Le pass sanitaire rentre en vigueur quand c’est la solidarité qui devrait l’être pour vraincre la pandémie dont le vaccin est un des outils

Un pass sanitaire s’impose lundi 9 août, un événement qui marquera notre histoire qui  pourrait décider de ne pas le rattacher à l’expression de la liberté, à celle du droit à la santé, à la signification de protéger la vie.

La vaccination est ce bien universel qui est un élément essentiel pour protéger des vies et qui aujourd’hui bascule dans plus que le doute, la rupture de confiance qu’ont généré eux-mêmes des décideurs politiques accablant par un pouvoir arbitraire , ce qui aurait dû être un débat démocratique sur Pandémie et Liberté, car elle impacte tous, toutes les vies et d’autant plus ceux vulnérables écartés de facto de toute participation véritable concernant les décisions qui engagent leur quotidien, impactent lourdement leur vie.

Il y a cette dualité insistante qui annule la parole d’un gouvernement qui rejoint toujours l’absurde dans ce qui semble être le souci d’Emmanuel Macron : provoquer un conflit, faisant ce qui divise alors que nous avons besoin de réconciliation, d’une économie de partage plus que jamais.

Le pass sanitaire s’imposant dans les différents services de santé, excepté les cas d’urgence, va à l’encontre de sa fonction, protéger autrui. En mettant en place un système punitif, de culpabilisation, d’humiliation par l’exclusion, il dessert lui-même sa cause. Un examen de santé est par principe primordial, et il est déjà les nombreux reports d’examens médicaux du fait de la pandémie, ce qui pourrait que plus retarder faute de pass sanitaire un examen qui peut révéler une urgence par les informations qu’il apporte.

On ne peut pas préjuger à l’avance d’un état d’urgence qui peut se révéler à tout moment. Un examen est par principe cette urgence puisqu’il s’agit de poser ou de confirmer un diagnostic, de rechercher les causes. Le pass sanitaire ne peut en aucun cas déterminer s’il est une urgence à venir ou pas. De plus, il est contraire au code de déontologie de la médecine, dont sur la non-discrimination – Article 7, précisant  que le médecin «doit apporter son concours en toutes circonstances ». Une vaccination en cours ou non-effectuée ne peut aboutir à un non-accès à des soins médicaux alors que dans le même temps les professions en lien direct avec le corps par des soins en esthétique ou autres non pas l’obligation du pass sanitaire.

Le pass sanitaire ne protège pas la santé, c’est une campagne de vaccination rétablissant la confiance qui le permet.  Quant au test à faire maintenant tous les trois jours, qui le fera de façon récurrente, d’autant qu’il deviendra payant ! Puis, on pourrait évoquer l’absurde puisque les transports en commun ne sont pas touchés par le pass sanitaire, alors que dans le métro , le RER, ou autres, des rames sont bondées !

La solution la solidarité

Depuis le début de la pandémie de Covid-19, la solution est la solidarité. Celle qui accède au respect des droits humains pour se prononcer et pouvoir agir. C’est la recherche internationale établissant une connaissance solidaire pour réaliser un vaccin luttant contre un virus. C’est la raison de solidarité qui prime pour protéger des vies. La maladie peut toucher chacun d’entre nous et c’est alors prendre soin des uns et des autres qui se fait jour, c’est le ciment qu’est la paix, qui permet à l’édifice de notre société de résister aux différents maux qui peuvent la mettre en péril. Mais , s’oppose à la solidarité, notre système économique destructeur et il est au cœur de la problématique fondamentale – le choc civilisationnel que nous affrontons – opposant notre humanité qui survit à ce qui la détruit.

Un point essentiel : le vaccin aurait dû être un bien universel offert en don à toute notre humanité.

Une vaccination en peine par l’oubli encore et toujours des plus pauvres

L’OMS demande un moratoire concernant une troisième dose pour les populations à risque que proposent certains pays riches alors que des populations pauvres ne bénéficient toujours pas de l’accès aux vaccins. Le chef de l’OMS rappelle le 4 août qu’à ce jour ce sont plus de 4 milliards de doses de vaccins qui ont été administrées dans le monde, dont 80 % dans les pays riches où pourtant moins de la moitié de l’humanité vit.

Le pass sanitaire c’est surtout ce scandale d’investir dans un système technocratique pour répondre à une pandémie, alors que la réponse sera toujours celle de la solidarité internationale au-delà de ce que peuvent faire certains gouvernements tant l’urgence devient cette alerte grandissante de devoir sauver des vies. Non seulement par l’accès aux vaccins et non uniquement à celui anti-Covid, mais également d’établir une politique universelle de santé, un droit à la santé par une couverture universelle de santé, dont notre humanité a besoin pour affronter les risques imminents et ceux déjà présents du bouleversement climatique.  Les conséquences pourraient être pour la santé de millions de personnes à travers le monde.

Nous constatons dès à présent la gravité du changement climatique et nous savons que nous ne pouvons pas arrêter un bouleversement planétaire uniquement avec des programmes politiques qui sont toujours sur l’acquis de profits, d’une compétitivité féroce et les gains obtenus à la suite de la vente des vaccins est ce qui trahit une conception de notre survie qui est préjudiciable à tous. Nous ne pouvons penser à vivre dans un pays riche dans l’indifférence de plus de la moitié de notre humanité comme cela apparaît !  

