DOSSIER IA & BIG DATA

La nouvelle Révolution sera-t’elle l’ « incarnation » de l’IA ?

Emergence de l’IA et Big Data

Normandie , pôle d’excellence

L’IMEC, Abbaye d’Ardenne

Sommet Innovation et Start-up, Intelligence artificielle

C’est dans le cadre enchanteur de l’abbaye d’Ardenne du XIIème siècle et ses jardins que se déroule le discret Sommet Innovation et Start-up, intelligence artificielle fin mai 2019.
Dans cette toute aussi discrète Normandie, se tient un vivier de chercheurs, qu’ils soient dans le domaine médical, des neurosciences, de la chimie, de l’ingénierie robotique, et de la consensualisation de l’IA et ses conceptions .

C’est autour des sciences partagées que scientifiques, acteurs publics, de l’économie, du journalisme que l’information va circuler durant cette journée de questionnement sur l’IA et le BIG DATA.
Avec le soutien de la Région Normandie et la présence de son président Hervé Morin, du maire de Caen, Joël Bruneau, co-produit par Challenges et Sciences Avenir, d’intervenants tels les FrenchTech Caen-Sinay Normandy, Le Havre Normandy-S2F Network et la vaste communauté des Start-up, créativité et innovation ont été les maîtres mots, talonnés voire dépassés parfois par celui de «compétitivité».

CRÉATION ET COMPÉTITIVITÉ

 
En effet, la création qu’elle soit sur une évolution technologique ou médicale est  sur une notion de marchés et de mécanismes économiques, conduits par le socle de la créativité publicitaire et de la communication, qui ne sont plus uniquement sur le service direct pour l’humain via une cause mais sur une identité financière forte, de concurrence économique et politique, non seulement interne à un pays mais aussi internationale et très difficilement maîtrisable.
Créant ainsi une instabilité entre conception intellectuelle de la création et programmation financière de celle-ci, qui pourrait dès lors  échapper  à la créativité pour devenir un produit de rentabilité. 
Les levées de fond pouvant s’élever à plusieurs millions, doivent satisfaire  l’investissement fait et répondre à maîtriser de la concurrence , à une notion de rentabilité, de développement et d’innovation constants, accélérant la puissance  des données enregistrées par Big Data. Permettant d’y aboutir et mettant ainsi pour une nécessité de rapidité d’analyse, de calcul  et de masses d’informations à enregistrer, à concepter l’intervention de l’IA. 
Le cerveau humain se trouve alors dépassé par la capacité de l’IA à pouvoir intervenir dans un temps que l’on veut «réel» et non plus sur une construction intellectuelle humaine qui se crée durant des années d’études,  d’expérimentations, de publications, qui demeurent mais qui sont en un temps «accéléré » de maîtrise par l’IA. 

D’un savoir que nous concevons, elle le rend additionnel par sa récolte d’innombrables informations. 
Elle va maîtriser, elle va créer un savoir par association les uns aux autres et proposant aux scientifiques un raisonnement d’interprétations nouveau que nous n’aurions pu obtenir. 
Cela va dans la conception d’un diagnostic médical, du traitement à appliquer et des théories de guérisons applicables pour le malade. 

Mais aussi dans tout autre domaine comme celui de la gestion industrielle déjà existante, des moyens d’intelligence au niveau de l’armée, et faisant intervenir une autre dimension de l’IA qui est celle du mouvement dans un environnement prédestiné, la robotique. 
Préconçue pour évoluer sur un espace militaire ou industriel, ou à une plus large ampleur étendue au domaine civil par son utilisation banalisée. 

La robotique partout, est la volonté de la start-up, le conscient robotique qui, dès son titre, nous annonce la réflexion intellectuelle et la démarche scientifique dans la réalisation robotique. 
Conscience, celle du maître d’œuvre du robot mais pas  du robot lui-même et pourtant… 

Avant tout, des Hommes et Femmes 

La journée de ce Sommet pour comprendre l’IA et Big Data est par la présence de créateurs d’entreprises, startupeurs, scientifiques, médecins s’articulant autour du numérique dans leurs différentes spécialités, qu’elles soient attachées au privé ou à des compétences publiques. 

C’est par eux que l’IA et Big Data définissent leur identité au sein de nos sociétés. 
Leur application existante puis le profilé de l’avenir technologique que certains interprètent comme une science-fiction. 

