25 janvier – Le rapport alarmant sur l’aggravation des violences sexistes remis à Emmanuel Macron

Un rapport alerte sur l’augmentation des violences faites aux femmes en France

Ce 25 janvier, Sylvie Pierre-Brossolette, présidente du HCE, remet à Emmanuel Macron le Rapport 2023 sur l’état du sexisme en France et établissant un bilan alarmant : « Le sexisme perdure et ses manifestations les plus violentes s’aggravent ».

Une étude réalisée en prenant en compte les derniers bilans officiels, ainsi que l’enquête réalisée auprès de 2 500 personnes par l’institut ViaVoice. « Le baromètre sexiste » mesurant l’évolution de la société face aux violences sexistes.

Le rapport constate qu’après cinq ans du mouvement MeToo, les violences faites aux femmes devenant la cause nationale, et évoquées dans les médias, sur les réseaux sociaux, ainsi que la mobilisation d’associations et collectifs féministes,  la société française reste très sexiste. Nombreuses personnes savent qu’il est de graves violences envers les femmes, le reconnaissent, mais laissent faire et tout continue dans ce pire de savoir, d’en parler et de continuer à soutenir la culture de la violence envers des êtres humains, car femmes.

Le Rapport indique qu’un quart des hommes de 25 à 34  ans considèrent qu’il « faut être parfois être violent pour se faire respecter », et 40 % des hommes de tous âges considèrent qu’une femme doit rester à la maison pour s’occuper des enfants.

Derrière ces chiffres, c’est la violence qui persiste, des hommes qui maltraitent des femmes, et 37 % d’entre elles ont déclaré subir des rapports sexuels sans consentement. La violence sexuelle, cet atroce condamné par le droit international humanitaire persiste comme si de rien n’était. La violence admise, acceptée, le corps des femmes, déshumanisé.

Le patriarcat sur un piédestal dans une France  qui révèle ainsi son côté obscur, sa persistante, quand il est des artisans de paix, des survivantes de violences, qui luttent véritablement contre les violences sexistes. Des violences aux conséquences dramatiques pour les femmes victimes d’hommes saccageant nos communautés fraternelles par la violence qu’ils exercent si sûr et certains de leur bon droit à traiter une femme sans humanité.

Lutter contre les violences faites aux femmes a été la cause nationale du premier quinquennat et l’est de nouveau et pourtant l’étude du HCE démontre la persistance des violences sexistes.

Des progrès ont été réalisés depuis le premier quinquennat d’Emmanuel Macron , mais ceux-ci sont insuffisants pour qu’il soit une véritable avancée dans un pays qui revient de loin et dont le système judiciaire en reflet des systèmes politiques n’a jamais véritablement respecté la Convention d’Istanbul.

L’absence de justice entraîne des conséquences graves dans les vies de femmes subissant des violences multidimensionnelles. Une société à la culture patriarcale puissante et difficilement détrônable par des années d’acceptation des violences faites aux femmes dans les sphères politiques, médiatiques, qui sont ceux qui auraient dû se faire la voix pour l’élimination des violences faites aux femmes et qui n’ont pas su éveiller leur conscience durant des décennies.

Perdure encore des chroniques patriarcales, comme dans le Figaro, et l’image de Une du Figaro Magazine sur « Y a-t-il quelqu’un pour sauver la droite » avec en photo : 6 hommes politiques et pas une femme. Une que cite le rapport.

Il est une certaine presse gardant jalousement une culture patriarcale ancestrale qui tente de ne pas disparaître, et qui sans conscience, ne se soucie pas des répercussions dans la vie de femmes subissant toujours la misogynie d’un 19ème siècle résistant à un monde se transformant et ouvrant grandes les portes de l’égalité.

Un contexte historique qui fait notre mémoire collective, la culture se transmettant de générations en générations, c’est une France bâtit par l’héritage et c’est aussi celui d’un empire colonialiste, de ports esclavagistes et des familles devenues très riches régnant toujours par leur influence commerciale, comme le font les milliardaires héritiers au confort de fortunes acquises bien avant leur naissance et oubliant que celle-ci ne doit pas porter ce fardeau des absurdes déterminant la chance d’un enfant par rapport à l’argent qu’il possède en héritage.

Les violences faites aux femmes sont issues de ce monde où des hommes se sont faits ennemis et ont fui la fraternité. Ils ont décidé un monde au sang des guerres, du soldat vainqueur, de celui allant mourir pour un homme se proclamant empereur, pour posséder toujours plus, contre sa propre humanité en attaquant son frère, et les violences sexuelles en armes de guerre détruisant des communautés, faisant sombrer des villages en violant les femmes. La barbarie appartient malheureusement aussi à l’histoire de notre humanité.

