La Chrétienté n’est pas un bouclier identitaire

La foi n’a jamais été conçue comme une frontière, encore moins comme une arme. Pourtant, à mesure que les tensions identitaires s’exacerbent, certains discours politiques s’approprient la Chrétienté pour en faire un rempart culturel, excluant et figé. Entre héritage spirituel et instrumentalisation idéologique, une confusion s’installe au détriment du sens même du message chrétien.

Lors d’une conférence de presse, le Pape Léon XIV a révélé garder sur lui la photo d’un enfant musulman, victime de guerre au Liban. Il a déclaré, « Je garde en mémoire la photo d’un enfant musulman qui, lors de ma visite au Liban, attendait avec une pancarte «Bienvenue Pape Léon», et qui a été tué dans cette ultime phase de la guerre. Il y a tellement de situations humaines tragiques, et je pense que nous devons être capables de réfléchir en conséquence. »

Le mur face à l’autre

Les politiciens instrumentalisent les religions, ce que le pape Léon XIV a souligné à plusieurs reprises.

Cela a d’ailleurs piqué Donald Trump, qui a réagi de manière stratégique en mettant en avant une communication politique narcissique, tout à fait dans l’air du temps.

En France, le parti Les Républicains est passé maître dans l’art de manipuler la religion, à l’instar du FN/RN qui, par ailleurs, se moque éperdument de la Chrétienté. Cette instrumentalisation est utilisée pour cultiver l’obscurantisme et l’ignorance, afin d’imposer une bourgeoisie de pouvoir revendiquant un intégrisme religieux.

Le but ultime est le pouvoir et l’appât du gain. La manipulation des esprits par le discours politique relève de l’autoritarisme. En outre, on ne peut être chrétien et d’extrême droite, d’autant plus que ces oppresseurs politiques se prennent pour des dieux. Dès lors, quel Dieu adorent-ils vraiment ?

Chrétienté et universalisme

La chrétienté signifie l’universalisme. Le mot « catholique » vient du grec katholikos, qui signifie littéralement « selon le tout » ou « universel ». Par définition, cette universalité entre en collision frontale avec la structure même du nationalisme.

Le nationalisme repose sur la distinction : il y a « nous » et il y a « les autres ». Il définit une identité par l’appartenance à un sol, une langue ou une ethnie, créant de fait une hiérarchie ou une séparation. À l’inverse, l’universalisme catholique repose sur l’idée que l’humanité est une famille unique. Dans cette perspective, la dignité de l’être humain ne dépend pas de son passeport, mais de sa condition de « créature de Dieu ». Comme le dit saint Paul : « Il n’y a plus ni Juif ni Grec, il n’y a plus ni esclave ni libre, il n’y a plus l’homme et la femme, car tous, vous ne faites plus qu’un dans le Christ Jésus.» Galates 3:28. Pour la chrétienté originelle, la frontière est une invention humaine qui ne saurait limiter l’amour ou la solidarité.

L’instrumentalisation du « vernis » chrétien

C’est ici que le conflit devient politique. On voit souvent des courants nationalistes ou d’extrême droite utiliser le catholicisme comme un marqueur identitaire, une « racine », un « bouclier » contre l’autre.

Pourtant, c’est un contresens total : ils transforment une religion de l’Ouvert, l’accueil de l’étranger, la main tendue, en une religion de l’Exclusion. Ils font du Christ un « chef de clan » ou un « protecteur de l’Occident », alors que le message christique est un chant de libération pour tous les peuples, sans exception.

Le nationalisme est une fermeture géographique et mentale. Le catholicisme est une immersion dans le tout. Utiliser l’étiquette « catholique » pour justifier une politique de repli nationaliste est une trahison sémantique et spirituelle : on ne peut pas se réclamer du « Tout » pour ne servir qu’une « Partie ». C’est cette vérité que les manipulateurs politiques tentent de masquer en substituant la foi, qui est mouvement vers l’autre, par l’identitaire, qui est un mur face à l’autre. L’identité devient une forteresse. On n’utilise plus la religion pour se transformer soi-même, mais pour marquer son territoire et désigner celui qui n’en fait pas partie.

