ROJAVA : LA RÉVOLUTION DES FEMMES – FEMMES, VIE, LIBERTÉ !

FEMMES, VIE, LIBERTÉ !

Les femmes combattantes, le visage radieux, les yeux clairs de lumière, le sourire vivant au coeur de la guerre, sans peur face aux combats, la révolution des femmes, c’est ce courage face à ceux qui sont la négation de la vie.
Ces femmes combattantes kurdes qui crient fières et dedout « Femmes, vie, liberté ! »
Ces femmes soldats que l’on découvre au fil des reportages comme ceux de Mylène de Sauloy, documentariste et réalisatrice, et diffusés sur Arte « Rojava la révolution par les femmes », « Kurdistan, la guerre des filles », parle de ces femmes qui s’inscrivent dans un féminisme prometteur de paix au coeur de décennies de guerre.
Dans les médias s’écrivent depuis plusieurs années maintenant le combat du peuple kurde et d’une de ces branches fortes, celles des forces kurdes en Syrie, qui rassemblées au Nord , crèent une « île », le Rojava. Vers une nouvelle société qui en occident tente de naître et que l’on nomme utopie avant que la preuve de sa réalisation soit une évidence.
Cette évidence que très peu d’entre nous on vu directement en allant au Rojava, mais que transmettre les différents médias qui au cours de ces années ont donné l’information en le concevant pour certains, et pour les autres, par l’information que nous faisons par notre interprétation, concevant par nous-mêmes le message du Rojava, une paix au coeur la guerre.
Ce sentiment fort, cette émotion humaine partagée et confrontée aux doutes de nos sociétés occidentales, de nos générations nées dans la paix et qui regardent au loin les guerres sur d’autres territoires, ne comprenant pas leur complexité et oubliant que cette incompréhension vient de ce qu’on a oublié.

Quand nos pays riches ont oublié


Oublié, le combat jusqu’à la victoire tant l’argent a revêti notre quotidien et nous a fait penser que notre confort était la liberté. Oublié jusqu’à ce que la misère vienne de nouveau réciter son chant dans nos rues car un capitaliste a décidé pour nous de notre société.
Oublié car passif, on n’abandonne la lutte même si on a peur que tout s’écroule demain.
Le réchauffement climatique, l’effondrement économique et la guerre qui frappe plus fort à notre porte, semant l’horreur du terrorisme. Les discours politiques mais le but sera à ne pas en douter pour l’année prochaine, de gagner encore plus d’argent. Tout sera abandonné pour filer vers cette perte de la liberté.
Nous ne sommes plus des héros, nous sommes des consommateurs, et sur la terre du kurdistan syrien, loin des folies capitalistes, nos regards se tournent vers ce mythe du combat pour la liberté que nous avons oubliée.
En France, nous pouvons combattre pacifiquement, et l’on sera toujours à rentrer nos pensées libres dans une soumission que les femmes kurdes ont décidé de combattre non le temps d’une guerre mais pour le temps de leur existence entière et pour les générations futures.
En France, quand nous combattons pacifiquement vers un idéal, l’oppression du pouvoir politique transformera celui-ci en échec pour qu’apparaisse alors l’infortune de la violence, retournant celle de donneurs d’ordres, contre un mouvement citoyen qui sera par ce jeu d’inversion celui qui est violent.
L’animal a deux choix, s’échapper ou combattre. La politique met cet ordre sur la place et le peuple est l’animal au milieu de l’arène. Il est face depuis tant à son inexorable défaite.

Peuple sans pays, les kurdes combattent depuis près de 100 ans.
Peuple à la culture de liberté, il ne cède pas.
Peuples de nos pays aux révolutions ouvrières, nous, tous, peuples sans pays quand la liberté est attachée aux pouvoirs politiques.
Cette liberté qui tape à nos consciences quand en alerte la nature s’en va de nos sociétes et qu’il reste sur nos places le désert de nos pensées, immenses et grandes, mais qui ne fertilise pas la terre vouée aux guerres.

Le kojava est notre arche, celle qui sous le deluge des bombes a su créer un havre de paix.
7 ans de paix sociale, 7 ans de paix commune
Multiculturelle, laïque, elle est nos demains contre l’empire capitaliste qui ruinera la liberté que nous ont enseigné nos anciens. Ses résistants de l’impossible qui en 1940 ont décidé de ne pas cèder. Et, s’il n’y avait qu’une histoire, qu’un temps, qu’un combat à partager entre nous les hommes et les femmes, celui pour la liberté universelle.

