CRIMINALITÉ MASCULINE, RÉPONSE EN UNE VOIX DES VICTIMES OUBLIÉES

105 féminicides

Je ne compterai plus sur mes doigts …

2019, en France

Être en résilience.

Victime, son sens détourné par la méchanceté et la bêtise.
Ce mot ne veut pas dire faible mais courage de vivre.
« tu as la force, tu n’es pas une victime mais une survivante. »
Lourde de sens cette phrase, lourde de souffrance.
C’est pour cette raison que le silence est pendant des années la seule parole des victimes.
La force en soi de vivre.
Cette phrase se suffit à elle même.
Elle est à envoyer aux parents d’un certain prédateur même s’ils ne risquent pas d’en comprendre un mot.
Même si leur interprétation sera à ne surtout pas leur envoyer cette phrase parlant de la priorité de vivre.
Encore moins à envoyer à leur bourreau de fils qui se mue en tant de noms de sa nocivité.
Une phrase qui doit rester pour eux, une mémoire, car ils l’ont volé dans l’humiliation violente que leur fils a imposé à une victime et que la méchanceté de leur indifférence à tous, de la sordide lâcheté de leur fils à en rire, à continuer à apporter en souffrance lente.
Ils sont la négation de la victime. Elle est niée.
Ces gens là mettent un point à la vie et toute leur violence s’exprime en cela.
Alors au répugnant de leur fils hilare dans son mental pornographique et de chasseur avec sa proie, il faut lui et leur opposer une voix, celle de la vie qui sera dans ces silences et souffrances toujours, absolument toujours au delà de lui, plus forte qu’il ne le sera jamais.
Le corps inerte de la victime sous son poids violent l’étouffant. Ses ricanements qu’il écrit en pointillé fermant les phrases de sa méchanceté. Il dit en cela qu’elle ne s’arrêtera jamais.
Il étouffe la vie.
Leur fils a résumé sa vie. Elle n’est que cela par sa volonté d’être en sa criminalité masculine.

Il est un bouquet de fleurs mérité pour un enfant qui a ressenti sa maman en souffrance et non celui souhaité comme une promesse qui se donne à celui qui s’est fait ennemi de la fraternité, pour qu’existe forte cette espérance «N’en perdre aucun».

Cet enfant, la seule, qui dans le salon lugubre des parents de ce prédateur a été ce qu’est une vie véritable.
Certainement pas le fils de la maison et son portrait d’enfant qui n’a plus de sens.
Transpersera toujours à travers lui sa méchanceté, son éducation de convenable fardeau, ses mensonges, caprices et colères.
La démence consciente de ses propos, agressions sur un corps de femme et de mère et en ombre sur un mur sordide de bas fonds, les répugnantes qui errent dans son obscénité à attaquer une Femme.
Ce prédateur, c’est toute une société nocive et il s’est accroché à elle pour exercer comme un droit sa violence.
Il est le lâche dans son costume qui parade au milieu de ce qui détruit.
Il prend de cela pour détruire à son tour en se pensant dominant et assuré .
C’est ainsi qu’il énonce son titre, conçoit consciemment être dans le moule et donc n’avoir à ressentir aucune culpabilité.
C’est normal pour lui d’attaquer un être humain.
C’est un jeu qui fait parti du jeu.
Et de temps en temps, il cuve pour oublier ses méchancetés.
C’est assez formidable car des psychiatres l’ont presque excusé. Les médicaments le ressuscitent.
Que de mensonges et il appartient définitivement à leur monde.
Il a sa vie sur ordonnance et grilles cochées pour résumer son existence en diagnostic.
Si la vie était immense dans sa cervelle à raisonner, il saurait qu’il ne souffre que d’incapacité à aimer et être véritablement aimé.
Le prix qu’il paie à renier sa victime, comme une appartenance, l’emprise de la douleur, est son propre tourment.
On ne parle plus d’humanité dans nos sociétés. De son incroyable richesse et immensité.
Tout est au delà de tout par elle. C’est ainsi que nous sommes entre nous une universalité.
V*** fait du mal, il blesse, la souffrance possède et la vie ne s’arrête pas de naître.
Elle est cette liberté grandiose.
Et, même si une victime est morte pour lui, elle reste cette survivante, cette vie.
Ce n’est le souvenir dans un coin de mémoire, c’est le rayon de soleil qui gêne son regard, qui se projette quoi qu’il fasse sur le mur glacé que sa violence a fait de son humanité.

NDLR : Écrit pour une maman qui a tant pleuré, pour toutes ces femmes, et mères qui en silence pleurent, qui dans la nuit se réveillent par ce sursaut inlassable qui vole les rêves libres, la violence d’un homme.

©LiberTerra

©Fédora Hélène

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