Le manipulateur politique réussit un tour de force sémantique : il utilise les mots de la foi pour construire les murs de l’identitaire. Il parle de « racines chrétiennes » non pour inviter à la charité, mais pour fermer les ports. Il parle de « protection de la civilisation » et d’une théorie fausse « le grand remplacement » pour justifier la violence ou le rejet de la différence, alors qu’une civilisation chrétienne, par définition, est celle qui s’inquiète du plus petit et du plus lointain.

Cette substitution de la « foi-mouvement » par « l’identité-fixation » est la clé de l’autoritarisme moderne. En figeant la religion dans une identité de pierre, les politiciens en retirent la substance subversive : celle qui demande d’aimer ses ennemis et de partager son pain. Ils transforment un message de libération en un outil de contrôle social.

Des politiques brutales qui appliquent une culture de la maltraitance et de la séparation. Les plus vulnérables sont exclus et les plus riches possèdent plus de droits. L’injustice, érigée en nouvelle loi autoritaire, est promue par des dirigeants. Ils séparent l’humain entre riches et pauvres, entre exploités et exploitants. Ils appliquent une vision archaïque du monde en tirant avantage des persécutions. Les fortes inégalités, c’est de l’esclavagisme moderne. Des politiques d’exclusion qui ne se pose la question

La recherche de la réconciliation

Jésus-Christ n’a pas souhaité fonder une religion, mais une réconciliation de l’humanité. Il attend que les hommes se voient tous comme des êtres humains aimés du Père.

C’est l’abolition de toutes les frontières. Le baptême le symbolise par l’unité de la vie : Dieu est en tous, et tout est en un. Je suis. La symbiose : l’humanité, l’eau et Dieu.
Une trinité par l’amour. Tous sont appelés à s’immerger dans l’eau, élément vivant par excellence, berceau de la vie sur Terre. C’est aussi la reconnaissance de la nature.

L’écologie chrétienne

Les réactionnaires sont climatosceptiques, soutiennent les lobbies industriels et l’industrie chimique. Jésus est fondamentalement écologique. Par principe, il défend une valeur suprême : la vie. Jésus élève le pain et l’eau comme incarnation de son corps. Il glorifie son humanité. C’est d’une profondeur incroyable. Il s’unit aux veines de la Terre. Il est son grain et son eau. C’est un chant d’amour pour la création, pour le monde vivant. Il dit aux hommes et aux femmes : unissez-vous au sein même de votre terre. Avant de vouloir gagner les cieux, soyez des êtres humains ancrés sur Terre ; reconnaissez-vous terriens. Aimez la vie, chérissez-la, soyez dans l’amour les uns des autres. La seule politique chrétienne, c’est le bien commun : le partage, la fraternité. On est sur Terre pour vivre ! C’est là que réside notre pouvoir, dans cette liberté.

Chrétiens en actes

D’ailleurs, le Christ ne veut pas être idolâtré. Il demande simplement de nous aimer les uns les autres, comme il nous a aimés. Il appelle tous les êtres humains à vivre en fraternité : « Faites ceci en mémoire de moi. » Il fonde une communauté par la communion. La réconciliation de l’humanité est actée, vivante en son corps.

Le mot grec utilisé pour « mémoire » est anamnesis. Il ne signifie pas simplement « se souvenir d’un événement passé », mais se rappeler par l’action. Il agit, rend l’action présente par un acte de partage. Jésus tient à des actes concrets, pas à une croyance figée, pas à un obscurantisme, pas à une idolâtrie. Et, d’ailleurs, son message ne réside pas dans l’exclusion des réactionnaires, mais dans un appel à changer profondément.

