Co’p1 – Solidarités Étudiantes réalise une étude inédite – Des étudiants toujours plus fragilisés

Le 17 mars 2020, un confinement national est décidé et la vie de millions de personnes est saisie par l’urgence de la décision. Leur vie bascule au cœur de la pandémie de Covid-19. De nombreuses personnes sont prises au dépourvu, sont sous le choc et les étudiantes et étudiants se retrouvent nombreux bloqués sans possibilité de faire le choix de rejoindre leur famille, d’autant pour les étudiants étrangers.

Les rayons des supermarchés accusent un manque d’approvisionnement, les hôpitaux manquent de tout, et l’épuisement physique et psychologique des plus vulnérables est déjà présent. Les luttes et manifestations sociales, manifestations de soignants, alertaient déjà depuis plusieurs mois sur l’urgence à agir pour les droits à la santé, au bien-être qui sont parmi les droits essentiels revendiqués par le développement durable, par les engagements pris par l’ONU, ses partenaires et les États membres, dont la France fait partie.

Pourtant tous se retrouvent devant un mur et les autorités politiques n’apportent pas les solutions urgentes et concrètes pour qu’un mal-être, ainsi qu’une pauvreté évitable n’épuisent pas la vie de millions de précaires. Lors des manifestations, des revendications alertent sur l’aggravation de la pauvreté en France et leur voix résonne encore. Aujourd’hui, s’affirme leur légitimité quand une étude du secours catholique révèle qu’il est 10 millions de pauvres en 2020, un chiffre qui ne pourra être qu’en valeur exponentielle si la problématique fondamentale de la précarité n’est pas prise à bras le corps par les autorités politiques et l’ensemble de la population.

Les étudiantes et étudiants qui sont notre avenir, celui que l’on va bâtir par nos actes et choix présents, sont au cœur de l’urgence face à la pauvreté, sont ceux qui affrontent la précarité depuis plus d’une décennie, subissant l’aggravation constante de celle-ci qui se révèle par la pandémie de Covid précipitant des étudiants dans une précarité sans précédent. Les étudiants font partie à travers le monde des populations les plus fragilisées par la crise sanitaire.

 Chez les étudiants, une pauvreté s’affirme et impacte leur vie dans toutes ses dimensions – touchant leur santé, provoquant une détresse psychologique, un isolement qui s’intensifie par les mesures de confinements et restrictions.

Apparaît alors par des évènements tragiques la multiplication des tentatives de suicide et des suicides chez les étudiantes et étudiants, ainsi qu’alertent des psychologues, psychiatres et pôles hospitalo-universitaires de psychiatrie qui enregistrent une augmentation de crises suicidaires et de troubles anxiodépressifs, ainsi qu’une augmentation du taux d’hospitalisation par rapport à l’année précédente.

Les syndicats étudiants et étudiants non apparentés se mobilisent pour dénoncer l’abandon qui est fait de la cause de la précarité étudiante, démontre également l’absence de mesures fortes et inédites pour protéger les plus vulnérables voyant leur santé décliner, avoir faim et décrocher des cours.

Le nombre d’étudiants ayant faim explose – la perte d’un emploi pour tenir la tête hors de l’eau, l’impossibilité d’être hébergé par leur famille, une solitude pesante, les cours en distanciel apportant une tension supplémentaire, le sentiment d’injustice, d’être oubliés, aggravent chaque jour la santé physique et psychologique d’étudiantes et étudiants éprouvés.

Certains d’entre eux ne peuvent plus assumer les charges d’un logement et sont contraints de vivre dans une voiture durant cette période de pandémie, pendant que d’autres sont confinés dans une chambre d’étudiants pouvant ne faire que 9m2.

Une précarité multidimensionnelle qui impacte la vie des étudiants et persiste après les périodes de confinements – une alarmante augmentation de la pauvreté touchant les plus fragiles dont la population étudiante marque 2021 .

2021 – Le Sénat a créé une mission d’information sur les conditions de la vie étudiante en France qui établit plusieurs Tables rondes dont sur les problématiques sociales, universitaires et de santé mentale qui éprouvent les conditions de vie des étudiants-es, ainsi que l’évalue l’Union nationale des étudiant.e.s en France (UNEF).

