Bordeaux Métropole – Zone Libre squat – L’accueil au grand cœur pour ceux vulnérables

Bordeaux – 2 août 2019 – Les expulsions font rages à Bordeaux Métropole

Le drame, l’inquiétude, l’épuisement, tout recommencer, perdre le peu d’affaires rassemblées, être à la rue parfois en étant malade, avec pour seul soin, des médicaments dans un sac. Quelques nuits d’hôtels parfois durant trois semaines, et de nouveau la rue, comme si on ne pouvait plus la quitter, comme si les issues de secours n’existaient pas, comme si la détresse s’attachait à la vie de ceux plus vulnérables et c’est cet enfant avec son père dans les rues de Bordeaux, et cette famille assise sur le sol de la rue Sainte Catherine.

File le désespoir, l’espérance et la solidarité qui se lève comme un nouveau jour.

Une solidarité forte à Bordeaux, des volontés, une envie d’humanité, une envie de partage par le cœur et des associations, collectifs formidables sont présents, aident, sont dans l’essentiel, se soutenir mutuellement, ne pas s’abandonner.

La pauvreté, le destin de voir sa route brisée, de devoir fuir la violence, les conflits, la faim, et traverser les terres. Arriver dans l’inconnu porté par cette énergie de vivre, porter par la force de la liberté, arriver sans rien que sa vie et c’est Tout. Celui avec une majuscule , celui qui donne la dignité , un homme digne à la rue, la dignité , la beauté de ses hommes, femmes, enfants à la rue, leurs sourires et leurs peines , leur courage et leurs peurs, ils sont un de nous, nous tous réfugiés sur la Terre.

J’ai soif d’humanité, de cette eau qui a bordeaux est un besoin essentiel par ces fortes chaleurs d’été. Il est ce bébé qui attend cette eau, l’enfant, et toutes ces femmes, mères, qui ne veulent que la pluie du bonheur et non celle des pleurs sur leur visage. Offrir à leurs enfants ce toit espéré, cette eau abondante, généreuse comme l’amour, comme ce cœur vivant en chacun de nous. Un peu d’eau pour tous les jours et il est cet été en 2020 , où l’eau se fait toujours restreinte et non en accès pour tous, où l’attente en vue d’une expulsion est encore, ne pas savoir, l’inquiètude, l’incertitude.

Expulsion, ce mot inonde encore nos yeux. Elles sont en France en cet été de pandémie où le temps des vacances n’est pas un droit au repos accordé à tous, où il sera au contraire pour les personnes expulsées la détresse, quelques affaires, le ciel pour toit, l’inhumanité. L’économie prime, la Terre pourtant s’offre en asile pour nous tous et il est alors cet incompréhensible de nos politiques que nous avons conçues pour nous séparer en finalité.

Pour que l’espoir de la naissance d’une nouvelle civilisation ne soit pas vain, pour que nous nous rappelions que rêver est humain, que bâtir le bonheur est humain, pour qu’un enfant ne pleure pas, pour que cette volonté ne soit pas en vain cette fois-ci, il faut que s’ouvrent les portes des chemins heureux, que la politque, l’administratif, cèdent sa place à un humanisme entier et libre.

« Je voudrais poser mes valises » me dit un homme vivant dans la rue 

Je voudrais un toit, une porte ouverte , une sortie, une issue

Été 2019, des familles à la rue, des hommes, des femmes, des enfants, tous avec leur histoire, leurs rêves, une envie d’accomplir et la rue pour ne plus y croire.

Il est alors en secours, en solidaire, ceux généreux, ceux que l’on aime, celles et ceux qui dans les associations, les collectifs et anonymes donnent, sont là, secourent et sauvent des vies.

Ceux qui ouvriront des squats bravant les interdits pour secourir, pour offir un refuge.

Ce sera la Zone Libre à Cenon (Gironde), libre, ce nom magnifique et il sera près de 350 occupants dont près de 113 enfants dont deux nourissons nés à la Zone Libre.

