
L’annonce du ministre : dix millions d’élèves appelés à parler
Le ministre affirme s’attendre à des résultats « sismiques », estimant que l’ampleur du phénomène est considérable. Cette annonce intervient alors que l’Éducation nationale renforce parallèlement la formation de ses personnels au repérage, à l’accueil de la parole et au signalement des violences sexuelles.
À quelques jours de la rentrée scolaire, le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, a annoncé une nouvelle mesure destinée à mieux repérer les violences sexistes et sexuelles subies par les élèves. Dès novembre, le questionnaire annuel consacré au harcèlement scolaire sera élargi à ces violences et concernera environ dix millions d’élèves, de la grande section de maternelle à la terminale.
Le questionnaire sera anonyme dans un premier temps. Les élèves qui le souhaitent pourront toutefois laisser leur nom afin de demander à rencontrer un adulte de confiance. Son contenu doit encore être élaboré avec les personnels de l’Éducation nationale, les associations de parents d’élèves et un comité d’experts, notamment des pédopsychiatres.
Mais une question demeure : que signifie réellement demander à un enfant de parler de violences sexuelles ? Car recueillir une parole n’est pas simplement poser une question. Il faut être prêt à entendre la réponse. Il faut être prêt à protéger l’enfant qui répond. Et il faut être prêt à affronter ce que cette parole pourrait révéler.
Un questionnaire peut-il vraiment libérer la parole ?
Parler, c’est parfois revivre la violence. C’est ressentir à nouveau la souffrance du corps blessé, retrouver la peur de mourir, de ne pas tenir le coup, de ne pas échapper à l’agresseur.
Parler, c’est franchir un mur en feu : celui de l’emprise. C’est dépasser ce que le prédateur vous a répété jusqu’à vous faire douter de vous-même : « Tu es coupable des violences que tu subis. »
Et puis il y a la peur du regard des autres.
Que vont-ils dire ? Que vous êtes folle ou fou ? Que vous êtes quelqu’un de faible, de « vraiment nul », pour qu’un homme vous humilie, vous détruise, vous terrorise ?
Et parfois, le plus terrible : voir les autres plaindre l’agresseur lorsqu’il est dénoncé.
Alors la victime a déjà donné toutes ses forces, toute son énergie, toute sa vie parfois, pour survivre. Elle garde sa respiration pour survivre. Elle sait que la violence n’est pas finie. Témoigner, c’est encore affronter le prédateur quand chaque jour on résiste déjà à sa violence inouïe. C’est être plongée dans le vide. La solitude, l’isolement. Les conditions qu’un prédateur met en place. Une victime ignore souvent ce que signifie être soutenue. Elle ne peut plus compter que sur elle-même pour échapper à la mort que son bourreau lui tend.
Une feuille de papier, des questions et le corps qui frisonne, le cœur qui bat trop vite, la tête qui va exploser, le crayon trop lourd à tenir. Le questionnaire questionne l’intime, la blessure, la souffrance, l’humain. Il faut aussi être prêt à parler.
Les regards et les autres, qu’ont-ils vécu ? Je suis ce « oui ». Mais pourrais-je l’écrire ? Trop de peur, trop de malheur. Et, ce soir, je rentre. Le visage de l’agresseur apparaît soudain. Je ferme les yeux. Trop tard. Il est là.
Le prédateur n’est pas nécessairement un inconnu qui surgit dans la rue. Il peut être un proche, un membre de la famille, une personne de confiance ou quelqu’un qui gravite autour de l’enfant.
Un questionnaire face aux traumatismes
Anonyme, j’ai coché la case « oui » et ce soir la violence recommence. Sa main sur moi. La pièce qui tournoie. Ce manège qui s’emballe. Il m’entraîne. Tout devient flou. Les couleurs se perdent. Évanouie, je suis funambule. Mon corps ne tient plus qu’à un fil.
Puis, l’eau coule. Je me lave une fois, deux fois sous la pluie. Une évasion qui me retient prisonnière. La petite salle bain vétuste. L’eau coule. Il éteint la lumière, ferme la porte à clé de la salle de bain. Plongée dans le noir, en apnée, je me noie.