S’interroger sur les problématiques fondamentales

De plus, la chrétienté interroge l’économie, la pauvreté, le monde. Elle n’est pas séparée de lui, mais elle progresse avec lui, se fait humble, apprend, comprend, partage, questionne, car elle est profondément humaine. Elle tente de s’habiter de la parole avec toute l’imperfection humaine, toutes les émotions, notre vulnérabilité, nos erreurs, et le pardon donné, essentiel pour perdurer. Le pardon ne laisse pas le mal agir, il referme la blessure ; même si la cicatrice demeure, la souffrance est apaisée et rejoint la reconnaissance de sa dignité, de son humanité. Elle n’appartient pas à celui qui, cruel, la brise, mais elle revient au Père, qui fait d’elle la lumière enseignant le verbe aimer.

Le verbe « réparer » prend alors tout son sens. Réparer le mal fait, c’est reconnaître l’identité de l’autre. Il n’est pas une proie, un objet, mais une vie, et elle possède une identité. Celle de son âme, de ses rêves, de son droit à l’existence, celle de son chemin que la violence entrave. Ainsi, l’oppression du pouvoir n’est autre que l’inversion des valeurs. La puissance ne réside que dans la morale de la bonté, de l’empathie, de l’intelligence émotionnelle. Ressentir l’air frais sur son visage, écouter le chant d’un oiseau, contempler la sérénité, admirer ce jour qui se lève, réaliser nos pas dans ce monde grandiose dont nous ne connaissons que peu de choses, c’est vivre.

La machine de la pauvreté inventée par l’homme retire le droit à la dignité. L’économie au service de la valeur du bien commun s’impose naturellement, en adéquation avec notre monde vivant. C’est cette dimension qui doit guider nos pensées, nos capacités à créer, à imaginer, à forger la matière. Le mondialisme ne peut s’accomplir que dans cette perspective de don à tous. Les guerres commerciales, la folie des taxes, le chantage économique, l’humiliation par la pauvreté, sont des caractéristiques qui s’alignent avec un système prédateur civilisationnel, qui nuit à la prospérité de la paix.

Léon XIV souligne la nécessité « de s’entretenir avec les chefs d’État, afin d’encourager un changement de mentalité, une plus grande ouverture à la réflexion sur le bien commun, et la possibilité d’examiner des questions telles que la répartition des richesses d’un pays. »

Le cynisme et l’indifférence indicible des gouvernements et des dirigeants relèvent d’une violence à l’égard des citoyens et des citoyennes, et révèlent leur capacité à maltraiter la population pour asseoir leur domination. Une arme politique : la pauvreté. C’est une humiliation infligée aux plus fragiles. En cela, Emmanuel Macron signe une politique autoritaire, contraire à la démocratie, en maintenant sous le seuil de pauvreté plus de 3 millions d’enfants en France et 2 millions de mères isolées.

Le capitalisme en cataclysme réactionnaire

L’extrême droite, l’impact des partis réactionnaires, d’un capitalisme brutal, promet l’augmentation des richesses pour une minorité oligarchique et bourgeoise en usant de la division et de l’exploitation. Le pain devient le prix à payer, quand il est la gratuité. Le Fils de l’Homme partage le pain. Il le multiplie sans l’intervention de l’économie politique. Jésus explique ainsi la confiance. Nos sociétés doivent apprendre à avoir confiance les unes en les autres. Ce dialogue n’est pas un hasard, mais il émane du Père qui dit : le pain vient de la terre, il est issu de votre grain, moulu par votre main, planté dans la terre, abreuvé par l’eau, du ciel à la terre ; la manne est commune et reçue de Dieu, le semeur des récoltes.

Le Christ prévient des conséquences de la culture du pouvoir, de l’inégalité qui provoque l’instabilité. Les dialogues de haine pour s’enrichir du produit de la terre corrompent les actes, et l’instabilité en est la récolte. La pollution des sols et de l’eau, l’agriculture industrielle, les lobbies alimentaires sont la cause du désastre de l’insécurité alimentaire, de la fragilité des cultures, de la perte de la biodiversité terrestre et marine. L’homme défie la paix et subit la guerre qu’il crée.

« Regardez les oiseaux du ciel : ils ne sèment ni ne moissonnent, et votre Père céleste les nourrit. Ne valez-vous pas beaucoup plus qu’eux ? » Évangile selon Matthieu 6:26. 

