’incroyable. 
Ce sont les réfugiés qui quittent leur terre pour rejoindre les possibilités. Sans argent, ils traversent l’inimaginable pour survivre. 
Dans nos pays dits développés sans l’argent nous pensons, que toute aventure est vouée à l’échec et nous raisonons investissements, performances, business plan et nous oublions que la volonté est humaine, que la sincérité est de vouloir réaliser notre vie avec vérité sans être perdu aux artifices. 
Savoir ressentir de la joie en regardant une simple fleur, en écoutant le chant de l’oiseau, être au réconfort de cette fraîcheur de l’émotion et ce bonheur de vivre par ce merveilleux qui rend visible l’espérance, les réalités immenses. 
Savoir aimer et être aimé. Se donner, s’accompagner, se rêver, ne pas se lâcher tout au long des épreuves. Être ce sourire en reflet dans les yeux de l’autre, se miroir du soleil aux rayons multiples. S’évader dans les paradis de l’amour, savoir donner à boire à l’oiseau d’hiver, à cet enfant à la guerre. 

Pourquoi quand le ciel nous montre que tout l’univers a conçu la vie, des hommes agressent la douceur, l’abondance, la caresse des jours heureux ? 
Je ne serai jamais répondre. Je ne connais pas ces ombres violentes que celles au soir quand la main d’un homme fait pâlir la lune et la mène aux naufrages, quand la folie de la violence fait trembler toute chance de vivre et condamne du fer de l’injustice.
Donne-moi, Donne-toi une chance de vivre sur une Terre libre et ne laisse pas les peurs taire la vérité. 
Il faut avancer et aller aux prières qui bercent l’enfant de sérénité. 
Je donnerai une rose, une simple rose à ceux qui aiment, à ceux qui n’aiment pas pour qu’un matin, ils puissent ouvrir leur porte sur l’envie de paix, de fraternité. 
Je ne connais qu’un seul au cœur inondé de cruauté et qui piétine la rose. 
Je souffle son nom pour qu’il n’oublie jamais les roses au jardin nées du berceau de l’amour. 
Mais pour ne pas abîmer ma feuille et qu’elle s’envole, je transformerais en corps de papier son nom pour qu’il soit plus léger que le mal qu’il a fait. 
Le P de la paix, il a l’initiale comme une naissance vulnérable, fragile avant que tout ne se brise. 

Va , les notes de parfum qui consolent les chagrins quand la fleur embaume l’air et que tout se reconstruit et la vie nouvelle s’éclaire.
Je serai cet instant et cette goutte d’eau qui se pose sur mon visage. Une instant, un regard sur la beauté de vivre. 
Abandonne tout l’argent pour cet or. 
Il est des promesses bien au-delà de ce que tu imagines. Fais confiance à ce ciel qui te conte tout l’Univers quand près de ce qui est lointain ne demeure qu’en toi. 
Il fallait connaître le pire pour rencontrer le meilleur, ne pas être à l’ignorance des souffrances pour savoir éteindre les blessures et faire jaillir la liberté. 
La mort vient nous surprendre en ce mois de mai  où des êtres chers s’en sont allés, où l’on attend ces demains qui nous dirons si le mauvais temps s’en est allé. 
Il est un bouleversement sur toute notre Terre, et notre humanité se rappelle qu’elle est son enfant.
Pourtant, les hommes ne veulent cesser leur acharnement et repartent vers leurs démons de consommation, de travail à la chaîne et ils n’entendent plus dans leur bruit, le son  étrange de cet appareil de réanimation, de cette vie à une ligne qui d’un seul coup s’arrête de battre, de respirer. 
Il faudrait alors penser le travail différemment et fermer les milliers de bureau, les années d’embouteillages, de ce que l’on bâtit pour s’interdire de vivre. 
Et, ces chaînes de magasins, qui emprisonnent à des milliers de kilomètres de toi des popaluruins pauvres qui meurent d’épuisement, de respirer un air toxique, les mains abîmées pour que les lobbies de la mode puissent venir étouffer l’air de toute la planète. 
Entends-tu ses rires d’enfants qui courrent, cela sera quand tu n’achèteras plus leurs chaînes. 
Sacrifier une garde robe pour sauver des vies, reprendre l’air à la source pures des rivières. 
Il est un tout pour créer une montagne : l’eau, l’air, la pierre, le vent, la terre et la fleur fragile réfugiée au sein de cette puissance de la nature. 
Ce n’est pas demain que les peuples riches n’useront plus de l’argent, ce sera trop tard. 
C’est à ce temps, trop tard, car il faut que les hommes regrettent et comprennent qu’ils ont perdu le précieux. 
Pour éviter cela, il faudra inlassablement planter la rose à la terre pour que fleurisse toujours la chance de vivre, l’espérance à l’étoile, l’amour pour que naisse un enfant. 


© Fédora Hélène 

©LiberTerra 2020 © Fédora Hélène
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