Un constat est sans appel: 79 % des étudiants ont eu recours à une aide alimentaire pour la première fois depuis le début de la pandémie de Covid-19, alerte l’enquête inédite et de haute qualité établie par l’association Co’p1 – Solidarités Étudiantes.

Une association neutre et apartisane naissant le 1er septembre 2020 et fondée par des étudiantes et des étudiants de l’université Paris 1 Panthéon

Co’p1 – Solidarités Étudiantes – La volonté d’agir

Un objectif – lutter contre la précarité des étudiants

Co’p1- Solidarités Étudiantes s’est fondée de manière « très naturelle », explique Paul, membre de l’association.

La création de l’association solidaire s’est faite « très naturellement » après une manif, explique Paul à LiberTerra.  Six étudiants font le constat de l’année écoulée marquée par les mesures de confinement, ainsi que par la crise sanitaire et sociale. Ils réfléchissent ensemble à la manière dont ils peuvent agir pour apporter une aide concrète aux étudiants précaires. Et dès le mois de juin 2020, ils conçoivent la nécessité de répondre aux besoins fondamentaux des étudiant-es et élaborent l’association ayant pour objectif premier : la lutte contre la précarité par la distribution de colis alimentaires et de produits d’hygiène.

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Un engagement qui s’impose comme une évidence face à la gravité de la situation. Des étudiants sont touchés par toutes les dimensions de la pauvreté et l’association précise lutter contre tous les types de précarité auxquels peuvent être confrontés les étudiants de tout parcours universitaire.

Une population étudiante qui est la plus fragilisée, et qui pourtant est oubliée des autorités politiques. Leur détresse est invisibilisée, les pouvoirs restent indifférents à leurs conditions de vie de plus en plus éprouvantes, ne prennent pas conscience de leur courage à dépasser chaque jour la solitude, et les restrictions alimentaires.  Des étudiants déclarent sauter des repas par manque de moyens financiers. La précarité, l’inaction des autorités politiques  font naître un sentiment de colère chez les étudiants, qui assument également la continuité de leurs cours avec la crainte de ne pas tenir le coup et de devoir décrocher.   

Agir pour protéger les plus vulnérables

Une colère légitime qui s’amplifie quand les étudiants constatent que le gouvernement les infantilisent notamment au moment de la fermeture des universités souligne Paul, « On nous a totalement infantilisé dans le sens où on nous disait qu’on n’était pas responsable et qu’on était des supers contaminateurs » dit-il. L’attitude adoptée par les politiques disait finalement aux étudiants qu’ils étaient « comme des enfants » pour justifier de manière très « hypocrite » les mesures prises en oubliant les conditions de vie éprouvantes pour les plus vulnérables, oubliant que les étudiants sont la population mondiale la plus fragilisée, précise le bénévole de l’association.  

Des pouvoirs publics qui n’apportent pas de réponses inédites, efficaces pour rompre avec un système de précarité mais qui laissent les étudiants à ne devoir compter que sur eux-mêmes. Un constat qui est toujours d’actualité, souligne Paul.  

Il est alors l’urgence d’agir et le 1er septembre 2020, l’association ouvre ses portes.  Les membres de celle-ci lancent le premier mois, une campagne d’inscription pour devenir bénévole et démarchent des partenariats associatifs tels que les Restos du cœur, la croix rouge, les banques alimentaires, ainsi que ceux institutionnels comme la mairie de Paris et la Fondation Abbé Pierre, ainsi que des particuliers. Et, le 1er octobre, les bénévoles procèdent à la première distribution.

Première distribution – Merci aux dons

Immédiatement, de nombreux étudiant-es  sollicitent une aide alimentaire auprès de la Co’p1 – Solidarités Étudiantes  plus facile à aborder pour eux car gérée par des étudiants bénévoles qui connaissent les problématiques qu’ils rencontrent. De plus, l’association solidaire a un atout pour faciliter l’accès à l’aide alimentaire :  les barrières administratives ne sont pas, puisqu’il suffit de présenter sa carte d’étudiant pour accéder au soutien de l’association.