Une science-fiction qui puise ses connaissances à travers l’histoire fantastique de notre humanité. 
Le point zéro serait à sa naissance lors de la civilisation babylonienne en 500 avant Jésus Christ. 
Une notion de nombre intrinsèque à l’être humain puisque les hommes préhistoriques savaient compter avant de concevoir l’écriture, il y a maintenant environ 3 000 ans avant J.C. 

C’est cette mathématique qui va être le fil conducteur universel à notre humanité, comme l’est l’écriture de la musique. 
L’homme conçoit plusieurs langages et l’IA est une de ses formes. 
Nous pouvons alors dire que notre intelligence si indéfinissable est visible par son langage et en premier, celui mathématique. 
Celui qui a permis à l’homme de se déplacer, de s’adapter dans un environnement, de le domestiquer, par le calcul naturel qu’élabore sa pensée. 
L’IA serait alors la résultante logique de cet homme découvreur, curieux, calculateur et de sa capacité de créativité pour transmettre et non créer. 
Et, c’est l’équilibre de ces deux verbes que se tient le devenir positif ou négatif de la technologie et de la volonté de l’homme à en rester le «créateur» et «berger» pour la maîtriser et non en faire une identité indépendante, parallèle à l’être humain et préconçue pour lui  être supérieure. 
En premier cela serait contraire à ce qui donne vie à notre société évolutive qui préserve son but d’humanité : aucun homme ne peut être supérieur à un autre, sauf celui qui serait maître de la machine et la machine devenant maître de lui. 

C’est cette supériorité qui est dans Big Data au service de, et articulé autour, d’un contrôle humain et non son opposé. 
Alors l’instrument technologique devient formidable, un outil perfectionné au service d’une cause. 
C’est ce que nous apprennent les acteurs de startups comme celle d’Omicx présente à ce Sommet. 

Omicx, fondée en 2013 par Arnaud Desfeux, dans la cité rouennaise.
Docteur en neurosciences, il a créé une bibliothèque numérique dans le domaine de la biologie, véritable grange des savoirs en donnant accès pour les chercheurs, cliniciens en biomédical, à des milliers d’articles en biologie.
L’Intelligence Artificielle permet à cette startup de proposer une analyse précise de textes scientifiques, des dernières résolutions, protocoles d’expérimentations, basée sur un temps réel , donnant une ouverture à la connaissance des dernières innovations.
La société OMICX , guide pour chercheurs et cliniciens, a réalisé depuis sa création une levée de fonds à hauteur de 3,8 M€, par le soutien de la Région Normandie, de BpiFrance et d’un pool bancaire.
Accordant un accès libre, des connexions à son site venant d’universités britaniques, du CNRS, de quelques 2 millions de visiteurs et d’environ 30 000 inscrits (Les Echos), la société fonctionne aussi par des abonnements payants.

Big Data, l’IA au service d’oeuvres louables pour les malades, c’est ce qui anime aussi le Pôle anti-cancéreux Baclesse à Caen, le CHU de Caen, qui présentaient « IA et Big Data sauvent des vies ».
Nous sommes dans l’excellence des technologies au service du malade, du meilleur à lui apporter, par un calcul unique des valeurs de soins, et pour lutter contre la douleur, élaborer une synergie de connaissances internationales en la matière, pour sauver des vies.

Mais aussi d’outils d’analyse, ce à quoi s’applique à créer la société Datexim à Caen qui travaille dans l’imagerie médicale, l’analyse et le traitement des images, lauréate du concours OSEO (Création et Développement), elle conçoit « CytoProcessor », qui permet un dépistage performant du cancer du col de l’utérus.
Arnaud Renouf, son président, et Cyril Bazin, tous deux issus de l’Université de Caen, mettent leurs compétences et expériences après un doctorat en traitement d’images de l’université de Caen, en duo avec un doctorat en intelligence articificielle pour Arnaud Renouf.
Leur société,c’est aussi LinkedPath, solution en téléphatologie, qui dans la lutte contre le cancer permet d’analyser une tumeur, d’effectuer un prélèvement au cours d’une opération et d’en faire l’analyse immédiate par la procédure innovatrice de « télépathologie » qui permet un transfert électrononique de l’image d’une tumeur au pathologiste.
Lequel permettra au chirurgien d’avoir une réactivité en conséquence pour la suite du processus de décision opératoire.

