Léon XIV réveille la France, sa vocation de paix et d’espérance face aux défis du monde

« Aucun de nous n’est un numéro sur une carte d’identité, ni un matricule, mais une personne unique » Léon XIV

Nous sommes l’eau vive, la liberté de la vie unique et précieuse. Chacun compte, chacun est important, chacun doit pouvoir accomplir sa vie dans la paix, l’espérance et la joie.

Nous ne sommes pas un numéro de matricule dans la matrice de l’État, ni un objet de rentabilité, mais une vie, un être humain libre.

« C’est Jésus-Christ, par son incarnation, qui rejoint tout homme dans son histoire et se révèle à lui comme la véritable source d’eau vive capable d’étancher sa soif. » Léon XIV, place de la Concorde, Paris.

« Quiconque boit de cette eau aura encore soif ; mais celui qui boira de l’eau que je lui donnerai n’aura plus jamais soif. » Jean 4, 13-14 « L’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau jaillissant pour la vie éternelle. » Jean 4, 14

Jésus s’adresse en premier à la Samaritaine. C’est aux femmes qu’il confie l’eau vive. La civilisation de l’Amour commence par une femme, Marie. Ce sont les femmes qui la feront vivre.

La venue de Léon XIV a éveillé le peuple en conscience et en joie

Plus de 800 000 personnes ont assisté à la messe place de la Concorde. La venue de Léon XIV a éveillé le peuple en conscience et en joie, faisant renaître une espérance dont la France a profondément besoin au moment où elle traverse une crise majeure. Dans cette liesse populaire, la population s’est libérée du poids de la tristesse imposée par les discours de guerre, par la course au pouvoir et par une politique économique et sociale qui écrase le droit à la sérénité, à la tranquillité et à l’accomplissement de sa vie. À Lourdes, devant la Grotte, Léon XIV a rappelé dans sa prière ce qui devrait être essentiel : le droit pour tous de vivre, et non de survivre dans la souffrance.

La France a retrouvé son souffle, ses racines, un élan spirituel, son droit de porter la chrétienté au grand jour, de valoriser le vivre ensemble, de s’unir à la paix pour construire un futur possible, d’aimer sa jeunesse pour respecter son avenir et de reconnaître son leadership face aux immenses défis actuels.

La France a trouvé son chemin : bâtir une société pour que le monde ait la vie.

Une liesse populaire incroyable, un moment extraordinaire s’est produit sur tout le parcours du pape Léon XIV. La joie et le recueillement ont été en osmose. Une communion des uns aux autres, impressionnante, lorsque plus de 800 000 personnes se retrouvent réunies dans un même élan. Une foule immense s’est unie dans la paix. Tous ont démontré que la civilisation de l’Amour est la voix de l’humanité.

©️ AFP

Un nouveau jour est arrivé

À dix heures, vendredi 25 septembre, le chant des cloches a résonné en France pour accueillir l’arrivée du pape Léon XIV.

Que sa venue soit la joie. La joie s’entend, une joie de vivre délivrée à chacun. Une voix qui chante la vie de l’humanité, qui donne à ce miracle tout son sens : la gratitude. Et aussi la certitude que le droit à l’existence est le premier des droits humains. Il est le fondement même d’une civilisation. Celui qui reconnaît la vie de chacun comme importante. Celui qui voit en chaque enfant qui vient au monde une chance.

Une chance qui ne peut être conçue tel un hasard qui fabriquerait l’acceptation de l’injustice. La chance que chacun porte en soi a l’instant de sa naissance est l’Amour. Un amour inconditionnel pour chaque vie que porte sur tous Jésus.

Une colombe est venue pour exprimer son Nom. L’eau du baptême a inondé son front, avant le sang de la souffrance que l’homme a fait couler sans comprendre ce qu’il faisait, sans connaître l’Amour qu’il transperçait. Puis, la colombe est apparue dans son éclat. La lumière, premier témoin. Aujourd’hui, c’est elle qui est le jour nouveau. De son éclat éternel, la profondeur de la paix a pris corps sur la croix. La douleur est anéantie. L’Amour a repris vie, car il est le monde vivant.

La vie est une réalité sacrée.
Elle porte le Nom, HaShem.
Le voici : Dieu, le Christ.

