Parlons justice – Silence, ils violent

Texte libre

J’ai connu la guerre 
Entre quatre murs
D’un pays en paix
Aux richesses d’argent
France, tu perds tes valeurs
Quand une femme pleure

Je fais des hashtag
Pour parole libérée
Le silence m’a tuée
Je n’ai plus que ma parole
Pour résister
Espérer rester vivante
À l’orée des souffrances

Allons ne pleure pas petite maman
Il était triste ce jour
Où l’on coupe les ailes des colombes
Il fallait ramasser ta peine
Ce fagot de paille qui brûle en toi
Cette flamme ma paix
Il était ce matin me réveillant
Cet homme cruel et si violent
Cette justice absente
Ce pays d’indifférence
Qu’il est dur l’hiver en France

La colombe s’est éteinte
Mon chagrin, cet homme cruel
Maltraitant sa poupée de chiffon
Tout abîmée contre les murs
Il part sa violence en machine
Il tourne, tourne dans ces ivresses
Il viole, il écroule une vie
Mais, qu’importe les anges
Sont morts aux cimetières
Des indifférences

J’ai connu la guerre
Entre quatre murs
D’un pays en paix
Aux richesses d’argent
France, tu perds tes valeurs
Quand une femme pleure

Je fais des hashtag
Pour parole libérée
Le silence m’a tuée
Je n’ai plus que ma parole
Pour résister
Espérer rester vivante
À l’orée des souffrances

Allons petite maman
Tu sers si fort ton enfant
Ton amour contre toi
Ton corps meurtri par les coups
De violences et ce viol aussi
Devant le berceau de mon enfant
Quelques semaines après sa naissance
Cet homme ivre, sa violence et cruel

Efface les larmes pour toute justice
Tu sais les colombes volent au ciel
Pas sur Terre dans cette France de violences
Il faut partir, prendre les roses, un jardin
Tout refleurir, renaître à la vie
Petite maman cache tes yeux rougis
Tes nuits sans sommeil
Reviens à la vie petite hirondelle
Au printemps si joli que vient
Mon cœur chantant, ce droit de vivre
Je voudrais être ce passé qui ne vient pas
Être cette chance, cette espérance
Marcher tranquillement sur les chemins
De paix libre, la paix libérée des tourments
D’une justice glacée au cœur de pierre
D’une justice effondrée comme une femme
Jeté à Terre, voilà la justice si fragile
Dans ta main en poussière d’ange

Ne rêvent pas les hirondelles au printemps
J’ouvre le rideau de voile blanc
La fenêtre et vois cette neige éternelle
Si merveilleuse pleurant en lumière
Sur notre monde changeant l’orage
Consolant les blessures, réparant
Les vies brisées, ce paradis ne parle
Que de la paix en champs de culture
Ce soleil se posant sur les blés
Quand les hommes de violences
Ne sont plus, est-ce possible

J’ai connu la guerre
Entre quatre murs
D’un pays en paix
Aux richesses d’argent
France, tu perds tes valeurs
Quand une femme pleure

Je fais des hashtag
Pour parole libérée
Le silence m’a tuée
Je n’ai plus que ma parole
Pour résister
Espérer rester vivante
À l’orée des souffrances

Des avocats en malheur courtisant
Les prédateurs trahissant les serments
Les habits noirs et d’hermine
Ont noyé tant de victimes
Combien de siècles leur faudra-t-il
Pour réparer les vies détruites
De femmes, d’enfants
Si beaux au regard d’aimer
La vie qu’ils n’ont pas protégé
Les habits noirs et d’hermine
Au palais d’or des Républiques
La démocratie a rejoint une place
Sur le trottoir à côté de la misère
Elle s’endort sur les pavés, abandonnée

Allons petite maman
Donne la main si tu veux bien
Aux sourires, au bonheur de vivre
À l’océan des gouttes d’eau en sel
Elles ont bâti la vie
Laisse le fardeau de l’injustice
Aux puissants des olympes politiques
De leurs discours, ils portent les pierres
Les larmes d’une mère les regarde
Et, la fenêtre ouverte, s’échappe l’oiseau
La liberté, écoute sa voix sage
L’hirondelle chante en hiver
Sur ton épaule une plume d’aile
La paix libre, la paix libérée

Un jour leurs tribunaux fermeront
Et, l’arbre généreux poussera de ces ruines
Les pierres finissent en sable
Ils ne restera que les lettres déchirées
De leurs lois latines à la perversité
Des pouvoirs aux milliers de pages
N’écrivant que l’art des guerres
Femmes violées, nous sommes
Ces soldats inconnus et je défierai
Vos palais en n’y laissant que
La page blanche, la vérité nue
Comme je le suis

Justice en immense chagrin
La pauvreté, les rois ont oublié
Il faut garder sa mémoire
Et, ne jamais croire en les politiques
Les juges et ce puits, la rose y est tombée
Sombrant, les violences, leur société
Le corps des femmes en larmes à Terre
Il est ainsi ces décennies effaçant
Les victimes et les enfants aussi

J’ai connu la guerre
Entre quatre murs
D’un pays en paix
Aux richesses d’argent
France, tu perds tes valeurs
Quand une femme pleure

Je fais des hashtag
Pour parole libérée
Le silence m’a tuée
Je n’ai plus que ma parole
Pour résister
Espérer rester vivante
À l’orée des souffrances

Reprendre la route même si les déserts
Sont au bout de la course
Il faut gravir, traverser les rivières
Franchir tous les hivers
Et, venir se reposer
À la flamme de la paix
La paix libre, la paix libérée
Chante les hirondelles en hiver
Et, reviens le temps avant
Il était une naissance
Le ciel dégagé des peurs
Il a disparu cet homme de violences
Cet homme cruel détruisant la vie
Il me reste cette année, fermer les yeux
N’éveiller que la liberté, une justice nouvelle
En don de paix sur d’autres rivages
France, les larmes d’une mère
Te regarde à travers cette eau en peine

J’ai connu la guerre
Entre quatre murs
D’un pays en paix
Aux richesses d’argent
France, tu perds tes valeurs
Quand une femme pleure

La parole libérée
Le silence m’a tuée
Je n’ai plus que ma parole
Pour résister
Espérer rester vivante
À l’orée des souffrances

© Fédora Hélène

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