La paix au sang de la souffrance


Notre idéalisation de la guerrière alors qu’il s’agit de souffrances dures que vivent ces femmes kurdes dont 6 000 sont tombées au combat et seront faites martyres et honorées chaque jeudi dans le cimetière où elles reposent.
Engagées, elles iront suivre une formation de 45 jours à l’Académie militiare et revendiqueront leur propre armée autonome.
Les YPJ, Unités de protection de la femme relié au PYD (Parti de l’union démocratique) vers le tronc commun du PKK , luttent pour la reconnaissance de leur pays, de l’émancipation de leur culture vers l’élaboration d’une démocratie participative multiethnique, féministe et émancipée en juste équilibre de société sans pencher vers le capitalisme ni vers les sociétés patriarcales ancestrales.

La femme au combat est cette force vive qui lutte pour sa liberté.
Elle sait qu’elle tue, qu’elle voit des hommes tombés. Les ennemis dans un territoire en guerre, ne sont pas à discourir dans des réunions, ils sont face à vous et votre vie peut tenir à une seconde où votre regard aura une chance sur le sien de donner l’ordre à votre main de tirer.
C’est toute notre humanité, le corps et l’esprit qui sont à la guerre. On n’y échappe pas, on combat en pensant que les enfants gagneront les fruits de la paix car des femmes ont accépté de donner leur vie pour la liberté.
Ces femmes kurdes à la vie de soldat n’auront pas d’enfants, pas de famille, elles finiront seules dans une retraite lointaine leur mémoire pour compagne.

La guerre tue ce qui était naissance.


Les hommes ennemis tombent. Ses fils d’une mère aspirés par Daech et toutes les formations islamiques, ne voient plus cette vie comme une promesse, mais par la terreur, l’horreur de l’homme capable de cruauté.
Cette guerre qui quitte son territoire du Moyen Orient pour venir sur nos terres prendre au hasard des civils pour les tuer et qu’on appelle le terrorisme de Daech.
Cette guerre qui se distille lentement, influence nos politiques qui imposent des lois sécuritaires pour lutter contre ce terrible terrorisme qui n’en finit pas. Ces lois qui commencent par emprisonner la liberté de ceux qu’elles disent protèger, et l’ambiguïté des complexités envahissent nos pays. C’est dans cet incompréhendible que l’on reconnait la guerre.
C’est dans nos mémoires traumatiques que nous ont transmises nos grands-parents, nos parents, ceux qui vécurent la guerre, les révolutions, l’éxil, la misère, ceux qui ont constitué jusqu’à nous ce patrimoine de la guerre que nous portons. Cet incompréhensible au fond de nous qui resurgit soudain quand la guerre se rapproche et menace cette paix qui a bercé nos enfances dans nos pays occidentaux.
La guerre jamais loin, toujours dans nos mémoires collectives. Ces combats lointains et pourtant nôtre comme le fut celui de Nelson Mandela.
Il est bien cette universalité et le peuple Kurde, aujourd’hui, est cette ligne de fraternité car leur liberté est la nôtre. Leur peuple sans pays est l’espace qui se livre à ceux vulnérables, à ceux pauvres, à ceux en souffrance, qui ont leur pays qui les abandonne, les laisse loin de lui. Ce peuple sans pays, c’est le combat féministe. Ces femmes victimes de violences, ces femmes tuées par la main d’un homme qui devait être un frère, ces femmes abandonnées à leur bourreau, elles sont ce peuple sans pays.
Les femmes kurdes ne se sont pas trompées, pour être un peuple vivant libre dans un pays, il faut que toutes ses forces vives soient reconnues.
Naziva Gawryia dans le reportage de Mylène de Sauloy, dit que les femmes au Rojava « sont co fondateurs, elles sont partenaires et non sous la tutelle de quelqu’un. »

Les femmes de notre berceau


Au fondemment de notre histoire la Mésopotamie, berceau des peuples.
Des fleuves de l’Euphrate et du Tigre aux terres du croissant fertile au sable brûlant, des millinaires de l’humanité sont nés.
Pour reprendre la parabole biblique, c’est du désert que toutes forces naissent.
Humaines dans leur dimension hors du temps. Sur ce sable se mèlant à la terre s’étendent les longues plaines du Rovaja.
Arabes, syriaques, kurdes, musulmans, chrétiens tous nés de cette nuit des temps sur cette longue terre du Moyen Orient où notre propre culture tire son essence, vivent en communauté au Rojava.
C’est un peu de nous que nous avons perdu, c’est un peu de notre sang qu’on a oublié, c’est notre histoire en terre lointaine, notre mémoire universelle, toujours, qui aujourd’hui se recrée au delà de nos aventures humaines et politiques qui nous ont séparé de nos origines.

