FÊTE DE L’HUMA, LA RENAISSANCE ATTENDUE

La fête de l’Huma a ouvert son bal le week-end dernier au parc de la Courneuve dans un 93 jadis communiste.
Ce jadis que le Parti Communiste Français aimerait revivre, la grande époque avant que le monde ouvrier qui le constituait par ses combats ne soient évincés par le capitalisme.

La force politique ouvrière

La force politique du monde ouvrier était l’opposition puissante à un ordre établi de richesses, et surtout attaché à une volonté humaniste que les ouvriers n’hésitent pas à mettre en oeuvre par leur courage.
Cela sera les grands combats comme 36, mais aussi à travers les drames, affrontements et divisions profondes, le combat des communistes pendant la Résistance.

Combats d’usines, la Courneuve c’est Rateau

Ils seront aussi là, alertant, défendant leur usine, celle qui faisait La Courneuve, l’usine Rateau.
Toute une époque d’âmes vivantes qui y travaillèrent durant toute une vie avant que celle-ci ne ferme ses portes.
L’argent était devenu le moteur, les turbines nucléaires américaines s’imposèrent et l’excellence des ingénieurs et ouvriers français de l’usine Rateau furent alors peu de choses.
Les années 70 avançaient vers cet horizon des fermetures d’usines.

Les rails traversant les routes pour acheminer les trains de marchandises directement dans les cours d’usines si virent rouiller.

Furtivement, la société de loisirs et de consommation prenait place et tout se figea.

Les ouvriers qui, dans les années soixante devenaient propriétaires, en récoltant le fruit de leur travail, ce qui conduit à la prospérité de tout le pays, sont aujourd’hui disparus car l’effort de mémoire de notre culture ouvrière a été abandonné.

Souvent humiliés par une bourgeoisie politique de pouvoir qui au fil de ses calculs économiques a fini par avoir raison de ce qui faisait la corne d’abondance économique de la France.

Une qualité de vie sociale par le respect des classes populaires qui apporta les bénéfices économiques.
Ce respect fut de courte durée, une génération de nos anciens qui se sont battus pour leurs et nos droits qui ont été acquis le temps de leur retraite, justement, puis confié à leurs enfants qui eux en jouiront plus pleinement.

Des acquis au bon vouloir du pouvoir

Il était temps d’attendre que la génération qui s’est battue disparaisse, plus de combattants, que leurs héritiers soient à l’heure de la vieillesse et de sa vulnérabilité pour que les acquis soient repris telle une valeur valable 50 ans avant son lent déclin.

Communisme à l’apogée du capitalisme

Aujourd’hui, la Fête de l’Huma porte ce symbole de fin des acquis sociaux et cet espoir de renaissance par une volonté de sauvegarde de l’Humain en politique et de la Terre.

L’Huma ne se trompe pas et marche sur ce front en organisant 2 marches au cours de ce week-end traditionnel de septembre.

Une marche des Fiertés et une marche pour l’écologie.
Une humanité riche de toutes ses cultures et couleurs avec une dominante de vert pour qu’elle puisse respirer, tel serait le message du Parti Communiste Français aujourd’hui.

Il a trouvé comment ne plus voir la grisaille des élections qui sont depuis longtemps son nouveau lot politique.

Le 93, ancien bastion communiste, tombe peu à peu.

On se souvient de Drancy qui bascula avec son nouveau maire à droite en 2001. Après Aulnay-sous-Bois vingt ans plus tôt, puis Montreuil.

« La ceinture rouge » était au grand nom du communisme.

Drancy ville marquée par l’horreur nazie avec le « camp de Drancy », avait pour sauver sa mémoire un grand résistant communiste, Maurice Nilès, qui y fut maire.

Les grands et cela était à Aubervilliers qui avait pour Maire Jacques Ralite.

Puis, le 93 rouge perdit petit à petit son avenir dans cette région parisienne ouvrière souvent mal considérée par les villes bourgeoises qui s’émancipèrent d’autant plus dans les années 80.

Les bobos ont déjà leur patrie, et ces années qui verront Levallois-Perret ancienne commune communiste qui basculera dans les mains d’un certain Patrick Balkany.

Tout le monde est heureux de faire de l’argent, de devenir un petit Neuilly. Tant d’années à se complaire dans le « faire fortune » et à l’hypocrite faux réveil qui condamne Patrick Balkany alors que tous savaient, flattaient et venaient aux réceptions richement parées de la mairie de Levallois.

L’orgueil des chevaliers blancs qui claironnent à la place des clochers et voici le jugement public et l’ubuesque théâtre prononçant des voeux pieux pour une société politique et financière qui ne sera pas à cette vertu.

Communistes « come back »

Et, les communistes entendent l’appel du « come back » face à cette débâcle des affaires politico-financières qui ont éreinté tous les partis politiques.
La misère dans tous ses sens grandit.

Le PCF veut son grand retour le temps des élections municipales à venir en mars 2020 et les mairies à maintenir dans le cercle rouge et celles difficiles à reprendre.

Ça sera la bataille au Blanc-Mesnil où l’actuel maire LR Thierry Meignen avait suscité de vives critiques de ces opposants du PCF au sujet d’une facture de 13 747 euros pour 4 déjeuners dans un restaurant trois étoiles au salon du Bourget.
Ce litige qui sera certainement sur le tapis de la campagne des municipales.

Un parti communiste qui n’a plus la force ouvrière

L’écologie sera donc son nouveau fer de lance, qui devient le programme obligé des partis.
Puis seront les traditionnels combats contre le chômage, la division sociale et une Europe très indécise qui va vivre l’année du Brexit.

Mais au local tout se jouera sur la compétence des élus sur le terrain.
Répondre aux urgences quotidiennes qui ne manquent pas dans nos villes où demeurent aujourd’hui une grande souffrance.

Si le parti communiste doit renaître, qu’il soit cette parole sincère que les citoyens méritent et non d’être trompés par les politiques à qui ils donnent leur confiance par leur vote.

C’est cela le sacré de la démocratie, la confiance.
Cette confiance qui doit exiger une participation citoyenne concrète, une démocratie directe dans les communes.
Le local doit prendre sa force contre la technocratie nationale.

Agir au local sera l’ambition positive.

À l’exemple du maire communiste de Boulazac (Dordogne) qui œuvre avec réussite dans le sport offrant qualité et accessibilité financière pour toutes les familles.

Demain un communisme nouveau

Il est à l’incertitude dans une société qui ne peut plus se projeter dans un avenir lointain sans y rencontrer l’obstacle de notre planète en souffrance unie à notre humanité qui porte trop de larmes.

L’Amazonie l’a démontré se rappelant à nous notre histoire universelle et le Yémen qui est l’étoile qui fera notre avenir.

Tout dépasse aujourd’hui le politique et tout semble suspendu à lui.

Les combats communistes se voudront en résistance tout en appartenant à cette hiérarchisation politique du système.

Tout en étant dépendants d’un système financier capitaliste qui peut décider si puissamment de notre avenir à tous.

©Fédora Hélène

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