Le champ d’investigations médicales s’élargit ainsi au mieux de la technicité rigoureuse de chaque intervenant qualifié du protocole de soins apportés aux patients et avec une rapidité d’exercices, de concertations.
Les praticiens ne sont plus dépendants du transport à effectuer pour l’analyse d’une biopsie.

Un progrès nécessaire, des programmes dont disposeront à l’avenir de plus en plus d’hôpitaux mais qui restent par la nécessité de levée de fonds pour leur mise en place et l’élaboration de leur conception, sur des sommes très importantes, créant de facto, dans cet élan du progrès, un déséquilibre toujours majeur avec des pays ne pouvant en bénéficier par manque de moyens financiers.
L’investissement financier est la clé ouvrant le « sésame » des nouvelles technologiques et leur vertu à sauver des vies. 
L’argent, là, trouve son nerf de la paix, en étant utilisé pour le bien de la santé, du malade,de la lutte contre la cancer et ses souffrances.
Et, il faudra un jour, où le financement ne soit plus la barrière à l’universalité du droit à la santé et aux meilleures technologies permettant d’accéder à une révolution dans l’appréhension de la maladie dans le but de la combattre le plus efficaccement possible.  

L’ère de l’agriculture téchnologique

Les nouvelles ambitions technologiques s’expriment sur le terrain de notre nécessité alimentaire.
Productivité, rentabilité, rendement, traçabilité, mutualisation des data agricole, blockchain en gestion des données agricoles consenties et valorisées, la tendance « agridata », émergeant depuis 2017, est le plan innovation des startups répondant à une agriculture sous « contrôle » des enjeux climatologiques, de l’utilisation des pesticides, de la démographie à venir, d’une agriculture sous haute tension des directives et fonds européens, devant aussi penser industrie, compétitivité à l’instar de ceux prônant un retour à la nature idéale et intrinsèque à l’homme qui a permis la survie de l’humanité jusqu’a nos jours, sans l’intervention de technologies hors sol, de la Terre nourricière et aux vertus anciennes comme cherchent à les renouveler et faire perdurer la permaculture, les agrucultures sur le respect des biodiversités. Acquis ancestraux de savoir, de pressentiment de survie pour les enjeux planétaires que notre société devra affronter dans une économie, politique de la performance, de la rentabilité face une logique simple en adéquation avec une réalité écologique pérenne qui a fait ses preuves sur des millénaires. Une confiance en la nature et ses ressources sans acteur extérieur et système technologique.
Une agriculture en révolution, captant l’avenir de l’IA et le présent big Data, s’affrontant à une autre révolution, celle du retour aux sources de la confiance avec la nature et ne pensant pas « robot désherbeur » pour éviter le glyphosate, mais par l’initiative des mauvaises herbes en protection de la nature, le retour des vers de terre et des insectes en protecteurs naturels de notre ancestrale alimentation.
Les partis écologistes prenant de l’ampleur, les évènements tel que la Marche pour le Climat, ou encore les actions menées pour alerter, et contre les lobbies agricoles représentant des levées de fonds à hauteur de plusieurs millions pour des gains sur un calcul en milliards de dollars,constituant le patrimoine financier de nombreux enjeux bancaires de notre XXIème siècle.
Plaire aux banques pour accéder à une technologie révolutionnaire serait peut-être le slogan aussi, des découvertes scientifiques, technologiques de nos pays occidentaux.
Et, n’oublions pas l’audacieuse concurrence en la matière se developpant en Chine notamment.
 A ce monde nouveau prenant forme par l’utilisation de l’IA et son équation en Data, s’opposent des scientifiques, expliquant le blé malade, en le démontrant par une démarche scientifique, la réalité de l’état de la terre après des années de technologie chimique,et qui laissent dubitatif sur l’utilisation potentielle de robots désherbeurs. La mathématique absolue en algorithmes surveillant les cultures et proposant ces services d’analyses à l’agriculteur.
Une Terre codée, connectée, en surveillance par drones et caméras permanents, ce qu’on appelle les nouveaux agri-équipements.
Bientôt une culture sans cultivateur, faite par robots et synthèse numérique, puis en laboratoires où les expérimentations sont déjà, puis sans le concepteurs technologiques si le robot doté d’une IA apprend seul, possède des données agricoles en « cerveau » au calcul et adaptabilité à l’environnement qui dépassent celle d’un homme qui somme toute a besoin lui de se nourrir …

Une Terre en terrain d’expérimentation pour pouvoir coloniser une planète, avancent certains concepteurs de robotique au langage de l’IA.