Jésus appelle à la conscience de la confiance dans le monde vivant et entre les hommes. Polluer massivement les sols par des pesticides en voulant produire plus, c’est l’absence de confiance qui interdit de vivre libre. Or, la liberté est l’espace vital pour que la vie s’épanouisse. Ce qui est vrai pour nous l’est pour la nature. Il suffit de la liberté. La terre n’a besoin d’aucun autre engrais, ni de l’intervention de l’humain pour se régénérer, pour être la mère du vivant. La pollution détruit par les produits chimiques, mais aussi par la brutalité dont elle est issue. Les puissants autorisent l’utilisation de pesticides comme ils ordonnent la guerre. Les bombardements massifs tuent et blessent des civils, tout comme ils détruisent également les cultures, l’agriculture et l’élevage. Il ne reste plus que le silence de la mort. La guerre contre des populations et la guerre contre la nature ont le même producteur de chaos qui les ordonne.

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Les dirigeants au chaos

Les actes de violence du gouvernement israélien sont soutenus par Donald Trump et les partis d’extrême droite européens se revendiquant chrétiens. Il est clair que cela est une impossibilité. On ne peut pas soutenir ce qui détruit la vie, ce qui cible le plus fragile : l’enfant. Les déclarations du Pape sont très précises et prononcées dans le calme de la paix, qui n’est pas une faiblesse, mais la puissance d’agir, de se prononcer contre l’injustice et la cruauté.

La stratégie de la perversité narcissique politique

L’extrême violence à l’égard des musulmans est profondément scandaleuse et alimenter en France par des milliardaires d’extrême droite sans que cela n’éveille la conscience du gouvernement. L’extrême droite est aujourd’hui le premier parti de France. Le pays écroule l’humanisme dans la nostalgie de Pétain. À cet instant, le racisme décomplexé fait écho à un antisémitisme devenu socialement acceptable dès lors qu’il sert une idéologie de droite, protectrice des classes bourgeoises et aristocratiques. 

L’instrumentalisation de l’antisémitisme est extrêmement choquante. Aujourd’hui, c’est la culture de la perversité narcissique politique qui domine. La stratégie de la manipulation violente qui blesse l’humain. Le moment où une souffrance historique réelle et une tragédie humaine, l’antisémitisme, ne sont plus traitées comme des causes à combattre, mais comme des munitions de guerre sémantique.

La diversion : On brandit l’accusation d’antisémitisme non pas pour protéger les populations juives, mais pour faire taire une critique politique ou masquer ses propres manquements. On fragilise les victimes réelles en utilisant leur nom pour des querelles de pouvoir.

L’absence d’empathie : Les victimes, passées ou présentes, ne sont que des objets, des « pions » sur un échiquier.

Le retournement de situation (Gaslighting) : Le manipulateur se présente comme le défenseur ultime de la morale tout en exerçant une violence psychologique et sociale.

La destruction du lien social : En utilisant la haine comme levier, on divise pour mieux régner, créant un climat de suspicion généralisée.

L’autoritarisme s’installe alors confortablement dans les décombres du sens. On ne débat plus d’idées, on s’entre-tue à coups de concepts sacrés piétinés. C’est l’inversion totale des valeurs évangéliques de vérité et de réconciliation.

Il est nécessaire de refonder profondément la politique française par le réveil de la conscience et le renouveau de la parole citoyenne, et par une réforme profonde des institutions publiques qui ne garantissent plus la préservation de la démocratie.

La Chrétienté est-elle politique ?

Le pape est aussi un chef d’État et son dialogue inclut la politique, mais sans s’éloigner de l’Évangile. Le Christ n’a pas évité la politique. À la source, elle est un dialogue les uns avec les autres pour organiser la communauté, subvenir aux besoins essentiels et développer les soins de santé. Le but de la politique n’est donc pas d’obtenir le pouvoir, mais de prendre soin de tous. Sa pierre porte les noms de l’égalité, de la fraternité et de la liberté. Réaliser cette volonté, c’est très complexe dans le monde géopolitique, où intervient le domaine financier et commercial. L’humanité en concurrence avec elle-même, c’est une aberration. Les pays doivent travailler ensemble à l’universalisme de la paix, du respect du bien commun.

