Dordogne – Un fugitif condamné quatre fois pour violences conjugales – Quand la violence s’affirme contre la paix

30 mai – Une fête des mères marquée par la violence qui s’affirme contre la paix.

Dimanche 30 mai au soir s’ouvre une longue nuit d’angoisse à la recherche de l’homme ayant tiré à plusieurs reprises en direction des gendarmes et s’étant retranché dans une forêt de Dordogne en étant lourdement armé.

Des violences familiales se déroulent dans le village de Lardin-Saint-Lazare à une trentaine de kilomètres du célèbre village de Sarlat. Les gendarmes sont appelés dans la nuit de samedi à dimanche suite aux violences commises par un homme de 29 ans, ancien militaire, à l’égard du compagnon de son ex-compagne, mère de ses trois enfants.

À l’arrivée des gendarmes, l’homme qui par ailleurs condamné quatre fois pour violences conjugales sortait de prison et était sous la surveillance d’un bracelet électronique pour ne pas approcher son ex-compagne, ouvre le feu sur les véhicules de la gendarmerie et prend la fuite.

Armé, alors qu’il fait l’objet d’une interdiction de port d’arme, l’ancien militaire semble déterminé et s’est retranché dans un forêt où les gendarmes déploient un très important dispositif de recherche pour cette nuit de traque.

Son ex-compagne et ses enfants sont indemnes et ont été mis en sécurité.

31 mai – le fugitif a été arrêté grâce au professionnalisme des gendarmes, ainsi que celui du GIGN et des services de sécurité et secours.

Le long drame des violences conjugales – Quel chaos faut-il pour que les violences faites aux femmes soient anéanties ?

Objectif du développement durable, engagement de l’ONU – l’élimination des violences faites aux femmes durant la décennie

Le drame des violences conjugales est un drame pour toute la société. Comment un homme qui ne respecte pas les siens pourrait-il respecter la vie d’autrui ? Comment pourrait-il estimer la vie ?  S’est-il qui il est sans les actes de violences qu’il commet en permanence ?

Le long chemin des douleurs

Mérignac – le drame terrifiant, une femme brûlée vive en pleine rue par son conjoint- ce sera le 39ème féminicide. Elle avait 31 ans, elle était mère de trois enfants.

Hayange – le 24 mai, une femme de 22 ans a été poignardée en pleine rue par son compagnon.

Jeudi 28 mai – il était le 45ème féminicide depuis le 1er janvier 2021

23 décembre 2020 – trois gendarmes tués par un conjoint violent alors qu’ils intervenaient dans le cadre d’un appel pour violences conjugales. La victime de violences conjugales avait alerté à plusieurs reprises sur la dangerosité de son compagnon, sans être entendue.

Refondre profondément la justice, libérer la société du patriarcat, de la culture des violences faites aux femmes, de la culture du viol

Le drame qui vient de se dérouler en Dordogne est profondément bouleversant et relève une fois de plus la dangerosité des hommes commettant des violences conjugales.

Combien nos systèmes ne peuvent répondre par des solutions efficaces contre la violence dont des hommes sont capables. Il est une nécessité qu’il y ait une réflexion approfondie dans notre société sur la place de l’être humain au cœur de celle-ci et de savoir que la justice doit être un don de paix. Ce n’est pas en enfermant un être humain entre quatre murs que nous allons résoudre le problème de la violence, au contraire, il est toujours en valeur exponentielle de manière accélérée à l’heure actuelle.

Notre civilisation subit un bouleversement sans précédent qui touche notre humanité comme il impacte la nature dont nous sommes un des éléments vivants.

Dans le cas présent du fugitif en Dordogne, il apparaît qu’il a été condamné pour violences conjugales et que les mesures de protection ont été appliquées, pourtant un homme déterminé, le reste coûte que coûte car il a en hypothèse brisé en lui par les violences qu’il commet, le sens de la vie.

Sa valeur propre d’être vivant et de considérer la vie, toute vie comme précieuse. Une valeur de vie qui est en échec à partir du moment où un homme fait le choix d’être violent et d’agresser les siens, de ne pas respecter leur humanité, leur droit de vivre en paix et sécurité, leur droit au bien-être et à la liberté.

Puis, il est de confirmer que la justice doit être pour chaque victime, car le cas contraire se révèle être l’affirmation de Martin Luther King et notre monde ne peut être empreint d’une paix durable.

Un homme violent avec les siens est dangereux pour l’ensemble de la société, et développe sa prédation dans un environnement dont il se nourrit, allant toujours vers une interprétation erronée de la réalité, l’emprisonnant dans son monde de violences où la haine est le moteur puissant.

Puis il est de constater d’un homme qui a identifié une femme comme étant sa propriété revient toujours l’agresser, d’autant quand celle-ci lui échappe et dénonce ses agissements de violences.