Regarde ton visage d’où vient-il ?


De toute cette complexité humaine, un et une, unis à l’origine, unis avant d’être divisés par les religions et dominations de codes sociaux remplaçant notre être profond, celui que l’on croyait insuffisant pour vivre.
Les chants religieux retentissent sur notre longue histoire comme un écho de notre désert.
Ce sable envahissant et l’eau plus loin près de laquelle fleurit la paix. Il était si facile de vivre avant que les hommes inventent la guerre, pendant que la nature, elle, offrait la fertilité des terres et des eaux, le croissant fertile.

Les réfugiés de Rojava


Ils sont 500 000 réfugiés au Rojava fuyant Daesch , fuyant les bombardements. Cette femme qui vit avec ses enfants dans un camp et qui voudrait simplement rentrer dans son village mais il n’y a ni eau ni pain là-bas. Les larmes coulent, ils auraient dû pouvoir rentrés chez eux mais rien n’est fini.
Tout continu et le retour est impossible. Les larmes de ces femmes dans des camps avec leurs enfants, parlent d’espoir de retrouver leur terre, d’être l’arbre à ses racines et boire en paix, vivre chez soi, au coeur de sa culture et de ses traditions dans sa pleine dimension de liberté. La guerre ruine, lente et soumettant tout sur ces terres convoîtées par toutes les puissances politiques.
Ces femmes refugiées qui combattent sans armes mais courage pour survivre chaque jour et tenir vaillant l’espoir de retrouver une paix véritable.
La femme pionnière des nations mettant au monde l’humanité, qui fut oubliée dans ces conflits incessants, gardienne de vie pendant que les hommes tuaient leur fils.
La femme, l’hirondelle du printemps plus forte que tous les volcans. Elle qui nourrit l’enfant jusqu’à lui donner sa propre vie. Elle qui cherche l’eau et la pain pour donner encore que vive l’humanité toujours. Elle, l’hirondelle des printemps qui marchera à travers la misère pour protéger ses enfants, elles qui sacrifiera sa vie pour combattre et penser que demain sera la liberté.

Des réfugiés chrétiens et Naziwa Gawryia, co présidente du Conseil exécutif déclare au cours d’un reportage de Mylène de Sauloy : « Ici, il n’y a pas de danger pour les chrétiens. Les écoles et les églises sont ouvertes. »
Les réfugiés dont la Turquie se servirait comme moyen de pression auprès des membres de l’OTAN dont elle fait partie depuis le 18 février 1952.
Tout en politique est aux intérêts des uns et des autres.
Pourtant, une coalition internationale consciente des menaces qui pèsent sur la paix .

Femmes, vie, liberté !


Toutes combattantes, elles puisent dans la souffrance jusqu’au bout des déserts, leur inlassable force qui fera demain, ce jour qu’il tienne de l’aurore à l’aube. Elles portent le monde, sans elles tout s’écroule, l’humanité se perd.
Combattantes kurdes, leur corps danse vêtu d’un treillis, l’arme à la main, le regard au loin vers ses traditions de soldat.