Dessin ©️ Fédora Hélène

Voici venue une société nouvelle, celle qui protège la dignité humaine. Celle qui reconnaît les plus vulnérables, qui leur rend leur légitimité. Une société de réconciliation, d’unité dans la fraternité, de générosité dans le bien commun.

On ne dira plus : « Qui est-il ? » Mais « Voici ton frère. Voici ta sœur. »

Anéantir la guerre

Une humanité qui tend à anéantir la guerre. Toute guerre. La guerre de la faim qui assomme des enfants privés de nourriture, survivants au cœur de conflits armés, de crises humanitaires fabriquées par la main de l’homme. La guerre contre la nature qui dépend aussi de ce que l’homme invente quand il pense pouvoir créer et dominer la vie, oubliant qu’il ne peut que transmettre ce qu’il possède : son humanité.

Plus que l’inquiétude pour l’IA, il y a avant celle de la guerre de l’humanité contre elle-même.

La guerre est évitable

Le monde est la grâce de la paix accomplie. Jésus l’a confié à l’humanité. Ce que l’on doit faire, c’est la vivre. Ce qui paraît très difficile à réaliser, tant le pouvoir politique a placé la persistance de sa puissance dans la guerre.

Ainsi que Léon XIV l’a rappelé dans son discours à l’Élysée, il est essentiel de ne pas penser la guerre comme inévitable. Cela s’adresse à chacun d’entre nous et aux responsables politiques, dont Emmanuel Macron. Le pape souligne que « Face aux bruits de bottes et aux crises multiformes qui ébranlent notre monde, la France a la vocation de demeurer un artisan infatigable de paix et de multilatéralisme. »

La France, ce phare dans la nuit qui éclaire ceux qui cherchent la liberté et sa paix. La France, terre d’espérance, qui aujourd’hui, quand la guerre se lève, doit appeler plus fortement à la réconciliation. Vivre ensemble. Cet élan que la liesse populaire a propulsé à Paris, lors de la messe place de la Concorde.

Le peuple éveille la France. C’est lui qui dicte le chemin et la délivre de la politique qui parle de guerre, de division, de richesses éphémères et qui attriste le ciel, ôte la joie aux plus fragiles en faisant peser sur leurs épaules l’injustice.

Le feu de la paix

Le pape a transmis ce feu de la paix et éveillé la volonté d’égalité et de liberté. Sa présence a légitimité chacun dans son droit de vivre et non de survivre. Il a assuré que la vie est le choix premier.

Fidèle à l’Évangile, transmettant les mots essentiels à notre humanité, son sourire et son silence recueilli, sa sincérité profonde et son souci des plus vulnérables ont éveillé la joie. La France a retrouvé son souffle. Toute une jeunesse présente à ses côtés pour dire aux responsables et dirigeants que le futur possible est celui de la sérénité, d’une paix durable et universelle.

Un appel de l’Évangile que le pape a délivré pour la France.

Devant la grotte de Massabielle à Lourdes, où Marie est apparue à la jeune Bernadette en 1858, le pape a prié pour la protection de la France , «  Nous te prions, Notre-Dame, pour la France, dont tu es la Patronne et que tu as durant tant de siècles entourée de ta protection. Obtiens pour son peuple le don de la concorde fraternelle. »

Le pape a prié Marie pour que notre société ait soif d’harmonie, ainsi que pour une société « bannissant toute violence et toute haine ». Des paroles qui résonnent au sein de notre pays, marqué par les blessures de la division, du racisme, des discriminations et par la haine que sème une politique qui provoque l’injustice.

Le pape Léon demande dans sa prière que chacun puisse accomplir sa vie jusqu’au bout dans le respect de ses droits fondamentaux inscrits dans la Déclaration universelle des droits de l’homme. Ce qui implique de lutter contre toutes formes d’oppression, toute entrave à la paix.

Des sommes vertigineuses pour l’armement au détriment des droits humains

Aujourd’hui, concrètement, la France investit 436 milliards pour le réarmement, la production d’ogives nucléaires, un armement nucléaire et technologique dévastateur. Elle le fait à l’image d’autres pays qui s’affrontent sur la domination du pouvoir pour une nouvelle ère qui amorce son chemin.

