Violences faites aux femmes – Témoigner est force de justice

Une valse, un pas ou deux, et vivre !

Reprendre le crayon, écrire sur la page blanche les heures qui filent et la nuit . Ces étoiles que j’attrape en quelques notes et un vieux casque qui grésille , se joue une valse . Quelques notes, une lampe et la nuit , les mots filent et le silence où est la parole libérée ?

Je l’attrape comme ses étoiles en papillons et j’imagine une toile y peindre les sourires, les peindre sur les murs de la petite pièce. Ses murs, je me souviens de mon corps y marquant sa peine, il voulait tant devenir un peu de lui, un peu de sa pierre et ne plus rien ressentir.

Quelques notes se jouent dans le silence, une valse , un pas ou deux, les jours heureux dansent et j’oublie au cœur des farandoles. On se donne la main, amis jusqu’à demain,  puis on revient au matin dans les brumes . Un air d’accordéon se fredonne encore dans le champ désert où les funambules, papillons de nuit sont partis dans les airs des musiques en équilibre sur un fil.

Il était le cirque, le cirque de la vie et la piste aux étoiles , je voulais être trapéziste. Le ciel m’appartient , être cet oiseau , une seconde et voler au-dessus de la foule qui applaudit l’envol de la liberté. Puis, ce mur au papier peint sombre sans étoiles, il était là, violeur d’un soir, des nuits et mon corps, au secours. Il n’y a personne juste la piste aux étoiles déserte et tombe mon chagrin.

Ce soir, le violeur ivre, et moi , je meurs sans étoiles ni papillons dans mon filet tendu au-dessus du vide . Et, mes yeux pleins de rêves se ferment.

Une femme enceinte , c’est si précieux , mais lui, le violeur, il viole. Je n’ai pas trouvé d’autres verbes que celui-ci , celui d’un crime. Au secours , il n’y a personne, la justice s’en va.

Petite maman, ne pleure pas. Je suis là, une lumière, une étoile, si tu veux bien. Je suis l’avenir. J’écris tes mots, tes pleurs à la lumière des étoiles en transparence et tes larmes. Si pures, en rivière de pluie. Petite maman, ton cœur bat doucement, la douleur . La justice est partie, quand reviendra le soleil de la nuit, les étoiles et les rêves aussi .

Un bar, un décor, ces femmes charmées au bras de ce violeur au bout de ses alcools. Est-ce possible ce gouffre et ses rires ? Et toi, petite maman dans la nuit , tu pleures. Toi, il te viole. Alors dans les paroles , on va réciter les noms de celles qui riaient avec le violeur, flattées par les accords enivrés de ce pervers. Le monde n’est pas rose, ni d’arc-en-ciel, il est ce trouble de la culture du viol, du patriarcat, ces femmes qui crachent sur les féministes , et rient fières aux verres d’un violeur . Le monde n’est pas en violet .

On lâche les noms de ceux complices, ceux que le violeur récitait  en manipulations, trinquant aux verres des mauvais vins. Il était dans le coin d’un bar , un autre violeur en costume, col blanc, snob traînant sa violence. Il agresse une femme , une mère, la pousse, la mord, la balance comme une chose, elle n’est plus. Son corps qu’il étouffe de tout son poids, le seigneur en violeur bourgeois, sûr de son impunité.  Elle est pauvre et lui à ses titres à Bordeaux. Lui trinquant avec l’ex mari violeur, il agresse la même femme. Puis, leurs mots blessent, tuent à petit feu celle qu’ils élisent en proie. Et, ton sourire petite maman que tu dessines toujours sur les murs donnant des étoiles au soir quand le trait de la plume valse entre le vide et les mots, la peine, le chagrin.

La force de vivre et les couleurs, reviennent les mots qui filent sur la page blanche . Tu es vivante petite maman , ton enfant contre ton cœur et chante le jour sur la piste aux étoiles éclairées par ta vie, tes sourires. Sur un fil plus haut, au sommet du chapiteau, tu voles une seconde, l’envol de la liberté, petit oiseau.

