IMAGINE LA PAIX, VOIS LA LIBERTÉ

L’imagination, c’est de construire un monde nouveau dans la liberté de le penser. 
De laisser libre la pensée, de ne pas la cloisonner, l’interdire, de la laisser puiser à ces rêves. C’est d’imaginer un monde réconcilié qui en finira avec sa dualité de construire puis de détruire. C’est imaginer que de protéger sa famille n’est pas un délit et l’agresser une normalité. C’est cet homme de 50 ans protégeant son épouse et ses 4 enfants d’une expulsion locative et qui finit menotté dans le dos, traîné par terre et décède dans une voiture de police devant les siens. Un témoin avait alerté la police de la santé fragile de ce père,  des crises cardiaques dont il avait été victime.

Sourd. Tout reste sourd. Et, ce père décède pour avoir voulu protéger les siens. 
De l’autre côté de notre liberté, un agresseur restera dans un impunité totale. En France, protéger sa famille est puni, l’agresser permis ?

De cet autre côté, une femme partira en pleine nuit avec ses enfants pour fuir un conjoint violent. Sans argent, sans vêtements, parfois sans ses papiers confisqués par le conjoint. C’est elle et ses enfants qui seront dans un foyer d’urgence ou laissés dehors.Les logements d’accueil manquent. Alors pourquoi ce n’est pas le conjoint violent qui est prié de quitter immédiatement le foyer ? Les enfants devront encore être bouleversés, partir sans rien, vivre l’urgence, un foyer d’hébergement. Le conjoint violent, lui, demeure au domicile.
De l’autre côté de la liberté , il y a les plaintes qui n’aboutissent jamais. 

Qui ne le sait pas ? Des années où des enfants et des femmes sont abandonnés au grès de la violence d’un prédateur. Marlène Schiappa en est consciente et le dénonce.

 Dans un carcan politique et de communication, on en vient à douter de toutes sincérités tant la politique a oublié l’humain. Tant la politique s’habille de mensonges. 

Du côté de la violence, dimanche 7 juillet, un jour après le rassemblement pour  rendre hommage aux  victimes de féminicides, une femme de 35 ans a été poignardée à la gorge par son ex conjoint dans le Val d’Oise. 
Hospitalisée dans un  état très grave, son pronostic vital est en danger. Elle est mère de 4 enfants. Puis, c’est une autre femme  qui témoigne sur les violences conjugales subies et qui pense que la justice va enfin la protéger de cet homme qui la menace avec un couteau. Et, rien. Ce rien de l’autre côté des rêves d’un État responsable de drames bien avant la présidence d’Emmanuel Macron. 

De l’autre côté de la liberté , c’est cette femme mise en garde à vue après avoir été agressée par un homme et qui témoigne d’une nouvelle agression  vécue au commissariat par des actes de policiers et policières. Suite à la plainte de cette jeune femme, une enquête de l’IGPN est ouverte. 

Du côté de la souffrance, une petite fille de 11 ans, victime de harcèlement, c’est suicidée.

De l’autre côté des rêves de Paix, aujourd’hui, on parle. On  parle des violences conjugales, on parle des violences sexuelles et sexistes. On parle du harcèlement, de cet acharnement de la violence. On parle et toute la violence  qui émane des hommes à 91 % continue sans jamais être anéantie. 

De l’autre côté sans rêve sans paix, la guerre c’est déportée ailleurs dans d’autres pays . Elle n’est plus chez nous, on vend des armes. 
Les enfants syriens, les enfants du Yémen pleurent toujours, et chez nous, derrière les murs d’années de silence, combien d’enfants pleurent les drames ? 

De l’autre côté de la liberté, il y a des femmes, des enfants en souffrance, sans frontières, leur cœur est en pleurs. 
De l’autre côté des rêves, il y a une maman décédée par la violence d’un homme. 
De l’autre côté de la Paix, c’est un parent qui part sous le feux de la haine. 
De l’autre côté de la beauté de la vie, il y a ces hommes qui ne voient ce qui leur est offert, son  Merveilleux. 

Du côté de la liberté, on imagine son rêve, qu’ elle existe véritablement, qu’elle grandit, qu’elle est sacrée car sans elle la vie est en survie. 
Du côté de la Paix, les enfants naissent sans lendemain de violences terribles, de pauvreté, de maltraitances, car les hommes ont abandonné les armes et non le verbe aimer. 
Du côté de l’imagination, on rêve à tous les combats possibles pour la liberté , d’y consacrer sa vie car sans elle, elle perd tout sens. 
Ces combats créés par la volonté humaine de vivre demain une force de vie libre. 
Du côté de l’imagination où chacun apporte son rêve de Paix pour construire avec ses moyens, ses émotions, son amour, ce qui peut être avant que le vent nous emporte. 
Du côté de la solidarité, une main unie à une autre main dans une entraide réelle aussi belle  qu’un sourire. 
Du côté de l’utopie, ceux qui pensent que l’amour sera une évidence pour s’échapper de l’instable qui mène au chaos. 
Du côté de la liberté, notre époque est une chance, le choix est face à nous. 
Du côté de la conscience, on entend la Terre qui nous alerte aussi, la nature qui nous guide, nous prouve notre entêtement à vouloir dominer et ses graves conséquences. 
Du côté du repos, la rentabilité s’arrête, la compétitivité est absurde. Un enfant joue, imagine. Il rêve et peut ouvrir les yeux. La guerre s’en est allée, les hommes sont devenus ce frère que nous avions perdu. 
Du côté de la vie, un homme ne se fait pas ennemi de sa propre humanité. 
De l’autre côté de la guerre, on espère inlassablement que notre humanité si infime dans l’univers, rejoindra son unique sens d’exister, la Vie. 
Nos Terres de guerres deviendront des champs de Paix quand l’humain comprendra la beauté d’un regard d’enfant.

  © Fédora Hélène

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