Tribune – L’effondrement capitaliste : c’est l’humanité contre elle-même

@liberterradaily

Au sommet du capitalisme – le vide, la chute

Plus l’argent deviendra le conducteur de nos sociétés, plus les drames seront conséquents. La chute sera de la hauteur du sommet atteint par l’expansion des pouvoirs financiers qui sont une économie virtuelle, un mirage d’enrichissements. 

L’humanité se trompe de chemin. La réussite, ce n’est pas de posséder en imposant une extrême pauvreté à des millions d’êtres humains et la nature – puisqu’il est cette alliance infinie, indéfectible – mais de réussir la réconciliation de notre humanité. Et, cela engage la réalisation du premier objectif du développement durable : pas de pauvreté. 

Or, de nombreux gouvernements, puissances économiques, enclenchent le mouvement contraire. Celui de l’accélération de la crise climatique, des crises alimentaires, de l’aggravation des crises humanitaires et du nombre de personnes réfugiées dans le monde.

La réponse de Gérald Darmanin à ce propos est affligeante ! Il nie le problème, se vante d’une politique sécuritaire renforcée aux frontières quand le monde est au bord de l’explosion par la crise climatique, un bouleversement planétaire actif que les barbelés n’arrêteront pas.

On poursuit une économie destructrice et on ose parler de bienveillance, quand l’Hydre capitaliste domine toutes les arcanes de la société et impose une lente et certaine mise en péril de la biodiversité, de l’air que nous respirons, de l’eau que nous buvons.

L’eau, élément vivant, permettant un équilibre parfait du monde de la vie, qui lutte contre un déséquilibre majeur imposé par la pollution multidimensionnelle. Aucun ministère écologique digne de ce nom car il est impossible dans le système actuel qui perdure en matrice ! 

Chaque citoyen doit prendre conscience que sa vie est importante, qu’il a le droit de vivre et de donner cet héritage de vie à ses enfants, aux enfants. 

Quel sens de vivre donner à notre civilisation en sachant qu’elle est celle de l’effondrement ?

Les corruptions ont envahi la réflexion politique, l’intérêt est devenu supérieur à la sincérité du combat. Ainsi,  la lutte contre la pauvreté, l’injustice, devient une souffrance, celle se perpétuant, celle combattue reprend sa vigueur, épuise les actes de paix et la violence surgit toujours plus puissante.

Nous ne pourrons pas revenir en arrière et arrêter le désastre des corruptions pour donner à notre monde ce souffle de vie par la justice, par ce don de paix, qu’elle est véritablement. Nous devons repartir à  la source :  la liberté en expression de paix. Celle ayant permis à la vie d’être par des efforts immenses :  ceux des artisans de paix, des soignants, humanitaires œuvrant chaque jour auprès des plus fragiles, des femmes – force de vie, et donnant sans compter aux malades, personnes âgées, à leurs enfants, aux enfants et bravant les violences avec un tel courage, luttant au cœur de la pauvreté. C’est par le chemin de la paix, celui qui sauve que nous pourrons poursuivre les efforts et gagner l’espérance d’un monde libre. La liberté est la seule alliée de l’humanité, car elle est celle permettant la création, nous permettant de traverser les épreuves en gardant son soleil au cœur, de transmettre et de faire perdurer notre monde. C’est par cette union de paix que nous devons combattre les inégalités, l’ombre que forment les violences, la pauvreté, le racisme, qui abattent sans conscience la vie.

Cette incompréhensible cruauté,  la combattre, que devons-nous faire ? 

Que devons-nous faire pour créer l’universalité de la paix ? Que devons-nous faire pour lutter contre la guerre, les violences économiques qui épuisent la nature ? Devons-nous fabriquer toujours plus d’armes ? Serons-nous cette triste réalité pour solution ? Et, quand tout aura disparu, il restera le nom d’un marchand d’armes gravé dans le fer de la Terre, ce lambeau, cet éclat d’obus. Que devons-nous faire pour inspirer au monde la renaissance de la liberté au sein de notre humanité par la réconciliation ? Est-ce cette prière perdue, celle qui ne croit plus et s’enfuit vers l’abandon, et les drames gagnant notre histoire commune.

Nous devrions appeler à un accord commun car nous respirons le même air, et que le temps ne nous laisse pas celui des conflits, des divisions, ni de faire perdurer une industrialisation de la vie. Il faut aujourd’hui prendre le chemin de la paix et celui-ci exige un contrat social universel, posant la fin immédiate de l’exploitation des populations, des plus pauvres pour des profits coupables, et vains. Chaque jour un enfant meurt de faim, de maladies évitables, de violences et à ce jour, chaque seconde compte pour la paix. Ces secondes sauvant un enfant et lui donnant son droit de vivre par une seule carte d’identité, le jour de sa naissance. Reconnaître l’humain pour reconnaître notre humanité.