La culture de combat est dans la tradition kurde et des femmes au XIX ème siècle combattaient.
En 1983-1984, l’armée des femmes kurdes s’est organisée. Un long périple pour le peuple kurde constitué d’environ 40 millions de personnes et qui est apatride.
Les Européens les ont oublié après les deux guerres mondiales divisant l’être humain dans un perpétuel chaos.
La France et l’Angleterre , puis les Européens par le traité de Sèvres et de Lausanne , il y a maintenant 100 ans, ont semé une longue instabilité pour le peuple kurde, de conflits anciens qui aujourd’hui éclatent en une guerre qui ne veut pas finir avant d’avoir inscrit son dernier mot.
Sans oublier les négociations de Genève en 2016 où les Kurdes n’ont pas été invités à la table des pourparlers.
La Turquie avance depuis des mois sur le territoire du Kurdistan syrien par des bombardements et miliciens. Une charge de guerre qui pourrait mettre en difficulté les forces de l’YPG que la Turquie considère comme « terroriste ». Les Kurdes de Rojava qui pourraient alors accepter de l’aide du « régime » comme il est appelé là bas, de Bachar al-Assad pour affronter l’attaque d’Ergodan. Une aide qui ne pourra pas être sans contrepartie pour le « régime ».
Face au Rojava, Erdogan qui voudrait que le Rojava qui représente 31 % du territoire Syrien ne soit plus qu’une infime enclave dépendante, contrôlée et non un territoire indépendant . Un mur de près de 800 kilomètres construit par la turquie le long de la frontière avec le Rojava traversant les villages. Un mur que la Turquie souhaiterait prolonger en profendeur sur la région du Rojava.
Si nous avions cru que le mur de Berlin Est était le dernier, notre 21 ème siècle érige les plus grands murs séparant les peuples et assimilant la guerre comme base de dialogue humain.
Les politiques font grandir des enfants à l’ombre des murs, au ciel des bombes et sur la terre des mines et milices. Les États donnent à ceux qu’ils excluent des camps pour pays, des frontières incertaines et menacées, une non-reconnaissance des cultures pour identité.
Des décennies de conflits pour séduire des intérêts économiques et au fil des partis politiques condamner ou reconnaître un combat au grès des compromissions, des peurs et folies d’escalade vers la guerre toujours menaçante.

Reconnaître le Rojava


Le Rojava ne se constitue pas en un État mais en une Démocratie horizontale et féministe, une admistration autonome et laïque, adhérant à un contrat social où la parité est totale. Les femmes ont conquis leurs droits par les luttes. Elles ont acquis leur place dans la gouverance du territoire, dans les universités, dans l’armée.
Une conquête des droits des femmes dans un Moyen-Orient très patriarcal et cette volonté féministe s’est prouvée dans un contexte très difficile de guerre.
À quelques kilomètres des frontières de la région du Rojava, les femmes sont soumises à l’obéissance absolue des hommes.
Au Rojava sont des villages féminins non mixtes, et d’autres mixtes. Des communautés de femmes sont présentes dans chaque commune avec notamment la Maison des femmes qui gère des médiations auprès des maris ne respectant pas les droits de leurs épouses avant que soit saisi le tribunal.
Le mariage forcé, la polygamie, les violences conjugales ne sont plus autorisés.
La société a changé en très peu de temps car les femmes ne sont pas rentrées chez elles après avoir combattue.
Cette vérité dite par Nazira Gawryid, Co-présidente du Conseil exécutif , nous rappelle qu’en France, après les guerres et les luttes, après que les femmes furent de toutes les révolutions, elles sont rentrées chez elle.
En France, les femmes ont dû attendre le 21 avril 1944 pour obtenir le droit de vote.
Un retard conçu par une société patriarcale forte en france sous ses airs hypocrithes de culture ouverte. Une culture qui a enfermé les femmes dans un carcan sociétal de domination masculine portant en fardeau une éducation où la femme est un attribut pour la jouissance des hommes. Elle sert. Dans cette conception de mettre un être humain au service d’un autre, il y a cette amplitude de la haine pour mentalement le fonder. Les violences conjugales touchant les femmes du monde entier ne pourront pas être anéanties sans cette fondation de la liberté source de vie où la femme est partenaire libre fondant à l’égal de l’homme nos constitutions.
Tout le socle politique, économique et de justice de notre pays comme de nombreux autres, a été conçu par des hommes dans un culte patriarcal.
Concevoir le corps de chaque être humain dans sa plénitude d’humanité ce qui n’est toujours pas à notre 21 ème siécle qui peine et prononce inlassablement comme pour nous y préparer, le mot guerre.

