Lumière sur – Les États généraux de la Justice – la liberté de la paix sera-t-elle possible ?

Les États généraux de la Justice ont ouvert leurs portes avec la plateforme Parlons Justice sur laquelle chacun peut s’exprimer en répondant à des questions qui marquent pour quelques-unes un encart rappelant les actions du gouvernement dans le domaine de la justice.

120 jours vont se dérouler sous l’égide de la justice, de son idéal, de ce rêve de société auquel on aspire : être en paix. Du rêve à la réalité, il n’y a qu’un pas, celui des possibilités qu’ensemble nous pouvons inscrire pour établir un monde meilleur. Ce meilleur en qui l’on croit et qui pourtant tarde tant à venir.

Les décideurs politiques sont à l’image de la justice aux ambitions de carrière, aux ambitions de l’ordre établi qui parfois prend l’élan de la liberté. Ce sont ces moments importants de l’Histoire comme l’abolition de la peine de mort.

Ce serait aussi la fin de conditions d’enfermement indignes, la fin de cet emprisonnement en solution de justice, car avant de penser à elle, il est essentiel de penser à la liberté.

Cette liberté nous amène à la première justice, le respect des droits humains. Par eux, par leur écriture vertueuse que des femmes et des hommes ont pensée, nous avons ensemble tracé un autre chemin que celui de la violence, que celui des discriminations, des fortes inégalités, du racisme. Par cette écriture humaine des droits humains, notre civilisation a voulu prendre ce tournant de la paix.

Mais, il demeure en notre société cette lourde peine qui nous condamne tous, qui enferme sans droits, la pauvreté. La justice l’a-t-elle anéantie ? Non. La misère est grandissante partout dans le monde, y compris en France. La peine alors est pour toute notre humanité et voilà la justice qui nous condamne sans appel, sans défense, nous sommes tous face à cet injuste, la pauvreté.

Emmanuel Macron met en avant dans son discours l’augmentation du budget pour la justice et annonce que par cette attribution économique la justice est devenue après des décennies de politique sans moyens, « une priorité » : +30 % en 5 ans. Puis, il énumère à plusieurs reprises les actions de son gouvernement pour réaliser les réformes de la justice. Il cite également l’Europe et dans des pays ayant une valeur économique similaire, les investissements faits pour la justice sont plus importants.

Dans l’Opinion, Antoine Vey, avocat explique que « Toute idée pour réformer la justice, aussi inventive et ambitieuse soit-elle, ne changera rien à ses dysfonctionnements si l’institution judiciaire n’est pas dotée des moyens nécessaires à sa modernisation. » Puis, il précise que « la France consacre à sa justice un budget très inférieur à ses voisins européens. Près de la moitié de celui de l’Allemagne. Puis, il émet l’idée que « ce nouveau budget soit inscrit dans la constitution ».

Mais l’ambition de budget, même si elle est nécessaire dans un système capitaliste, implique également que la justice est une machine de fonctionnement qui dysfonctionne. D’autre part, ce n’est pas l’inspiration d’une justice en don de paix que signifie un apport financier, c’est une justice qui se conforme à une mondialisation. Le tout dans un pays qui converse un système administratif lourd, une dominance d’une bourgeoisie aisée de droite et d’une gauche qui se confond dans le système macroniste.  Puis par un système économique capitaliste toujours plus puissant, l’injustice ne sera qu’en forte augmentation dans une France qui compte déjà 10 millions de pauvres.

Je pourrais répondre que ce qui doit être inscrit dans la Constitution, c’est qu’aucun être humain doit être mis en vulnérabilité par la violence et celle grave de la pauvreté. Ce qui doit être inscrit, c’est une économie de partage, c’est l’accès à la gratuité pour les besoins humains fondamentaux, car comment penser la justice au milieu de la pauvreté ?

Ce n’est pas la certitude d’un monde de profits, de cupidité, d’orgueil aboutissant à un enrichissement vertigineux des 1 % des plus riches, quand il est plus de trois milliards d’êtres humains qui n’ont toujours pas accès à l’eau potable de manière permanente et sûre et à une alimentation régulière et saine, qui peut être symbole de justice.

La justice ne se limite pas à une frontière comme nous l’avons conçue, elle va au-delà et elle s’adresse à notre humanité. Une harmonisation doit être avec l’ambition de la paix universelle.

