Terre et Humanité, une alliance rompue ?

Levons la tête vers le ciel pour y voir le ballet somptueux des hirondelles
qui jadis y tournoyait. Notre imagination sera t-elle demain le seul refuge de la nature ? Fermer les yeux !

Ce mois de mai 2019 se définit comme étant le symbole des combats pour la vie de notre planète et la nôtre.
Une osmose que nous avions oublié par un mot « profit » scandé tel celui d’un Dieu à l’hydre que des conflits populaires contre le Politique, le capitalisme, des lobbyistes, de ce veau d’or des banques et places boursières traînent au sommet du pouvoir sans conscience que l’extrême de la conquête par l’argent, par une technologie à ce but, entraîne l’humanité entière dans une spirale à la vitesse accélérée vers l’extinction d’espèces animales et végétales.
1 million d’espèces menacées.
« La nature décline globalement à un rythme sans précédent dans l’histoire humaine – et le taux d’extinction des espèces s’accélère, provoquant dès à présent des effets graves sur les populations humaines du monde entier »

Un constat sans appel affirmé par L’IPBES (Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques)
Ce sont 145 experts de 50 pays qui durant trois ans qui ont travaillé en collaboration avec 310 experts, qui ont évalué le rapport direct entre notre productivité économique, sociale, culturelle et politique et les modifications environnementales majeures conduisant à une extinction massive et rapide touchant le végétal et l’animal autant que les éléments nécessaires à notre vie tel que l’eau.
C’est la première fois que l’humanité est confrontée à une telle tragédie dans sa globalité.
C’est tout notre espace de réflexion sur notre civilisation qui doit prendre conscience de ce qui le bouleversé et peut le détruire par une responsabilité de ces actes qui serait alors interprétable par le déséquilibre irrémédiablement provoqué comme auto destruction.

La base des chiffres, une augmentation des températures de 0,8 à 3,8 % d’ici 2100, et plus précisément à proximité des pôles et surtout sur l’hémisphère Nord.
Ceci modifie l’équilibre des précipitations et évaporations qui augmentent dans les régions tropicales et polaires impactant les oiseaux migrateurs d’eau sensibles aux systèmes des pluies et déboussolant ainsi leurs trajectoires, étapes de vie et la modifications des aires d’habitats.
C’est 80 % des oiseaux migrateurs qui sont menacés.
Mais ce n’est qu’un exemple de cette dévastation qui s’opère sous nos yeux.
Face aux bouleversements sans précédent que vivent le climat et la biodiversité, les experts élaborent des scénarios possibles pour notre devenir et celui de la planète.
Par des références historiques remontant à plusieurs siècles et des dates clés comme l’année 1900 ou la diminution des habitats terrestres jusqu’à nos jours chutent d’environ 20 %.
Et, pour établir les preuves nécessaires pour convaincre les politiques, c’est une étude sur des millions de données collectées par divers organismes comme celles des parcs naturels, les études sur l’efficacité des mesures Natura 2000.
Un recensement des espaces forestiers, maritimes, de l’agriculture pour établir une cartographie de la santé de notre planète.
Et, une date viendra frapper le mois de mai 2019, le 10, jour du dépassement pour l’union européenne.
Ce qui signifie que si toute la population terrestre vivait sur une consommation identique à l’Europe pour un an , nous aurions besoin de 2,8 planètes pour satisfaire nos besoins.
Ce mois de mai qui compte les élections européennes renouvelant la politique européenne est pour la première fois avec la lourde responsabilité de représenter une volonté forte d’actes pour agir contre les extrêmes conséquences de notre économie de surconsommation toujours insatisfaite.
Car tout nous attend dans cette continuité du changement climatique par le réchauffement et la montée du niveau des océans qui pourrait être en 2100 entre 60 et 90 cm.
Un chiffre revu à la baisse car la fonte des glaciers pourrait être moindre mais qui reste important.

Mais, notre biodiversité, elle, est atteinte et aujourd’hui, ce sont 33% des récifs coraliens qui sont menacés ainsi que 40% des espèces d’amphibiens et plus de 33% des mammifères marins.

Ce sont aussi des espèces déjà éteintes tel que le « dauphin de chine » disparu en 2006.
La cause de son extinction est liée à un trafic important de bateaux perturbant ses aires d’habitats et déplacements. Puis, la pollution de l’eau.
Le « phoque des moines » des Caraïbes à quant à lui disparu en 2008.
Les phoques qui sont toujours victimes de la chasse notamment au Canada où un permis de chasse est délivré pour les phoques, baleines, narval, béluga.
À ce sujet, l’IFAW s’indignait en 2012 de 400 000 phoques menacés de mort par le quota de pêche.
Sheryl Fink, Directrice du programme phoques de L’IFAW, déclarait alors, « En fixant le TAC à 400 000 phoques au Groenland, le Ministre canadien des pêches et des océans rejette l’avis scientifique de son propre département de recherche et réduit à néant tout espoir de gestion raisonnable.»