Un combat


Un combat de femmes au Rovaja, région au Nord de la Syrie.
Partout dans le monde, son chant résonne aux oreilles des femmes qui ont compris qu’il n’y avait qu’un combat et qu’il passerait par son corps.
Cette femme âgée kurde qui rapelle que « la femme est un être humain. » Une autre qui répond à un homme que sans une femme, il ne serait pas né. Puis une autre qui dit « je n’ai pas mis sept enfants au monde pour nettoyer les chaussures d’un homme« . Les reportages de Mylène de Sauloy tire haut la cause féministe.
Je n’ai pas mis sept vies au monde pour ignorer la vie, sa force, sa liberté. Je n’ai pas mis sept enfants au monde pour ne pas être une combattante et chacune dans ce monde patriarcal est une de ces femmes et c’est par cette union universelle que sera entendue l’espérance d’être la paix au coeur de la guerre.
Par les femmes autochtones d’Amazonie, par les femmes d’Afrique, par celles au Moyen-Orient, par celles en Inde, par celles en Asie et celles d’Occident, naîtra la possibilité d’une société meilleure car leur combat est une et même lutte représentée par ce solgan des femmes soldats kurdes,  » la femme, cest la vie ! »
En france où sévit une culture des maltraitances faites aux femmes et aux enfants, une culture du viol, des prédateurs impunis dans notre société qui en 75 ans de paix n’a pas eu la volonté de reconnaître la femme dans sa pleine et entière humanité, ce combat ne peut-être qu’une chance et nôtre.
Cette femme kurde nous dit « notre combat est pour toute les femmes du monde. »
Ces révolutionnaires pacifiques dans des villages où les hommes reconnaissent la force de leur combat.
« Se sont les femmes qui ont conquis ces droits avec leur propre lutte », « Nous n’avons pas donné ces droits aux femmes » déclare Abdulkarim Omar, co-secrétaire aux Affaires étrangères Kurde.

La guerre des femmes, c’est leur corps.


La justice pour les femmes, c’est par leur corps. La reconnaissance est pour leur corps humain. La liberté, leur vie par ce corps au coeur qui bat.
Elles combattent, chaque femme combat par son corps, avant qu’il s’éteigne digne dans la liberté qu’elles lui ont construite.
Ces femmes soldats kurdes, fières, dedout, les armes contre leur corps qu’elles souhaitent de paix, combattent dans la dureté, la souffrance puisant jusqu’au fond du désert pour déverser sur la terre la source de leur pays.
Les larmes en peinture de guerre, les cauchemars de la violence d’une terre qui vole leur innocence par la folie meutrière de Daesch, des régimes politique et des bombes se faisant leur ciel, ces obus qui lorsqu’ils tombent perdent leur nom d’Occident, de Turquie, ou d’ailleurs, car ils tuent à terre l’innocent.
La guerre n’est pas cette image d’idéal, elle est chez ces femmes kurdes car elle devenue la seule solution pour vivre, pour être une existence, un rempart à la haine.
Le Rovaja abandonné, est cette arche au désert qui pleure sur nous plus que sur son destin.
Reconnaître le Rojava, c’est reconnaître non une image idéale de la combattante, c’est reconnaître notre dignité humaine.

Université des femmes


Une femme Kurde est partie de chez elle pour 45 jours pour suivre une formation à l’Académie des femmes de Syrie. « Pouvoir partir de chez soi pendant tous ses jours, c’est libérateur« . Les femmes receveront un enseignement en gynéologie (sociologie de la femme) en démocratie directe pour participer activement aux conseils communaux, en autodéfense. L’histoire des femmes, des luttes féministes y sont également enseignées.
Les communautés Kurdes, syriaques, arabes adhérant au contrat social participe ensemble à cette évolution active.
Les femmes témoignent de la formation qu’elles reçoivent :
« Se libérer de la soumission qui est en nous. » « On voudrait que toutes les femmes du monde se libère de l’autoritarisme, de l’injustice. » Paroles de femmes dans le reportage de Mylène de Sauloy « Rojava, la révolution par les femmes ».
Des combattantes kurdes disent « le capitalisme fait la femme objet et la culture patriarcale fait la femme soumise. »
La France est ce pays qui fait aussi de la femme un objet soumis. Et, cela n’est pas uniquement en france mais dans un Occident qui aurait peut-être peur de remettre en question sa politique et sa puissance pour donner à notre civilisation son empreinte du 21 ème siècle.

Ça suffit !