La Terre trop petite pour l’ambition IA ?

Une Terre qui pâtira de l’amplification de l’énergie par l’arrivée de la 5G, c’est ce que pense l’astrophysicien Aurélien Barreau, qui déclare « la 5G tue ».
Cet excès de rapidité qui est utilisé par l’IA pourrait coûter cher à l’humain.
Le temps humain est une énergie accélérée de manière continue et non contrôlée au final par l’homme, (il existe des drones indépendants utilisés par l’armée), ce qui signifie que l’homme n’en est pas la conscience mais l’IA .
Pourtant celle-ci demeure un objet et n’a pas la nécessité de vivre.
L’IA est un langage parallèle à l’homme qui peut être détaché de lui.
Une IA peut écrire une partition de musique et, à l’avenir, pourquoi pas générer son propre langage incompréhensible à l’homme !
De la révolution qui décharge l’homme de sa conscience comme des robots militaires pouvant choisir leurs cibles et tirer sans l’intervention d’un commandement humain !
Une maîtrise par le système d’un algorithme, programme conçu par un homme mais dont la « machine » devenant matrice saura se détacher ou être tout simplement hackée.
Ce qui pose les problèmes de la sécurité, appelée ainsi au départ, des verrous algorithmiques,pouvant modifier constamment l’algorithme premier.
Ce qui en politique d’intelligence économique serait une redoutable dictature.
Un labyrinthe où les possibilités de sorties seraient sans cesse modifiées, les rendant impossibles, de  par déjà leur vitesse de structuration.
Tout revers a sa médaille et l’IA répond à cette logique.
Sous la bienveillance de son utilisation ou sur d’autres objectifs moins séduisants.
Sachant que son élaboration est internationale et rares sont ceux qui communiquent la réelle avancée des recherches à cet effet.

Sommet Innovation et Start-up




Robots en mouvement, la conscience robotique n’est- elle pas l’antithèse de la conscience ?

Ce Sommet en Normandie évoque à travers une startup, Conscience Robotics, l’ingénierie dynamique des robots que son concepteur tout aussi dynamique et passionné, Ilies Zaoui, souhaite voir à l’avenir nombreux dans les champs d’action professionnel et civil.
Nous faisant la démonstration sur écran de robots actifs dans un environnement, mobiles et s’adaptant aux obstacles et qui vont aller vers une dextérité améliorée et vers un apprentissage autonome.
« Le robot est comme l’humain, il va interagir, il va se créer de l’expérience » et « il pourra partager son expérience avec les autres robots » nous développe Ilies Zaoui. 
Du robot ménager au robot civil, à peut-être, celui de nouvelle nounou, comme le sont en simplifié les robots « carottes » dans certains Ehpad, et qui ne font pas l’approbation du neuroscientifique, présent , le Professeur Eustache.
Les moyens humains, la présence humaine, la tâche réalisée par un être humain restent profitables à la bonne santé cérébrale de l’homme.
Le Professeur Francis Eustache qui expliquait à l’assemblée présente que des récentes recherches ont démontré que des enfants passant jusqu’à 7 à 8 heures par jour devant des écrans auraient un cortex frontal « ratatiné » entre autre…

