Jour du dépassement – Le silence de l économie , un langage apaisant pour la planète

Le jour du dépassement est ce 22 août 2020, soit un gain de trois semaines pour la Terre. En 2019, celui-ci était le 29 juillet et le 20 décembre en 1971, selon les calculs effectués par de Global Footprint Network.

Appelé Overshoot Day, en anglais , il marque la date à laquelle nous avons consommé plus que ne peut produire la planète. Nous prenons à l’extrême les ressources de la Terre pour satisfaire nos besoins au delà de ce qui est nécessaire à notre survie et au delà de ce qui permet à nos sociétes de perdurer et à la nature d’être en équilibre.

Le jour du dépassement est un fardeau que notre économie fait peser sur chaque enfant qui aura un avenir fortement impacté par les conséquences des actes que génèrent notre système.

Du fait de la pandémie de coronavirus, le confinement a concerné près de 3 millards d’habitants dans le monde et a ralenti les productions aux dimensions industrielles. Ce qui a permis à la Terre de gagner trois semaines.

Trois semaines gagnées pour la planète que les hommes n’ont pas décidé mais qu’ils ont été obligés d’observer pour lutter contre le covid-19. Trois semaines au prix de milliers de morts du coronavirus à travers le monde, de crises humanitaires qui se sont aggravées.

Ces trois semaines ne sont pas dûes à un changement radical de notre économie par notre volonté politique, c’est un silence qui nous a été imposé et qui a soulevé des milliers de milliards d’euros et de dollars pour ce faire.

Nous pouvons donc supposer que ces trois semaines gagnées seront éphémères puisque la production doit être permanente pour combler le ralentissement qui a eu lieu pendant le confinement.

Les États, instances économiques attendent une reprise forte de nos productions et comptent sur celle-ci pour rembourser la dette ou les dettes.

Ce qui semble inutile à réaliser sauf à vouloir perdre le temps précieux nécessaire pour protéger notre planète. Puis, le remboursement de la dette est une impossibilité car cela enfermerait toutes les populations ainsi que toute une jeunesse dans un endettement contraignant et nocif au développement de l’écologie pour la préservation de notre planète.

La dette est un bruit permanent et la Terre a besoin de silence.

Le silence de l’économie a rendu possible selon le Global Footprint Network, la réduction de l’empreinte carbone mondiale de 14,5 % .

Donc, nous pouvons penser qu’avec la reprise au 1er septembre , la spirale infernale continuera son mouvement accèlérant le bouleversement planétaire.

Puis, il est des lobbies, puissances économiques qui ne reconnaissent pas le calcul du Jour du dépassement et qui continueront leur production en regardant uniquement la courbe de la Bourse.

Croire au bouleversement planétaire, à l’urgence climatique fait prendre des mesures efficaces, imaginatives pour ralentir celui-ci et souhaiter protéger au mieux notre avenir, celui de nos enfants et des générations futures.

Croire qu’il faut changer pronfondément nos systèmes économiques n’est pas être au pessimisme, c’est d’accepter de saisir une chance extraordinaire pour que la liberté puisse grandir et la paix de ce fait s’épanouir.

Les conflits, compétitivités, relations d’intérêts majeurs pour posséder une puissance énergétique sans précédent ne pourront pas apporter la paix, mais ne feront que la fragiliser, la menacer de manière récurrente.

La pauvreté, les famines sont les conséquences des guerres économiques, de pouvoir, de combats politiques qui se livrent sans cesse.

L’argent est une arme et non plus un moyen d’échange. Il est devenu le moteur de nos sociétés alors que seule peut l’être, la solidarité. L’action solidaire est considérablement différente et cherche en premier non pas à être la plus puissante, la 1ère puissance, mais celle qui pourra rassembler pour donner à tous cette manne que nous promet chaque année la Terre.

La Terre mère qui tient ses promesses et se sont les hommes qui les trahissent.

Le progrès technologique aurait pu être pour nous permettre d’être plus efficaces dans un but de partage, de réconciliation, d’accès aux droits fondamentaux pour tous.

Nous pourrions avoir alors la capacité d’établir dans la logique de ces actions, la gratuité pour ne prendre qu’en fonction de nos besoins. Ce serait aller vers l’anéantissement de ce qui met des humains en souffrance, la pauvreté.

Les économies capitalistes ont toujours renforcé l’esclavage. Ces économies qui perdurent depuis des siècles et qui sont devenues mondialistes volent la vie des plus fragiles pour pouvoir s’enrichir. Dans le système capitaliste, il doit être l’obligation des classes sociales et que certains ne puissent par sortir de la pauvreté pour que soit une production toujours plus intense. Car mis dans l’obligation de l’argent pour manger, se loger, avoir un rang social, des loisirs, les populations pensent ne pas avoir le choix, ne pas pouvoir en sortir et de devoir donner leur vie pour produire sans cesse. Le tout maitrisé par le pouvoir financier car ni une personne pauvre ni une personne de classe moyenne ne pourront accéder aux mêmes droits d’une personne riche à très riche.

La pauvreté est une arme de pouvoir qui s’appelle, peur. La peur de la pauvreté, la peur de tomber, d’échouer, d’être exclu est un maintien dans l’obéissance. La notion de travail, elle-même doit être nouvellement fondée.

Ce système divise, oppose gravement les humains entre eux. Il n’est jamais véritablement le Nous tous ensemble.

La révolution écologique se fonde sur un progrès social considérable qui rétablirait l’équilibre entre les populations et en finirait avec cette cruauté de mettre des humains en souffrance par la pauvreté.

La violence d’avoir faim et froid ne peut plus être si nous voulons réellement ralentir le réchauffement climatique.

Sinon, il est à craindre que l’utopie sera celle-là ou plutôt le mensonge de dire que nous allons oeuvrer pour le climat alors que nous ferons le contraire.

L’homme ne peut rien sauver s’il abandonne son frère plus fragile. Cet un immense défi puisque nos sociétés n’ont jamais bâti cette réconciliation en notre humanité. C’est peut-être cela que nous allons vivre si nous ne répondons pas positivement au désir de solidarité, de fraternité ; notre humanité contre elle-même.

Il serait de créer une harmonie pour nous donner la chance d’être heureux et libres. Cela est non en une utopie, mais pour être une réalité. Le merveilleux de la naissance d’un enfant, attend de nous que nous soyons capables de mener cette lutte pour nous améliorer et lutter contre l’orgueil, la cupidité qui ruinent toutes initiatives et qui imposent de croire que ce qui doit être réel, un changement civilisationnel, est une impossibilité, une utopie.

© Fédoara hélène

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