Est devenu l’expression de l’université de Rajova pour la libération des femmes.
Rajova où se trouve la premire Agence de presse féminine dans le monde.
Les femmes qui au coeur de la guerre ont instauré la paix.
Les femmes kurdes qui dérangent un ordre établi dans nos sociétés capitalistes où certaines femmes pour s’intégrer au patriarcat en prennent les allures misogynes, archaïques pensant réussir à dominer par la même haine que des prédateurs en devenant des prédatrices au lieu de concevoir une solidarité féminine intergérationnelle .
Cette ambiguïté où des femmes prennent le langage de prédateurs contre une femme victime. Une société où la victime est devenue un produit vendeur dans la puissance politique qui peine à arrêter les prédateurs qu’ils s’attaquent aux femmes ou aux enfants.
Comme si dans nos pays qui finissent par s’ennuyer dans cette vieille bourgeoise, on trouvait fascinant un esprit masculin criminel, qu’on enviait le dominant tant notre éducation en porte le lourd fardeau.
C’est peut-être par ce cri « ça suffit ! » que des européennes partent combattre aux côtés des femmes kurdes.
C’est par cette conception de liberté profonde, au prix de la souffrance, des combats sans faiblir, loin d’un empire de consommation, que les combattantes kurdes sont un rempart certain à Daech.
Les FDS ( Forces démocratiques syriennes) qui repoussent les avancées de Daesh et libèrent des territoires de son pouvoir et qui sont malgré ses victoires au bénéfice de toute la communauté internationale, attaquées aujourd’hui par le pouvoir d’Ergodan, pour leur capacité de démocratie comme le dénonçait Ilham Ahmed en 2018 , quand le régime syrien les attaquaient également.
Ilham Ahmed déclarait alors lors d’une réunion avec l’Agence de presse Hawar  » les attaques du régime syrien et de ses milices pro-syriennes contre les positions des Forces démocratiques syriennes visaient le projet de la nation démocratique ». (Kurdistan au féminin)
Ce projet continue à être menacé par Ergodan.
Afrin qui avait reçu « des promesses internationales d’excercer des pressions politiques sur la Turquie. » rappelait Ilham Ahmed. Le maintien du peuple de Rojava dans son foyer à Afrin. « sous la protection des gardiens de la paix internationaux. » précisait-elle.
Il y a une réelle responsabilté internationale de protéger le Rojava

Une force vive


Nous avons besoin de ces forces vives pour maintenir la paix, ces mêmes forces vives que sont les femmes, qui en France subissent les violences de la criminalité masculine.
117 femmes tuées par leur conjoint ou ex-conjoint depuis janvier 2019. Nous sommes en octobre. Compterons-nous encore sur nos doigts de nos mains qui ne se lèvent pas par millions pour dire NON. Comme elles ne se lèvent pas pour défendre la planète.
Ce n’est pas de discours que combattent les femmes Kurdes, c’est d’actes.
Quand les femmes de nos pays riches ne rentront pas chez elle. Quand elles se donneront le droit de mener un combat, les féminicides cesseront. Quand elles seront des millions dans les rues à lutter pour leurs droits réels pas ceux qu’octroie une bourgeoisie d’argent depuis des siècles.
Ces hommes qui oublient qu’ils maltraitent le corps humain de leur naissance, le corps d’une femme. Faut-il encore le répéter pour se justifier de notre existence réelle, le corps de la femme est un corps humain.

« Afrin sera l’enfer d’Ergodan ! »


Le cri est lancé !
Sous un soleil brûlant, frappant le visage, les femmes avancent en rang en répatant leur solgan de victoire, « Afrin sera l’Enfer d’Ergodan! »
Un mur s’est dressé entre la frontière turque et le Kurdistan syrien sans que rien ne l’interdise fermement, le béton s’est opposé à la réconcialation, à la reconnaissance du Rojava.
Ce béton qui sépare notre Occident consammateur d’une région Nord de Syrie où progresse le Rojava dans une économie alternative, une Démocratie horizontale et féministe, une administration autonome, pas un État . Ce qui est sa force.
Une démocratie directe où la parité est une réalité. Un contrat social reconnu par tous où les droits de la femme sont inscrits
le 21 janvier 2014 était annocé l’auto administration démocratique du Rojava. Kurdes, Syriaques, Arabes, tous ceux qui ont adhéré y sont représentés.
Une société multicultuerelle laïque qui se veut respectueuse de tous donc de facto de l’environement.