Je pense à la justice humble se faisant plus petite que pour ne pas traumatiser les plus fragiles, je pense à la justice combattant la pauvreté, violence terrifiante qui donne toute puissance à un système prédateur.

En effet, il y a en France comme dans le monde une augmentation de la pauvreté, donc une aggravation des injustices, des inégalités et discriminations alors que nous sommes dans la décennie qui se doit de réaliser les objectifs du développement durable dont l’engagement premier est : Pas de pauvreté.

Ce qui signifie par ailleurs plusieurs points en liens directs pour que la justice soit plus véritable, qu’elle évolue, grandisse vers la paix. La justice s’exprime dans un environnement, un système de société. Premièrement, elle est dépendante d’un pouvoir économique, dépendant lui-même du pouvoir politique, et il ne peut ainsi être garanti d’aucune manière aujourd’hui et demain, la séparation des pouvoirs. Par ce fait, une opacité règne dans les milieux de justice car ils sont issus des pouvoirs, d’un pouvoir absolu qui sait éloigné de la démocratie, en s’éloignant particulièrement des plus vulnérables.

Une justice d’élite s’est constituée et déjà par sa formation, par son enseignement en endoctrinement. Et connaître des milliers de pages à la perversité des lois, ce n’est pas devenir la justice en un don de paix, qui devrait être le but recherché, le sens de la justice, d’être cette réconciliation, cette reconnaissance de l’amour. Et, je dis bien ce verbe aimer, car quand la vie est brisée, c’est l’amour en peine, en grande souffrance qui demande à vivre. Ce que la justice n’entend que rarement et qui fait que ce système apparaît comme inhumain, violent alors qu’il doit condamner la violence. Ce qui fait que la justice devrait condamner ce qu’elle est devenue par une inspiration monarchique de sa structuration, par les titres, les ordres archaïques au langage fermé à l’art de la manipulation que renferme également le latin.

Il y a les grands moments de l’Histoire qui font les grands procès et où la justice tient à démontrer toute sa noblesse au service des victimes, de ceux que l’épreuve a mis en souffrance de manière si injuste, si brutale, – celui qui inflige cette épreuve à autrui, détruit sa vie. Mais, le verbe aimer est là pour secourir, sauver et c’est la dignité, la vie de la victime qui resplendit – c’est ce que la justice doit voir car cette vie en renaissance, c’est la liberté.

La liberté, qui s’exprime pleinement par la paix libérée et les artisans de paix doivent être les fondateurs de la justice. Il faudrait alors qu’elle ne soit pas un métier où l’on fait carrière et parfois fortune, où des gens malintentionnés peuvent y exercer leurs pulsions de violences en toute impunité puisque le titre protège, parce que la justice a aussi été conçue pour protéger le pouvoir de l’État, le pouvoir politique et c’est dans les palais luxueux que la haute société de justice s’exprime.

Revenir au plus petit que, c’est faire œuvre de justice, alors que la justice condamne souvent ceux vulnérables à faire le deuil de toute justice, et conçoit la présomption d’innocence en protection de prédateurs restant majoritairement impunis. Ils demeurent impunis, car la justice s’inspire d’un système prédateur, destructeur et nous voyons les dégâts commis dans la nature, la biodiversité en danger.

La Terre, dont le nom ne figure pas dans le discours d’Emmanuel Macron, alors que nous ne pouvons pas nous séparer de notre environnement premier et vital, la nature. Nos sociétés sont violentes à l’égard de la nature, le Chef de l’ONU a souligné que l’humanité devait cesser de faire la guerre à la nature et si nous faisons la guerre à la nature, nous la faisons à notre humanité, donc la justice actuelle est issue de ce mental de posséder et non de recevoir. Recevoir avec empathie le témoignage de femmes et d’enfants victimes de violences et dont l’innocence est incontestable. À ce propos, quand une victime porte en sa vie les blessures graves que la violence d’un prédateur laisse pour cicatrices à vie, l’innocence est à une vie brisée et non au coupable. Présumé coupable et non innocent comme le patriarcat le prononce, y compris par la voix de femmes reniant les victimes, les laissant continuellement dans une non-reconnaissance et ce sont plus de 91 % de prédateurs impunis, et d’autant plus de vies innocentes accablées, traumatisées.