Puis, on peut craindre la confusion qui pourrait devenir une problématique psychiatrique de parler de façon prolongée à un robot sans s’en apercevoir à partir du moment où celui-ci répond à un langage qui pourrait même « imiter » les émotions humaines …
La chaleur de ta main dans la mienne serait sur l’artifice, donc le leurre, ou mensonge virtuel de la conscience virtuelle que « quelqu’un » existe alors qu’il s’agirait d’une machine mais non d’un être vivant.
Sujet exploité dans le cinéma.
Cette perte de conscience humaine, fait aussi la peur de l’IA. Cette peur à laquelle l’homme aime se confronter pour découvrir.
Aller plus vite par un artifice utilisant le temps qui ne correspondra plus à celui humain.
Il pourra alors être défini comme étant un processus biologique s’adaptant à son environnement pour évoluer et se multiplier, comme on pourrait le penser au sujet d’un robot qui s’adapterait à son environnement en temps record alors que l’évolution humaine s’est faite sur des millénaires.
La définition de l’intelligence serait alors matérielle et non plus humaine, ce qui lui conférerait un caractère de certitudes alors que l’être humain est indéfinissable au sens de l’intelligence robotique et que son énergie perpétuelle est la vie. 
L’homme est capable de transmettre la vie dans son amplitude entière de liberté, en osmose parfaite avec son environnement naturel, une maîtrise qui lui permet aussi d’être auto-destructeur par sa connaissance et ses ambitions.

C’est ainsi qu’il ambitionnera de trouver la terre trop petite pour tenir l’ampleur de son énergie perpétuelle. 

En attendant, la science instruit ces robots. 
Depuis la « Machine Learning » du mathématicien Alan Turing en 1950, se sont développés des ordinateurs élaborant des algorithmes pouvant apprendre de façon autonome et se perfectionnant au fur et à mesure de leurs erreurs et différentes analyses environnementales comme l’identification d’une fleur  précise dans un espace au milieu d’une multitude de fleurs.

Le Deep Learning, ou l’apprentissage profond et une compréhension automatique pour reconnaître un visage par exemple.
Une IA qui s’inspire du cerveau humain et d’un système visuel.

Des avancées impressionnantes en matière de connaissances scientifiques, leur utilisation qui pourrait être le point central des « Grands Débats » de demain qui pointent déjà leur nez comme l’homme amélioré, la « puce » cérebrale , une science fiction qui est pour une partie, un présent.
Une puce cérebrale développée dans les années 1990 par le neurochirurgien et physicien Alim-Louis Benabid, qui avait élaboré une thérapie avec une électrode posée dans le cerveau de patients.

Et, d’un pas de géant, on revient à la « compétitivité » et la « rentabilité », avec la Silicon Valley, et l’innovation de Neuralink, visant à commercialiser des puces cérébrales.

Vertus médicales

Une puce cérébrale pour contrôler la maladie de Parkinson, puis une technologie physique en lien avec le biologique et permettant à des malades tétraplégiques de communiquer.

Cette science fiction qui ne l’est plus, alerte certains car la puce cérébrale pourrait permettre le « piratage » du cerveau, car elle est un objet connecté au cerveau humain.

Commerces, économies sous contrôle de Big Data et de l’IA

Smart Port


 Les « smart ports » deviennent l’avenir économique portuaire avec leur gestion numérisée, le contrôle de l’influence, de la densité des transports routiers, de la gestion des containers acheminés par le transport maritime, la surveillance par caméras et « des essaims de drones » argumente Cyrille Bertelle, professeur en informatique, de l’université du Havre, qui a été nommé en 2016 à la direction de SFLog. Il est aussi membre de LITIS et nous parle « des essaims de drones qui échangent des informations. » 
Le mot dominant étant « compétitivité » pour les ports engagés dans le business port, la performance permanente.
Des algorithmes au service de l’anticipation du trafic des différents transporteurs, de la déclaration anticipée via le « smart phone » du transporteur routier par exemple.

Une logistique prévoyant le Brexit et les éventuels embouteillages de poids lourds confrontés à un contrôle douanier.
A ce propos, une simulation grandeur nature a eu lieu en janvier 2019 dans le Sud-Est de l’Angleterre, impliquant 89 camions.
En temps réel, ce sont près de 10 000 poids lourds par jour qui transitent par Douvres.
Ce qui fait environ 3,6 millions de camions par an. 

Le luxe veut s’offrir une technologie intelligente.

Des flacons de parfum robotisés 

Le conglomérat Glass Vallée situé en Haute Normandie, fabrique plus de 70 % de la production mondiale du flacon de luxe pour les grandes parfumeries.
A travers William Varrall, qui en assure la direction, Glass Vallée expose l’extraordinaire savoir faire des maitres d’arts oeuvrant à la création de ces précieux flacons.
C’est plus de 7000 salariés qui peuvent toujours être amenés à travailler à la main.
Son dirigeant nous explique la création du « moule ébaucheur » qui pourrait à l’avenir être conçu par l’IA via la robotisation de l’entreprise.
Quid du fabuleux savoir faire humain ?