Ce chemin qui éloigne l’humanité de la paix et qui donne toute son amplitude à la guerre. Ce chemin est celui de la machine, comme les essaims de drones qui participent désormais aux guerres contemporaines. En Ukraine, les drones sont devenus l’une des principales causes de morts et de blessures parmi les civils. En juillet 2026, les Nations Unies indiquaient que les missiles et les drones représentaient 38 % des victimes civiles recensées, tandis que les drones de courte portée étaient responsables de 27 % des victimes. Dans le territoire palestinien occupé, comme en Ukraine, l’intelligence artificielle est également signalée comme étant utilisée pour soutenir l’identification des cibles et éclairer les opérations militaires. Les Nations Unies alertent sur les risques liés à la perte du contrôle humain, à la responsabilité insuffisante et à l’utilisation de ces technologies dans des zones densément peuplées. 

La machine est déjà engagée dans la guerre contre l’humain. Et le risque franchit une nouvelle limite lorsque la décision de tuer peut être confiée à des systèmes autonomes. En août 2026, le secrétaire général des Nations Unies et la présidente du Comité international de la Croix-Rouge ont appelé les États à adopter d’urgence de nouvelles règles internationales sur les systèmes d’armes autonomes, avertissant du danger de parvenir à « l’autonomous targeting of humans by machines ». 

Où est l’homme sur la route de la destruction ? La guerre des drones sévit entre l’Ukraine et la Russie. La machine est déjà lancée contre l’humain. Actuellement, des armes renforcées par l’utilisation militariste de l’IA détruisent la vie.

Pour la paix, il est crucial de ne pas cultiver l’art de la guerre qui se nourrit de la finance, des privations imposés aux peuples, des crises humanitaires. Dans cet objectif de fin de la guerre, Léon XIV a cité Saint Jean XXIII, « la justice, la sagesse, le sens de l’humanité réclament […] qu’on arrête la course aux armements ; elles réclament la réduction parallèle et simultanée de l’armement existant dans les divers pays, la proscription de l’arme atomique et enfin le désarmement dûment effectué d’un commun accord et accompagné de contrôles efficaces »

Emmanuel Macron plaide pour une armée toujours plus puissante, ainsi que pour la création d’une armée européenne, établissant des rapports de force avec la Chine et des États-Unis , au lieu de réaliser une capacité d’entente, de réconciliation.

Combatte le culte de la mort

Et Jésus rappelle qu’il est venu sous ce nom, le « Fils de l’homme », celui qui incarne l’humanité dont la raison première est de vivre sur Terre.

Avant ce qu’il nomme « le royaume des cieux », qui est proche, dit-il, signifiant que le temps humain est l’éphémère et que chaque vie porte une dimension universelle, une responsabilité commune, il y a l’accomplissement de la vie. La vie, valeur suprême.

Les Marches pour la paix

La liesse populaire à Paris acclamant Léon XIV, cette joie éveillée témoigne que tous ressentent un besoin urgent de changement quand tout s’accélère et devient inévitable. Les Gilets jaunes semblent promettre leur retour en force. Et un dialogue de violence pourrait s’instaurer entre le pouvoir et les citoyens et citoyennes. La pauvreté engage des souffrances, la colère et l’indignation.

Puis, il est une autre démarche : les Marches pour la paix. Ce qui demande un engagement de non-violence, réfléchir ensemble, prendre le temps de la parole, de se rassembler partout en France. De savoir que le phare de la paix doit éclairer nos rivages et accueillir ceux et celles qui cherchent la liberté. Fédérer l’Europe autour de ce mouvement pour la paix, pour que le monde ait la vie.

Emmanuel Macron s’est exprimé à la tribune de l’ONU sur l’atroce que vivent les enfants de Palestine. Cette violence de la guerre qui touche aussi les enfants du Soudan, du Congo, de l’Ukraine. Puis, la guerre vient comme une vague s’échouer sur d’autres territoires et prendre la forme de la pauvreté. Les enfants de France la vivent. Plus de 3 millions d’entre eux ont faim de paix et de sa liberté promise. Ils ont soif de foi et attendent que le président regarde leur visage, connaisse leur nom, entende leurs rêves : le droit à l’existence en paix.

Pas de pauvreté, c’est l’ODD1. Le premier objectif de développement durable des Nations Unies que la France a ratifié. Elle s’est engagée à lutter contre la pauvreté. Et, en 2026, l’Insee annonce que la pauvreté en France n’a jamais eu un taux aussi élevé depuis 1996. Trente ans après, la France régresse dans la précarité. La misère est là pour des millions de Français.

