NOTRE HUMANITÉ VA-T’ELLE S’ÉCROULER ?

Yves Cochet, ancien enseignant chercheur à l’INSA de Rennes, ministre de l’environnement et de l’aménagement du territoire sous Lionel Jospin en 2001, annonce la fin du monde lors d’interviews et d’un entretien à France Info en ce début d’août.

Soucieux d’écologie depuis les années 1970, notamment sur les questions liées au nucléaire, puis à la fin des ressources en pétrole et publié en 2005  «Pétrole apocalypse » entre autres livres d’alertes sur les dangers qui menacent la Terre et nos sociétés.

En 2009, il manifeste sa pensée vouée à une écologie alarmiste et catastrophique, en l’idée de « la grève du troisième ventre ».

Il milite alors pour la diminution des aides sociales à partir du deuxième enfant. Et, réitère en 2019, en déclarant « Ne pas faire d’enfant supplémentaire, c’est le premier geste écologique. » Puis, il fait le lien entre le fait que pour « mieux accueillir les migrants qui frappent à nos portes », il faudrait « faire moins d’enfants ».

Mettant ses idées apocalyptiques en pratique, il a acquis une propriété en Bretagne, d’où il est natif, lui permettant de vivre en autarcie pour survivre au chaos avenir.

Pour Yves Cochet, nul doute, la fin est proche et « ça va arriver entre 2020 et 2040 » prévient-il.

Et confirme, selon lui, notre avenir sinistre qui se profile « Ce ne sera pas une catastrophe comme Katrina ou Fukushima. Non, non, là c’est le monde entier qui s’effondrera et les gens vont mourir par milliards ».

Si nous en sommes toujours pas certains et n’ avons pas conscience du danger qui est proche, l’écologiste de 73 ans, mathématicien de formation en a établi le calcul et déclare à France Info, « Ce qui nous attend … Il n’y aura un état dans le monde capable de lever les impôts, de contrôler les armes, et de faire respecter la loi. L’Union européenne n’existera plus, il n’y aura plus d’énergie, plus d’internet,… »

En prévision, il a décidé de se préparer à la fin, en se mettant à l’abri de ce terrible événement, au cœur de sa Bretagne natale.

Yves Cochet a acquis une grande propriété et dit lors de son interview, « Quand je me suis installé ici avec ma fille en 2006, j’avais des critères de recherches très précis : je voulais de l’eau, des arbres et des champs pour survivre le jour venu. Ici, je suis prêt. »

Certains de son propre camp écologique lui reprochent d’avoir « une vision morbide» et d’autres, d’avoir pu acheter 7 hectares grâce à l’argent gagné au cours d’une carrière politique, où il fut député européen d’une Europe dont il prédit l’écroulement.

Pour élaborer ses convictions, il dit s’appuyer sur des publications du GIEC ou du Muséum national d’histoire naturelle et sur ses propres déductions et calculs.

NOTRE HUMANITÉ VA-T’ELLE S’ÉCROULER ?

Une apocalypse résonne dans les pensées et se disperse entre les idées, rêves, cauchemars des uns et des autres.Il y a ceux qui croient que le temps est venu de changer profondément notre société ou de sombrer.

Et, ce navire échoué promettent-ils coûtera la vie à des millions de gens.Il y aura des guerres, l’humanité se divisera en riches se sauvant et en pauvres périssant.La nature nous a averti. Les oiseaux se taisent, les insectes se cachent, les papillons se font rares, il est notre ciel demain, ce silence.Les cultures survivent à l’ordre des pesticides, hormones, modifications organiques, le blé ne se balance plus élancé dans les champs, ses grains blonds ne savent plus qui de l’ivraie et du bon grain sera le dominant.Les paraboles fusent, les mots s’échappent de leur sens. La gentillesse est devenue une faiblesse, les victimes, les faibles et les prédateurs les puissants. La dualité est si présente en tout, jamais de toute notre humanité, elle le fut tant, emportant avec elle, notre Terre.

Tout semble si impossible puisque le bouleversement est planétaire.

