Métropole bordelaise – La Zone Libre menacée d’expulsion , la solidarité prend force

Le squat de la Zone Libre à Cenon (Gironde) accueille près de 300 personnes dont près de 80 enfants

Toutes les personnes, familles vivant sur la Zone Libre sont actuellement en sursis car une expulsion du squat pourrait intervenir très prochainement et laisser dans le désarroi des êtres humains qui ont trouvé un refuge, une possibilité de poursuivre leur vie car accueillis à la Zone Libre.

La préfète de bordeaux , Fabienne Buccio , applique des décisions mais ne peut ignorer la nécessaire humanité , la nécessaire protection en pleine pandémie des populations vulnérables. Il ne doit pas y avoir une détresse, des traumatismes supplémentaires imposés que subiront des personnes en situation de fragilité.

Trois enfants sont nés à la Zone Libre depuis l’occupation du squat, dont la naissance en ce mois d’octobre d’un bébé. La vie plus forte , plus belle doit être ce qui domine et il est de donner le droit aux enfants de se développer, de grandir en sécurité au cœur d’un environnement rassurant que leur famille connaisse avant qu’il puisse être un logement durable les accueillant.

Selon nos informations, la police se serait rendue sur les lieux vendredi afin d’établir un recensement.

Une manière de préparer psychologiquement les résidents-es de la Zone Libre à une expulsion imminente qui pourrait avoir lieu la semaine prochaine.

De plus, il n’y aurait pas eu d’enquête sociale au cas par cas avant une intervention procédant à une expulsion. Des solutions de relogement pérennes n’auraient pas été proposées aux familles, selon nos informations.

La solidarité fait bloc

La Zone Libre lance un appel à la solidarité pour soutenir les familles vulnérables se trouvant sur le site.

Les habitants de Cenon se mobilisent pour soutenir la Zone Libre, les services de la mairie aideraient , notamment concernant les encombrants et un soutien est attendu par les liens qui se sont tissés au fur et à mesure des rencontres sur le site avec des artistes, ainsi qu’avec des acteurs oeuvrant dans le domaine de la culture et du social.

Les associations et Collectifs solidaires ont répondu présents pour soutenir les plus fragiles et pour que personne soit abandonné sur le bas côté en pleine pandémie.

Dimanche 18 octobre, il est un concert de soutien à la Zone Libre pour signifier à haute voix et notes musicales que la solidarité prime, que se soutenir mutuellement est la possibilité pour souhaiter perdurer en ces temps difficiles et de pandémie.

Il est également une exposition KEN « Les enfants de la Zone Libre »

Un mouvement participatif dans le respect des mesures sanitaires qui ne doivent pas interdire le droit humain de manifester contre l’injuste, contre une situation qui pourrait se révéler dramatique si près de 80 enfants dont un nouveau né que la Zone Libre a eu le bonheur d’accueillir en ce mois d’octobre, se retrouvaient à la rue, à vivre l’incertitude de nuits d’hôtel , coupés des liens qu’ils ont fondé avec toutes les personnes de la Zone Libre, résidents et intervenants bénévoles, citoyens-nes venant partager , apporter un soutien structurel et moral pour les personnes de la Zone Libre.

Il serait également pour les enfants une coupure avec leur école, leurs amis dont ils se retrouveraient séparés.

La Zone Libre – Offre une sérénité de vie aux personnes vulnérables

Trois naissances et un mariage en cercle restreint du fait de la pandémie ont eu lieu à la Zone Libre. La vie trouve toujours son chemin, et la sérénité a su s’épanouir au cœur de cette fraternité car l’accueil , le respect de toutes et tous, la conscience de la souffrance que des personnes en détresse traverse, peuvent ressentir , toute cette bienveillance a pu permettre à la vie de suivre son cours malgré les impossibilités qui se dressent continuellement telle que l’absence de logement.

Les enfants – Droit à aller à l’école

95 % des enfants accueillis à la Zone Libre sont scolarisés et pourront par leur parcours scolaire bénéficier de leur droit à être indépendants. L’autonomisation des enfants est un des objectifs à atteindre à travers le monde rappelle l’UNICEF qui s’engage pour permettre à tous les enfants d’avoir un futur plus juste, plus heureux et pour qu’ils soient libres de leurs choix.

Il est d’autant plus pendant la pandémie, qui révèlera une augmentation dramatique de la pauvreté dès 2021, de garantir aux enfants la possibilité d’aller à l’école sans être perturbés, sans être fatigués, stressés, inquiets car du jour au lendemain tout peut basculer faute de situation de logement pérenne.

Ces propositions de logement qui devraient être en amont et assurer toutes les familles de pouvoir se loger de manière durable. Une stabilité primordiale pour le développement des enfants qui peuvent être à souffrir d’angoisse, de traumatismes par la peur , les séparations qu’ils auront à vivre de manière récurrente.

Une situation alarmante concernant le logement est depuis des années dans la Métropole bordelaise et nombreuses familles vivent une détresse par l’absence d’un refuge durable pouvant leur donner le droit de vivre en sécurité et de bénéficier d’un bien être.

Nous savons que les sans-abri, les réfugiés , les migrants et toutes les populations pauvres souffrent psychologiquement et physiquement de cette lourde épreuve qu’est de se trouver à la rue.

Aucun être humain ne devrait vivre une telle catastrophe au 21ème siècle car la science, le savoir, la connaissance ne peuvent ignorer les conséquences graves de la pauvreté sur la vie des personnes. Un égocentrisme exacerbé, les discriminations et intolérances sont à combattre si nous voulons espérer bâtir un monde meilleur.

Une société s’entend à donner le droit de vivre à toutes et tous. Elle n’a de sens que par sa fraternité, sa solidarité.

Pourtant, c’est encore une expulsion qui semble se présenter et non la conscience d’appartenir tous à une seule et même famille.

« Ensemble » évoquait Emmanuel Macron lors de sa dernière allocution le mercredi 14 octobre . Il est alors incohérent de laisser des expulsions être et qu’il ne soit pas de décisions politiques interdisant celles-ci. La trêve hivernale doit intervenir dès à présent de manière exceptionnelle en solution inédite pour protéger les personnes qui pourraient se retrouver en détresse.

Au lieu d’expulser avant l’hiver , il serait de garantir l’interdiction des expulsions durant la pandémie ainsi que le recommande l’Expert de l’ONU.

Expulsions – Un expert de l’ONU demande leur interdiction durant la pandémie

Les expulsions forcées multiplient leur ampleur à travers le monde durant la pandémie mettant en danger les populations en grande vulnérabilité.

Il est près d’1,8 milliard d’êtres humains dans le monde qui ne bénéficient pas du droit fondamental d’avoir un logement sûr et durable garantissant leur sécurité.

Le Rapporteur spécial de l’ONU sur le droit au logement, Mr Rajagopal, déclarait à Genève le 18 août 2020 que , « Perdre son domicile pendant cette pandémie peut signifier perdre la vie ».

Il soulignait que « Les gouvernements ne devraient pas permettre que des gens deviennent des sans-abri au cours de cette pandémie »

Et, l’Expert onusien déclare que « Les expulsions forcées sont une violation scandaleuse des droits de l’homme ».

Aujourd’hui se révèle l’absurde de mettre à la rue des personnes démunies qui vivent dans la peur de se retrouver dans une situation catastrophique car des décisions politiques auraient primé sur les Droits humains fondamentaux.

Ensemble ne peut vouloir dire abandonner un de nous.

© Fédora Hélène 

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