15 ans. Puis 16. Et encore 17. Je n’ai pas eu le temps des anniversaires. J’ai coché « oui » dans cette illusion de justice. J’ai laissé la feuille vide. Et je suis partie.
Je crois que je retiens mes larmes. Je crois que je crie. Et, il n’est que le silence d’une fille qui marche dans la rue. Personne ne voit mon visage inondé. L’eau qui coule. Les cheveux mouillés. Les vêtements trempés. L’orage s’est abattu soudain. Je rêvais à ma vie. Elle s’est éteinte. Voilà, le temps passé. Une fille, 15 ans. La danse, mon corps tournoie, en mouvement, vivant. Puis, mon corps fracturé.
ll s’est couché sur moi. Il avait les cheveux blancs, une cinquantaine d’années. Tout s’écroule dans cette chambre d’enfant. Plus un lieu. Plus d’identité. Je ne coche pas la case.
Le séisme
Le séisme n’est pas pour la société. Il est pour des milliers d’enfants, des milliers de survivants. Il est devant la feuille, un questionnaire. Une donnée, une statistique, big data. Je suis un nom, un visage, une vie.
Le séisme est un corps qui tremble, le plancher qui s’effondre sous les pas, les murs qui vacillent et l’enfant captif de ce monde qui souffre, de cette injustice.
Un prédateur en alerte
Un prédateur qui comprend que sa victime pourrait parler peut redoubler de violence. Plus il impose de souffrances, plus il cherche à garantir son impunité. Le silence devient son meilleur allié.
Il a souvent préparé le terrain : l’emprise, la manipulation, la diffamation. Il parle de sa victime avant qu’elle ne puisse parler de lui. Il la discrédite. Il inverse les rôles. Il construit son récit. Son objectif est toujours le même : préserver son impunité.
Il s’organise. Il calcule. Il adopte un mode opératoire. Il sait parfaitement que la société tolère encore trop souvent la violence, qu’il peut captiver, séduire, charmer, jouer son rôle, devenir aux yeux des autres le personnage que lui-même a fabriqué.
Alors oui, il faut parler. Mais il faut surtout comprendre ce que signifie demander à une victime de parler.
Un questionnaire ne suffit pas.
On ne répond pas froidement, sur commande, à des violences sexuelles. On ne peut pas demander à une victime de parler comme on lui demande de cocher une case. La parole doit être préparée, sécurisée et accompagnée.
Elle n’est pas devant les autres, dans la classe qui peut être comprise comme un refuge et qui, soudain, ne l’est plus. La violence vécue est devant vous, sur une feuille à remplir.
Il peut y avoir un « non » qui, en réalité, signifie « oui ». Un silence. Une impossibilité de répondre. Une mémoire qui se bloque. Et demain ? Un questionnaire qui risque de faire peser la responsabilité uniquement sur les épaules des victimes. La culpabilité de n’avoir pas pu parler. De ne pas avoir su cocher la bonne case. Et la violence qui continue.
Demain, je suis debout sur le bord du mur. Personne pour me tendre la main. Adolescente. Je cours à perdre haleine. En apnée, le vertige. Trop de peur, trop de souffrance.
« Non » peut parfois vouloir dire « oui, j’ai subi des violences sexuelles »
Non veut parfois simplement dire : « Je ne veux pas mourir. » Et derrière chaque réponse, il y a parfois une histoire que personne ne voit.
Ma peur est celle de la violence que certains enfants pourraient subir avant même la rentrée scolaire. Car un prédateur n’improvise pas. Il prévoit. Il anticipe. Il adapte son comportement.
L’annonce d’un questionnaire ne fera peut-être pas trembler celui qui exerce la violence. Mais elle peut faire trembler celles et ceux qui la subissent.
Alors, si l’on veut réellement libérer la parole des enfants, il faut être prêt à entendre ce qu’ils vont dire. Et surtout, être prêt à les protéger. La parole ne doit jamais devenir une nouvelle épreuve pour la victime. Elle doit devenir le commencement de sa protection.
Et après la parole libérée ?
