25ème journée internatioanle pour l’élimination des violences faites aux femmes

Le 25 novembre,  c’est plus qu’une journée, c’est la couleur Orange en symbôle de la Déclaration sur l’élimination de la violence à l’égard des femmes,  adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies en 1993. Une Jounée « Orange » veut inonder le monde pendant 16 jours , jusqu’au 10 décembre, journée des droits de l’homme, pour affirmer un objectif avec le soutien de l’ ONU , ZÉRO violence faite aux femmes pour 2030.

Le violet, couleur du féminisme, pourra en France symboliser la lutte contre les violences faites aux femmes, les manifestations et actions durant cette journée du 25 novembre.

Chaque organisation, entreprise, particulier peuvent participer à la colorisation du monde en ORANGE pour emblème de la liberté,  pour lutter contre toutes les violences faites aux femmes et aux filles, pour dire haut les cœurs que secourir une victime, c’est sauver une vie, pour ne pas bâtir notre monde dans une civilisation qui accepte la cruauté envers des femmes et des filles, car celle-ci ne pourra jamais vivre libre sans la moitié d’elle-même !

Hauts les cœurs oranges car un soleil demeure en chacun de nous .

Aujourd’hui, il est de dire aux femmes victimes de violences conjugales et sexuelles, à celles subissant les traumatismes de violences vécues, aux enfants ayant vu leur mère souffrir, aux enfants et familles ayant perdu leur fille, leur sœur, leur mère tuée par la violence d’un homme, par le patriarcat,  qu’ils sont précieux, que leur vie est précieuse, que la reconnaissance,  le droit à la résilience,  à réparation sont des droits humains fondamentaux et que leur vie n’est pas oubliée,  qu’elle est mémoire, mémoire de notre humanité, et  que 16 jours Oranges sont pour leur dire que la solidarité internationale refuse qu’une seule victime soit oubliée.

La France doit évoluer et changer profondément sa justice pour qu’elle ne soit plus celle qui abandonne, humilie , provoque des traumatismes supplémentaires aux victimes, minimise les faits de violences faites aux femmes et aux enfants,  pour qu’elle respecte véritablement les Conventions Internationales,  ce qui en un quart de siècle n’a jamais été.

En France, depuis le 1er janvier au 21 novembre, sont mortes tuées par leur conjoint ou ex-conjoint , 87 femmes. Toutes avaient alerté des violences qu’elles subissaient. Elles n’ont pas été écoutées. La souffrance d’un être humain se lit dans ses yeux, dans l’expression de ses mots, de son sourire par lequel transperce une souffrance, une tristesse, par le silence, langage des grandes souffrances. 

Aujourd’hui, en France en 2020, au 21ème siècle, les femmes victimes ne sont toujours pas respectées, écoutées véritablement , à la mesure de la gravité des violences qu’elles ont subi. Souvent plongées dans l’isolement, la pauvreté par la cruauté d’un homme qui a fait le choix, conscient et responsable, d’être ce destructeur, les femmes victimes de violences n’ont que leurs forces, leur amour pour la vie, leurs enfants pour se sauver , sauver leur vie de l’esclavage, de l’emprisonnement que met en place un homme qui se fait ennemi de la vie, la renie et impose ses terreurs , son néant à des femmes pleines de vie, de joie, d’envie de vivre, de capacité à sourire à la vie même au coeur des pires épreuves. 

En France, des victimes témoignent auprès de la police ou de la gendarmerie en se trouvant en état de choc. Il est alors inhumain de n’accorder aucun respect à leur vie en laissant ces femmes sans soutien et ne devant encore ne compter que sur leurs propres forces pour survivre, pour dépasser et avancer, bâtir leur avenir et celui de leurs enfants. 

Aujourd’hui, en France , ce sont des plaintes prises après des années à alerter en vain et qui finalement restent des mois oubliés dans les graves dysfonctionnements de la justice et laissant ainsi un prédateur se balader tranquillement, et surtout laissant la victime, les victimes quand il y a des enfants, sans aucune protection. Concernant les demandes d’éloignement , nombreux prédateurs ne les respectent pas et la victime sait qu’il peut venir à tout moment l’agresser une nouvelle fois. 

De plus, il est anormal que quand la victime témoigne de violences, de viols conjugaux, menaces de mort avec arme, qu’elle ne soit pas écoutée. À cet exemple, il est combien de  prédateurs qui  plus qu’un an après une plainte, ne sont toujours pas mis face à leurs actes criminels ? 