La valeur d’un pouvoir bourgeois et catholique du 19 -ème siècle est toujours très puissant, et ce sont des femmes victimes de violences, leurs enfants qui font le deuil de toute justice et qui portent les traumatismes supplémentaires que la justice leur a imposés.

Un tel système de justice brisant des vies innocentes ne peut être une valeur de paix et de liberté, mais une valeur de pouvoir de domination enfermé dans le carcan d’une économie destructrice. C’est la nature qui est en danger, c’est notre humanité que nous mettons en péril.

Emmanuel Macron lance les États généraux de la Justice pour confirmer son pouvoir politique au sein de l’Europe lors de sa future présidence et en fer de lance pour être réélu en 2022 et établir une réforme de la Constitution. Il annonce également une numérisation de la justice, alors que l’ONU a demandé un moratoire concernant l’application de l’IA dans les institutions publiques, influençant le quotidien des citoyennes et citoyens et imposant la loi des algorithmes qui est opaque et donc contraire à un discours expliquant une nécessité de transparence de la justice. Il mentionne aussi la priorité économique pour financer la justice de manière plus importante, ce qui ne peut établir que le renforcement d’un système économique destructeur.

Plus de financements, plus de numérique promet Emmanuel Macron, ce n’est pas établir un changement radical dans les systèmes ordonnant nos sociétés. Des sociétés qui doivent changer par une volonté humaine d’établir un monde plus juste, plus durable et ne mettant pas les plus vulnérables en souffrance.

Protéger les plus vulnérables pour but de justice

En France, un homme violent peut détruire la vie de sa conjointe et traumatiser ses enfants en toute impunité et avoir le soutien de ceux qui dans leur endoctrinement crient à la présomption d’innocence pour les prédateurs raisonnablement accusés de faits de violences conjugales et/ ou sexuelles, alors que sous leurs yeux la souffrance de femmes et d’enfants pleure à terre, sur ce sol glacé de l’indifférence. Des victimes démunies qui n’auront pas accès à la justice, des procédures judiciaires qui peuvent durer des années et faire reposer sur les victimes, leurs graves lacunes. Une justice qui humilie et abandonne les plus fragiles et des victimes survivent par leur unique force d’aimer la vie, leur unique force de dépasser les souffrances et un prédateur inflige à ses proies ce qu’il ne pourrait pas subir lui-même et en grandiose final, il est protégé par le système d’impunité mis en place par une société fortement misogyne, une folie consciente de la méchanceté qui coule la véritable innocence dans un système d’inversion confirmé par la perversité des lois.

Emmanuel Macron exprime le droit à la réparation, comment la justice va-t-elle réparer le mal qu’elle a fait à de nombreux enfants et à de nombreuses femmes victimes de prédateurs en les ignorant ?

La justice veut rétablir un pouvoir qu’elle craint de perdre par la force de victimes témoignant sur les réseaux sociaux, par la volonté de collectifs féministes de rappeler que les femmes sont des êtres humains.

Les avocats, magistrats, procureurs qui ont oublié l’humanité, la bonté de femmes victimes de prédateurs, qui ont oublié leur cœur vivant par l’espérance, la confiance donnée en la justice et que celle-ci trahit, vont-ils par une réforme devenir ces ouvriers bâtissant la paix, réparant les blessures profondes marquant la vie de victimes, et à l’avenir les protéger, les écouter avec empathie ?

Les victimes accusées quoiqu’elles fassent. Soit accusées de leur silence en langage d’intenses souffrances, soit accusées de leur corps mettant en son les douleurs qui lui ont été infligées et mettant un homme cruel face à ses responsabilités.

La justice s’est imprégnée de violences, elle ne peut tenir la bonté de la vérité entre ses mains, et ce qu’elle prononce est parfois d’une injustice terrible qui nie la victime et la condamne. La double peine infligée à vie pour uniquement les femmes et les enfants victimes de prédateurs et dans le cadre des violences conjugales, les enfants victimes de ces pères de violences, qui ne sont que rarement face à leur responsabilité, sont eux aussi oubliés.