Le recensement des plaintes ordonné par le garde des Sceaux a révélé une réalité vertigineuse. Alors qu’environ 70 000 plaintes concernant des violences sexuelles sur mineurs avaient initialement été annoncées, les procureurs en ont finalement recensé 85 047. Plus de 15 000 plaintes supplémentaires ont été découvertes par les services enquêteurs. Au 15 juillet, 69 626 dossiers avaient été réexaminés, soit 82 % du stock national. Derrière ces chiffres, il y a des enfants, des victimes, des familles, des vies. Et que sont devenues les procédures les plus anciennes ? Combien ont attendu des mois, des années, parfois davantage, avant d’être réellement examinées ? Cette réalité pose une question essentielle : comment le gouvernement compte-t-il protéger chaque enfant qui parlera et garantir à chacun le droit à la justice ? Car demander aux enfants de parler crée une responsabilité immense. Si l’État leur demande de cocher « oui », il doit être prêt à entendre ce « oui », à le recevoir, à le traiter, à le suivre et à protéger l’enfant qui l’a donné. Libérer la parole ne peut pas être l’objectif final. L’objectif doit être la protection. Et lorsque les faits relèvent de la justice, cette parole doit pouvoir trouver le chemin de la justice.
La France est-elle devenue un pays dangereux pour les enfants ?
La perversité de certaines politiques publiques, les défaillances de la justice, le cynisme, le mépris et l’inertie institutionnelle peuvent détruire des vies. Ils peuvent aussi laisser des prédateurs agir pendant des années lorsque les institutions échouent à protéger celles et ceux qui devraient l’être.
Le scandale est d’autant plus vertigineux lorsqu’il concerne les enfants.
Le monde de la culture n’est pas épargné. Pendant des décennies, des voix ont pu banaliser ou défendre des discours sur la pédophilie dans l’espace médiatique, jusque dans certaines émissions de télévision et certaines tribunes publiées dans Libération et le Monde. Ces épisodes appartiennent désormais à l’histoire de notre pays. Ils interrogent profondément une époque où la protection de l’enfant n’a manifestement pas toujours constitué une limite absolue.
Et puis il y a le social.
L’Aide sociale à l’enfance, censée protéger les enfants les plus vulnérables, fait régulièrement l’objet de témoignages et de rapports dénonçant des défaillances graves : placements abusifs, ruptures, violences, manque de moyens, absence de suivi, parcours chaotiques. À proximité de cette violence institutionnelle peuvent prospérer des réseaux criminels, notamment ceux qui exploitent sexuellement des mineurs.
Comment accepter que des enfants confiés à la puissance publique puissent continuer à souffrir dans le silence ?
Comment accepter que leurs alertes, leurs plaintes, leurs tentatives de se faire entendre puissent être ignorées ?
La maltraitance institutionnelle n’est pas toujours spectaculaire. Elle peut prendre la forme d’un dossier qui disparaît, d’une parole que l’on ne croit pas, d’une décision qui arrive trop tard. Et derrière chaque dossier, il y a un enfant.
L’omerta des juges.
Depuis des décennies, des juges pour enfants font comme s’ils ne savaient pas. Ils continuent à accélérer un système destructeur. Une justice antidémocratique qui organise l’irresponsabilité des magistrats. Ils forment une caste intouchable, vivent derrière un mur administratif et dictatorial contre la liberté et la justice.
Une Ve République qui a fini par tuer la démocratie, par bafouer une République de la liberté. Une France et une Europe qui se sont construites dans la guerre et le colonialisme. Qui se sont bâties sur le dos des pauvres aux chaînes de l’industrie. Du capitalisme au soviétisme, ils ont conçu une société excluant l’humain et la nature.
Une société construite sur le travail des enfants pauvres. Les héritiers millionnaires du MEDEF devraient regarder leur héritage aristocratique et bourgeois gagné par le courage des plus pauvres et vulnérables, par ceux dont ils continuent à accabler l’existence. Ce ne sont pas les enfants de ces nouveaux nobles qui subissent la maltraitance institutionnelle.

Le bal des hypocrites au MEDEF
Gabriel Attal récite si bien le discours appris dans son milieu, qu’il n’a jamais quitté, entouré de ces malins qui, depuis quarante ans, se complaisent dans l’argent-roi, du chiraquisme à une certaine gauche caviar.