De ce fait, il est pour les victimes une souffrance insupportable par l’attente que la justice daigne bien vouloir les respecter, la peine de ressentir que leur vie n’a finalement aucune valeur, n’est absolument pas considérée par la justice et que tous les efforts faits pour survivre, pour témoigner avec une profonde honnêteté sur le plus précieux de l’intimité d’une vie, quand une victime témoigne de viols vécus enceinte, n’est finalement que voués à l’oublie? Sans compter la peur que subissent les victimes de savoir qu’un tel homme de violences est libre de venir les agresser quand bon lui semble.  

Cette indifférence, ces graves lacunes dont fait preuve la justice, c’est de la maltraitance à l’égard des victimes de violences.

#payetaplainte fait état des nombreux témoignages révélant l’ampleur des maltraitances que subissent les victimes dans les institutions judiciaires. Donc disons le encore une fois, une victime a suffisamment souffert, et elle n’est pas responsable ni coupable des violences qu’elle vit, des viols qu’elle subit et ces actes de violences commis par un homme fou de haine, sont des crimes. 

Le responsable coupable est l’homme qui commet ces actes, fait de son corps une arme destructrice par le viol qu’il commet, et qui prémédite, sait ce que la victime va subir et qui année après année en devenant le plus souvent de plus en plus violent, commet des actes de violences récurrentes, d’actes cruels répétitifs capables de tuer un être humain, car elle est une femme. 

Renier une victime, c’est se faire l’écho des violences d’un prédateur,  c’est imposer des traumatismes supplémentaires à la victime, c’est mettre sa vie en danger, c’est dire aux victimes que la justice n’existe pas.

Des victimes qui durant des années accordent toute leur confiance, leurs espoirs en la justice même si celle-ci ne les a jamais protégée et en résultat  la justice continue à s’acharner à  oublier l’existence de vies, d’êtres humains traumatisés, martyrisés par un homme, conscient et responsable qui a fait le choix d’être cruel.

C’est extrêmement difficile, douloureux de prendre conscience qu’un homme fait ce choix de la violence, c’est douloureux de devoir appeler celui qui devrait être notre frère, prédateur. Ces hommes calculent toujours leur impunité en premier et plus ils sont violents , plus ils savent qu’ils anéantissent la vie de leur proie.  Et, ainsi , ils pensent aussi garantir  leur impunité en maintenant leur proie sous leur emprise , en jouant à cette absolue cruauté, « je te tue, je te tue pas « ,  ce chantage odieux que commettent des prédateurs-pervers , toujours sur le fil du rasoir par la gravité des violences qu’ils infligent à une femme.  

Imaginons la force qu’il faut à ces femmes pour  témoigner, d’autant qu’il est une mémoire cassée, brisée par les violences qui imposent de graves traumatismes, qui blessent la mémoire, qui blessent profondément la vie. 

Ce 25 novembre, doit être aussi celui qui  demande pardon aux femmes victimes, aux enfants victimes qui par trop de souffrances, de désespoir, de n’être pas écoutés malgré leur force de témoigner, qui ont mis fin à leurs jours ou qui ont tenté de se suicider tant la ouffrance qu’ils endurent est intense.

Un prédateur détruit en bombe à retardement car les victimes portent seules les conséquences d’actes violents qu’elles ont subis. Il doit être mis en place en urgence des infrastructures accueillant les victimes et leur donnant ce droit primordial à la résilience, le droit de trouver un apaisement, de soigner leur santé psychologique et physique abîmée.  

La France a un grand défi à relever, et toutes les femmes , tous les hommes qui sont des fils, des frères, des pères, des amis doivent prendre confiance et témoigner par tout acte, toute paix pouvant porter à sa réussite l’objectif – Zéro violence faite aux femmes pour 2030, engagement de l’ONU.

Aujourd’hui, en France les façades des tribunaux, des commissariats, gendarmeries , ministères sont-ils illuminés d’Orange, couleur symbole de la lutte internationale contre toutes les violences faites aux femmes et aux filles. 

16 jours pour illuminer le monde de ce soleil orange,  celui qui demeure en chacun de nous, 16 jours pour donner ce sourire au monde, pour nous inspirer des uns et des autres, de leurs actions en faveur des droits des femmes et des filles 16 jours pour être en osmose, en conscience, en équilibre vers une réconciliation de notre humanité et pour que demain un homme ne se fasse pas ennemi de sa propre humanité.

16 jours pour lutter contre la pauvreté que subissent en première ligne les femmes qui durant la pandémie vivent des violences récurrentes qui s’aggravent. 

