Féménicides, la cruauté des prédateurs pour dominer une femme

Des chiffres tombant en couperet, en France, depuis janvier 2019, 30 femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-conjoint.

L’année 2017 comptait 109 féminicides selon l’ONDRP, observatoire national de la délinquance et des réponses pénales.

Paris-Normandie annonçait qu’une femme de 32 ans, enceinte, s’était jetée par la fenêtre du 1 er étage de son domicile pour fuir les violences que lui faisait subir son compagnon.

Ainsi était à Gisors cette nuit du 30 au 31 mars 2019.

Victime « en urgence absolue » souffrant notamment d’un traumatisme facial et d’une métrorragie.

L’insoutenable était encore arrivé, la démence des cultures ayant choisi de défouler sa haine sur la moitié de la population humaine, les femmes.

Christine de Pisan dénonçait les agressions sexuelles et les viols en 1405.

Féministe avant notre modernisme « contre la subordination dans laquelle les femmes sont tenues au nom de la religion ou d’une philosophie concluant à leur infériorité naturelle ».(Christine de Pisan)

Cette entêtante culture patriarcale qui assomme toujours la moitié de l’humanité car elle est femme.

« Elles de qui tout homme est descendu » écrivait-elle à ceux qui insultent, blessent, tuent, le corps féminin, celui de leur naissance.

La folie des hommes pensant que seule leur colonne vertébrale les rend Humain alors que leur vie se décline naissante par le corps et le coeur d’une mère.

Les femmes diffamées, blâmées quand leur parole crie de douleur d’avoir tant de siècles pu encore exister à égal de l’homme par ce respect fondamental, le même sang coule dans leur veine.

Les femmes écrivent à l’encre de leur veine, ces mille poèmes aux mots prouvant leur humanité que des hommes peinent à reconnaître .

Il faudra loin des chiffres, des ministères, des indifférences, des prédateurs impunis qui trônent en rois du monde , écrire encore ces lettres de nos larmes, « je ne sais comment je dure », écrivait Christine de Pisan, « je ne sais comment je n’ai pas ouvert la fenêtre » se disent des millions de femmes à travers le monde.

Pourrais-je attendre ce jour où une femme ne mourra plus sous les mains d’hommes cruels, sous le joug de l’indifférence, sur le long chemin du calvaire où un homme est un prédateur pour une femme.

Le jour, où , il saura qu’il est son frère.

Je l’attends même si le temps ne me laissera pas voir ce jour-là, celui qui depuis des siècles attend de naître comme l’espérance guette la fin des guerres.

Alors, je lâche les ballons d’espoir dans le ciel. Je lance des bouteilles à la mer. Celles qui se fracassent contre les murs d’indifférences.

Ces femmes luttant , dépassant chaque jour des violences, maltraitances. Et, celles qui ne peuvent plus et se jettent à la mer.

S’abandonnant à la fin.

Cette fenêtre que l’on sait pouvoir ouvrir et l’on se dit « si je ne tiens plus le coup », « je ne sais comment je dure ».

Vivre en survivant, vivre par amour de la vie, la croire belle et rayonnante, porteuse de tant d’espérance.

Le jour faisant place, l’oiseau chantant au petit matin, ces simples choses qui font que demain sera, qu’on se lèvera, qu’on vivra.

Puis, au loin, le tambour des hommes prédateurs résonne.

Ils frappent inlassablement sur leur victime.

Il brisent, détruisent, tuent.

Viennent ensuite les longues mémoires, les mots infâmes des prédateurs rois.

Il sera ce mot inconnu, un parmi d’autres, agresseur triomphant, car depuis tant, ils triomphent.

Les plaintes enterrées, les plaintes en lutte perdue, les plaintes et les lois contre les maltraitances, agressions sexuelles et viols qui tombent elles aussi contre la folie d’une justice qui dans son théâtre a oublié que l’on parlait de souffrances humaines et nous avons en mémoire les victimes effondrées après les jugements iniques brisant une deuxième fois les victimes.

Quand ce n’est contre le néant de la culture du viol et des violences que la plainte meurent avant laissant les victimes en état de choc.

Et, c’est par le maillage d’un système de société politique et culturel qu’aujourd’hui apparaissent ces drames qui ne cessent d’hanter nos sociétés.

Et, s’envolent les oiseaux pour mourir.

Ces prédateurs au coeur de la cité que la notabilité de circonstances ne détrône pas.

Ces inconnus qui dominent, possèdent la vie d’autrui.

Il est là ce salaud, à sa place politique, siègeant dans ce monde qui régit les lois et décadences.

Ces politiques prédateurs et ces puissants médiatiques qui ont fait la une des journaux pour leurs violences à l’encontre de femmes.

Blâmant et diffamant leur victime, mentant, orgueilleux et fiers d’avoir fait tout ce mal qu’ils ont conçu et non un hasard .

Ceux qui ne faiblissent pas au mal qu’ils font garantis par leurs mensonges et lâchetés.

Est-ce que Schiappa devrait démissionner devant la gravité des violences ayant entraînées manifestement le décès de 30 femmes depuis le début de cette année 2019 ?

Puis, « le féminisme ne se résume pas à une revendication de justice, parfoisrageuse, ni à telle ou telle manifestation scandaleuse; c’est aussi à la promesse, ou du moins l’espoir, d’un monde différent et qui pourrait être meilleur. » (Benoîte Groult)

Puis, il y a cette bouteille à la mer que les flots submergent comme les larmes de ces femmes, de ces mères qui tremblent le soir venant quand l’heure sonne le retour de la violence.

Il entre par la porte tel un invité.

Il est chez lui. Son jouet est posé sur l’étagère. Une poupée de chiffon qu’il tirera par les cheveux, qu’il poussera, qu’il insultera, qu’il blessera, traumatisera pour la vie.

Comme tous ces prédateurs qui chassent leur proie et la condamnent dans leur piège.

Et, la peur, la résistance, une femme seule face à eux.

Tout se perd et tient pour ne pas mourir. Se tient dans ce qui rappelle la vie. Demain matin, un oiseau chantera , et la fenêtre entre-ouverte laissera entrer la vie avant d’appeler le drame.

« Nous les femmes nous sommes la moitié du ciel et même un peu plus.

Nous entendons être la moitié de tout. Et surtout, surtout, être au moins la moitié partout ou se prennent les décisions.

Le monde qui vient devra s’habituer partout à la présence partout, la présence forte de nos filles, de vos filles. » (Christiane Taubira)

Les femmes se battent pour la reconnaissance de leur humanité pleine et entière, pour que leurs filles, les femmes de demain n’est à franchir cette marche terrifiante et obligatoire des maltraitances, agressions sexuelles, sexismes dans leur vie de femmes.

© Fédora Hélène

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