Les nombreux dons permettent de pérenniser des distributions de colis dans l’attente du soutien de la mairie de Paris, de la Fondation Abbé Pierre.

Bon à savoir – Réaliser des dons demeurent importants et sont toujours les bienvenus.

Une solution – la solidarité permet d’être vainqueur dans la lutte contre la précarité des étudiants

Une jeunesse victime de la pauvreté bien avant la pandémie puisque « les jeunes de 18-25 ans représentaient en 2018 : 25 % des bénéficiaires des Restos du cœur », rappelle Paul, Directeur des études de l’association.

En octobre 2020, « sur un seul jour de distribution de colis alimentaires, c’est près de 200 étudiants bénéficiaires » indique la Cop’1-Solidarités Étudiantes. Les listes d’inscription pour bénéficier d’une aide alimentaire se remplissaient alors en deux, trois jours.

La solidarité est toujours vainqueur

Aujourd’hui, l’association solidaire distribue des colis alimentaires, ainsi que des produits d’hygiène trois fois par semaine, soit le jeudi, vendredi, samedi pour près de 800 bénéficiaires en moyenne et les inscriptions se remplissent en deux, trois heures.

Une distribution importante de produits alimentaires et d’hygiène est réalisée grâce à la solidarité qui réunit aujourd’hui plus de 400 bénévoles œuvrant pour l’association; les dons permettant l’élaboration de colis complets répondant aux besoins humains fondamentaux.

Une aide alimentaire qui prend soin de la santé

La volonté de la Co’p1 – Solidarités Étudiantes, c’est d’apporter aux bénéficiaires une alimentation variée et équilibrée en veillant à la nutrition. Il est  possible de faire le choix entre des fruits et des légumes – une base qui compose près de trois kilos du colis alimentaire pesant au moins 10 kilos au total.

Donner la possibilité de choisir, c’est la volonté de respecter la santé, les différents régimes et également d’ accueillir  les bénéficiaires dans un lieu qui se présente naturellement comme un supermarché libre.

La philosophie de la Co’p1 – Solidarités Étudiantes est « combattre la faim c’est bien, mais en veillant à ne pas créer de la malnutrition ». Une problématique que les étudiants bénévoles ont tenu à résoudre en offrant une diversité de produits frais pour offrir aux étudiants précaires une alimentation la plus saine et équilibrée possible. Pour le plaisir,  les bénéficiaires peuvent également choisir une pâtisserie. 

Il est également la possibilité pour les bénéficiaires de choisir des plats préparés conçus par Le Chaînon Manquant luttant contre le gaspillage alimentaire et permettant de revenir vers une économie équitable, respectueuse de l’humain, et fondée sur le partage.  

Écouter les étudiants-es précaires

Des valeurs que la Co’p1 – Solidarités Étudiantes met en avant en faisant en sorte que les étudiants précaires reçoivent un soutien durable répondant à leurs attentes. « On a mené une étude pour mieux connaître les bénéficiaires et pour pouvoir identifier leurs besoins les plus urgents » souligne l’association, qui ajoute que cela permet aussi « d’adapter nos actions et la démarche de nos partenaires en conséquence ».

Une étude qui a permis de réaliser une distribution de produits d’hygiène la plus complète possible, en intégrant des protections hygiéniques, des cups, ainsi que du gel hydroalcoolique et des masques, explique Paul, Directeur d’études. « Et, depuis maintenant 6 à 8 mois, ces produits sont présents à chaque distribution », précise-t-il.

Une étude qui a permis également aux étudiants bénévoles de réaliser un pôle suivi, accompagnement personnalisé qui recense toutes les aides et qui est un point d’information et d’échanges avec les bénéficiaires pour les rediriger vers les structures compétentes.

Construire demain tous ensemble

Ne laisser personne de côté, l’ONU le rappelle pour que nous puissions concrétiser un avenir serein car conçu par des actes solidaires, par l’information et les réponses données aux personnes vulnérables leur permettant de pouvoir acquérir toutes les chances pour construire leur avenir, le développement de leurs projets et garantir leur sécurité.

