France – 20 % de féminicides supplémentaires en 2021 – Un été de violences : 15 femmes ont été assassinées en un mois d’ août

photo @liberterradaily

Silence , une femme a été tuée.

Le Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes, a démontré qu’il a été en 2021, une hausse de 20 % des féminicides par rapport à 2020, portant à 122 le nombre de femmes tuées par leur conjoint ou ex-conjoint.

Puis, selon le collectif NousToutes, au 21 août, il était depuis le 1er janvier 2022, 85 féminicides. Dont 15 féminicides du 1er au 21 août 2022.

Une hausse des violences faites aux femmes, qu’il n’est pas d’excuser par la pandémie de Covid-19 pour tenter de donner une explication justifiant la terrifiante violence à l’égard des femmes.

La culture française doit se remettre en question, déconstruire ces certitudes condamnant des vies innocentes par l’acceptation des violences faites aux femmes, par la perversité des lois, par l’indifférence, l’ archaïsme des violences. La justice conserve un pouvoir illimité légitimant la culture des violences faites aux femmes, et classant à l’hypocrisie les politiques de lutte pour respecter l’objectif de développement durable soutenu par les Nations Unies : zéro tolérance pour les agresseurs, zéro violence faite aux femmes d’ici 2030.

Une culture de la guerre contre notre humanité

Une crise majeure fait face à nos sociétés. Un bouleversement constituant l’urgence, ce temps accéléré où les défis à relever se conjuguent ensemble dans cet impératif de réaliser l’universalité de la paix.
On s’étonne du bouleversement climatique planétaire, comment la nature pourrait-elle être aimée quand la vie ne l’est pas, quand la cruauté est valorisée, quand violer, maltraiter, tuer une femme, une femme enceinte, est considéré comme un droit issu de l’autorité masculine par ceux faisant de ce fait de la justice, un effondrement civilisationnel.

Mais, ce qui est important c’est un titre, un pouvoir, une fortune, mais pas l’humain. Ce que le système appelle la « justice », changera-t-il un jour et quel gouvernement ferait-il table rase de ce qui détruit pour que la vie soit protégée ?

Aujourd’hui, en opposition à la résilience, certains-es faisant partis d’un système économique et politique destructeur, et se positionnant en une pseudo élite très suffisante, garante d’une droite extrême pour sécuriser la progression de leur richesse égoïste, véhiculent des discours de haine, niant les témoignages de femmes victimes de prédateurs par des tribunes, messages nocifs, excusant et soutenant des agresseurs, flattant le patriarcat, ironiques et cyniques pour discréditer le féminisme. Des mots conservateurs, bornés, médiocres, fidèles à un 19 ème siecle misogyne, s’amusant du corps de la femme en objet sexuel, s’amusant du pouvoir de détruire une vie, et surtout de la violence faite aux femmes pauvres.

Et, quelques femmes notables, au 21 ème siècle, sont toujours si obéissantes aux ordres napoléoniens inventant les codes et les lois. Elles sont à un titre les flattant, à leur endoctrinement ou simple méchanceté, indignité pour soutenir la culture de la violence faite aux femmes.

Cet bourgeoisement volant le pouvoir des nobles et revêtant leurs habits, perpétuant les oppressions, fortes inégalités, discriminations, culture de l’esclavage, du colonialisme, et sachant la justice au service des pouvoirs, garante des fortunes, de l’esprit de guerre du politique. La justice ainsi fardée, portant son fardeau, se fait le bâton frappant les plus fragiles, faisant taire leur voix, trahissant leur parole, leurs mots justes défendant l’innocence. Une justice qui entasse la pauvreté dans ses prisons, mais qui n’a jamais lutté contre, bien au contraire, quand certains font fortune grâce à ce système. La justice n’est pas laxiste, elle est destructrice.

Comme le pouvoir fait ce qu’il condamne, mais devant leurs actes, ils ont écrit le mot « légal », « droit », cette omerta cachant sous le tapis des palais, leurs corruptions. La religion les a bien servi, leur donne une apparence convenable, leur achète leur place au paradis dans toute leur hypocrisie, langage à l’art des manipulations.

La femme humiliée, utilisée comme une servante, et celles profitant des détresses, acceptant la violence et courtisant le système, pensant y faire fortune. La cupidité menant par le bout du nez ce monde aux belles allures. L’argent peut tout, achète tout, jusqu’à leur propre vie.

