Emmanuel Macron au Qatar : l’addition salée !

@liberterradaily

Emmanuel Macron – Climat et droits humains aux promesses politiques

Le père noël est passé en avance pour Emmanuel Macron en lui offrant un voyage au Qatar pour la Coupe du monde. Un voyage au Qatar qui a coûté au contribuable un smic pendant 31 ans.

Le Point a calculé le coût du déplacement présidentiel nécessitant deux allers-retours, en se basant sur les données de la Cour des comptes, de l’Élysée et des données de déplacements des deux avions présidentiels : l’A330 et le Falcon 7X.

L’addition : 501 000 euros et 480 tonnes d’équivalent CO² soit 53 ans d’empreinte carbone d’un français, précise l’article du Point, qui ajoute « nous avons utilisé le coût de 22 482 euros par heure de vol de l’A330, d’après le dernier chiffre fourni en 2019 par l’Élysée, qui ne tient pas compte de l’inflation des dernières années, ni de l’augmentation du prix du pétrole ».

Un calcul qui atteint 812 000 euros et 725 tonnes, s’il est tenu compte du trajet Paris- Conseil européen à Bruxelles du 15 décembre, ainsi que les déplacements en Égypte et en Jordanie pour des « missions étatiques » sur « le trajet de retour de Doha après la Final », souligne Le Point.

L’État source du problème – L’humanité, la planète en détresse

Emmanuel Macron absent de la COP15, la Conférence des Nations Unies sur la biodiversité, où l’objectif principal a été d’adopter le cadre mondial de la biodiversité pour créer des futurs viables pour l’humanité en osmose avec la planète par le respect de la vie. Le président qui sera présent par une communication sur Twitter en déclarant, « Les pays du monde entier rejoignent notre appel à protéger 30 % des terres et des océans et à mobiliser, d’ici 2030, 30 milliards de dollars par an pour accompagner les pays en développemment dans cette ambition« .

Ajoutant, « Maintenant, place aux actes« . C’est à ce moment là que tout va se compliquer, d’autant que la croissance économique est la priorité du gouvernement, du monde de la finance. Il ne peut être de croissance économique quand il est l’épuisement des ressources naturelles et que l’eau de pluie qui abreuve les terres est contaminée par des produits chimiques dits « éternels ».

Tout de la vie repose sur un plateau de la balance finance. Tout est enfermé dans l’imaginaire humain tenant pour réalité l’économie, quand seule la vie est une réalité. 30 milliards de dollars qui justifieront une croissance économique dite « écologique », « responsable », alors que les voyages présidentiels, leur impact sur la crise climatique démontrent le contraire. Une agriculture intensive, autant que l’élevage intensif se poursuivent au niveau international. La biodiversité est bien continuellement en danger par les industries de l’alimentaire qui sont devenues dépendantes de l’industrie chimique par les pesticides et l’utilisation des antimicrobiens, dont découle la résistance aux antimicrobiens qui en cascade met en danger l’avenir alimentaire de la population mondiale, et de la biodiversité.

On est dans un engrenage fou que les politiques ne savent arrêter car c’est par le déséquilibre que l’État assure sa puissance, et se fait celui promettant un avenir serein, il devient le garant de celui-ci, alors qu’il est actuellement dans l’impossibilité de tenir des promesses écologiques. Le tout électrique ne crée qu’une pollution secondaire et ne tire sa puissance que des ressources naturelles. L’homme ne crée pas la biodiversité, il l’exploite. Protéger l’océan et la terre, ce n’est pas envisager de protéger que des zones définies par l’homme, mais cela doit être sur toute la surface de la planète. S’autoriser à détruire à un endroit, c’est mettre en détresse la Terre, et non d’une partie de la planète. En exemple, les déserts grandissent, les eaux souterraines sont un bien appartenant à la Terre, permettant son équilibre parfait et lui donnant la capacité d’être une ile généreuse nous alimentant. Posséder, fractionner – le résultat : plus une goutte de pluie pure sur toute la surface de la planète.

L’océan est un monde en un monde qui maintient la planète vivante. L’ocean fait les rivières, les sources comme elles font l’océan, comme chaque élément constitue l’équilibre de la planète, et nous ne savons encore que peu de choses. Des hommes ce sont permis de détruire beaucoup en ne sachant rien des conséquences sur des siècles pour la nature. Des générations d’hommes poliitques ont pris des décisions dont ils ne supportent pas les conséquences. C’est cette continuité qui se répète et des populations aisées oublient leur responsabilité, le laissé faire qui est depuis des années.

Ce n’est pas l’illusion de 30 milliards de dollars à venir, quand Bernard Arnault est à la tête de 182 milliards de dollars, qui va sauver la planète, mais un stop à une croissance économique délirante et destructrice. Les 30 milliards sont là, dépensés dans des investissements qui mènent notre humanité au bord du précipice.

La COP 25 se déroulant à Montréal (Canada) du 7 au 19 décembre, et reconnaissant la nécessité de plan politique d’urgence pour réaliser l’espoir et vivre sa réalité d’ici 2030.