La Co’p1 – Solidarités Étudiantes est une association qui par sa philosophie, les belles choses qu’elle entreprend participe à la réalisation de l’objectif premier du développement durable – Pas de pauvreté. Elle forme les leaders qui font entendre la voix de la solidarité qui porte celle des droits humains.

Étude inédite établie par la Co’p1 – Solidarités Étudiantes sur la précarité des étudiantes et étudiants

Une étude entièrement réalisée par les étudiantes et étudiants bénévoles issus de différentes disciplines universitaires mettant en commun leurs savoirs réceptifs, leur générosité pour récolter des données sérieuses et établir une étude de référence  sur les conséquences de la précarité, comprendre la réalité du quotidien d’un étudiant-e précaire, et émettre des recommandations pour lutter contre la pauvreté, ainsi que permettre une prise de conscience en informant, et sensibilisant l’opinion publique.

Recenser les besoins alimentaires pour répondre et accompagner le mieux possible les bénéficiaires de colis alimentaires qui vivent les conséquences multidimensionnelles de la pauvreté qui entraînent une détresse psychologique, une fragilisation de la santé, et des difficultés à se projeter dans l’avenir.

Une étude réalisée dans le contexte de la Covid-19 et n’oubliant pas qu’elle s’effectue alors que la France compte 10 millions de pauvres, ainsi que des personnes vulnérables difficiles à identifier car sortant des critères établis, sans compter les personnes qui ne manifestent pas la précarité qu’ils subissent par peur, par honte, par l’isolement rompant l’importance du lien social qui permet de communiquer, de se parler et de témoigner.

Une étude qui souhaite également lutter contre les préjugés affirmant que la précarité des étudiants est une étape normale, et le fait que celle-ci est « bohémisée » souligne Paul, faisant oublier que la pauvreté est une souffrance qui peut impacter toute une vie, freiner considérablement le développement de la personne et ainsi nuire à son bien-être, à sa sécurité de manière durable, parfois durant toute une vie.

Lutter contre la précarité des étudiants-es  

L’étude révèle que 79 % des étudiant-es ont eu recours pour la première fois à l’aide alimentaire dans le contexte de la crise sanitaire provoquant souvent la perte d’un emploi. Il est également pour des familles en difficulté l’impossibilité d’apporter un soutien financier, ou d’offrir un hébergement. L’étude remarque également que 20 % des bénéficiaires de l’aide alimentaire étudient à l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne, lieu dont est issue la Co’p1 – Solidarités Étudiantes.

Il est également observé que les étudiants en master, soit Bac + 3 sont plus touchés par la précarité et représentent 50 % des répondants à l’étude. Il apparaît que cette problématique concentre deux éléments principaux – l’un par la baisse des aides financières émanant des proches et l’autre car certains masters en alternance ne donnent pas droit à une bourse, précise l’étude.

Étudiants internationaux – Accueillir, une valeur sûre

La précarité touche également des étudiants internationaux se trouvant bloqués par la pandémie de Covid-19 – ainsi éloignés de leur famille et parfois ne maîtrisant pas suffisamment la langue pour pouvoir communiquer, demander de l’aide et connaître leurs droits. L’étude démontre ainsi que 63 % des bénéficiaires sont des étudiants internationaux. Précisant également que les étudiants provenant du Maghreb représentent un quart des bénéficiaires internationaux, souligne l’étude

Oublier la valeur d’accueillir est contraire aux valeurs universitaires puisque notre civilisation, notre propre langue, l’alphabet sont issus de la richesse des cultures, de leur voyage les uns vers les autres. Nous sommes également la somme de rencontres, et le sens d’apprendre est de rencontrer.

Les femmes premières victimes de la précarité

Une étude qui démontre que les femmes représentent 67 % des bénéficiaires dans un monde où les femmes sont  les premières à subir la pauvreté. L’ONU et l’UNICEF, ainsi que l’UNESCO alertent sur le fait que 132 millions de filles dans le monde ne sont pas scolarisées en 2020. Elles ne pourront accéder alors à une autonomie leur permettant de revendiquer leurs droits, de participer aux décisions politiques et économiques, et d’être libres de leurs choix. Puis, lorsque les femmes peuvent faire des études grâce à leur courage, elles subissent souvent la précarité et les violences sexistes et sexuelles.