De la même manière, Valérie Tellier qui préside Val Laquage vante les mérites du numérique et de l’imprimante 3 D capable de réaliser des outils au travail du verre creux commandés auparavant par un outillage calculé par l’homme et fait en partie à la main.

La publicité fait vendre 

On vend de l’insconcient au conscient, Frank Tapiro qui a travaillé auprès de Séguela, et de la campagne de Mitterrand en 1987/88, à l’âge de 22 ans, lors de la campagne « Génération Mitterrand » -haut fait relatif à cette époque, l’image subliminale de François Mitterrand apparaissant à la télévision dans ces années dites de la gauche « caviar ». 
Plus tard, après des campagnes publicitaires de renom, telle celle de Miss Dior, Frank Tapiro fera en 2007, la campagne de Sarkozy.
Puis, il se lance, en fait investit, dans le « neuro- marketing » lors des plateaux télévisuels des chaînes publique et privée lors des grands débats des candidats de la dernière campagne présidentielle de 2017. Etudiant l’émotionnel des télespectateurs aux propos des candidats minute par minute…
Lors de ce sommet, il a expliqué son investissement dans l’IA, en tant que « Chief Emotion Officer » et « co-founder » de Datakalab. 
Nom qui pourrait rappeler, le « Chief executive officer », le PDG donc, en terme international. Un langage  « américanisé » qui peut paraître hermétique et pouvant tout dire et… rien dire. 
L’ IA, devenant un marketing, sondant les émotions humaines au service de la publicité, du marketing politique qui semble gouverner les élections.
La pensée libre est-elle toujours ?

Clôture en excellence 

Le Professeur Francis Eustache

Ce Sommet « Innovation et Start Up, Intelligence artificielle » s’est clôturé par la présence du Professeur Francis Eustache, neuroscientifique, directeur de plusieurs unités de l’Inserm.
Auteur de plus de 300 publications dans des plusieurs domaines des neurosciences, dont la neuropsychologie cognitive, de livres destinés au grand public. Il est un des premiers en France à utiliser la neuroimagerie cérébrale avec le laboratoire Cyceron à Caen.

Ses recherches portant sur la mémoire le conduisent à travailler sur le stress post traumatique vécu lors d’évènements touchant la mémoire collective, avec Denis Peschanski, comme celle nous réunissant lors des attentats du Bataclan le 13 novembre 2015 que le professeur évoque, et qui est aussi la mémoire personnelle de chacun d’entre nous. Elle sera en fonction de notre identité émotionnelle, personnalité perçue différemment et donc ne générant pas chez toutes les victimes un grave stress post traumatique.
Cette souffrance qui « bloque » la mémoire dans un traumatisme et l’empêche de construire sereinement son futur. 
Car pour le professeur Francis Eustache « la mémoire, c’est le futur ». 
Le passé permet d’accéder au futur et la mémoire est son premier et essentiel vecteur.
Elle construit la personne dans son entière liberté de projection, de souvenirs « autobiographique », contrairement à un traumatisme qui est un choc extérieur, un accident non conçu, qui stoppe en quelque sorte l’avenir et le maintient dans des images traumatiques rappelant l’évènement passé qui se fait alors l’inlassable présent, étouffant un avenir libéré. 
La reconnaissance, son ampleur, apporterait un appaisement aux victimes, leur rendant la possibilité de construitre leur vie, d’échapper à ce temps qui leur a été volé par un traumatisme dû à un évènement violent.

Une mémoire pour être le futur 

« Cerveau prospectif « , la « mémoire du futur » est devenue une disipline de recherche.
Se faire une belle mémoire pour progresser, construire un but, avancer, avoir envie de cet élan positif pour laisser le futur s’épanouir, être en confiance, face à l’inconnu, l’avenir.

C’est pour cette Liberté de la personne de penser son futur que le professeur Eustache rappelle la nécessité d’entourer de bienveillance, de sérénité la personne souffrant d’un stress post traumatisme, dont il souligne la gravité.

« Où je vais », « discerner pour avancer », par notre « mémoire future », sera le mot de la fin de ce Sommet et la fin étant le début … 

©Fédora Hélène

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