La pauvreté est-elle inévitable ? Elle est la première guerre. Elle est le signe d’une économie internationale qui courtise le chaos, qui n’investit plus assez pour le bien commun, qui ne sème pas de futures récoltes prospères.

« Que les plus malheureux, les plus pauvres soient toujours soutenus », prie à Lourdes Léon XIV. Un message qu’il adresse directement aux responsables politiques, au gouvernement et à Emmanuel Macron dont la responsabilité est de travailler pour une société juste, équitable qui ne laisse personne sur le bord de la route. Face à la Grotte où Marie est venue s’adresser à une jeune fille pauvre, il a déclaré : « obtiens pour la France des dirigeants sages et généreux , prêts au sacrifice d’eux-mêmes, capables d’affronter les défis et voulant servir le bien commun. »

Lourdes – Photo ©️ LiberTerra

L’économie thatchérienne du gouvernement d’Emmanuel Macron a provoqué des traumatismes, tandis que les profiteurs de guerre se sont greffés sur cette politique économique accablant les plus pauvres, innocents de la cupidité des puissants.

Léon XIV a également souligné que, dans la trajectoire d’un pouvoir démocratique au service de la fraternité, de l’égalité et de la liberté, les dirigeants ont pour devoir d’être les protecteurs des droits humains fondamentaux et de veiller à leur application pour tous.

Rejeter « à jamais les logiques de guerre », a-t-il affirmé. Ce puits dans lequel les dirigeants s’engouffrent, entraînant les populations dans les souffrances.

La France au regard de l’Europe

La France tend à devenir la première puissance européenne. Elle ne créera pas l’Europe de la paix par la souffrance. La violence de la pauvreté est évitable. La guerre est évitable. L’Europe de la paix naîtra de cette discipline pour la paix, la fraternité et la liberté.

Pour réaliser la paix, c’est notre interprétation du monde qui est cruciale. Concevoir le monde comme un monde vivant permet d’aligner notre mouvement sur celui de la vie. Tourner le dos à la vie, faire du Nom de Dieu l’inconnu, c’est enclencher un mouvement contraire et devenir l’inhumanité. La société dystopique est celle-ci. Elle ignore la vie. Elle ne la voit plus, la dissipe dans le brouillard de l’homme se voulant Dieu, se pensant créateur d’un monde qui n’est plus que l’illusion. La simulation de la vie, c’est sa manipulation.

Les armes nucléaires et autonomes appartiennent à cette vision étrange qui efface le jour et plonge le ciel dans l’obscurité, jusqu’à se convaincre que la lumière qui la transperce n’existe pas. Le danger réside dans l’esprit. Une idéologie qui favorise le culte de la mort. L’instrumentalisation de la mort n’est pas sans graves conséquences. Elle participe à la manipulation de la vie et enferme la pensée dans sa stérilité. Elle ne produit plus les bons fruits qui nourrissent la paix.

La parabole du figuier maudit par Jésus se réalise quand les oliviers de Palestine sont brûlés par la guerre. L’arbre fruitier est volontairement détruit. C’est le temple de la vie qui s’écroule. Des femmes enceintes, des mères et des enfants sont blessés, tués et affamés, des enfants sont mutilés par la guerre. Et, aujourd’hui, l’Europe craint la guerre à ses frontières, sur son territoire. La progression de l’instabilité est cette vague grandissante, avançant inexorablement, asséchant les arbres fruitiers.

Le réchauffement climatique et la guerre, tout s’aligne, car l’humain est dépendant de la terre qui l’a mis au monde. Une terre mère qui lui enseigne, car elle est issue de Dieu, le devoir de paix, de protéger la vie. Les activités humaines sont responsables du déséquilibre climatique, ont indiqué les études scientifiques. La nature répond à l’Homme. Il ne détruit que lui-même quand ses actes apportent le désespoir en troublant la pureté de l’eau, en blessant l’innocence de la vie. Nos sociétés doivent s’apaiser. L’industrie doit ralentir. Le temps du repos doit être respecté. La vie doit être estimée et un temps doit lui être donné.

Ce temps est venu. Celui de la réconciliation, de vivre ensemble, uni, en œuvrant pour le bien commun. Sans fracturer la fraternité en appauvrissant l’enfant innocent par la faim et la soif.