Il est évident que la Parole du Christ porte la solution par ce qu’il accomplit : la réconciliation. L’humanité, divisée économiquement et politiquement dans une production industrielle et concurrentielle, prédit sa perte. On ne peut évoluer dans un système de guerre, dans une géopolitique psychopathe qui aboutit à la destruction de territoires, à la fabrication de crises humanitaires majeures et à des déplacements forcés de millions de personnes. Changer le monde par la paix devrait être l’objectif prioritaire des dirigeants, qui opèrent dramatiquement l’inverse.

Le pape Léon XIV a rappelé : « Je voudrais encourager chacun à faire des efforts pour rechercher des solutions qui émanent d’une culture de paix, et non de haine et de division. »

L’extrême droite n’est pas une solution, c’est un désastre

L’extrême droite aux portes de la République française est un basculement terrible de la démocratie vers l’autoritarisme capitaliste, l’application à plaire à une aristocratie courtisane du fascisme. Le catholicisme ne saurait servir de caution morale à des manipulateurs politiques prenant en otage ses valeurs universelles. La Chrétienté n’est pas l’illusion, mais la concrétisation des droits humains fondamentaux dans un respect absolu du droit à l’existence dans la liberté. C’est le sens du consentement à la vie, ce « oui » unique de la naissance, ce souffle qui respire en chaque enfant et qui affirme que sa vie est précieuse, qu’il a le droit d’être aimé et respecté.

Les souffrances des enfants de Palestine ont bouleversé notre humanité et exigent une résistance politique unie à la spiritualité, qui déclare haut et fort aux dirigeants : « Vos mains sont pleines de sang », Léon XIV. La responsabilité d’un effondrement moral ouvrant la porte au chaos et à la déshumanisation implique que les dirigeants rendent des comptes au niveau international, par la conscience des peuples qui les y oblige.

Le pape Léon XIV souligne la responsabilité de chacun, « Il est alors nécessaire d’intervenir ou de chercher des moyens d’encourager les gens à prendre des responsabilités dans leur vie » Parler de la paix, ce n’est pas réservé aux dirigeants ou à une élite. Cela concerne chacun d’entre nous.

Le principe réactionnaire est une entrave grave à la possibilité de futurs en paix, à la reconnaissance des victimes civiles, des enfants ayant faim et soif, et à qui l’eau et le pain sont confisqués. La famine est entrée à Gaza par la main de l’homme.

La confiance

On en revient au dialogue de confiance, à la gratuité du pain, et au devoir de bâtir une ère nouvelle, de changer profondément nos sociétés pour qu’elles s’engagent sur la voie de la réconciliation, de la confiance scellant la paix universelle.

La virulence des attaques de Donald Trump à l’égard du Souverain pontife qui appelle les dirigeants à travailler pour la paix et la réconciliation, montre la puissance de la paix qui ébranle le château de cartes des puissants.

Souveraineté du vivant face à la « mécanique de la mort »

Combattre en bombardant des villes, des maisons, des écoles, des hôpitaux et en tuant des enfants, ne définira toujours que la faiblesse des puissances et l’ignorance abyssale du message du Christ. ​

Rien ne pourra détourner un chrétien de la Parole d’Amour offerte par le Christ. Le don de sa propre vie, ne fuyant pas, mais rejoignant Jérusalem. Le risque de mourir torturé et assassiné était moins important pour Jésus que celui de verser le monde dans le chaos. Il témoigne de son sacrifice pour la liberté et l’amour du monde vivant. La chrétienté ne peut que combattre la guerre, la torture et la peine de mort, pour s’élever vers la paix universelle et la réconciliation.

L’extrême droite puise dans le sombre de l’Empire romain, dans l’extrême violence à l’égard de la fraternité, dans ce qui forme les dictatures. Elle soumet le juste à la mort et l’injuste à sa gloire. Les chants des réactionnaires résonnent avec le bruit des bottes.

