Les peuples autochtones menacés répondent : paix et justice

Le Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones adoptée le 17 septembre 2007, affirme que

Toutes les doctrines, politiques et pratiques qui invoquent ou prônent la supériorité de peuples ou d’individus en se fondant sur des différences d’ordre national, racial, religieux, ethnique ou culturel sont racistes, scientifiquement fausses, juridiquement sans valeur, moralement condamnables et socialement injustes. Réaffirmant que les peuples autochtones, dans l’exercice de leurs droits, ne doivent pas faire l’objet d’aucune forme de discrimination

La DNUDPA réaffirme que les peuples autochtones sont victimes de discriminations, de violences ,de non-respect de leurs droits humains, de la colonisation et de la dépossession de leurs ressources et territoires . Une colonisation qui perdure sur certains territoires même si celle-ci ne se nomme plus officiellement ainsi, l’esprit de captation des territoires autochtones est ce présent qui aggrave de manière alarmante les conditions de vies des peuples autochtones, ainsi que leur survie.

La pandémie de Covid révélatrice des violences faites aux peuples autochtones

La pandémie de Covid impacte lourdement les peuples autochtones déjà fragilisés par la guerre qu’une économie politique livre pour des intérêts de pouvoir et d’enrichissement depuis des décennies en mettant en danger près de 500 millions de personnes qui constituent les peuples autochtones. Nous devons tous prendre conscience de l’urgence à agir pour protéger les femmes, les enfants et les hommes luttant pour leur liberté, pour vivre en paix sur leur territoire.

Impact dévastateur de la Covid-19 

La pandémie de Covid a un effet dévastateur sur les populations autochtones, alerte l’ONU, qui reçoit les multiples rapports révélant selon le Rapporteur spécial des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, José Francisco Cali Tzay, que « Les peuples autochtones sont privés de leur liberté d’expression et d’association, tandis que des intérêts commerciaux envahissent et détruisent leurs terres, leurs territoires et leurs ressources »

Un constat établi en mai 2020, alors que la pandémie de Covid 19 met en exergue  le fait que les droits humains des peuples autochtones ne sont pas respectés et que par cet effet, les populations sont exclues des soins médicaux, ce qui amplifient les conséquences dramatiques de la Covid, et laissent les maladies être toujours plus dangereuses pour les peuples autochtones . L’histoire rappelle que les  populations autochtones ont déjà vécu à plusieurs reprises  l’arrivée de maladies extérieures sur leurs territoires et provoquant de graves épidémies.

Une économie qui menace la vie des populations autochtones 

Des violences multidimensionnelles touchent les populations autochtones et celles-ci s’amplifient par le détournement qui est opéré des mesures sanitaires dues à la Covid-19, dans l’objectif d’ interrompre « brusquement », souligne l’ONU, les études sur l’impact environnemental des mégaprojets visant à utiliser les ressources des territoires autochtones. La prise en compte de la crise climatique est ainsi effacée et les intérêts économiques ont alors la capacité de réaliser de force les projets industriels envahissant les territoires autochtones. Les différents domaines industriels tels que l’agroalimentaire, les exploitations minières, les barrages et constructions d’infrastructures mettent alors en grand danger les populations , ainsi que la biodiversité.

Face aux menaces tragiques pesant sur ces populations, la lutte contre la pandémie de Covid s’affère extrêmement difficile et le Chef de l’ONU souligne que « Les communautés autochtones qui ont le mieux résistés à la pandémie de Covid-19 sont celles qui sont autonomes et s’administrent elles-mêmes, gérant ainsi leurs terres, leurs territoires et leurs ressources ».

Peuples autochtones – Un appel pour protéger tous ensemble la richesse des cultures, de la biodiversité et la liberté

Les populations autochtones vivent sur des territoires représentant 22 % des terres de la planète qui portent 80% de la biodiversité de notre Terre. Les Terres autochtones – Son eau est notre eau, la vie a besoin de la préservation de ces territoires pour perdurer et permettre à notre humanité de survivre.

Les peuples autochtones transmettent également plus de la moitié de la richesse culturelle du monde . De plus, 7 000 langues vivantes sont continuellement menacées de disparaître si leur enseignement n’est pas effectué dans les écoles et l’UNESCO recommande que les enfants apprennent dans leur langue maternelle pour pouvoir transmettre à leur tour la richesse inestimable de leur langue.

La protection des territoires autochtones, le respect immédiat de la DNUDPA doit être une priorité engageant la solidarité internationale et les différents États, hors chaque jour des autorités politiques s’éloignent de la réalisation du développement durable en excluant en premier les peuples autochnotes qui ne sont pas associés à la crise climatique, rappelle l’ONU.

En France, nous ne pouvons réaliser une loi Climat digne si notre pays ne reconnaît pas véritablement la DNUDPA, ainsi que le Déclaration de l’Alliance des Gardiens et Enfants de la Terre Mère.

En juillet 2018, Mindahi Bastida, membre du Conseil des sages de l’Alliance des Gardiens de la Terre Mère et représentant du peuple Otomi au Mexique présentait au Pape François cette Déclaration en rappelant son but, la paix – « Ce document nous dit que ce sont les prophéties indigènes qui nous chargent de dire au monde que nous devons vivre en paix, entre nous, comme aussi de faire la paix avec Mère Nature ».