La France pleure ces champs de bataille où l’humain agonise, c’ est la violence. Celle-ci faisant de nos mémoires l’eau des larmes éternelles.

La France pleure, la souffrance, la violence s’abattant sur des femmes, ces filles de l’innocence dont des hommes brisent le sourire. Le cœur de notre humanité ne peut oublier ce qui tente de l’anéantir et plus les systèmes politiques seront violents, plus ce cœur sera en souffrance. Des politiques qui peuvent manipuler, mais ils ne pourront maquiller ce cœur qui bat au sang des pleurs. Ils ne pourront empêcher sa révolte, la fin de sa patience.

Des progrès insuffisants 

Des progrès ont été faits, relève le rapport, comme les mesures prises à la suite du Grenelle des violences faites aux femmes. Des mesures telles la plateforme #arrêtonsles qui permet aux victimes ou témoins d’alerter de faits de violences. Des mesures qui ont pu sauver la vie de femmes, protéger des victimes et alerter les services de police. Cependant, les systèmes judiciaires restent face à la perversité des lois, aux défaillances, et ne marquent pas un changement significatif pour lutter contre les violences sexistes. 

Les efforts faits pourraient être anéantis par la persistance de systèmes toxiques, par la culture de la violence faite aux femmes que propulse toujours une élite puissante par les réseaux , l’argent, des politiques de droites extrêmes et s’attachant aux manipulations avec la religion, comme la marche contre l’IVG.

L’IVG et l’Assemblée nationale inscrivant ce droit humain dans la Constitution et ce sont ces progrès qui doivent porter notre pays pour qu’il puissent grandir vers l’égalité, vers un fondamental : Tous Humains, tous Égaux.

Le rapport évoque aussi la libéralisation de la parole, des femmes s’exprimant sur les violences subies dans le monde universitaire, médiatique, politique, judiciaire et il aura été « la mise en retrait de personnalités publiques, y compris de premier plan », note l’étude.

Mais, de nombreuses plaintes restent en souffrance, d’autres sont classées et les injustices persistent. Puis, les violences économiques augmentent par la dominance de fortes inégalités et la pauvreté  condamne en premier les femmes. 

Le rapport souligne également que les femmes renoncent à des projets et des rêves car elles sont confrontées à la violence des systèmes qui dévalorise le travail des femmes, leur valeur et compétences.

Ce sont également des femmes ne pouvant économiquement s’épanouir, et contraintes à la précarité, qui sont victimes d’abus de pouvoir, de violences sexistes et sexuelles qui sont aussi au sein d’institutions publiques. 

Les femmes en situation de précarité sont plus exposées au risque de violences. C’est ce chargé de mission, son irrespect des femmes et sa violence inouïe : TW – « Si tu veux travailler, il faut que tu baises », a-t-il dit à la victime, mère isolée et précaire, sans qu’elle ne lui demande rien.

Des hommes profitant d’un système maintenant majoritairement les femmes dans la précarité, des emplois pénibles et précaires et délaissant les mères isolées survivantes de violences.

Cassées par les coups, les viols et brisées par une société qui les efface, sans conscience, sans humanité, ce sont des femmes que les systèmes politiques excluent, laissent sur le bord de la route . Des carrières fracturées, des vies volées par des hommes de violences et les systèmes politiques n’ont pas créé des infrastructures de qualité pour l’entrepreneuriat des femmes victimes de violences et construisant des projets professionnels. Il est plus conçu la misère jusqu’à la mort pour programme économique envers les plus vulnérables.

Le droit de vivre anéanti, c’est aussi cela les violences sexistes. « Le baromètre montre également que des situations de discrimination, violence et harcèlement sont vécues dans des proportions alarmantes » affirme le rapport.

Donc, effectivement, il est plus difficile d’être une femme qu’un homme dans la société française, comme le souligne l’étude.

La violence gratuite, des agressions conçues et voulues dans l’atroce de la culture du viol qui persiste en France et toutes les 6 minutes une femme est victime d’un viol ou d’une tentative de viol.  

Ce sont des violences sexuelles et le rapport indique que 37 % des Françaises ont « vécu des situations de non-consentement ».  Le rapport souligne également, les violences sexuelles telles que 12 % des femmes interrogées ont répondu avoir eu un rapport sexuel non protégé devant l’insistance de leur partenaire, et 4 % ont subi un partenaire ayant retiré son préservatif sans leur consentement.