En France, le gouvernement ne peut perdurer dans une démocratie défaillante, les faiblesses du suffrage universel, qui n’est pas pour la liberté des peuples, mais pour orienter les élections par les manipulations mentales, les peurs, la souffrance et l’espoir, devenu cette neige perdue.  Emmanuel Macron ne peut consciemment faire perdurer un système économique virtuel provoquant une réelle pauvreté, injustice, drame pour notre futur qui se construira par cette mémoire de l’effacement de la vie pour des profits absurdes.

Des systèmes qui ont effondré le climat, et chacun d’entre nous accepterait de collaborer à ce qui détruit ? Voter pour les politiques, c’est accepter le système et non lutter pour la paix. Nous sommes tous pris au piège, voter par espérance, on veut y croire et tout se perd comme avec le nouveau gouvernement d’Elisabeth Borne. Emmanuel Macron n’aurait jamais dû se représenter, et aurait dû rester à l’inachevé, ce qui sera, mais en perdant cinq années supplémentaires pour le bien-être de la nature et de notre humanité.

De la même manière, NUPES ne sera pas la solution car étant un système, et celui divisé, profondément en incohérence, et qui ne réalise qu’une union qui par les haines n’a pu se former dès le premier tour de l’élection présidentielle. Des divisions qui n’ont pas disparu, qui seront présentes et qui se heurteront au moment de décisions concernant la politique internationale, et seront dès les premiers choix.

Un climat politique sectaire et conflictuel, les puissances de quelques milliardaires, et l’industrie de l’armement, des salons mondains et du faux régnant en maître de l’hypocrisie, des mensonges du grand monde en élite condescendante et dans un entre-soi au mépris des plus fragiles.

Le pouvoir – les pouvoirs se heurtent, s’affrontent, se tiennent les uns les autres, et rien n’aboutit que la défaite et le temps perdu. Établir, un Conseil de la Résilience, reconnaître l’urgence de fonder une économie de partage, une fraternité, solidarité internationale. Sortir des partis politiques, des clivages Gauche, Droite, du faux sous Emmanuel Macron.

Donner un élan à notre voix, non par le vote qui est manipulé, mais par nos choix, nos actes et réalisations. Déserter un système qui abîme la nature, et choisir la vie

Être ce consentement pour la liberté, être cette pauvreté par le refus d’un enrichissement prenant à autrui sa liberté, son droit de vivre et lui imposant la souffrance par les violences économiques. Sortir de la perversité de la culture française, de ses hypocrisies la représentant comme un lac calme, alors qu’il est cette violence contre des personnes, ces mensonges économiques. Sortir du mental des huissiers, de ces cours de justice fondées par le droit de vie et de mort, comme gardiennes de l’État; ce pouvoir sur des êtres humains, et condamnant notre avenir. Les riches au secret de cabinets d’avocats, d’arrangements d’argent, et laissant la justice pour les citoyens subissant les injustices, un système archaïque héritier de la monarchie. Une hiérarchie d’élite garante des pouvoirs et abandonnant des femmes et des enfants en grande souffrance. La justice se faisant la violence, l’écho des systèmes et celle qui ne lutte pas contre la pauvreté, mais accepte ceux faisant fortune auprès de ces palais en tribunaux.

La justice absente, la paix ne peut être. Relever la justice en un don de paix, et refuser ces pouvoirs qui ne peuvent représenter la démocratie. Les théâtres de justice pouvant détruire des vies innocentes, ne sont pas l’expression de la liberté. Le système corrompu qui pourrait se juger lui-même, se condamner lui-même et reconnaître les vies mises en souffrance par la perversité des lois, autorités et cet absurde de fragiliser la vie pour donner tout pouvoir à un mental prédateur. Et, la division règne au sein de toutes les institutions utilisant la peur, l’oppression pour mettre en faute, en culpabilité les victimes noyées dans un système accusatoire au profit de la loi du plus fort, et faisant de prédateurs, les rois. Le coupable est innocent, c’est la liberté leur ennemi. Mandela, est ce poing toujours levé pour la liberté. 

Sortir du bois des loups, et donner une chance à la paix, où laisser dominer ce qui détruit ? Que devons-nous faire ? Par les mots humains, par le cœur qui bat, par la force de la paix, par la sincérité de la liberté, avancer vers la création d’une nouvelle civilisation délivrée des ombrages. Puis, pour lumière, garder la mémoire du chagrin, celui  d’une mère protégeant la vie de son enfant de la violence des hommes.

Tout est possible, l’immensité de la Terre, sa beauté, sa vie nous accorde tout depuis la naissance de notre humanité, et nous brisons la paix par des guerres que notre humanité porte en fardeau dans le néant de son obscur, quand tout est vie, et que la liberté, patiente, attend de nous, l’amour qui nous constitue et par lequel notre vie peut être, notre monde peut perdurer. Cette force que l’on ne peut définir, tant elle ne possède pas de point final, mais un infini. Cet infini que nous ressentons, cet inexplicable, et la joie de l’espérance témoignant jusqu’à nos larmes de l’amour présent, vivant en nous et en ce tout de la vie.

Hélène Fédora 

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