Il y aura de longues tribunes dans certains médias pour protéger les prédateurs, car c’est garantir la continuité d’un système cupide, d’enrichissement par la violence du patriarcat contre la vie. La vie, qui doit être au cœur de nos sociétés. La vie, ce que les victimes de prédateurs, sont. La vie et l’amour que ces victimes portent en elles et dont les prédateurs se jouent, manipulent, effondrent et tentent de détruire.

Cet amour qui se lève et qui démontre qu’il est toujours vivant – voilà la transparence des victimes, voilà leur regard humain, ce reflet de l’innocence dans leurs yeux que la justice ne voit que rarement – et par des procédures administratives et par le labyrinthe de la perversité des lois et les manipulations dont le langage de justice s’alimente, elle voit souvent que trouble par la victoire de la méchanceté en conscience.

Construire la justice, ensemble

Ce nous tous ensemble doit relever la paix, la paix libre, la paix libérée au cœur de nos sociétés. Il ne peut être de justice véritable quand nos trottoirs se peuplent de misère, quand des femmes sont mères isolées et subissent des violences économiques.

Emmanuel Macron s’adresse à un peuple où il est des personnes sur-traumatisées, vulnérables et qui ne veulent que voir la paix vivre, et qui croient en cette espérance et pour qui les États Généraux de la justice sont importants car porteurs de cette promesse et en ombre le système économique les fragile toujours plus, et provoque des traumatismes supplémentaires, interdit le respect au bien être qui est un droit humain. La première des sécurités est de ne pas faire subir à un être humain les traumatismes qu’impose la pauvreté et qui peuvent marquer toute une vie. Ce sont ces personnes vulnérables qui font deuil de toute justice et les prédateurs qui calculent en premier leur impunité, accablent, s’acharnent sur des femmes sans moyens financiers et ils vont instaurer une précarité, un isolement stratégique car ils savent que la justice est accessible en premier aux riches, à ceux possédant des titres et privilèges et que les dossiers d’aide juridictionnel ne sont pas traités avec respect et les victimes sont d’autant plus humiliées.

Un prédateur évolue dans un environnement et l’environnement est celui de la violence des pouvoirs, donc il sait que le système judiciaire est en sa faveur.

Donner force à la justice, c’est lui apporter la possibilité d’être au peuple, d’être ouvert à lui et non enfermé dans un pensée unique, une école unique et le fait que des acteurs de justice ne sont jamais face à leur responsabilité quand leur décision impacte gravement la vie des plus vulnérables. La justice doit sortir de ces palais, se dire autrement, mais la réforme actuelle veut apporter des améliorations, mais elle ne sera pas refondre profondément la justice en allant au cœur de ses lois.

Des milliers de textes à l’opacité conçue et voulue, et il est également de sortir de sa fonction d’emprisonner. La vengeance ne doit être entre ses murs et la solution de l’emprisonnement, comme la préventive, est à bannir. La grande majorité des victimes demandent une reconnaissance et le droit à la réparation, pas un emprisonnement d’un coupable dans des conditions qui amènent souvent à la récidive.

C’est difficile d’établir la valeur du bien, d’autant que les politiques et le monde de la justice n’est pas la représentation absolue du bien et aucun de nous n’est parfait. Mais, la valeur de faire le bien s’exprime par ne pas mettre un être humain en souffrance, et nous revenons à la valeur première d’aimer. Par ce verbe : constituer la valeur de la chance donnée, comme l’exprime Robert Badinter, la chance de changer et mettre en place les conditions rendant possible ce changement.

C’est notre devoir et que les tyrans domestiques réfléchissent combien ils ont usé de la patience de leur victime, combien il ont manipulé leur bonté, combien ils ont torturé leur proie et combien c’est cette force d’aimer la vie qui appartient aux femmes victimes de violences, et qui  fait qu’elles sont en vie, car rappelons que le but d’un prédateur est de tuer. De tuer une vie, car ils ne sont pas une existence, il n’existe pas et sont cette ombre par le mal qu’ils font. Ils ne savent pas qui ils sont sans leur violence pour exister, sans leur cruauté pour puissance. Que l’on regarde la vie absente dans l’âme de leur cœur, que l’on regarde l’humanité qu’ils détruisent. La vérité est dans la vie.