Étudiant-es mais pas sans toit

La problématique de l’accès à un logement étudiant s’affirme toujours.  Celui-ci est souvent trop coûteux et difficile à obtenir. L’étudiant-e doit répondre aux  conditions exigées. Des étudiants témoignent auprès de la Co’p1 – Solidarités Étudiantes de la difficulté à se loger. Mathilde, étudiante boursière, a dû attendre deux ans avant d’obtenir un logement, car ne répondant pas aux critères d’entrée dans les résidences universitaires de la Cité Universitaire et du Crous.

La problématique du loyer est également soulignée, celui-ci étant le premier poste de dépenses au détriment même des dépenses incontournables tels que les frais alimentaires.

La faim – Avoir faim, c’est ce que signifie appauvrir les plus vulnérables

Sauter des repas faute de moyens financiers est ce qui perdure dans notre société, ce que vivent les étudiants depuis de longues années, ainsi qu’une partie de la population.

La pandémie de Covid 19 accélère le processus d’appauvrissement des populations et l’impact est d’autant plus impressionnant pour les personnes fragilisées, isolées comme c’est le cas pour les étudiants précaires.

1 étudiant sur 2 estime ne pas avoir mangé à sa faim de façon répétée depuis le début de l’année universitaire et 23,1 % des étudiants étrangers ont dû se résoudre à des restrictions alimentaires contre 4 % des étudiants français, explique l’étude.

Une souffrance alimentaire qui s’explique à 53,4 % par un manque de ressources financières, et à 25,9 % par un manque de temps qui s’accentue par les cours en distanciel.

Pas de temps pour respirer et se nourrir

L’association explique à LiberTerra, les difficultés que rencontrent les étudiants devant être en cours en distanciel pendant près de 8 heures par jour et devant trouver le temps de faire des courses, en prenant en compte le temps de transport et le couvre-feu pour rejoindre un supermarché avant sa fermeture.  Ce temps manquant, ils sautent des repas non seulement faute de moyens financiers pour certains, mais également car ils n’ont pas eu le temps de faire les courses. 

Les témoignages sont nombreux et l’association est attentive à la parole des étudiantes et étudiants et cherche à répondre au mieux à leurs besoins autant sur le plan alimentaire que sur le plan humain: le bien-être physique et psychologique de la personne.

Des étudiants non éligibles aux bourses d’État

Des étudiants précaires, cela signifie souvent des familles en difficulté, des frères et sœurs qui pourront devenir à leur tour des étudiants pauvres.  Ce sont 52 % des bénéficiaires qui ne peuvent pas compter sur leur entourage. Il est de rappeler que 73 % des bénéficiaires de l’aide alimentaire ne bénéficient d’aucune bourse. De plus,  63 % des étudiants ayant besoin d’un soutien solidaire sont des étudiants internationaux qui ne sont pas éligibles aux bourses d’État, notamment la bourse du Crous.

Par ailleurs, la loi stipule que le maintien de la bourse est soumis à des conditions de progression dans les études, d’assiduité aux cours et de présence aux examens. Un emploi à côté, une détresse psychologique peuvent conduire à un manque d’assiduité, où à un décrochage, qui s’accompagnent du stress non négligeable de la peur de perdre sa bourse et de n’avoir alors plus de ressources permettant d’assumer des études. Un décrochage qui risque de devenir durable et laisser des étudiants sur le côté, sans formation ni diplôme. Les conséquences psychologiques ayant mené à la perte de la bourse, sont alors souvent aggravées.

Fragilisation de la santé

Les cours à distance – épuisement physique et psychologique

Les cours en distanciel ont coupé de nombreux étudiants-es de tout lien social, du besoin humain de se rencontrer, de se parler, d’échanger ce qui permet également de vivifier les objectifs que l’on souhaite réaliser.

Des étudiants confient leurs témoignages à l’association, « En soit je sais que je n’ai pas du tout une bonne hygiène de vie. Je suis toujours dans mon lit à travailler. Mon dos est complètement en vrac », indique Mélanie qui explique aussi avoir des difficultés pour s’endormir, des maux de tête, un manque de temps pour manger et expliquant pouvoir dîner à 1 heure du matin.