Une unité de paix : les droits humains

Lors de son discours à l’Élysée, le pape Léon XIV souligne que la Déclaration universelle des droits de l’homme fut proclamée dans « cette ville de Paris ». Il rappelle que la France porte, par ses artisans de paix, tels que René Cassin, prix Nobel de la paix, juriste français, qui « joua un rôle de premier plan dans son élaboration », cette part de « conscience générale de la dignité inaliénable de la personne humaine ».

Léon XIV cite à ce propos saint Jean-Paul II qui, en octobre 1979, à l’Assemblée générale des Nations Unies, a mis en valeur ce document comme « une véritable pierre milliaire sur le chemin du progrès moral de l’humanité ».

Saint Jean-Paul II était déjà conscient de la menace qui pèse durablement sur la paix, par l’expérience de deux guerres mondiales et au regard de la continuité d’une société qui quitte l’Amour et fabrique alors des crises humanitaires, ainsi que le risque de conflits armés, qui sont, à tout instant, ce dormeur prêt à se réveiller.

L’accomplissement de la paix incarne l’intégralité de l’humanité, et les menaces contre la paix affaiblissent les droits humains. Leur vulnérabilité indique la fragilité de nos sociétés et le risque imminent de conflits catastrophiques. Sans le respect de la fraternité, de l’égalité, la guerre sera toujours ce qui guette notre avenir. Ainsi, saint Jean-Paul II a déclaré : « Toute menace contre les droits humains, aussi bien dans le cadre des biens matériels que dans celui des biens spirituels, est également dangereuse pour la paix car elle touche toujours l’homme dans son intégralité. »

Les droits humains constituent une unité et ne peuvent être séparés les uns des autres. Ils s’inscrivent dans une vérité : nous sommes tous humains et égaux. Et la progression des droits humains a besoin d’une condition : vivre ensemble. La diversité est un bien qui élève la solidarité.

La société a besoin pour vivre de cette générosité infinie de la « tendresse et de la compassion de Dieu », citée par Léon XIV, qui a exprimé que « l’Église catholique en France n’a cessé d’œuvrer pour le bien des plus démunis, se faisant le visage de la tendresse et de la compassion de Dieu ». Ce qui appartient à tous.

Civilisation de l’Amour

Ce qui nous est donné de réaliser, c’est de sortir de cette civilisation de la guerre et marchande que nous traversons depuis l’Antiquité. Cette politique de la terre brûlée, de la haine, a commis inlassablement des atrocités.

Aujourd’hui, c’est la terre de Palestine qui est frappée. « Mais comment évoquer cette région du monde, où est né le Prince de la Paix il y a deux mille ans, sans penser aussi à toutes ces populations affectées par les conséquences de conflits et à tous ceux qui sont affligés par le fléau de la guerre. » questionne Léon XIV à l’Élysée. Comment pourrions-nous rester « indifférents devant de telles souffrances qui blessent la dignité humaine et crient justice à Dieu. » a-t-il souligné.

Dans une civilisation dystopique, les droits humains ne sont que l’utopie, tandis que la destruction est le chemin acquis. La bombe atomique devient la réalité et son utilisation est expérimentée. Ce fut Hiroshima et Nagasaki. Nous sommes cette société qui l’accepte. Une société qui se divertit dans l’argent et l’indifférence absolue pour oublier les horreurs commises par la guerre et demeurer dans cette continuité de ce qui détruit.

Ainsi, la production des armes s’intensifie en vendant le discours de la sécurité. Pourtant, l’accélération de l’industrie de l’armement ne sert pas la paix, mais la défait. Le pape a rappelé à l’Élysée qu’« en effet, se répand de plus en plus la conviction, erronée, que la possession de l’arme nucléaire serait un gage de sécurité, ce qui alimente une nouvelle course aux armements difficilement contrôlable ».

Actuellement, les territoires en guerre sont des terrains d’expérimentation des armes technologiques et assistées par l’IA. Nous sommes en train d’intégrer à nos sociétés une nouvelle génération d’armes toujours plus dévastatrices. Nous voulons devenir la civilisation de la guerre de l’espace. Ce nouveau territoire dont l’armée porte déjà le nom : c’est l’Armée de l’air et de l’espace en France, et la Space Force aux États-Unis, première puissance militaire spatiale mondiale.