Ils s’en vont les jours de malheurs et toujours ton sourire bleu ciel au rayon de soleil, petite maman,  tu dessines le monde avec le fil de la paix et la plume marque une autre vie. Celle qui valse loin de ce violeur. Aujourd’hui, tu lui dis : je suis vivante, regarde la, la vie ! Allez, l’artiste joue un air d’accordéon et danse la valse à deux temps !  Ta main dans la mienne en farandole , unis les uns aux autres , on mettra à terre les violences . Et ce soir aux bruits de mes mots , le violeur repense à ce corps en souffrance, une femme qu’il viole. Les larmes se sèchent au vent de l’amour qui chante ce refrain avant qu’il ne soit un viol. Retrouvé hier, avant que la souffrance ne peigne tes yeux de ses gouttes fragiles qui s’écoulent lentement année après année. La violence blesse la mémoire et se fait toujours ce présent. Celui que l’on ne fête pas, ce cadeau aux perles fanées qui tombent et choquent une à une le carrelage glacé , gelé – et assise par terre dans le grande pièce au précipice, tu sers ton coeur contre la chaleur des prières et d’espérance.

Pour vivre, danse petit cœur dans les rues, sur les toits et dépasse chaque jour. La justice abandonne, humilie, elle est celle cruelle qui oublie les victimes. La justice aux pouvoirs qui juge et condamne l’innocence. Elle , justice, vieille de tous ces  siècles où elle punit toujours le pauvre. Viens , on va danser à la justice nouvelle, fermer ses théâtres si faux et ouvrir ceux de cultures pour frapper dans nos mains et applaudir  la liberté sur les places du peuple. Ceux  magistrats-es, procureurs, avocats-es servant le patriarcat, la culture du viol, et les femmes misogynes dans leurs lâchetés se moquant des guerrières luttant pour la paix, seront les bouffons au milieu de la piste aux étoiles. La farandole du peuple tourne autour des marionnettes aux masques de la comédia et nous on se donnera la main. Frappe dans tes mains, applaudis ! Le pauvre, les femmes, les enfants seront libérés de leurs lois fermées aux drames de notre humanité.

Le violeur est l’impuni, mais pas à l’aurore, pas à ce jour où ton enfant est né, petite maman. Violeur, compte les jours, cette nuit où tu as violé une femme enceinte. Ta violence, ta rage, ta haine et ton inhumanité trace le trait de ta mémoire. Elle était enceinte. Revois son visage, son sourire. Rien ni personne ne te pardonne. Rien ni personne et dans le miroir la moitié de toi, est cet autre agresseur. Le col blanc et snob aux quais à bordeaux où ivres, les deux agresseurs  errent forts de leur violence . Un pont, un bar, les quais et les lampions si tristes, ce soir. Ce soir, les artistes du cirque vont dresser le tableau en trois actes. Des funambles aux trapézistes, ils rattrapent le corps blessé, porcelaine brisée au teint si pâle, le corps humain de celle, une femme, une mère qu’ils ont agressé, prédateurs si lâches. Un acte en résilience, le second : la justice renaît, et le dernier fête la vie, la paix ,la liberté !

Petite maman, ils s’en vont les jours de malheur et toujours ton sourire bleu ciel au rayon de soleil, tu dessines le monde avec le fil de la paix et la plume marque une autre vie. Celle qui valse loin de ce violeur. Et aujourd’hui, tu lui dis : je suis vivante, regarde la, la vie !

© Fédora Hélène – extrait de « Les hirondelles chantent en hiver »

© LiberTerra vidéo 2021

Un prédateur peut en cacher un autre : Article LiberTerra – Droit à un toit pour vivre sereinement – Donne-moi un toit pas des larmes . le droit au logement n’est pas un jeu pour prédateur commettant une violence sexuelle sur une mère isolée, vulnérable, précaire.

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