On ne peut pas coexister quand on n’existe pas et les prédateurs ne peuvent être en harmonie avec la société et leur famille, leurs proches qu’ils maltraitent.

De la même manière, il ne peut y avoir de cohérence qui émane d’un pouvoir politique violent qui aggrave les conditions de vie des plus fragiles, comme il ne peut y avoir de cohérence au sein d’une justice qui traumatise et abandonne les plus fragiles.

Le gouvernement parle beaucoup de sa réforme de la justice pour les mineurs, mais qu’il regarde les jeunes mineurs présentés devant la justice qui ont subi les violences de « pères » indignes et impunis. Le système a accepté la violence d’un homme, il ne peut récolter la paix, il récolte la souffrance et elle s’exprime par le déséquilibre. Cet instable que provoque lui-même le pouvoir politique par sa domination.

C’est la liberté qui fait une justice juste, une justice humaine

Un pays libre, est un pays qui permet à chacun de faire ses choix, de réaliser ses rêves, pas de l’enfermer dans la pauvreté en le montrant du doigt et en imposant encore des humiliations traumatisantes. La France est un pays violent où le système traumatise en permanence les plus vulnérables et qui achète la paix sociale en donnant le minimum vital à certains et abandonnant d’autres à la rue, à la violence, à un environnement instable qui ne donne pas aux jeunes la capacité de la renaissance. On a en France le mot, insertion, en permanence, car il n’y a pas l’égalité des chances et que c’est une économie d’héritiers en dominance. Et, souvent les postes stratégiques, importants sont donnés à ceux que le pouvoir maîtrise, qui vivent des privilèges des pouvoirs et qui acceptent leurs mensonges.

La confiance rompue en la justice, rappelle Emmanuel Macron, car le peuple prend de plus en plus la possibilité de s’exprimer, car une jeunesse veut construire sa société, car les féministes luttent pour les droits humains, car les écologistes dénoncent la guerre faite à la nature. Le monde évolue et le pouvoir veut rester le maître coûte que coûte et dans de nombreux pays, la justice est une histoire de pouvoirs et d’argent.

Emmanuel Macron parle des plus vulnérables dans son discours, mais il leur impose des conditions de vie toujours plus difficiles et les nombreuses mères isolées survivent sans respect de leurs droits humains ! Où se trouve alors la justice ?

Les femmes victimes de violences qu’Emmanuel Macron site dans son discours, comme il s’exprime sur la parole libérée qui est vivante depuis des années, mais l’indifférence la rendait invisible et la volonté forte car en lumière de vie a traversé les années, a été obstinée et s’exprime aujourd’hui sur les réseaux sociaux car la mémoire d’un être humain ne peut être niée. La justice a été l’absente, la société patriarcale dominante et attaquant aujourd’hui les féministes. Pour nombreux décideurs politiques et acteurs de justice, il faut garder les pouvoirs et non la liberté qui a toujours été conçue comme étant un danger pour le pouvoir établi, alors qu’elle est le souffle de la révolution de la paix. La paix n’est pas celle inerte attendant, elle est le feu brûlant du cœur, celui qui donne le courage de dépasser les peurs, de comprendre qui si on est vivant après une épreuve difficile, après avoir eu sa vie menacée, c’est pour que la liberté soit témoin de la paix à travers vous. L’épreuve à cet objectif de positivité : de faire grandir la paix, d’avoir la force de se battre pour la liberté.

Le discours n’est pas le budget, la numérisation, c’est la liberté. Elle ne peut vivre que lorsqu’elle est pour tous, et la justice doit sortir de ses palais, retrouver le cœur de la société, s’inviter à être pour tous, accessible au plus fragile et pour les causes importantes, non parce que le chat du voisin est venu dans votre cour. On a pu constater les appels de dénonciation durant les confinements, ce n’est pas respecter la justice que d’agir ainsi, comme les statistiques, les obligations de chiffre, ne sont pas le respect de la justice.