Des enfants qui seront scolarisés, des enfants et leurs parents, des familles qui pourront malgré la barrière de la langue, aller les uns vers les autres grâce notamment à un précieux lien, David qui œuvre sur le site de la Zone Libre avec des jeux en bois pour apprendre à ce connaître, pour échanger, pour aller vers les autres.

David qui confie à Liberterra qu’il est d’ « Essayer de vivre le plus sereinement possible le quotidien » pour toutes ces personnes. Il est aussi de « s’ occuper des tracas du quotidien » dit-il comme la fuite d’un chauffe-eau, où de prêter main-forte pour aider au quotidien comme « sortir les encombrants » ce que fera David. C’est aussi faire, selon David « Un peu de médiations entre les gens, c’est important » et ajoute-t-il, «  j’interviens pour  orienter vers des structures, vers des professionnels ». David cite à ce sujet, une association qu’il qualifie de « formidable », « des professionnels, militants qui donnent de leur temps », Tri Potes et Mascagne. Il est également Médecins du Monde qui veille sur la santé, et toutes les personnes qui « s’occupent très bien de la distribution alimentaire » souligne-t-il.

David qui avec justesse remarque que « Toutes ces associations révèlent la qualité de notre démocratie » , qu’il est ce primordial d’agir, d’être présent et cela de manière concrète en réalisant un vrai don de soi, savoir donner de son temps. David souligne pouvoir être présent sur le site de 14 heures à 21 heures plusieurs jours par semaine. Un engagement sincère et précieux pour les personnes vulnérables.

Une présence des associations et collectifs qui réalisent des actions importantes comme David le fait en faisant venir des artistes dont certains reviendront toutes les semaines, et d’autres feront de « belles choses » souligne-t-il, en venant qu’une fois, mais apportant tous la culture au sein de la Zone Libre. Une culture en dehors aussi car David amène des adolescents à la découverte de musées.

C’est aider en respectant un équilibre pour que les personnes soient autonomes. Il faut savoir ne pas être « omniscient et omniprésent » précise David et savoir relayer et informer les personnes, contacter les associations qui ont chacunes des compétences différentes.

C’est la signification d’être tous ensemble, du « nous », être réunis, savoir s’entraider, ressentir des émotions communes , partager des instants simples comme les soirées pouvant se dérouler sur la Zone Libre. Danser, être ensemble, découvrir la joie de ce partage, être ce nous sur une Terre de manière naturelle, puis permettre à ce que nous puissions nous connaître, nous rencontrer au delà des barrières culturelles, linguistiques. Les impossibilités disparaissent car il y a un cœur commun.

Les différences ne doivent pas s’opposer mais s’unir, apprendre des autres, apprendre beaucoup  de tous ces partages et aussi de pouvoir « prendre la parole » comme le souligne David qui organise des réunions où chacun peut s’exprimer. Il précise que les prises de paroles, échanger des idées, des pensées, cela ne peut être qu’ « un processus, ça ne se décrète pas ».

Pour qu’un squat soit, il faut de l’Eau

« S’il n’y a pas d’eau, il ne peut y avoir de squat » souligne David. C’est Eau essentielle est un droit fondamental universel qui pourtant ne coule pas de source.

Le besoin d’eau est pour tous et l’accès à l’eau doit être pour tous. Cela a amené David à «Revendiquer un abonnement social, c’est à dire que les 40 premiers litres soient gratuits pour tout le monde et qu’après la facture d’eau soit progressive ». Puis, comme le rappelle David, que ceux qui remplissent leurs piscines et arrosent leur terrain de golf soit sur un tarif différent que ceux ayant besoin d’eau pour le primordial, ce qui est vital, pour ce qui est essentiel comme l’hygiène d’autant en période de pandémie . À ce sujet, l’ONU alertait sur le fait que 3 milliards de personnes ne peuvent avoir accès à l’eau et au savon durant la pandémie de coronavirus. (Voir les deux derniers articles de LiberTerra sur l’urgence de l’eau pour tous)

Dynam’eau rappelle David est une association importante agissant pour que soit l’eau pour tous, ainsi que l’accès à des sanitaires pour tous.