Une bourgeoisie ignorante à l’ego exacerbé, qui oublie que le féminisme appartient à tous, femmes et hommes doués d’humanité, de sensibilité, de compassion, de solidarité, d’amour et de sa paix. N’étant qu’une chose importante : Tous Humains Tous Égaux.

Mais, le problème est que le politique tend l’oreille aux oppresseurs et éteint la parole des opprimés. Un mot d’une élite corrompue se pensant supérieure aura mille fois plus de poids que l’expression libre et sincère de ceux vulnérables. De ceux ne comptant que sur eux-mêmes et ne voulant que vivre en paix par le respect des droits de la personne, du droit humanitaire international qui condamne les violences sexuelles, qui condamne la violence envers les femmes, qui condamne la cruauté : ce patriacat à l’absurde de la guerre qu’il mène contre sa propre humanité, qui divise notre fraternité dès sa naissance, brisant l’amour unissant chacun d’entre nous, faisant d’une femme une sœur, une mère, une amie.

L’ augmentation des féminicides, de la violence faite aux femmes, des violences conjugales, ce n’est pas uniquement l’échec d’un gouvernement qui n’a pas eu la volonté de refonder profondément la justice, c’est elle-même qui depuis des décennies a décidé d’ échouer.

L’ orgueil, un pouvoir illimité, dangereux ne pouvant correspondre à la démocratie, ni à l’avenir en résilience. Il enfonce le clou d’un système suicidaire de répression, qui augmente les injustices, impose des traumatismes. Une justice d’un autre temps fondée sur la peine de mort, ce droit dément, une justice qui peut toujours anéantir psychiquement une personne par la méchanceté de lois, la perversité de leur application, par la violence aussi envers des femmes victimes de prédateurs .

Une justice prenant le droit d’interrompre la vie de femmes victimes, en l’emprisonnant dans des procédures éprouvantes et pouvant durer des années, où le droit de protéger sa propre vie est anéanti. La justice ordonne et possède ce droit de saccager des vies innocentes. Tout à l’interprétation de certains magistrats-es pensant pouvoir juger la richesse de la vie, d’une vie par l’archaïsme de lois, du haut de leur prétoire dont ils ne sortent jamais. Clos, cloîtrés dans un ordre constituant leurs pensées dans un autoritarisme à leur conscience narcissique. Comment un prédateur ne pourrait-il pas s’entendre en écho dans un tel système judiciaire ? Comment alors ce système pourrait-il protéger la vie de femmes victimes d’ hommes cultivant ce qui détruit ?

Comme certains avocats se transforment en profiteurs de détresse, servant leur discours commercial aux pompeux honoraires, et jouant leur rôle sur la scène d’un théâtre, où à la fin , la vie s’écroule sans faire semblant, ni ne pouvant rejouer la scène.

France – la culture de l’indifférence

Enfant, comprendre l’effacement d’une vie. On efface une femme victime de violences conjugales, on efface sa mémoire, son nom, son visage, et lorsqu’elle tombe tuée par son conjoint, il sera une tombe oubliée telle que sa vie le fut.

Comprendre par soi-même au travers des silences, de la douleur se traduisant par la timidité d’une enfant, celle effacée, celle n’ayant pas une seule photo de sa mère assassinée par son père. 

Le prénom de sa mère ne sera plus jamais prononcé. Son visage est inconnu, aucune bougie, aucune fleur, elle a disparu.

 Elle était cet enfant au silence. Un sourire timide, une voix douce, sans jeu, presque immobile. Cette grande sœur de cœur, et il était ce miroir, sa silhouette passant devant, et s’effaçant. Cette ombre légère, une robe simple, la fraîcheur de coton à l’été souriant au dehors. 

 J’appris si jeune qu’une femme ne vit pas libre, que son corps devient son ennemi, celui que l’on peut battre, violer, tuer, dans un long silence alors que la violence est ce bruit assourdissant, ces cris, ces pleurs, et pourtant, personne ne les entend, ne voit un regard humain en souffrance, ces yeux exprimant la vie si forte si belle, cette vie puissante et donnant une telle intensité au regard de celles souffrant. 