Un appel qui devrait être entendu par toutes les autorités politiques et nous permettre de réaliser ce don, donner une chance à la paix de vivre.

Le chef Raoni Metuktire, grand défenseur de l’Amazonie,  rencontre quant à lui  le jeudi 16 mai 2019, Emmanuel Macron lors d’une tournée de trois semaines en Europe. Un communiqué de l’Elysée souligne alors que la France « défend également les droits Autochtones, notamment en tant qu’acteurs essentiels de la préservation des forêts et de la biodiversité et par conséquent engagés dans la lutte contre les dérèglements climatiques »

En 2021 – Nous constatons la souffrance qui éprouve les peuples autochtones, ainsi que le bouleversement actif, dont la pandémie de Covid 19 est un des révélateurs majeurs, qui nous signifie également la fragilité de nos ressources alimentaires, et le désastre des lobbies de l’agroalimentaire sévissant sur les territoires. Le PAM rappelle que la famine aiguë pourrait en 2021 provoquer chaque jour  la mort de 6 000 enfants. Des crises humanitaires sans précédent impactent notre monde et démontrent sous nos yeux le néfaste de nos  systèmes laissant les plus fragiles de côté.

Les chiffres vertigineux hantent nos sociétés et nous pouvons remarquer que les valeurs en milliards énumérées, comme celles que le gouvernement Français évoque un plan de relance exceptionnel de 100 milliards d’Euros autour de trois axes principaux : l’écologie, la compétitivité et la cohésion – comme la dette établie par les politiques économiques – mettent d’autant plus en danger les populations vulnérables devant faire face à de multiples menaces, comme celles des épidémies qui touchent régulièrement les pays pauvres, les populations autochtones. La mention de « compétitivité »  qui s’impose par le mondialiste, s’oppose à la réalisation du développement durable par la surproduction qu’elle induit. 

Menaces en cascade provoquées par la cupidité 

Les peuples autochtones affrontent par ailleurs les conséquences des violences et cupidités commises contre leurs territoires en subissant une malnutrition de plus en plus élevée, un manque d’accès à l’eau potable,  un affaiblissement de leur santé ne pouvant plus alors lutter contre les maladies. « Un groupe déjà vulnérable risque d’être laissé encore plus loin », alerte Antonio Guterres lors de la séance d’ouverture du Forum permanent des Nations Unies sur les questions autochtones se déroulant du 19 au 30 avril 2021 sous le Thème spécial « Paix, justice et institutions solides : le rôle des peuples autochtones dans la réalisation de l’objectif de développement durable ».

Les défenseurs des peuples autochtones menacés

La Présidente du Forum, Anne Nuorgam, déclare que la violence contre les peuples autochtones, ainsi que contre les défenseurs des droits humains des peuples autochtones, est une « préoccupation majeure », souligne l’ONU.

En 2020 – 331 défenseurs des droits humains sont tués – Les deux tiers travaillaient sur les droits environnementaux et les droits des peuples autochtones. Et lorsque ce sont  des femmes autochtones qui sont assassinées , « l’écrasante majorité de ces crimes » reste impunie, souligne Anne Nuorgam.

Dans le monde, y compris en France, les violences faites aux femmes ne cessent d’augmenter et lorsque les femmes témoignent, luttent pour protéger, sauver la vie des leurs et de la nature, elles sont d’autant plus agressées, abandonnées, humiliées, assassinées sans que la justice éprouve le besoin urgent de mettre fin à toutes les violences faites aux femmes, donne en priorité reconnaissance et réparations aux victimes de violences, à leur famille, communauté.

Alerte – Des violences à l’égard des défenseurs des droits humains des peuples autochtones, qui voient les manifestations et actions  être criminalisées par des gouvernements utilisant la législation antiterroriste pour nuire à l’expression de la liberté, des droits humains, à l’expression des peuples. Anne Nuorgam déclare, « Nous assistons à une forte augmentation de la violence contre les défenseurs des droits humains des peuples autochtones » et ajoute « Cela doit cesser ».

Donner une chance à la paix de vivre

Une humanité, une voix, un peuple – la paix vit par son sens d’universalité et nous ne pouvons nous séparer des uns et des autres. Le bien de tous commence par cette union, cette rencontre fraternelle, par la lutte contre les discriminations, contre le racisme – toutes les luttes qui se lèvent partout dans le monde à la force des défenseurs des droits humains, des manifestations et des actions pour protéger notre Terre Mère , la liberté des peuples unis.

Nous devons veiller à ce que la démocratie ne soit pas entravée. Partout dans le monde où l’injustice domine, toute notre humanité en subit les conséquences,  ainsi que la nature  le vit. Puis, elle ressent comme nous le ressentons en nous, chaque respiration de la liberté. Nous avons besoin de respirer pour vivre – la lutte à travers le monde, rappelle la force de la paix, et de la vie, celle de notre cœur qui bat –  Écoute ton cœur.

© Fédora Hélène 

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