Tous d’un coup, nous comprenons que nous ne tenons qu’à un fil sur notre planète et que nous sommes finalement peu de choses dans l’Univers.L’homme se croyait le sommet si fort dans ses conquêtes et guerres, découvertes et savoirs.
Puis, il tente de se rendre compte, dans ce temps troublé, que ce qui lui est intrinsèque, sa fraternité universelle, est ce qu’il n’a jamais pu vivre en paix.Il devient alors ce peu, ce moins sur cette Terre et ce plus, découvreur, allant et inventant, en quête toujours, de ce qui lui manque, de ce qui le questionne, l’inconnu du fondement de la vie et de l’existence au delà de la sienne.L’être humain insatiable inventeur, imagine, dépasse les capacités de son regard, crée la machine qui l’emporte à conquérir son environnement, sans limite, tout lui appartient et Babel s’impose, il ne se comprend plus. L’homme se heurte à son mur.Il épuise la Terre, la juge trop petite pour ses ambitions, il lui reste qu’à l’abandonner à ses erreurs et devenir Conquérant de l’espace.

Les chefs d’État ont imposé leur choix, ce sera Mars.

Trump ordonne, le chef de la Nasa se doit de porter les milliards de dollars à cet objectif, atteindre Mars.
La leçon est faite, la lune c’était hier, notre avenir se combat dans l’espace, le pouvoir est toujours au premier, les gouvernements connaissent le nouveau défi, il sera peut-être, de se battre, non plus pour notre Terre mais pour planter un drapeau inaugurant la première station habitée en dehors de la Terre.

Il y a tant à faire sur Terre que déjà, elle n’intéresse plus.

Le numérique ordonnant le temps n’est plus à la nature.
La Terre sera dans ce temps qui nous permettra de développer nos possibilités de conquêtes de planètes. Ce temps qui peut s’arrêter du jour au lendemain.Avant que la 3ème guerre mondiale soit à la conquête de l’espace, des jeux de pouvoirs des puissants, et le peuple restant en bas, devra bien se plier.Il fut les ouvriers bâtisseurs de cathédrales, il sera ceux des constructeurs de cités sur Mars.
Puis, l’on dit que la 4ème guerre sera avec des bâtons, nous rappelant que tout peut s’effacer.

L’incertitude, 2050

Le présent demeure à cette lancinante peur, le point de non retour que des scientifiques fixent à dix-huit mois. Un non-retour qui tombe puisque rien ne sera changé.Rien que pour l’Angleterre, le frêt routier représente environ 3 millions de camions par an qui transitent par la France pour rejoindre les différents pôles économiques du Royaume-Uni.

Une économie qui ne peut se stopper en dix-huit mois.

Ce constat est à multiplier par le nombre de pays et leur trafic économique.En France, nous avons pour l’unique but du profit délocalisé une grande partie de notre industrie sur la Chine, l’Inde, le Bangladesh, pour ne citer qu’eux… C’est d’autant plus de sur consommation de nos ressources et de pollution.

Comment en dix-huit mois, cela s’arrêterait-il ?

Nos occupations sont à la trottinette électrique, aux voyages en avion, à un raisonnement de pays riche pour une caste de sa population qui reste minoritaire.

L’écologie du renoncement et de l’adaptation de notre environnement à notre confort est un souci d’argent pas d’humanité.La majorité modeste à très modeste jusqu’à être en situation de grande pauvreté, pense, elle, à pouvoir se nourrir, boire de l’eau potable. Et, non à renoncer à des loisirs issus d’une société se référant à la compétitivité permanente, à un capitalisme annihilant.
En comprenant que l’escalade de notre système vers son sommet commence par l’effondrement des plus fragiles, en accuentant la pauvreté, les populations modestes se posent la question de comprendre comment elles vont le rester et ne descendre de catégorie sociale comme cela l’est déjà.

Notre fraternité et sa paix semblent bien s’éloigner.