Cette lumière d’espérance, de paix, ce calme, la survie face à nous, luttant contre la haine d’hommes de violences en rage, ne cachant pas leur cruauté, l’exposant fièrement sur les places, affirmant son prestige autoritaire, le patriarcat flamboyant, la criminalité masculine s’expose, tant ces hommes ne savent exister que par la haine, pensant qu’être un homme, c’est être cet esclavagiste décidant de la vie et de la mort d’un être humain, sa compagne. 

 Il était censé l’aimer, c’est bien cela un être cher, mais il joue avec l’amour de la liberté qui empli un être humain de vie, et détruit celle-ci en la privant de son souffle. 

Les rêves d’une femme, il les manipule, les maltraite, les tue sous ses yeux, elle voit sa vie être détruite. Une souffrance incommensurable, un homme cruel frappe avec ce fouet brisant le corps et l’esprit de sa victime. 

Ce silence des coups, ceux n’apparaissant pas en bleus : les viols. Ce crime, et celui ajoutant conjugaux en adjectif, quand il n’est qu’un seul crime, le viol.

Cette arme de guerre contre notre humanité, et la France est ces passants détournant leur regard, cette phrase d’un violeur,  » Tu as l’habitude d’être violée », cet homme cruel, son habitude de violer, de tuer en toute impunité, le disant à sa victime – un rire dans sa voix, son sourire au coin des lèvres, le terrifiant, l’insoutenable, cet homme cruel, son sadisme. 

La France a l’habitude d’éteindre les pleurs des femmes victimes de violences, de viols. La justice a l’habitude d’effacer, d’accuser les victimes, et la méchanceté de certains magistrats-es à l’obscur patriarcat, leur culture du viol, et l’autorité domine, l’omerta. Chut ! Plus un mot …

Le pouvoir légal mettant en souffrance, sourd aux douleurs, ne retenant les pleurs, au rang des prédateurs, à leur voix commune, la paix à terre, blessée. Les pouvoirs à l’hermine, longues robes noires, voilant l’arc-en-ciel et les artisans de paix brandissant le cœur de notre humanité au sein des palais de justice, des plaidoiries où vibre la voix de l’humain, la défense des plus fragiles.

Les autres s’éteignent comme cette lampe à la nuit, jamais face à leurs responsabilités. Leurs jugements détruisant des vies, la folie consciente de ceux qui en quart de seconde abattent le fragile en restant assis sur leur chaise. Ils ne combattent pas à l’abri des pouvoirs, d’un État qui ferme sa conscience, noie la liberté.

Aux épouvantails de noirs vêtus chassant les oiseaux libres, fermant l’innocence dans une cage. Ils vantent leur égo à la corde de ce pouvoir suicidaire révélant les injustices, les condamnations brisant le voile blanche contre les rochers, la tempête, leur ciel aux nuages, battant l’horizon, et demain, on verra la chandelle allumée par les âmes de paix, de liberté.

On verra du haut du grand mât, les enfants libérés des chemins de pierre, des lois arbitraires les séparant de leur mère. Ces enfants volés en toute légalité, sans raison, que la violence d’une justice qui n’a jamais combattu les injustices, les drames de notre humanité. Ces longs murs de détresse, elle y inscrit « INTERDIT ». Interdit les pas franchissant le désert pour la liberté. La libération, ne plus taire les souffrances qu’imposent ces pouvoirs à des vies innocentes.

Ces pouvoirs judiciaires qui depuis des décennies laissent des agresseurs détruire des vies, car elle est celle d’une femme, d’un enfant. Ce pouvoir judiciaire croisant sa route avec celle d’hommes de violences, il crée le vide à la porte de la toute puissance du patriarcat.

La démocratie, elle, est cette fleur attendant d’éclore au sommet des monts où le soleil se couche, appelant les espoirs, à la douceur pastel colorant les neiges éternelles. Les femmes assassinées, leur prénom se figeant dans la glace, gravant la Terre de notre Histoire. Nous prions chaque jour pour que le verbe Aimer berce nos contrées, inspire nos communautés. Conquérir l’amour, donner son nom à nos civilisations.

L’homme, cet inventeur de la roue à l’infini, ce bâtisseur, n’a toujours pas posé la bonté pour cathédrale de notre humanité. Espérer et la désobéissance en arme pacifique pour franchir les murs, les faire tomber, hisser un autre drapeau pour fêter l’universalité, être humain pour seule identité. Une femme et un homme en fraternité, chacun de nous posant la premier pierre sur les nouvelles places, la justice en don de paix. 

 Fédora Hélène

@liberterradaily

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