Du côté de Julie, étudiante péruvienne, elle exprime ne plus pouvoir suivre les cours en ligne du fait du barrage de la langue qui s’accentue face à un écran. « J’ai réussi à gérer le distanciel pendant une semaine, mais après je ne pouvais plus. Je n’arrivais plus à me concentrer ».

Manque de ressources financières – la santé, première victime

23,40 % affirment avoir eu à renoncer à une aide médicale, tandis que 55 % des bénéficiaires ne peuvent assurer des dépenses de santé après avoir payé les charges fixes mensuelles.

Puis, 1/3 des étudiants déclarent avoir renoncé à des examens ou soins médicaux pour des raisons financières.

Le résultat est alarmant, pour 67 % d’entre eux, le manque de moyens financiers en est la principale raison.

Une détresse psychologique alarmante

Un mal être profond perdure en France, et de plus en plus de personnes subissent des traumatismes supplémentaires à cause de la crise sanitaire et sociale, des fortes inégalités, d’un manque d’équité et de justice sociale, de reconnaissance, de droit au bien-être, de droit à se reposer. Les étudiants en tant que population la plus fragilisée, subissent une détresse psychologique à laquelle les autorités politiques doivent répondre de manière urgente par des solutions concrètes, efficaces et multidimensionnelles. La précarité émane d’un système agissant en Hydre et impactant les plus vulnérables dans toutes les dimensions de leur vie.

L’étude alerte sur la détresse vécue par 76 % des bénéficiaires qui déclarent être « préoccupés, tourmentés ou anxieux ».  De plus, 80 % d’entre eux manquent de temps pour accomplir leurs activités durant la semaine et 80 % sont dans un état de stress permanent, épuisant leur santé.

Recommandations pour garantir la sécurité de la santé des étudiant-es

La Co’p1 – Solidarités Étudiantes est particulièrement soucieuse de mettre en œuvre tout ce qui est possible pour soulager, apaiser les bénéficiaires subissant un stress important. Pour ce faire, les bénévoles concentrent les efforts pour la mise en place du pôle accompagnement et suivi personnalisé, ainsi qu’à la mise en place d’un système de parrainage pour apporter un soutien aux étudiant-es.

Le lien social permet également de libérer la parole, de pouvoir s’exprimer et d’écouter les autres. Pour répondre à cette nécessité, il est des projets d’échanges pour favoriser le dialogue, l’aide et le soutien.

Co’p1 – Solidarités Étudiantes – Toujours plus loin

La volonté de créer une structure pérenne –  consciente que la précarité des étudiants s’aggrave, que les bénéficiaires sont de plus en plus nombreux, l’association étend ses réponses et offre également un soutien juridique grâce à un partenariat avec KPMG Avocats.

Il est aussi la possibilité d’avoir accès à des consultations gratuites en chiropraxie proposées par l’association WCCS IFEC, composée d’étudiants-es en chiropraxie.

Des événements en ligne, une plateforme cop1.fr, les étudiants bénévoles de l’association font preuve d’une générosité, d’un sens du partage. Seule la solidarité peut permettre à notre monde de perdurer face aux enjeux majeurs de la décennie. La crise climatique impose un bouleversement important de nos sociétés, de notre manière de consommer, et surtout il est à saisir la chance de la paix qui est particulièrement menacée par une violence en valeur exponentielle qui impacte nos sociétés à travers le monde.

De plus, la Co’p1 – Solidarités Etudiantes établit par ses expériences, les témoignages, l’apport d’information et le soutien apporté aux étudiants internationaux, une lutte contre les discriminations et permet à la solidarité de lutter contre les informations erronées et contre les violences à l’égard des jeunes étrangers.

Une jeunesse formidable – une lumière qui éclaire la bienveillance, la générosité, savoir prendre soin des uns et des autres. Offrir aux plus vulnérables le droit au bien-être et à la reconnaissance de leurs droits humains fondamentaux.

La Co’p1 – Solidarités Étudiantes rend hommage à la parole de Nelson Mandela « Cela semble toujours impossible, jusqu’à ce qu’on le fasse ».

© Fédora Hélène  

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