La pandémie est un révélateur de l’état de notre civilisation, mais surtout de son devenir. Il ne se traite pas avec un pass sanitaire, ni avec des plans de relance qui risquent d’enchaîner nos sociétés à une pollution majeure, à une accélération toujours plus grandissante des populations vulnérables, d’autant que ce qui gère les divers plans de relance qui vont pointer leur nez, ce sont les systèmes économiques qui provoquent un effondrement de la liberté. C’est la liberté en danger qui est l’effondrement et non uniquement la crise économique qui laisse les milliardaires à leur palmarès de fortune, pendant que des populations sont affaiblies. C’est ainsi que les classes moyennes en France subissent l’onde de choc d’une économie qui a déjà ruiné des millions de personnes à travers le monde, les laissant déshéritées, après que des enfants soient contraints de travailler, après que des ouvriers travaillent sans aucun respect de leurs droits, après que les Ouïghours subissent toute l’horreur de nos systèmes se faisant l’ennemi de ce qui le crée, l’humanité.

 Ce qui est la représentation de notre système qui s’effondre par le fait de refuser une véritable solidarité internationale, par le fait de donner un peu, quand il faut partager avec générosité, ampleur. Lutter contre une pandémie, c’est en premier concevoir un droit à la santé pour tous alors que celui-ci n’est pas à travers le monde entier. Il ne suffit pas d’imposer une vaccination massive dans des pays pour lutter contre un virus, alors que les plus vulnérables ayant une santé fragilisée par leurs conditions de vie très difficiles n’ont pas accès aux vaccins. Pas seulement celui anti-Covid, mais il est également d’accéder aux vaccins capables de protéger d’épidémies évitables telles que la poliomyélite, les épidémies de rougeole.

Depuis des décennies l’ONU et ses partenaires alertent sur la problématique fondamentale de l’accès à la vaccination dans les pays ne possédant pas les moyens d’établir des politiques de santé et garantissant la sécurité à leur population.

Ainsi, par le pass sanitaire le gouvernement se dit soucieux de protéger des personnes contre le Covid, alors que ce qui est essentiel est de réaliser une communauté internationale solidaire où il est l’implication de tous, du peuple et non uniquement des décideurs politiques, car ce sont notamment les associations, collectifs et ONG, ainsi que les organismes onusiens par les membres et bénévoles qui permettent d’alerter, mais qui surtout agissent auprès des plus vulnérables.

À ce propos, M. Tedros, Chef de l’OMS appelle tous – chefs d’entreprise, sportifs notamment les olympiens, les chefs religieux, les personnalités influentes, ainsi que chacun d’entre nous, chaque communauté, pour soutenir un moratoire sur les doses de rappel au moins jusqu’à fin septembre.

De plus, comme le Conseil National de Pédiatrie, souligne que la vaccination à partir de 12 ans n’est pas essentielle pour les adolescents non vulnérables, le Dr Jarbas Barbosa, Directeur de l’Organisation panaméricaine de la santé (OPS) a précisé le 4 août qu’à ce jour rien n’apporte la preuve qu’une troisième dose soit un avantage immunitaire pour les personnes vaccinées.

De plus, l’OMS et l’OPS soulignent que le vaccin est un des outils permettant de « vaincre » la pandémie, mais en aucun cas l’unique solution et précise qu’ « aucune mesure n’est suffisante à elle seule pour mettre fin à l’urgence sanitaire ». M. Tedros indiquant que « Nous ne pouvons la vaincre qu’en adoptant une approche globale des vaccins et des mesures sociales et de santé publique qui ont fait leurs preuves et dont nous savons qu’elles sont efficaces »

Le pass sanitaire n’est pas la solution pour vaincre l’épidémie, il est une perte d’énergie et fait croire qu’il relancera rapidement un système économique qui, malgré les mesures du capitalisme vert, ne pourra pas sauver notre humanité des crises humanitaires et climatiques. Puis, nos sociétés doivent faire face aux enjeux majeurs s’imposant à elles par ce choc civilisationnel se signifiant comme l’incontournable défi. Comme ce n’est pas un pass sanitaire qui peut protéger des enfants victimes d’épidémies évitables, mais bien le respect des droits humains sans les séparer, et en faisant de chacun de ces droits, une urgence.

Plus que de perdre une énergie, des moyens financiers dans l’établissement d’un pass sanitaire, il aurait fallu que cet investissement soit entièrement offert à la solidarité internationale pour lutter de manière efficace contre non seulement la pandémie actuelle, mais également pour établir un accès universel à la santé !

Le pass sanitaire fermant l’accès à des services de santé ne pourra en rien résoudre la lourde problématique du profit – emblème de nos systèmes. Choquant – durant cette pandémie des milliardaires ont augmenté leur fortune, par cette valeur de l’appauvrissement toujours plus extrême des plus fragiles. Comment la confiance pourrait-elle être à l’égard de politique acceptant le fonctionnement des lobbies, la misère toujours plus puissante pour servir l’enrichissement d’une minorité ?

Le problème ce n’est pas le vaccin, c’est un système économique destructeur qui profite d’un droit acquis aux institutions, alors qu’il ne peut  se faire juge d’un état de la Terre, de sa nature , de notre humanité qu’il ne pouvait concevoir. Puis, usant de la perversité des lois qui ne peuvent exprimer la justice, celle servant la solidarité internationale et non des systèmes politiques et de pouvoirs. La liberté se constitue de justice, les droits humains en sont l’expression, c’est ce qui sauve. 

© Fédora Hélène

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