Un homme définissant un être humain comme un objet qu’il possède reste toujours dangereux à l’égard de sa victime qui pour lui est une proie responsable de ses échecs, de son mal être et il ne supporte pas que celle-ci vivent sans lui, puisse être heureuse sans lui, qu’il soit celui rejeter, car il est face alors à ses propres abandons au-delà de l’échec, face à ses choix qui conduisent sa vie vers le néant qu’il cultive.

Les réponses contre la violence d’hommes se construisant par elle, par ce sentiment de puissance de manipuler la vie d’un être humain, de décider de sa vie et de sa mort, sont profondément en notre humanité.

Nos sociétés se construisent sur des acquis de pouvoir, de domination, hiérarchisant les hommes entre eux et établissant le principe, « l’homme surveille l’homme », cela est destructeur et conforte les hommes qui tiennent à alimenter en eux ce principe de prédation : un être humain qui en domine un autre et finit par le chasser telle une proie.

Le primordial est de ramener nos sociétés vers la paix, de bâtir une nouvelle civilisation par le respect fondamental des droits humains en sachant que les droits des femmes en sont le socle car nous ne pouvons construire des droits humains en oubliant la moitié de notre humanité, ce qui est pourtant le cas et qui constitue l’échec de la paix au sein de notre civilisation.

Depuis des siècles nos sociétés ont accepté que la cruauté à l’égard des femmes était acceptable, et que la vie d’une femme, sa liberté peuvent être niées, peuvent être détruites par un prédateur.

Puis, on a perdu notre conscience en établissant majoritairement que les hommes violents sont excusés car jugés « malades », alors que souvent ils sont conscients et responsables. On a oublié dans nos sociétés qu’il y a des hommes méchants, extrêmement méchants qui se font du bien en agressant, en martyrisant une femme et qu’ils défoulent ainsi leurs pulsions, frustrations sur elle en se garantissant une impunité par un système d’impunité. Les violences conjugales sont souvent ce crime parfait et on oublie également les femmes mortes de chagrin, de maladies provoquées par les violences conjugales qu’elles ont subi, ou qui se sont suicidées.

Les prédateurs provoquent une angoisse de mort chez leur victime qui pourtant aime la vie. Ils leur volent leur joie de vivre, les enferment dans une intense souffrance et savent pertinemment quel est le système d’impunité qui fait qu’ils peuvent agir sans être inquiétés.

Combattre le patriarcat, savoir qu’il n’est pas un couple lors de violences conjugales – il est un prédateur et des êtres humains qu’il identifie comme étant ses proies qui lui appartiennent. Un homme violent fait souffrir une femme dans toutes les dimensions de sa vie. Il brise sa maternité, l’agresse devant ses enfants qu’il traumatise, agresse sa femme à la maternité en état de grande vulnérabilité, où lorsqu’elle allaite son bébé.

Il brise un être humain en profitant de sa fragilité, d’un état de grande vulnérabilité, et le système judiciaire n’entend que rarement les témoignages des victimes qui pourtant sont la véritable existence de la justice. Puis, il est de rappeler que les victimes de violences conjugales et / ou sexuelles doivent être « écoutées avec empathie » ainsi que le recommande l’ONU.

Une victime qui témoigne, est parfois en état de choc et aucune politique de résilience véritable n’existe pour éviter qu’il soit alors des traumatismes supplémentaires. Ceux qui brisent toujours plus une vie, celle de la victime et il est de souligner qu’un homme violent ne supporterait pas lui-même la violence qu’il fait subir à une femme, et il n’aurait absolument aucun courage pour la dépasser, y survivre, ce que font pourtant les femmes victimes, ainsi que leurs enfants.

Puis, il y a les prédateurs « malins » qui ne laissent pas de traces tels que des bleus. Les viols conjugaux, tirer les cheveux, injurier en hurlant, menacer de mort de manière récurrente, pousser, secouer, tordre le poignet, balancer, bousculer constamment sa conjointe, la poursuivre avec rage et haine en tous lieux, la suivre dans la rue, la harceler jour après jour dans son quartier, dans sa résidence, sur le parcours des écoles, rentrer de force dans le domicile, endommager sa voiture, son domicile, diffamant sa victime, mentant sans vergogne et cette longue impunité malgré maintes alertes faites en vain, se seront ce que vive de nombreuses femmes durant des années sans aucun respect de leurs droits humains.

C’est ce que commet un homme violent que LiberTerra a évoqué en l’appelant le prince décharmant.

« Je vais te brûler dans ton sommeil », « Je vais te tuer, je vais te tuer » hurla t-il sur sa conjointe de manière récurrente avec un couteau à la main, comme lorsqu’il menaça sa conjointe et ses enfants avec le gaz, qui sera coupé après que la victime aura eu appelé les secours.  Ce sont une mère et ses enfants qui resteront privés de gaz, de possibilité de cuisiner, de se chauffer durant près de trois mois. C’est la victime qui, sans aucun soutien, devra tenir le coup, faire toutes les démarches, sans que le système se soucie de la santé, des traumatismes vécus par les victimes de ce prédateur qui sévissait alors à Périgueux en Dordogne.