Bordeau Métropole – 2 août 2020 , les expulsions seront-elles encore ?

Une épreuve qui fut en 2019 et que personne ne veut revivre. Les associations, collectifs se mobilisent pour accompagner au mieux les personnes vulnérables concernées. Des associations de juristes attentives à la situation de chacun.

Il est l’ambition pour chacun d’entre nous solidaires de bien faire, d’apporter des solutions pérennes sécurisant les personnes, de trouver des issues chacun selon ses possibilités.

Cenon , Zone Libre

Zone Libre à Cenon – Une expulsion à venir est signifiée

La préfecture contacté par LiberTerra, confirme le 1 er juillet, qu’il a été reçu « une demande de recours à la force publique » et qu’il doit être « l’examen de la situation des occupants ». La préfecture explique faire « Un diagnostic social des occupants » et il est précisé « On évalue chaque situation, voir les possibilités à apporter à chacun, voir les situations administratives. On regarde les droits sur le territoire. »

David, aidant sur le site de la Zone Libre, nous confie que selon lui, « Pour qu’il y est expulsion, il faut qu’il est une enquête sociale », ajoutant à la mi-juillet passée « On ne sait pas quand elle aura lieu, si elle a commencé. On ne sait pas vraiment ». Présicant qu’on ne sait pas non plus « Qui fera cette enquète sociale ».

Une enquête , une attente qui peut prendre quelques jours comme elle peut prendre quelques semaines. David soulignant « Moi, je ne suis pas dans les petits papiers, les beaux discours, je suis plus auprès des familles et des gens ».

A priori la commune de Cenon (Gironde) dont LiberTerra a cherché à joindre téléphoniquement à plusieurs reprises le Maire, sans recevoir de réponses à nos questions, aurait une position « d’attendre » ainsi que Logevie, bailleur de l’infrastructure occupée.

La Région Nouvelle Aquitaine contactée par LiberTerra a tenu à faire part qu’il est de « Voir ce qui est possible de mobiliser, notamment en prises de contacts » sans toutefois pouvoir garantir un résultat car « la loi à ce point de vue est assez stricte et ferme, et ne nous permet pas d’intervenir dans tous les domaines » souligne la Région. Précisant que « Les collectivités territoriales sont contraintes par la loi . On n’a pas la liberté d’agir dans tous les domaines qui sont de la compétence de l’État et de la commune. On nous laisse pas le droit d’intervenir. »

Cependant la Région Nouvelle Aquitaine précise que « Le président Rousset est toujours pour les solutions les plus humanistes pour apporter des solutions aux personnes concernées ». Il est aussi souligné qu’ à Limoges sur un bâtiment appartenant à la Région Nouvelle Aquitaine, « Un protocole a été mis en œuvre avec une association « Habitat et Humanisme » pour suivre les personnes pendant plus d’un an et demi ».

Qu’il est également, selon la Région Nouvelle Aquitaine, de fonctionner avec la préfecture « Pour ne pas être dans la rupture mais toujours dans le dialogue et essayer de trouver une solution de sortie pour ces personnes». La Région précise être intervenue « plusieurs fois sur Bordeaux » quand par exemple des bâtiments lui appartenaient .

Elle déclare aussi intervenir quand cela est possible, car « En tant que collectivité territoriale, on n’a pas le droit de remplacer l’État et la commune sur ses compétences ».

La Région affirmant de nouveau, « Quand le Président a eu à s’exprimer sur le sujet, il a eu à réaffirmer sa position d’une lecture humaniste, la plus humaniste possible ».

Humanisme , un logement pérenne pour tous, un droit fondamental

Il est de pouvoir donner à chaque enfant le droit de vivre en paix et sécurité, de pouvoir aller à l’école, de ne pas avoir à revivre l’épreuve douloureuse d’une expulsion, de devoir affronter la rue, de dormir dans la rue, d’avoir peur. Une société ne peut accepter qu’un enfant ait peur car des décissions adultes le traumatisant lui sont imposées.