Des enfants meurent sous des bombardements massifs, et les dirigeants accélèrent la course à l’armement, la progression d’armes nucléaires et technologiques. L’argent étant le moteur de ce monde en guerre, ils appauvrissent leur population pour enrichir le pouvoir. Ils justifient des taxes sur l’énergie et jusque sur les produits alimentaires, favorisant à chacun de leurs pas une industrialisation qui pollue et épuise l’eau.

L’eau vive est elle-même menacée, et les champs de culture sont transformés en champs de mines.

En ce moment même des populations civiles souffrent de la guerre globale qui n’épargne pas la nature. « La gravité de ces situations doit nous interpeler et appelle chacun, là où il se trouve, à une véritable conversion du cœur et à un changement d’attitude.» a déclaré Léon XIV. Il exhorte « à ne jamais vous résigner à la perspective d’une guerre en la considérant comme “inévitable”, mais à promouvoir sans relâche le dialogue et la diplomatie, afin de préserver des sociétés pacifiques, respectueuses de la dignité et des droits de la personne et des peuples. » Ajoutant, « puisse la France, dans la fidélité à ses valeurs, creuser le sillon d’une paix désarmée et désarmante, et offrir avec responsabilité sa contribution irremplaçable en faveur de la paix. » Une France qui n’oublie pas ses « racines chrétiennes », qui ne déracine pas l’homme de sa spiritualité par une laïcité se pliant à l’injuste, au rejet, voire à la haine, à l’effacement de toute religion.

Nous pouvons nous engager pour une France qui choisit le chemin d’une civilisation d’amour « qui commence par une conversion de l’intelligence et du cœur, et qui nécessite un engagement réel et désintéressé envers nos frères et sœurs. » souligne Léon XIV. C’est penser que la vie de chacun compte, est importante et précieuse. C’est commencer par penser la vie comme la source même de toute possibilité, ce qui constitue la vie terrestre.

La science de la guerre

La manipulation de la vie par la science, c’est concevoir que l’humain peut modifier la vie dans cet orgueil à vouloir être Dieu. C’est avancer vers l’homme augmenté, vers ce que prône le transhumanisme. Par la technologie et l’IA, nous quittons le domaine de la science-fiction pour la concrétisation de l’hybridation.

Le progrès sans éthique ne soignerait plus pour apaiser les souffrances, mais dans une dimension peu louable, où réside aussi l’appât du gain. Le pape constate « les dérives actuelles des sociétés qui risquent de détourner la science et la technologie en entreprises lucratives favorisant les manipulations génétiques, la gestation pour autrui, l’achat d’organes ou l’offre d’une mort programmée. » Il rappelle, « n’oublions pas que le respect mutuel et la protection de la vie de toute personne humaine est une responsabilité de chacun et de tous. » Nous sommes tous unis les uns aux autres. L’humanité exprime l’immensité de la fraternité. Celle vivant au cœur du fondement de toute civilisation qui part d’un point commun : la naissance de la vie.

Magnifica humanitas, « C’est en reconnaissant humblement le besoin que nous avons les uns des autres que nous pourrons ensemble œuvrer davantage à la construction de la civilisation de l’amour au cœur de notre monde devenu si complexe et interdépendant. » a réaffirmé Léon XIV.

Une dimension d’humanité : la fraternité

Une fraternité à la dimension de la liberté qui engage l’homme à ne pas oublier sa propre parole donnée aux autres. Ainsi, le pape a rappelé à Emmanuel Macron les paroles qu’il a prononcé en tant que Président de la République dans son discours devant les Evêques de France, Collège des Bernardins, 9 avril 2018, « une Église prétendant se désintéresser des questions temporelles n’irait pas au bout de sa vocation ; et qu’un Président de la République prétendant se désintéresser de l’Église et des catholiques manquerait à son devoir. »

Être juste, pour aimer la justice qui protège la vie, c’est en premier lieu reconnaître l’être humain dans son intégralité, dans sa spiritualité. « Une juste laïcité ne consiste donc pas à exclure la religion de l’espace public ou de l’éducation, mais à travailler pour que l’État et les institutions religieuses dialoguent ensemble et unissent leurs forces au service du bien commun, pour que le monde ait la vie. » a déclaré Léon XIV.

Pour que le monde ait la vie, aime la liberté de la vie.

Fédora Hélène

Notre-Dame de Lourdes – Photo ©️ Fédora Hélène

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