C’est en un dernier soupir qu’on l’aperçoit si inaccessible.Les premiers à s’inquiéter de cette mouvance écologique de fin du monde sont les gouvernements.L’idée d’apocalypse les menace en premier. Et la parabole s’installe. Les derniers se réveillent, le peuple.Ils osent parler, eux si silencieux pendant des décennies ont attendu que les oiseaux cessent leur chant, que l’hirondelle s’efface doucement, pour penser à dire qu’il ne faut plus laisser le politique faire.Le peuple s’est aperçu que les politiciens étaient des hommes, semblables à eux, et qu’ils s’étaient instaurés seigneurs décidant pour toute l’humanité.
Où était la confiance donnée, la légitimité des élections, la noblesse de servir le peuple ? Tout semble se dévêtir des apparences et croyances.Puis, de l’autre côté, il y a ceux qui ne croient pas qu’un changement climatique a lieu. Ils pensent à peine et peinent à mettre l’homme responsable de la 6ème extinction d’une espèce animale, de la perte de notre biodiversité, de l’utilisation abusive des ressources naturelles. Ils sont rassurés ou se rassurent.

Le marché de la voiture électrique va triompher, les smart cities vont rayonner, l’humain vivra dans une bulle d’argent au confort jamais égalé.Le pauvre est bien gênant dans tout ce programme si ordonné, si surveillé.Les drones deviendront nos abeilles, nos téléphones nos bracelets de sécurité, on ira toujours plus vite, on sera perpétuellement connecté et voir son enfant libre cueillir des fraises dans un jardin baigné des rayons d’été s’oubliera dans nos mémoires lointaines.Les migrations de populations, la terrible crise économique annoncée pour parfaire notre futur apeuré , l’air et l’eau pollués, les sols où les coquelicots ne poussent plus, plus aucune chance se donnerait à nous ?

Que devient le sens de la vie qui se perd dans cette problématique de notre XXIème siècle débutant ?

Nos demains de business politiques, lobbies bancaires et lobbies écologiques, tout rentre dans l’ordre établi par les puissants. Il suffit d’attendre qu’ils nous guident.Des siècles qu’ils sont habitués à ce que le peuple se réfère à leurs décisions et y obéisse. Tant d’années que la politique règne.À celle de César et qui lui revient de droit depuis l’antiquité, tient à s’instaurer une autre dominante, le pouvoir de l’écologie, usant des mêmes rouages de communication et de mise en culpabilité du citoyen, sous couvert de cette bonne conscience que chaque politique argumente en propagande.Serait alors attendue une société, d’un côté comme de l’autre où, si l’on veut sortir du système, on en serait de facto exclu.La Chine et ses points de bons citoyens en expérimente déjà la portée.
Un black mirror en série se lie à l’infernal de notre devenir.La parole consciente de l’écologie, de la pauvreté qui se libère aujourd’hui aura donc tôt fait de s’enchaîner à nouveau en pensant se sauver en épargnant le monde de notre puissance destructrice.

Un XXIème siècle où sonne les découvertes qui, le craint-on, ne nous sauveront pas.

Nous avons certainement trop inventé des étoiles qui ici-bas sont des artifices.Mais, l’imagination n’était elle pas notre phare quand la raison se tait et que le cœur commande ?Puis dans ce temps qui nous domine, avons-nous pris celui d’aimer ? Nous avons juste dessiné ses courbes sur le papier. Des milliards de mots inscrits, plus qu’on ne sera jamais sur Terre.Plus que nous pourrons les vivre. Ils sont notre univers, le temps de notre passage, une écriture de notre humanité si fragile qu’elle revient toujours à la ligne de son commencement.

Puis, il est cette phrase «rendre l’impossible, possible»

C’est ce que nous pouvons réaliser. Il nous tiendrait que d’y croire et d’aimer nos enfants. Le courage de leur donner, un ciel sans avion, une mer sans plastique, une terre sans voiture, des vêtements sans chimie, des fruits sans pesticides, au vrai goût perdu.Un monde où ils pourraient naître sans à être choisis de paille ou d’argent, des pays sans armes, car on aurait remplacé notre légende « maintenir la paix » car nous préparons toujours la guerre par une paix véritable.

La Paix sera en premier d’avoir rencontré la vie.

Ce nom, qui frappe à la porte des présages d’Apocalypse. Celle qui signifie la révélation et qui appelle à résister, à se rebeller. Quand un jour tout n’est plus. Les oiseaux se sont tus. Il nous est une chance, un choix, pour la première fois de notre humanité, nous irons conquerir notre humanité en solidarité ou en conquêtes guerrières avec son astre, l’argent.

©Fédora Hélène

Photo ©Liberterra

 

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