Blesser l’innocence, n’est que l’injustice implaccable et glacée. Celle qui oublie toute conscience et nie les victimes innocentes abandonnées sans toit, sans recevoir les droits fondamentaux qui sont pour chaque être humain. Ce sont ces enfants blessés qui grandissent en devant dépasser les traumatismes de la pauvreté, de ne rien posséder. Ce verbe qui est alors dans son emploi, sa signification juste. C’est posséder le droit d’être heureux, d’aller à l’école, de pouvoir devenir un adulte autonome. Les droits de l’enfant sont inscrits , précieux plus que tous. Précieux car ils sont ceux de la vie dans toute sa dignité, beauté, liberté.

Des droits inscrits dans la Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE). L’UNICEF rappelle qu’il est le traité fondamental « socle de toute l’action de l’UNICEF » depuis 1989, « Parce que les enfants sont plus vulnérables que les adultes, parce qu’ils n’ont ni droit de vote ni influence politique ou économique, parce que le développement sain des enfants est crucial pour l’avenir de toute société ».

En France, en cet été 2020, a eu lieu de nombreuses expulsions de squats. Nous ne connaissons pas les enfants qui y vivaient, qui allaient à l’école et il était à Caen (Calvados) en 2019, un squat dans une ancienne maison de retraite aujourd’hui démolie. Des enfants y avait trouvé refuge avec leurs parents. Ils allaient à l’école et a été à la fin de l’année scolaire , début juillet 2019 l’expulsion de ce squat.

Des nuits d’hôtels ont été accordées, puis la douleur de devoir être sans rien de nouveau. Il restait de ce matin de l’expulsion, qui s’est déroulée très tôt, un vélo posé au sol dans la cour qui attendait qu’un enfant vienne jouer.

Ces enfants, leurs rires, jeux n’éclairent plus le quartier populaire où ils demeuraient. On aurait pu croire, fermer les yeux et voir un bâtiment ouvrir ses portes pour les accueillir de manière pérenne et d’être ainsi au cœur de l’humanisme qui ne sépare pas, qui ne défraternise pas notre humanité.

Bordeaux En Luttes rappelait dans une vidéo qu’il était 4 000 personnes à la rue dans Bordeaux Métropole. Puis, qu’il est tous ces logements vacants qui devraient être pour toutes ces personnes , ces familles vivant à la rue, pour ces enfants en peine, ceux ne possédant que leur innoccence , leur joie, leur sourire d’apprendre. Pour tous ces enfants pauvres en France , ceux expulsés des logements, des squats, ceux à qui on donne quelques nuitées d’hôtel.

Il y a sur notre territoire de nombreux bâtiments administratifs vident comme d’anciens tribunaux où il est marqué sur leur fronton ,Justice.

Alors, on peut croire, rendre possible qu’il soit des logements construits à l’intérieur des bâtiments vident. Des associations d’architectes, de professionnels peuvent mettre en œuvre des profets de rénovation, d’apatation permettant de plus le respect de l’écologie par l’utilisation entre autres de matériaux comme la pierre de ces bâtiments souvent anciens.

Ouvrons les portes et donnons les clés de celles-ci aux personnes vulnérables, aux enfants vivant la pauvreté. Des années de combat de l’Abbé Pierre, rien de ce cœur pour les autres ne sera vain, il est possible de loger, comme il est possible que l’accés à l’eau pour tous soit une réalité.

Nous tous ensemble, l’État ne peut plus ne pas l’entendre. La gratuité pour l’accès aux droits fondamentaux universels est la concrétisation de l’humanisme.

Dire que cela est impossible est un mensonge.

La liberté n’est pas un choix, c’est un consentement. La paix la porte, la fraternité la protège, l’expression l’apprend et les actes la vivent.

Alors, il sera d’écrire sans cesse les mots de Mandela « Cela semble toujours impossible, jusqu’à ce qu’on le fasse ».

© Fédora hélène

Copyright © LiberTerra 2020, Tous droits réservés

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s