Filles et femmes d’Afghanistan, interdites d’étudier – l’UNESCO leur dédie la Journée internationale de l’éducation 2023

@liberterradaily

Ces femmes que le régime des talibans veut réduire à une ombre au silence

Femmes effacées, leur belle humanité devenue fantôme, leur voix éteinte, leur liberté meurtrie, les yeux aux larmes de souffrance, ce cri intérieur, la douleur intense, la force de survivre, les femmes d’Afghanistan résistent.

Femmes, leur visage magnifique maintenu dans l’obscurité. Elles ne sont plus dans la société, tout d’elles disparaît. Les commerçants de Kaboul ont reçu l’ordre de masquer le visage des mannequins féminins.

Même de plastique leur corps est interdit, puni, fantôme. La vie des femmes est gravement maltraitée.
Leur esprit humain est enchaîné par la violence de politique en tyrannie ordonnée par les tyrans.  Ces hommes quittent notre humanité, abandonnent la fraternité, ce féminin qui s’unit au masculin pour n’être qu’un, un être humain.

Ces hommes issus du corps d’une femme, d’une mère leur donnant la liberté, l’amour en jour de naissance, effondrent ce qu’ils possèdent, la vie.

Ces hommes frères unis aux femmes et la révolution en Iran montre au monde la force de la solidarité. C’est elle qui révèle au monde en cette année si éprouvante pour des millions de femmes et de filles à travers le monde, une année révélant l’atroce de la violence, que la fraternité, la sororité nous sauvent de la cruauté que porte aussi l’humanité ayant inventé l’espace du néant, la guerre. 

C’est dans ce gouffre que les talibans, les tyrans en Iran, les oppresseurs dans le monde entier enterrent la chance extraordinaire que nous possédons de devenir une humanité réconciliée.

Nous sommes capables d’anéantir la violence faite aux femmes, nous sommes capables d’anéantir la pauvreté qui étrangle en premier les femmes.

Les mariages forcés, les trafics humains, cet esclavage que l’homme a produit par son néant, ce qu’il nomme croissance économique depuis les empires antiques qui se poursuivent. Notre monde avancent à pas lents vers l’universalité de la liberté, vers ce sans frontières qui nous appelle.

Le temps n’attend pas et notre planète vit un bouleversement majeur. Ses entrailles grondent, l’océan en détresse par la pollution, un ciel de plomb, la Terre que nous connaissons si peu, protège son équation parfaite ayant donné la vie dont elle resplendit.

La souffrance de millions de femmes est celle de la nature, est celle qui sera l’avenir de l’humanité, car les hommes dirigeant le monde, entraînent la violence, la rendent toujours plus puissante en affamant des enfants, en jetant les plus démunis sur les routes de l’exil, le désespoir.

Les systèmes politiques, l’économie suicidaire, ce mondialiste à la valeur de l’argent, ont une responsabilité dans la prise de pouvoir des tyrans à travers le monde. Des hommes milliardaires par la virtualité de l’argent, et les vies innocentes mises au silence épuisant les rêves, l’existence.

Ne nous pensons jamais séparés, nous sommes unis, et la peine de l’une est notre peine, le chagrin est en cette universalité, c’est ce sens qui donne le jour à l’universalité de la paix. Ressentir notre humanité, elle coule dans nos veines. Elle est l’eau vivante que notre corps porte. Nous sommes l’océan, les rivières, la terre noire et sa poussière, le rouge de la lumière, le bleu du ciel, l’énergie des éclairs, l’orage passant, l’arc-en-ciel naissant.

Abandonner une femme à la violence d’hommes se faisant ennemis de notre fraternité, devenant ces loups, c’est abandonner notre propre liberté.

La liberté que l’on reçoit le jour de notre naissance et qui grandit de jour en jour, qui apprend, découvre, bâtit nos mémoires, nous relève des souffrances, combat la haine, construit nos cultures, l’art, la connaissance.

La liberté enchaînée, les filles et les femmes en Afghanistan sont interdites d’apprendre. Les portes se ferment, les talibans veulent les enfermer dans l’ignorance. Les livres, les arts, les études, les métiers, les sports, entreprendre, se déplacer, aller vers leur société, décider, être au cœur des pouvoirs, faire leurs choix, tout leur est interdit.

Une pièce vide, des murs sombres, une porte fermée à clé, une fenêtre étroite, aucun visage, aucune parole, isolée et la silhouette d’une femme en ombre sur le sol. Une ombre, elle est ce voile noir couché par terre. Le silence envahissant, elle n’a plus de nom. Personne ne l’appelle, elle a disparu.

La réalité quotidienne des femmes en Afghanistan est le silence de l’ombre.

UNESCO  – Journée internationale de l’éducation 2023 dédiée aux filles et aux femmes d’Afghanistan

La directrice de l’UNESCO, Audrey Azoulay, a dédié cette Journée internationale de l’éducation 2023 se déroulant le 24 janvier, aux filles et aux femmes afghanes.

Lors de cette Journée, la première table-ronde sera exclusivement pour évoquer l’éducation des filles et des femmes en Afghanistan alors que la violation de leurs droits humains se fait chaque jour de plus en plus lourde.