Des violences qui sont aussi la faim, devoir sauter des repas faute de moyens financiers,  ne pas avoir de toit, elles à qui un prédateur a anéanti le droit à tous refuges, car la maison n’est plus le refuge, mais les murs sur lesquels se fracasse la violence qu’elles reçoivent. Il est également les mères isolées ne recevant pas la solidarité pourtant annoncée par les gouvernements. Toutes ces violences sont notre actualité et annoncent selon l’ONU qu’il pourrait être en 2021 au moins près de 47 millions supplémentaires de femmes vivant l’extrême pauvreté

Il est urgent de secourir, d’agir pour sauver des vies. l’ONU lance un appel – « Orangez le monde : financez, intervenez, prévenez, collectez! » 

Les différentes associations, collectifs féministes en France organisent en ce 25 novembre diverses manifestations pour lutter contre les violences faites aux femmes. OnuFemmes donne pendant 16 jours la parole aux victimes, à des militantes et aux partenaires de l’ONU présents sur le terrain à travers le monde.

OnuFemmes

Raconter, témoigner, donner vie à la mémoire, rendre visibles les victimes rendues invisibles par le système, chacun de nous est une lumière, un rayon, une goutte d’eau réfléchissant celle-ci porteuse de notre avenir, d’un monde meilleur, d’une monde reconnaissant chacun de nous comme précieux, importants et ne laissant aucune victime seule sur le bord de la route. 

Des femmes dépassent tous les jours la souffrance, leur liberté qui n’est plus entière car blessée par les violences et les traumatismes qu’elles imposent, pour donner vie, naissance à une liberté amplifiée, épanouie et garantissant à toutes le droit de vivre en paix et en sécurité, libres de ces choix, de ses rêves sans que ceux-ci soient entravés par la violence d’un homme, par le patriarcat., 

16 jours pour découvrir, comprendre, s’unir, secourir, agir , témoigner, écouter , intervenir, participer en sachant que « Vous pouvez prendre des initiatives vous-mêmes ! » , souligne l’ONU .

Tu connais une femme victime ou qui a été victime de violences, prends de ses nouvelles, donne lui un sourire, dit lui qu’elle n’est pas seule, que sa vie est précieuse, qu’il est une solidarité internationale, que mille et mille d’entre nous veilleront toujours à ce qu’elle ne soit pas oubliée, abandonnée. Notre  avenir se doit d’être valeur de respect des droits des femmes si nous voulons que notre monde perdure. Nous ne bâtirons pas notre avenir sur une vallée de larmes, nous devons le bâtir au coeur d’un ciel bleu de liberté aux reflets oranges du soleil du verbe Aimer. 

Zéro violence faite aux femmes et aux filles pour 2030 , je dis OUI, aujourd’hui ! 

Les violences faites aux femmes sont les plus dévastatrices, alerte l’ONU.  Nous devons les combattre, les anéantir . Les violences faites aux femmes sont sans limite et prennent les formes de violences psychologiques, physiques, sexuelles, financières, d’esclavage et il est de lutter contre toutes les violences  

L’ONU rappelle :

– la violence d’un partenaire intime : coups, violences psychologiques, viol conjugal, féminicide, violences financières

– la violence sexuelle et le harcèlement (viol, actes sexuels forcés, avances sexuelles non désirées, abus sexuels sur enfant, mariage forcé, harcèlement de rue, harcèlement criminel (excercé également par des conjoints ou ex-conjoints), cyber-harcèlement

– le trafic d’êtres humains : esclavage, exploitation sexuelle

– la mutilation génitale féminine

– le mariage précoce

La Déclaration sur l’élimination de la violence à l’égard des femmes, a été  adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies en 1993. Elle définit que  » Tous actes de violence dirigés contre le sexe féminin, et causant ou pouvant causer aux femmes un préjudice ou des souffrances physiques, sexuelles ou psychologiques, y compris la menace de tels actes, la contrainte ou la privation arbitraire de liberté, que ce soit dans la vie publique ou dans le privé. »

L’ONU souligne que « Les conséquences néfastes de la violence à l’égard des femmes sur le plan psychologique, sexuel et génésique affectent les femmes à tous les stades de leur vie. »

Il est également d’affirmer que la paix ne pourra être garantie à travers le monde tant que les violences faites aux femmes ne seront pas anéanties. Il est des enjeux extrêment importants qui nous font face tel que le bouleversemnt climatique, la lutte contre la pauvreté, et les femmes en sont les premières victimes ainsi que leurs enfants. L’ONU rappelle que pour tenir les engagements permettant à notre monde de perdurer, il est de prendre conscience que « La promesse des objectifs de dévellopement durable (ODD) – ne laisser personne de côté – ne peut être remplie sans mettre fin à la violence à l’égard des femmes et des fille ».

Fais-toi mon frère pas mon ennemi . Toutes Unies pour mettre fin aux violences faites aux femmes , 2030, c’est aujoud’hui ! 

© Fédora Hélène

 

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