Écoute la liberté

Jésus nous a confié la Résurrection. C’est la lumière de la vie en tout et pour tous, cet appel ultime de la force de vivre. La vie doit être célébrée, aimée. La priorité, c’est la vie sur terre, dans ce monde. Le sens réside dans le bien commun : la paix en soi pour cultiver la paix dans le monde ; la liberté en soi pour être libre et porter l’espérance d’une liberté que l’humanité n’a pas encore vécue.

C’est cette immense réalisation qu’il nous appartient d’accomplir. Les querelles de pouvoir, les manipulations politiques, le déploiement de la guerre et le renforcement de la pauvreté par une industrie féroce entravent l’accomplissement de l’humanité.

Jésus est venu il y a deux mille ans. L’humanité était apte à comprendre son message. Nous sommes cette même humanité. Le progrès technologique et scientifique ne change pas le cœur de l’homme : celui aimant cultive l’olivier, celui qui est aride cultive toujours le sable du désert en y déversant sa poussière.

En cela, l’élection présidentielle de 2027 est un appel civilisationnel qui engage l’avenir de l’Europe reposant sur les épaules de la France. Elle ne peut être une élection ordinaire, mais celle d’une refondation profonde. Elle engage une nouvelle décennie primordiale aux enjeux majeurs : crise climatique, prolifération nucléaire, bouillonnements géopolitiques, risque de guerre mondiale et augmentation des violences à l’égard des femmes et des enfants, dont des millions basculent dans l’extrême pauvreté.

Plus que l’élection d’un dirigeant, c’est le choix d’une nouvelle ère. Emmanuel Macron a traversé une époque de transition qui a révélé la violence politique aux niveaux international et national. Sa présidence n’appelle pas à la continuité, mais à une révolution de la paix. Continuer la politique actuelle, c’est préparer l’apogée de l’extrême droite et le pouvoir absolu qu’ils attendent d’obtenir depuis des décennies. L’oligarchie joue avec des sommes vertigineuses et la grossièreté de l’argent pour conquérir ce pouvoir fasciste durable.

La gauche a l’obligation morale de porter ce message de paix et de justice. Les responsables politiques ont l’obligation de respecter les plus fragiles, de cesser cette architecture politique colonialiste, d’exclusion, de cynisme et d’indifférence. La souffrance des enfants pauvres, des enfants victimes de prédateurs ou d’un monde violent régi par l’argent et la puissance, ne doit plus jamais être ignorée. Personne ne devrait plus accepter que les plus vulnérables soient laissés sur le bord de la route.

La révolution de la paix est aujourd’hui l’acte premier pour donner à l’humanité ce nouveau cap : celui du bien commun de la réconciliation. Un acte porté par chacun d’entre nous, et non par uniquement le pouvoir politique. Pour te libérer des marchands, libère-toi des marchandises. Le monde libéré de la politique, vivra en paix.

Fédora Hélène

Bella ciao a été chanté par les prêtes Partisans. La chrétienté est une résistance. Le chant, hymme de l’antifascisme et de la résistance dans le monde entier.

Tous humains, tous égaux, tous libres !

Bella Ciao

Una mattinà mi sono svegliato,
O bella ciao, bella ciao, bella ciao ciao ciao,
Una mattinà mi sono svegliato,
E ho trovato l’invasor.

O partigiano portami via,
O bella ciao, bella ciao, bella ciao ciao ciao,
O partigiano portami via,
Che mi sento di morire.

E se io muoio da partigiano,
O bella ciao, bella ciao, bella ciao ciao ciao,
E se io muoio da partigiano,
Tu mi devi seppellir.

E seppellire lassù in montagna,
O bella ciao, bella ciao, bella ciao ciao ciao,
E seppellire lassù in montagna,
Sotto l’ombra di un bel fior.

Tutte le genti che passeranno,
O bella ciao, bella ciao, bella ciao ciao ciao,
E le genti che passeranno,
Mi diranno «che bel fior».

Quest’è il fiore del partigiano,
O bella ciao, bella ciao, bella ciao ciao ciao,
Quest’è il fiore del partigiano,
Morto per la libertà.

La liberté !

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