La pêche intensive sur l’ensemble de la planète, plus les pêches liées aux rituels culturels et religieux, menacent aussi les populations autochtones qui ont la nécessité de s’alimenter.
Problématique que nous rencontrons avec une alerte d’urgence sur les populations au Brésil victime de la déforestation et de la politique catastrophique que veut mener le président Jair Bolsonaro.
Le monde végétal et animal puis l’être humain sont directement mis en danger par des politiques absorbées par la folie de la cupidité et de l’orgueil du pouvoir s’appuyant sur une densité de fortune.
Un empire riche domine et ce 21ème siècle vit toujours sous l’emprise de ce schéma civilisationnel du sommet d’un pouvoir comme une Tour ne tenant debout que par son dernier étage.
C’est en cette conscience que cela nous mène à notre perte, que les experts établissent un socle de preuves scientifiques pour être entendus des politiques des pays devant s’appliquer à prendre conscience et à rééquilibrer leurs ambitions qui portées par une échelle de valeur financière est destructrice.
Ces finances qui chiffrent aussi l’investissement utile au changement de nos politiques.
La COP 21 et les accords de Paris en Décembre 2015 fondait l’objectif des 100 milliards de Dollars par an jusqu’en 2020, date de la COP 15 en Chine, pour soutenir les actions luttant contre le réchauffement, atténuant le changement climatique et permettant de s’y adapter.
L’«otarie du Japon » disparue en 1974, démontre que le processus du changement climatique est une réalité de l’ère industrielle qui va en s’accélérant depuis un demi siècle.
Opérant la chasse, le braconnage, la capture des animaux et la pollution de leur habitat naturel.

Puis l’industrie produisant 300 millions de tonnes de plastiques dont le cycle de vie est de 20 à 500 ans polluent non seulement les espaces terrestres mais aussi marins.
Espaces marins contaminés par les déchets industriels et on évalue à environ 245 000 km2 de « zones mortes » dans les océans ce qui représente la superficie de l’Angleterre.
Un million par an d’oiseaux marins en sont victimes.
Sa pollution impacte également sur les oiseaux migrateurs qui représentent la moitié de la population mondiale des oiseaux.
Victimes aussi de la pollution par les lumières des villes qui interfèrent sur leur orientation en automne et au printemps pour suivre leurs voies de migration.

Concernant la pollution par le plastique, lors de la COP 12 à Manille en 2017, cette problématique avait été évoquée et traitée dans la résolution 12.20 de la CMS.
Cette résolution avait pour but d’atteindre une réduction significative de la pollution marine et la protection des écosystèmes marins et côtiers.
Rappelons nous cette baleine décédée car elle avait ingérée 40 kilos de plastique et retrouvée échouée le 16 mars 2019 sur une plage aux Philippines .

Cette pollution extrême de notre planète par un système économique mondialiste qui fragilise l’humain en causant un autre fléau direct à cette causalité, l’aggravation de la pauvreté dans un environnement pollué faisant travailler des enfants dans des mines de Colbat ou en Inde où 15 millions d’enfants travaillent dans « l’enfer » de la pollution que ce système d’enrichissement démentiel provoque.
L’humain est déjà touché par l’instabilité qui signifie en physique le chaos.
Les pays européens, eux-mêmes, vivent un appauvrissement de sa population et l’enrichissement d’une minorité qui provoquent aussi l’appauvrissement des parties du monde comme l’Afrique.
L’exploitation de ses ressources minières qui comportent 7,6 % des réserves mondiales de pétrole et 7,5 % pour le gaz.

Les populations autochtones et pauvres sont les premières touchées.

Puis, nous avons en mémoire les photos du photographes chinois Lu Guang dénonçant la pollution en Chine et qui aurait été arrêté et sa femme disant être sans nouvelles depuis novembre 2018.

Cette pollution entraîne bien évidemment la dégradation des sols cultivables.
Ce sont 23 % de la capacité de production sur la surface terrestre qui s’en trouve réduite.
Une étude sur l’état des ressources en sol dans le monde en 2015, alertait sur la fragilisation de 33 % des terres agricoles mondiales. La mise en danger des pollinisateurs aura un impact direct sur l’alimentation et ils sont les témoins probants des difficultés qui se feront jour par l’utilisation intensive des pesticides, hormones de croissance dans l’agriculture.


Si ce processus n’est pas stoppé, c’est prendre le risque de ne pas pouvoir nourrir la population mondiale en augmentation démographique.
Population qui sera touchée par l’amplification des catastrophes naturelles comme les ouragans, inondations par l’assèchement notamment des marais source d’oxygène .

Le sablier s’est retourné engageant deux années pour un changement urgent de notre conception de société sur une échelle planétaire et à chaque seconde, il écoule inlassablement ses grains.

En France, Nicolas Hulot avait présenté le 4 Juillet 2018, ses 90 mesures pour préserver la biodiversité en France.
Et, le 22 mai sera la journée internationale pour la biodiversité.
Il sera alors de faire le point sur les engagements du gouvernement.

Notre jeune 21ème siècle tient entre ses mains l’avenir de notre Humanité et son alliance avec la Terre fondant son existence.

©Fédora Hélène
©Liberterra

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s