Un événement primordial pour définir comment demain nourrir l’humanité, comment préserver l’eau douce et l’ONU Eau, UNESCO et l’OMS ont émis en décembre 2022 des rapports et réunions de premières importances pour alerter sur le danger que la folie économique provoque et cache derrière cet engrenage de consommation aucun les politiques ont habitué les peuples.

Que restera-t-il de ces pages de rapports, de réunions, de Sommets, d’articles, quand la Terre avancera toujours plus rapidement vers le cœur du bouleversement ?

Que restera-t-il des justifications présidentielles, des mots d’Emmanuel Macron qui répond à la presse « Mais moi, j’assume totalement », concernant son déplacement pour soutenir l’équipe de France ?  

Emmanuel Macron qui a souligné « j’ai pu voir l’émir du Qatar avant », précisant « il est prévu d’autres rendez-vous plus politiques avec d’autres chefs d’État et de gouvernement sur des situations de crises ». Le sport permet de se « rassembler », selon Emmanuel Macron, comme cela peut être au moment des Jeux Olympiques, dit-il, ce qui permet à des « Nations qui ne savent pas se parler sur le plan politique se parlent ». Puis, Le Président félicitant le Qatar, « Il faut reconnaître que le Qatar l’organise très bien cette Coupe du monde ».

Des compliments qui choquent lorsqu’il est le chiffre de 6 500 ouvriers décédés au Qatar, et que nombreux ont annoncé le boycott de la Coupe monde pour protester contre le non-respect des droits humains des plus vulnérables, de travailleurs migrants.

Un chiffre : 6 500 ouvriers décédés au Qatar, et le lien est directement fait avec la Coupe du monde 2022. Revient en mémoire ce que des ouvriers ont subi lors de la construction d’infrastructures sportives en Russie, Chine, au Brésil …  Le sport qui nous rassemble, qui est là pour donner de la joie, permettre entre les peuples une autre communication que celle politique, est lui aussi touché par la puissance des lobbies financiers, par le redoutable de la géopolitique, par les marchés établissant des profits, par le monde tenu par une autre communication, les ventes d’armes.

La guerre, en ombre et le sport était pour nous, un affrontement pacifique, des rencontres fraternelles, et toujours un monde de violences qui se poursuit, tout est donc politique.

Puis, 6 500 ouvriers décédés seraient oubliés, ce chiffre sorti de l’ombre, de son contexte et il est impossible actuellement de comptabiliser le nombre de travailleurs migrants décédés. Des décès qui ne sont pas tous liés à la construction du stade pour la Coupe du monde.

Ce chiffre dramatique n’est pas arrêté et aucun bilan du nombre de morts n’est établi. Il y a plusieurs faits, études, enquêtes sur les conditions de vie des travailleurs migrants au Qatar.

Amnesty International cite notamment, une étude de 2019 parue dans la revue Cardiology, qui évoque un lien entre la chaleur et le décès d’ouvriers du Népal au Qatar, « pas moins de 200 des 571 décès cardiovasculaires sur la période de 2009-2017 pourraient avoir été évités ». Le nombre de décès est donc aussi établi sur plusieurs années où les conditions de travail demeurent très éprouvantes d’années en années et mettent des vies en danger.

Il est notamment un rapport de l’OIT intitulé « One is too many : The collection and analysis of data on occupational injuries in Qatar ». Une étude qui permet de dresser un bilan des blessures et décès liés au travail dans un pays, le Qatar. Un rapport démontrant que 50 travailleurs sont décédés en 2020, que plus de 500 ont été gravement blessé, et que 37 600 ont eu des blessures légères à modérées dans le cadre du travail.

« La transparence dont a fait preuve l’examen des processus de collecte et d’analyse des données nous a permis de proposer un ensemble de recommandations concrètes qui peuvent servir de feuille de route pour l’action. Nous devons agir de toute urgence, derrière chaque statistique il y a un travailleur et sa famille », a déclaré Max Tunon, chef du bureau de l’OIT au Qatar.

Le non-respect des droits humains, des travailleurs migrants en subissent la réalité, et celle-ci ne peut pas être représentée par des statistiques. Le nombre de travailleurs blessés, décédés est difficile à établir, d’autant que les conséquences peuvent être en bombe à retardement et des travailleurs peuvent tomber malades à la suite des conditions de travail, après avoir quitté le Qatar. Certains migrants sont décédés dans leur pays.

Le témoignage des plus vulnérables, c’est le voyage du silence vers la liberté.

La voix du silence est celle des plus vulnérables, des plus pauvres, malgré les témoignages, la rédaction de rapports, d’alertes faites. C’est cela l’injustice : taire. La voix de la liberté reconnaît chaque vie comme étant précieuse et n’abandonne aucun de nous. Le sens de justice, de respect des droits humains, c’est cette rigueur qui impose qu’aucun être humain ne doit subir une destruction de sa vie par la violence politique et économique, mais celle-ci est à travers le monde et chaque jour ce sont des vies innocentes qui tombent en silence.