Ce sont des violences sexuelles, physiques, psychologiques que peuvent subir les femmes aussi bien dans leur foyer, au travail, et autres sphères.

Une augmentation des violences, selon les chiffres officiels. En 2020, 220 000 personnes ont été enregistrées comme victimes d’infractions sexistes par les services de police, soit + 8 % par rapport à 2019. 86 % des victimes de sexisme sont des femmes. En 2021, les violences sexuelles commises en dehors de la famille ont augmenté de 24 %.  Une donnée qui ne compte pas les viols conjugaux. En 2022, le Ministère de l’Intérieur enregistre une hausse de +14 % des « morts violentes au sein du couple ». Des statistiques qui révèlent des femmes, des mères tuées par leur partenaire, ex-partenaire et des enfants qui sont orphelins.

Des violences évitables, 122 femmes ont été tuées par leur partenaire ou ex-partenaire en 2021, soit une augmentation de 20 % par rapport à 2020. Ce sont des féminicides. Mot effacé du vocabulaire durant des décennies, toujours par inscrit dans la loi, mais que 90 % des personnes connaissent dorénavant, selon l’étude du HCE.

La société doit faire d’énormes efforts pour s’améliorer et ne plus porter l’indifférence et l’inhumanité comme image d’elle-même. Le rapport dresse le constat, après plus de 5 ans de cause nationale, après 5 ans du mouvement MeToo : la société française demeure « très sexiste dans toutes ses sphères ».

Ce sont des violences sexuelles, sexistes, conjugales, économiques devenant l’ordinaire, la normalité et les systèmes d’impunité sont la négation de la vie de femmes, de leur mémoire. Des systèmes destructeurs qui soutiennent des agresseurs, ce monde du non-sens quand la paix est vitale pour que perdure l’humanité. 

La culture de l’indifférence, ce sont ces voisins qui entendent les cris d’une femme maltraitée, qui assistent à des faits de violences et qui détournent le regard, laissent faire, et seront les premiers à porter plainte car le chat du voisin à traverser leur jardin.

Le décalage entre « perception, déclarations et pratique », que souligne le rapport – l’on sait, on en parle mais on ne fait rien et une femme meurt sous les coups de la violence d’un homme. Tous savaient, tous n’ont rien fait, tous ont laissé faire.

D’autre part, 93 % des Françaises et Français reconnaissent les fortes inégalités entre les femmes et les hommes dans tous les domaines de la société, et pourtant, les injustices continuent.

Sous les pressions de la société, et le risque élevé d’agressions, 55 % des femmes renoncent à sortir et/ou faire des activités en extérieur en étant seules. 52 % des femmes ne s’habillent pas comme elles le voudraient. 42 % n’osent pas parler fort, et 40 % s’auto-censurent par peur de la réaction des hommes envers leurs pensées.

L’esprit humain est un bien universel, mais en France au 21ème des hommes briment l’esprit humain des femmes qui anticipent leur violence et se censurent elles-mêmes pour se protéger. « Si je dis ça, il va se mettre en colère » …

La culture française est choquante par la violence faite aux femmes qu’elle inscrit dans ses traditions, repères sociétaux, l’éducation, monde économique.  

Un pays qui ne fait pas son histoire, n’a pas d’avenir, et les politiques doivent reconnaître la grave responsabilité du système judiciaire marquant le droit de maltraiter, le droit de violer en classant des plaintes sans suite, en traumatisant les victimes, en abandonnant des vies sur le bord de la route, des femmes victimes de violences, et parmi les victimes de violences conjugales 80 % sont mères. Des systèmes politiques et judiciaires ne respectant ni des mères, ni leurs enfants, ne protégeant pas des vies, ce précieux, la vie. 

Recommandations faites par le rapport 

Le rapport élabore 10 recommandations pour constituer un plan d’urgence pour lutter contre les violences sexistes. 

La première mesure serait d’augmenter les moyens financiers et humains en prenant exemple sur l’investissement espagnol pour lutter contre les violences faites aux femmes. 

Puis, il est proposé des mesures phares comme la création d’une Haute Autorité indépendante pour lutter contre les violences sexistes en politique, ainsi que d’institutionnaliser la journée nationale de lutte contre le sexisme le 25 janvier. 

La lutte contre les violences faites aux femmes passe aussi par l’éducation, et l’étude recommande d’instaurer une obligation de résultats pour l’application de la loi sur l’éducation à la sexualité et à la vie affective. 

Fédora Hélène

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