Il rêve de grandeur aristocratique et non de celle de la France, Gabriel Attal.
La résistance ouvrière, qui lui a permis de bénéficier des progrès de l’humanisme, semble lui échapper. Fait-il partie de ceux qui pensent que les droits humains, que la Déclaration universelle des droits de l’homme, se sont construits uniquement sous la plume des intellectuels ?
Elle en a été, avant tout, l’encre. L’encre faite de la sueur des hommes et des femmes, de leur souffrance, de leur vie prisonnière de la pauvreté, transformée en arme politique. Cette prison de l’ordre républicain, dressée par la bourgeoisie industrielle et une aristocratie attachée à sa paresse. Ils cuvaient leurs alcools et leurs soirées mondaines jusqu’au matin pâle, parfois jusqu’à midi, méprisant les pauvres levés à cinq heures du matin dans leurs banlieues.
Ce sont les travailleurs et les travailleuses français qui ont construit la grandeur de la France. Ce sont eux qui ont lutté pour les droits humains. Ce sont eux, les ouvriers, qui ont été la Résistance, ceux qui ont combattu, résisté et contribué à reconstruire la France. Ce sont encore eux qui, par leur travail, leurs luttes et leurs sacrifices, ont participé à construire cette France dont certains aiment aujourd’hui à célébrer la grandeur sans jamais rappeler le prix humain payé pour l’édifier.
La bourgeoisie héritière était majoritairement occupée à aduler le maréchal Pétain de 1914, oubliant, encore une fois, tous les pauvres qui mouraient dans les tranchées.
La bourgeoisie politique admire toujours le maréchal de 1914, dans son culte de la mort et des jeunes envoyés à la guerre, pendant qu’elle reste à l’abri, en sécurité, certaine de ne jamais mettre un pied dans la boue. Tout en sachant que la guerre a toujours enrichi la bourgeoisie et les dirigeants.
Pire, cet arriviste médiocre d’Édouard Philippe, courbé en valet zélé devant l’extrémisme financier du libéralisme. Ce petit choix de Macron, qui en a fait un sinistre Premier ministre, lançait, dédaigneux, que les Français ne travaillaient pas assez. Pendant que lui ne crée rien, ne produit rien et vit en assisté de l’État, dans une architecture politique héritée du XIXe siècle.
Ce pénible qui participe à la destruction des droits humains et sociaux, plongera toujours plus d’enfants sous le seuil de pauvreté pour créer une fausse réussite financière des nantis du MEDEF.
D’ailleurs, lorsque des responsables politiques de la droite macroniste et réactionnaire et de la gauche qui s’enrichit aussi de la misère participent à des conférences du MEDEF en candidats à la présidentielle, ils pourraient se tutoyer et ouvrir ensemble une bouteille de grand vin à partager. Les réseaux se transmettent de génération en génération. Le népotisme. Le bals des hypocrites de gauche à droite. Les vieux barons du système pris à leur propre piège parlant « économie » en s’accrochant aux privilèges, au populisme, aux manipulations en étant convaincus que le peuple croient encore à leurs clowneries. Les sept camelots du débat au MEDEF, tentant de vendre la ménagère avec ses nappes et ses serviettes aux ignorants de leurs sulfureux stratèges. Les marchands politiques se bousculent au portillon de l’Élysée.
Ils ne protègeront pas les enfants. Ils ne l’ont jamais fait.

Pendant ce temps, une partie de la société détourne le regard.
Nous nous indignons lorsque l’horreur devient médiatique, puis nous retournons à nos vies. Nous dénonçons les prédateurs lorsqu’ils sont enfin désignés, mais nous interrogeons beaucoup moins les mécanismes qui leur ont permis d’agir. Cette contradiction est insupportable.
Et elle devient encore plus violente lorsque, dans le même temps, certains responsables politiques prétendent incarner l’ordre moral, désignent des boucs émissaires et agitent la menace de l’extrême droite, tout en ayant participé, directement, à un système politique qui laisse perdurer depuis des décennies des injustices et des inégalités profondes.