Nous pouvons dénoncer, souhaiter des améliorations, mais nous ne pouvons pas dire aller vers un monde meilleur en gardant un système toxique qui repose sur la violence envers l’humain, comme envers la nature.

Le système reste, s’affirme, et les Chefs d’État et gouvernements pourront justifier de leurs bonnes intentions, de vouloir plus d’équité, d’argumenter sur la géopolitique pour assumer un voyage au Qatar, rien ne changera réellement si cette civilisation guerrière perdure. C’est sur les éléments de la guerre, des concurrences entre êtres humains que tout se poursuit.

C’est bien le pouvoir de l’argent et de la politique qui tient également de nombreux sports, et le football est un vecteur politique, financier très important. Des liens géopolitiques croisés de puissance à puissance et d’intérêts bien autres que le sport, que d’apporter de la joie aux peuples en souffrance le temps d’un match, d’une victoire.

Un rapport d’Amnesty International revient sur la problématique fondamentale des travailleurs migrants au Qatar. « Quand des hommes relativement jeunes et en bonne santé meurent soudainement après de longues heures de travail par une chaleur extrême, cela incite à s’interroger sur la sécurité des conditions de travail au Qatar », a exprimé Amnesty International.

Des décès de travailleurs migrants, « Le Qatar délivre régulièrement des certificats de décès pour ces travailleurs migrants, sans avoir mené d’enquête adéquate. Pire, les autorités qatariennes attribuent leur mort à des « causes naturelles » ou à de vagues problèmes cardiaques », a souligné Amnesty International.

L’ONG qui évoque le travail d’enquête qui a été réalisé sur le décès de travailleurs migrants au Qatar, et rappelle que les statistiques officielles du Qatar établissent que « plus de 15 021 personnes non qataries – de tous âges et de toutes professions – sont mortes entre 2010 et 2019 ». Une donnée qui inquiète, mais précise Amnesty international, « sans enquête, les données sur les causes des décès ne sont pas fiables ».

Par ailleurs, Amnesty International a publié un rapport pour donner « la parole aux familles des victimes » et pour dénoncer « l’inaction des autorités qatariennes malgré des milliers de morts ».

The Guardian a publié un article « 6 500 travailleurs migrants sont morts au Qatar depuis l’attribution de la Coupe du monde » qui évoque des travailleurs venus du Népal, du Sri Lanka, de l’Inde et du Bangladesh, mais qui ne parle pas des travailleurs venus d’Afrique.

Des décès qui ne sont généralement pas suivis d’enquêtes, ni d’une autopsie et le Guardian souligne que « 69 % des décès parmi les travailleurs indiens, népalais et bangladais sont classés comme naturels. Parmi les seuls Indiens, le chiffre est de 80 % ».

À ce propos, Hiba Zayadin, chercheuse sur le Golfe pour Human Rights Watch, a alors déclaré, « Nous avons demandé au Qatar de modifier sa loi sur les autopsies pour exiger des enquêtes médico-légales sur tous les décès médicalement significatifs ».

Le Qatar a pris de nouvelles dispositions pour protéger les droits humains des travailleurs migrants, selon Human Rights Watch. « Les nouvelles réformes du travail au Qatar sont parmi les plus importantes à ce jour et pourraient, si elles étaient menées efficacement, améliorer considérablement les conditions de vie et de travail des travailleurs migrants », a déclaré Michael Page en 2020.

Puis, le 8 décembre 2022, Human Rights Watch a rappelé «  la mort tragique d’un travailleur migrant philippin, Alex, dont le nom de famille est inconnu », après une chute sur son chantier, une base d’entraînement de la FIFA, a rapporté l’Athletic, et les réponses des autorités qataries et de la FIFA, qui selon Human Rights Watch, « illustrent le mépris de longue date de leurs entités pour la vie des travailleurs migrants, l’obscurcissement répété de faits essentiels et l’incapacité à assumer la responsabilité de la sécurité des travailleurs migrants. Le Comité suprême du Qatar n’a pas tardé à nier que la mort relevait de sa compétence, même si au moment de sa mort, Alex réparait les infrastructures de la FIFA ».

Tout demeure extrêmement complexe quand il s’agit de respecter les droits humains, car le système qui est appliqué à travers le monde ne s’inscrit pas dans une harmonie de fraternité, de paix, mais sur des fondements d’hiérarchisation entre les êtres humains, de domination des uns sur les autres et tout peine à rendre possible l’universalité de la fraternité, qui fait la paix.

La paix, ce ne sont pas les Jeux Olympiques, ni la Coupe du monde, et Emmanuel Macron peut balayer les questions fondamentales en lançant en conclusion aux question de la presse sur les droits humains,  « Donc, soyons heureux » le 14 décembre dernier, alors que ce bonheur n’est pas la joie sincère, la joie partagée dans la dimension de la liberté, quand il est des souffrances humaines, les injustices , la pauvreté et que tout est maintenue par la puissance des corruptions internationales et qu’il est l’affaire des corruptions du Parlement européen avec le Qatar.

Fédora Hélène

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