Aujourd’hui, le constat est sans appel, 80 % des filles et jeunes femmes afghanes ne sont pas scolarisées, soit 2,5 millions.

« Aucun pays au monde ne devrait empêcher les femmes et les filles de recevoir une éducation. L’éducation est un droit humain universel qui doit être respecté. La communauté internationale a la responsabilité de veiller à ce que les droits des filles et des femmes afghanes soient rétablis sans délai. La guerre contre les femmes doit cesser », a déclaré Audrey Azoulay.

La guerre contre les femmes est à travers le monde, et quelque part, toute injustice contre les filles et les femmes faite à travers le monde, accable les droits humains des femmes à travers la planète, et donne aux tyrans un bâton pour battre les femmes.

Tolérer la cruauté envers les femmes, c’est admettre l’extrême des violences contre les femmes. Les systèmes ont remplacé la justice, qui elle se tient aux côtés de filles et de femmes, et en leur vie, leur donne la force de survivre.

La justice à son nom sur le fronton de palais, mais sa vie est au cœur des plus fragiles. Il ne suffit pas d’inscrire son nom pour la vivre, lui donner existence. Depuis des siècles perdure la maltraitance envers les femmes. Des vies innocentes brisées, des vies assassinées car elles sont une femme, c’est à travers le monde et dans des pays occidentaux.

Nous devons revenir à la justice et quitter les systèmes qui eux ne reconnaissent pas notre fraternité, et ne sont que la pierre glacée.

Quelles solutions pour que soit l’éducation pour tous

L’UNESCO a mis en place une campagne de sensibilisation auprès du public pour mettre en valeur le droit à l’éducation des jeunes et des adultes, touchant ainsi 20 millions d’Afghans.

C’est aussi une collaboration entre l’UNESCO et des ONG sur le terrain, pour donner les moyens financiers et des contenus pour mener une campagne d’alphabétisation communautaire à destination de 25 000 jeunes et adultes résidant dans les zones rurales. C’est une majorité d’adolescentes de plus de 15 ans et de femmes qui pourront bénéficier de cette action humanitaire.

Rechercher des alternatives, c’est aussi réaliser un enseignement à distance en ayant pour supports des médias afghans, mais aussi la radio. Plus des deux tiers de la population ont accès à la radio, ce qui permet de déplacer les apprentissages vers les foyers.

Par ailleurs, l’UNESCO soutient grâce à des dons des stations de radio diffusant des contenus sur le plan humanitaire, sanitaire, éducatif et accessibles à au moins six millions d’Afghans et ciblant plus particulièrement les filles et les femmes.

L’UNESCO s’engage aussi pour soutenir directement une station de radio dirigée par des femmes et qui en 2023, pourra diffuser plus de 200 heures par mois des émissions éducatives pour les filles et les femmes. Le réseau sera accessible dans au moins huit provinces d’Afghanistan.

L’école en liberté !

« Rien ne peut remplacer une salle de classe », souligne l’UNESCO. Faire lien, aller les uns vers les autres, apprendre des autres, vivre ensemble, les émotions, la tolérance, construire une mémoire collective, l’école en liberté, celle espérée à travers le monde.

L’UNESCO indique qu’avec les États membres, le plaidoyer pour l’école pour toutes et tous va se poursuivre dans l’objectif de placer le droit à l’éducation des filles et des femmes, « en tête de l’agenda international ».

Des actions qui ont porté des fruits bénéfiques en réalisant un bond des inscriptions scolaires en Afghanistan de 2001 à 2021, soit passant d’environ 1 million d’élèves à près de 10 millions.

De 2001 à 2021, le nombre de filles inscrites à l’école primaire est passé de zéro à 2,5 millions. Une augmentation significative a été également dans l’enseignement supérieur, où le nombre de femmes inscrites a été multiplié par 20, soit passant de 5 000 à plus de 100 000.

Ainsi, durant cette période, le taux d’alphabétisation des femmes a presque doublé. Tous les efforts entrepris, tous les progrès faits risque de s’effondrer pour toute une jeunesse, pour des adultes en formation.

L’Afghanistan risque de se réveiller sur un avenir ayant tout un peuple traumatisé, des filles et des femmes maintenues de force dans l’ignorance, des hommes séparés de leurs sœurs, de l’unité de notre humanité, comme les femmes sont séparées de nos communautés en sororité et fraternité.

Chaque seconde compte pour la paix libératrice, pour la vie de millions de filles et de femmes.

Des filles et des femmes maltraitées à l’extrême de la violence en Afghanistan, en Iran, mais aussi à l’intérieur de foyers sur d’autres continents, y compris en Europe et la justice en souffrance. N’oublions pas ces filles et ces femmes invisibles au sein de leur foyer, cet homme tuant leur vie, et les systèmes à l’opacité de l’obscurité. C’est aussi l’extrême pauvreté touchant des filles, des enfants, des femmes, comme au Sahel.

Notre humanité a besoin de secours, de réconciliation, d’être son unité, abolir la guerre.

La guerre contre les femmes, c’est la guerre contre notre humanité. Un homme est notre frère, nous séparer de cet essentiel, de l’amour nous unissant, c’est subir le chaos, la violence, des systèmes politiques dangereux voulant anéantir la liberté. 

Fédora Hélène

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