La protection des enfants ne devrait appartenir à aucun camp politique. Elle devrait être une obligation absolue de l’État. Or nous assistons aujourd’hui à une étrange contradiction. D’un côté, on parle de guerre, de puissance, de patriotisme, de sécurité nationale et de grandeur retrouvée. De l’autre, des enfants vivent dans la pauvreté, certains sont placés, certains sont victimes de violences, certains cherchent désespérément la paix capable de les écouter.
On annonce des dispositifs, des questionnaires, des politiques de prévention et de nouvelles campagnes de communication.
Mais la question fondamentale demeure : que fait-on réellement lorsque l’enfant parle ?
À quoi sert de recueillir une parole si les institutions ne sont pas capables de la protéger ?
À quoi sert de produire des données si l’on ne dispose pas des moyens humains, judiciaires et sociaux nécessaires pour intervenir ?
À quoi sert la communication politique si, derrière elle, des enfants continuent de tomber dans les failles du système ?
À l’approche d’une élection présidentielle, la protection de l’enfance ne peut devenir un simple argument de campagne. Elle exige des moyens, une volonté sincère, des professionnels formés, une justice capable d’agir, des institutions contrôlées, une véritable politique de prévention et surtout une culture collective de l’écoute, de la paix et de la liberté.
Elle exige aussi que les responsables politiques soient jugés sur leurs actes, et non sur leurs discours.
Édouard Philippe, Gabriel Attal, Bruno Retailleau, Marine Le Pen, Emmanuel Macron et tous ceux qui prétendent gouverner la France devront répondre à une question simple : quelle place accordent-ils réellement à la protection des enfants dans leur projet politique ?
Un pays où les enfants riches et pauvres deviennent des objets du système. Ils sont séparés, ne se rencontrent pas, ne partagent pas ensemble ces moments collectifs de fraternité et d’amitié.
Les écoles pauvres et les écoles riches. Les quartiers populaires et les quartiers bourgeois. Les politiques de ce pays divisent les enfants, établissent une hiérarchie, transforment l’école, qui est un trésor, en gare de triage.
Les étudiants pauvres sont exclus, tandis que les héritiers patrimoniaux sont chéris par la politique thatchériste du gouvernement et par les notables bourgeois, qui semblent faire de l’université leur propriété.
Le sens de l’université, c’est la liberté. Protéger les enfants, c’est chérir leur liberté.
C’est précisément le contraire de la mentalité du parti Les Républicains, allié de l’extrême droite et d’Emmanuel Macron, dans un machiavélisme politique. Une décennie, que sous l’aile de Macron, les réactionnaires gouvernent. Une décennie perdue pour les droits des femmes et des enfants, leur innovation et concrétisation sur le terrain, dans la réalité. La misère avance pendant que l’illusion de progrès constitue la stratégie politique. Le théâtre et son décor si cher à Emmanuel Macron, comme à Gabriel Attal. La réthorique pour seul travail politique.

Un enfant au pays des manèges artificiels
Un parc d’attractions comme symbole et finalité d’une gouvernance sous Emmanuel Macron, pendant que la pauvreté traumatise des vies innocentes.
Des dirigeants en flatteurs promettant aux entrepreneurs le fromage de la fable. Quel commerce en milieu de la misère ? Les riches vont-ils consommer entre eux et ruiner toujours plus les resources naturelles, donc l’avenir des enfants ?

Un pays ne se mesure pas seulement à la puissance de son économie, à ses dépenses militaires ou à son rang international. Il se mesure à la manière dont il protège ceux qui ne peuvent pas se protéger eux-mêmes.
Et lorsqu’un enfant doit lutter seul pour être entendu, lorsque sa souffrance devient invisible derrière des procédures administratives, lorsque les institutions censées le protéger deviennent elles-mêmes une source de peur ou d’abandon, alors ce n’est pas seulement un enfant que nous abandonnons. C’est notre propre humanité.
Peut-être faudrait-il finalement inverser la question. Qui regrettera une société fondée sur la violence, le mensonge, l’indifférence et l’impunité ?
Et surtout : quelle société voulons-nous construire pour les enfants qui viennent après nous ?
Fédora Hélène
Je te crois


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