La justice est pour certains un moyen d’imposer un rapport de force, de menacer, d’agrémenter un conflit, ce qu’on appelle également les procéduriers. La justice doit protéger, sauver des vies et elle s’adresse, donne son temps à ces grandes causes. Les plaintes déposées pour des violences contre des enfants ou contre des femmes sont parfois classées, oubliées ou partent pour des années de procédures éprouvantes, inhumaines pour les victimes. Des décennies que cela se produit. Où est la justice ? Dans ses complications incompréhensibles que certains après des études de droit font semblant de comprendre, où pensent que la population ne comprend pas le fonctionnement de la justice, car ignorante. Non, la justice doit être compréhensible et non réservés à ceux qui deviennent des traducteurs de son langage en disant ce qu’ils veulent bien en dire.

Le langage même de la justice doit se clarifier, se dévêtir de son obscurité pour laisser passer la lumière. Augmenter le budget de la justice, ce serait pour qu’elle puisse être accessible à tous, pour qu’elle puisse mettre en place des solutions innovantes, inédites pour refondre son cœur et son corps. Penser autrement les études en droit, permettre à d’autres professions d’intégrer la justice et non l’enfermer au monde unique des acteurs de justice. Les avocats doivent également évoluer vers un respect véritable de la justice. Quand une victime en aide juridictionnelle, dont les dossiers ne sont pas travaillés de la même manière que les autres, se retrouve face à un prédateur payant un avocat plus de 200 euros de l’heure, le déséquilibre est évident. Certains avocats présentent des tarifs à plus de 400 euros de l’heure, en quoi cela respecte la justice ?

Le monde de l’argent domine, l’affairisme et l’envie de faire carrière, et la question peut se poser, certains pensent que faire de la politique ne doit être un métier, est-ce que la justice doit en être un, d’autant quand on constate que nombreux politiques sont ou deviennent avocats, quand on constate que des magistrats font de la politique et deviennent ces ex-magistrats devenant membre d’un parti politique.

La justice véritable quitte les murs pour être libre

Les luttes ont souvent été en dehors du système judiciaire, et ce qui est l’égal n’est pas l’égalité qui est un droit humain, et ce qui est l’égal par un ordre politique peut être contre la liberté.

Si Emmanuel Macron prononce dans son discours le vertueux de vouloir la liberté pour les plus vulnérables, pour que la justice soit plus humaine, il doit faire le choix de renoncer au pouvoir politique qui domine les plus fragiles qui sont en détresse dans le système actuel. La liberté exige que les politiques fassent le sacrifice de leur pouvoir absolu, ce qui n’a jamais été jusqu’à ce jour.

Refondre la justice, c’est également refondre le pouvoir politique et lorsque Emmanuel Macron exprime sa volonté de réformer la Constitution, il ne se trompe pas, mais faut-il encore vouloir la démocratie. Puis, un changement, pose alors la question de la 6 -ème République qui pourrait être plus respectueuse de la liberté, des droits humains, et sortant de la notion de tout pouvoir donné à l’État, au Président sans le consentement véritable du peuple.

Le pacte Nation-Justice que souhaite établir Emmanuel Macron peut se défaire de ce consentement du peuple s’il n’est pas établi une évolution de toute la société, et en premier du pouvoir politique qui lui reste immuable.

La justice est ce qui établit l’équilibre, qui laisse le droit à des végétaux de pousser près d’un arbre gigantesque. La justice ne fonctionne pas et surtout apporte des souffrances car elle n’établit pas l’équilibre.

La justice est un membre de la liberté, elle doit être l’expression de la paix et il y a des femmes et des hommes sensibles travaillant pour la justice, qui aspirent à cette invitation à la paix, à être au plus prêt de ceux fragiles, à ne laisser personne de côté, et à prendre le risque de la liberté, qui est toujours maintenue dans un carcan construit par le pouvoir.

Si nous constituons la justice en un ensemble, nous constituons une société juste et la solution est toujours le respect des droits humains. La justice doit avoir d’autre part une ambition internationale, donc être en accord avec une Europe sociale, humaine, et ne pas être enfermée entre des frontières. Elle doit montrer au monde qu’elle participe à la fondation de la paix universelle.

Les problématiques fondamentales regardent notre humanité et ainsi que Robert Badinter l’a souligné l’abolition de la peine de mort doit être universelle, comme doit être la fin de l’emprisonnement en unique solution, quand il est d’être une société inspirante pour les droits humains pour que la violence soit véritablement combattue.