Une politique écologique quand la gouvernance devient locale


Au coeur de la guerre sont en Rojava des fermes expérimentales sans pesticides qui s’étendent dans la plaine.
Une agriculture sans pesticide possible si elle reveint à une échelle locale et non industrielle prise aux pièges des lobbies et banques.
La politique agricole au Rojava s’inscrit dans des fermes écologiques organisées en coopératives pour aller vers une autonomie alimentaire.
Une administration locale participative qui est gérée par une démocratie directe où les femmes décident autant que les hommes. Tous partenaires et partenaires avec l’environnement. Ce qui permet une économie agricole basée sur l’écologie et non le profit.
Cette délocalisation du pouvoir est ce que souhaite en France de nombreux élus-es municipaux, présidents-es de région et présidents-es de département. Gérer par une connaissance du territoire local de ses besoins, de ses moyens . Mais ils le veulent avec une autorité de l’État alors qu’ils dénoncent dans le même temps une administration autoritaire, technocratique qui est l’oeil du Cyclope, État.
Cette utopie de la démocratie directe aux économies locales, respectueuses de notre planète est une réalité quand l’être humain est désireux d’une société de non consommation faisant de l’humain un employé à, un outil de production.
Une utopie qui devient une réalité quand on comprend que l’existence de l’État n’est que par la gestion du nucléaire en énergie domestique mais surtout en puissance d’armement.
Des États qui tentent de maintenir la paix en vendant des armes et concevant un armement nucléaire aux milliards de dollars et la paix dans le budget américain, par exemple, ne réprensente que 1 %.
Un État, aujourd’hui, c’est la force nucléaire et les peuples sont prisonniers d’une énergie qu’ils ne maîtrisent pas et qui s’ amplifiera à l’avenir faisant des États des entités de cette super puissance. Maintenant est à déterminer quelle puissance économique en deviendra le maître.

Le combat des politiques est celui-ci .

Une hydre à plussieurs têtes, une super puissance et les autres gravitant autour en se battant chacune pour être à la droite du père.
Reconnaître le Rojava, serait de dire que l’utopie est aujourd’hui une réalité, ce serait voir des millions de gens dans les rues, unis en un combat pour une démocratie féministe, écologique et sociale, une municipalité libertaire à l’exemple de celles instaurées au Rojava.

Le Rojava qui réussit


Ilham Ahmed, co-présidente du Conseil Démocratique syrien, rappelle que le Rojava auto géré, c’est 4 millions d’habitants qui produisent 70 % de l’économie syrienne.
Ce sont quelques vieux puits de pétole, un barrage celui près de la Tabka, que les forces démocratiques syriennes (FDS) avaient repris des mains de L’État islamique en 2017.
Un barrage ancien datant de 1973 qui faute de moyens de rénovation, de maintenance ne produit pas l’électricité attendue, ni les débits nécessaires pour alimenter en eau les terres cultivables. Puis, la Turquie en détournerait en amont les cours d’eau pour en réduire le débit selon le Rojava.
Et, pourtant est une agriculture qui se veut grandir vers une indépendance alimentaire et saine pour la santé de tous.

Ce que vivront les peuples demain


Ils seront face aux gouvernements qui ne cèderont pas leur pouvoir construit sur une civilisation de la guerre.
Une pouvoir dominant en puissance jamais égalée, l’énergie nucléaire et demain sa conception miniaturisée par la conquête de l’espace.
Le Rojava, la liberté des peuples n’est pas au programme des puissances de gouvernements ayant céder leur idéal aux lobbies qui les dirigent.

Tous unis


La nature, l’être humain, un équilibre humain menacé, une union extraordinaire d’espérance est en train de naître et un collectif de signataires s’est constitué le 12 octobre appelant à soutenir le Rojava.
Extinction Rébellion, Gilets jaunes, Attac, Solidaires, Jeunes Écologistes, Sud Éducation 91, Associations des communistes insoumis, sont quelques uns des premiers signataires du manifeste publié dans Reporterre.
Reconnaître le Rojava, c’est reconnaître nos possibilités de changer pour un monde meileur. C’est reconnaître nos possibles au coeur de l’impossible.
C’est dévoiler le mensonge qu’il n’y a qu’un système capitaliste qui nous sauvera et qu’il est garant de démocratie.
il est garant de pauvreté, de conflits, de divisions perpétuant une fraternité rompue au lieu d’être en solidarité pleine et entière avec les femmes.
Rojava, une révolution menacée de toute part.
Une révolution qui veut avancer sans peur dans l’élaboration d’une nouvelle société qui par ses imperfections et subissant les divisions qui persistent entre les kurdes eux-mêmes et se trouvant sur d’autres territoires comme en Irak, veut prouver que pour qu’un pays soit , il faut en premier être un peuple dans une culture évolutive où l’essentiel devient la priorité et lorsque la guerre se déploie, cette priorité n’a pas d’hésitation, c’est la vie.

©Fédora Hèlene
©Copyright LiberTerra 2019

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