Il est interné dix jours en service fermé en HP, après que les victimes aient témoigné, ont tenté de se protéger. Mais aucune plainte ne sera prise et comme il n’est en rien malade, mais conscient et responsable, qu’il manipule inlassablement, conforté dans sa puissance par son impunité, il ressortira sans aucunes conséquences et recommencera ses actes prédateurs à l’égard de ses victimes. Et, il se venge sur sa conjointe. Pas d’issue, il n’est pas d’issue pour les victimes de ces hommes violents et on ne parle pas de leur méchanceté, on ne reconnaît pas celle-ci, ni leur orgueil, narcissisme, singeant toute émotion, mimant en acteur des comportements qu’ils adaptent en fonction de leurs intérêts et c’est le cas du prince décharmant qui continue et ne cessera jamais ses actes de manipulations, de violences, et demeure un danger permanent pour ses victimes et la société.

 Quel chaos faut-il pour que les victimes de violences conjugales soient entendues et que les plaintes portées, alertes faites soient prises en compte ?

La force du témoignage doit être respectée, les victimes doivent être écoutées avec empathie, ainsi que l’ONU ne cesse de le recommander aux gouvernements.

La justice ne peut exister si elle n’écoute pas les victimes qui vivent en leur vie, en leur chair, en leur corps, les violences et les intenses souffrances qu’imposent un partenaire violent.

Une violence impactant toutes les dimensions de la vie, et il faut alors garder ses forces pour survivre, pour donner toute son énergie restante aux enfants et être à résister pour rester en vie alors qu’on subit ce crime parfait des violences conjugales tant les victimes sont rarement secourues, protégées par la justice qui doit absolument faire son état de conscience quand les dysfonctionnements qui y règnent peuvent mettre en danger la vie de femmes.

Des vies traumatisées, menacées par des conjoints prédateurs qui passent leur temps à détruire la femme qu’ils élisent en proie sans aucune considération pour son humanité et leurs propres enfants qu’ils traumatisent en maltraitant leur mère sous leurs yeux.

Un partenaire violent ne pourrait lui-même dépasser, survivre aux violences qu’il inflige à sa compagne.  Un cercle infernal du recommencement tant un compagnon violent, ignore qui il est sans l’usage des violences multidimensionnelles qu’il exerce et vivant souvent dans son monde fait de ses mensonges destructeurs.  

Nos sociétés ont besoin du verbe aimer pour être cette naissance nouvelle apportant la promesse de la paix par l’immensité de la liberté, par la richesse de notre humanité, ses ressources, toute cette générosité que la vie a mis en valeur en nous.

La solution est la solidarité, notre cœur humain et non les murs que nous dressons pour nous séparer de notre humanité rassemblée, réconciliée. Nous serons cet éternel déséquilibre, condamnés à cette écho et répétition de la violence si nous refusons de reconnaître notre fraternité universelle, que l’homme n’est pas un loup pour l’homme et que la valeur de la guerre qui est ancrée dans notre civilisation et lui donne sa forme perpétuelle, est celle d’un mensonge destructeur nous constituant en une illusion.

La vie est une sincérité, une réalité qui ne peut se concevoir que par le verbe aimer et un homme qui considère le néant comme valeur absolue et réelle, sans autre possibilité pour sens, détruit invariablement et ne peut respecter la vie. Il sera alors toujours la résonance de ce vide qui creuse le gouffre des impossibilités.

Les victimes de violences conjugales donnent toutes leurs forces pour vivre et ne pas être à l’obéissance d’un homme violent qui ne cherche qu’à détruire une femme, son amour de la vie, sa liberté, sa capacité à aimer, sa volonté de naître à nouveau, sa force de vivre.

Les violences faites à l’égard des femmes sont des violences faites à l’égard de notre humanité, et ces hommes violents évoluent en tout territoire et y expriment leur négation de la vie.

Réapprendre le mot vie, la libérer des mensonges que les hommes ont façonné lui donnant un caractère d’illusion, l’abandonnant sans sens.

La vie est précieuse, chacun de nous est important, et il serait une espérance : que ces hommes se faisant ennemis fassent le choix de devenir ce frère qu’ils étaient à leur naissance.

« N’en perdre aucun » et ce ne sont pas les murs érigés qui pourront sauver notre humanité et protéger la nature contre l’orgueil humain. Puis, nos sociétés peuvent-elles accepter qu’un homme puisse être cruel, martyriser une femme enceinte et vouloir bâtir la paix ?

Donne une chance à la paix de vivre. 

©Fédora Hélène

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