Si nos sociétés sont un mouvement pour le respect de la liberté, si elle implique une économie de partage, nous donnerons la chance à tous de ne pas vivre la violence, nous indiquerons avec force qu’un homme a le choix de faire du mal, comme il peut au contraire choisir d’aimer. Mais pour cela, il faut que la société ait la volonté de construire un monde où la bonté, le partage sont les valeurs économiques. Les décideurs politiques doivent changer pour que la justice change.  Le monde économique doit changer pour que la justice change.

La justice est un équilibre et elle fait donc intervenir toutes les dimensions de notre société. Ses codes et ses lois doivent être à cette naissance, la paix. Refondre la justice est un défi de grande ampleur. Il est encourageant que la France lance les débats par les États Généraux, mais ceux-ci devraient être hors parti politique et non dans le cadre d’une élection présidentielle en marquant une réélection pour être sur la continuité et prenant les débats démocratique qui ne peuvent qu’être intenses durant ces 120 jours, alors qu’il sera demandé aux français de renouveler ces débats pour s’impliquer dans l’élection présidentielle, qui est également un moment intense et qui peut soulever des conflits, pressions et violences .

Si la justice est l’équilibre, elle a besoin de sérénité pour affronter les grandes problématiques qui éveillent pour certains des souffrances, une mémoire traumatique. Les Français sortent à peine d’une pandémie avec une prolongation de l’état d’urgence jusqu’en juillet 2022. Il y a également des difficultés économiques importantes pour certains, une précarité qui s’aggrave, et les traumatismes générés par les mesures sanitaires prises pour lutter contre la pandémie, comme une détresse, un mal être que des personnes subissent en France. Cela démontre le déséquilibre de la justice et dont que son système fermé n’est pas bon et qu’il n’est pas souhaitable qu’il perdure.

Je pense également aux policiers et gendarmes, aux professions qui subissent les conséquences de la violence, et ils savent combien elle impacte la vie, combien elle peut générer la violence, les traumatismes, l’épuisement, les dépressions, et enfermer notre société dans ce mouvement dont il faut absolument sortir. L’établissement de la réconciliation est nécessaire et je pense que la politique a fait beaucoup de mal depuis des décennies par la manipulation des événements, des émotions humaines, par l’envie de profits, de carrière, par les mensonges et il pourrait être en parallèle des États généraux de la Justice, ceux de la politique, ceux du gouvernement.

La Cimade émet un constat, depuis 2012, la France a été condamnée 8 fois par la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) pour avoir enfermé des familles avec des enfants dans des centres de rétention et le 22 juillet 2021, la CEDH a sanctionné la France pour l’enfermement d’une mère et de sa fille de 4 mois durant onze jours dans un centre de rétention dans des conditions médiocres et inadaptées. Une décision d’enfermement prise le 26 novembre 2018 par le préfet de Loir-et-Cher.

Selon un document établi par l’Unité des Relations publiques de la CEDH, en février 2021, sur le nombre total d’arrêts rendus concernant la France, dans plus de 70 % des affaires, la Cour a constaté au moins une violation de la Convention et a condamné l’État. Signifiant également que plus de 60 % des constats de violation concernent l’article 6 (droit à un procès équitable), qu’il s’agisse de questions de durée ou d’équité de procédures.

Dans des procédures pour notamment des violences sexuelles, celles-ci indiquent des avocats peuvent durer plus de 7 ans et alors ne permettre aucune reconstruction des victimes. Souvent les faits sont minimisés et des non-lieux sont prononcés en faveur du bénéfice du doute.  Ainsi en 2019, 1 % des violeurs ont été condamnés après des années de procédure éprouvantes pour les victimes. Les violences à l’égard des femmes sont en augmentation, et l’ONU s’inquiète de l’aggravation des violences faites contre les femmes dans le monde.

La justice a bien une valeur internationale et de liberté, de respect de la vie des plus vulnérables, de leur droit humain de vivre en paix et en sécurité alors qu’ils subissent en première ligne les violences sans que la justice existe pour eux, ce qui est inconcevable pour établir la paix.

La France n’est pas en paix quand tant de vies sont en souffrance, tant les questions légitimes de ceux vulnérables n’obtiennent pas de réponses, tant leur mémoire est effacée. Parlons Justice, signifie : parlons d’équilibre, de la paix libérée, de cette volonté de lumière – la liberté.  

© Fédora Hélène

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