ATTENTAT À LA MOSQUÉE DE BAYONNE

La haine contre la paix

Un homme octogénaire, ancien candidat du FN aux élections départementales, dit avoir voulu « venger l’incendie de notre Dame de Paris. » Entre psychiatrie, folie consciente qu’est le racisme, une culture des maltraitances, l’extrême droite, il est la méchanceté qui par l’archarnement des hypocrisies de sociétés, garde forte sa raison, ses conceptions qui font du verbe détruire la puissance de faibles, de lâches, ne cessant jamais de nourrir leur haine.

Ce sont les victimes qui paient et la justice qui peinent à toutes les reconnaître laissant la faille et l’injustice traumatise, blesse tant de nous, tant de notre mémoire collective.

Les victimes de l’attentat de la mosquée de bayonne

Deux hommes de 74 et 78 ans sont grièvement blessés par balles après que le tireur est voulu incendier la porte de la mosquée de Bayonne. L’homme a ensuite incendié une voiture et une bouteille de gaz a été retrouvée dans son véhicule.

MOSQUÉE ATTAQUÉE : LA HAINE DE L’EXTRÊME DROITE

La haine qui n’en finit pas. Elle est là sournoise, culture des maltraitances, empire du colonialisme, cette histoire nous hante.
Ciel de France, la pluie ne lave pas cette grisaille du coeur. Le racisme tenace, persiste.
Cet orage qui gronde, qui éclate et ruisselle sur les ruines de notre mémoire collective.
Cache les yeux des enfants, il y a des gens qui transmettent cette fureur, cette haine.

21 ème siècle, le racisme signe, persiste.
Nos yeux pleurent mais nos larmes en flaques ne suffisent pas à abattre les murs et des hommes revêtent les vêtements de la haine.
Ils sillonnent les rues, se clament les chevaliers blancs, certains de « bonne » famille , le col blanc de la bourgeoisie assis sur le banc du fascisme, la démence se cogne aux murs, leur vie, haïr, le terrorisme d’extrême droite.

Toi, politique qui clame haut et fort que tu es scandilisé par l’horreur de la barbarie qui a frappé la mosquée, si tu as joué aux élections avec tes lois sécuritaires que tu opposes à la liberté, tes « mais », « la liberté, mais. » dis-tu, sache que tous tes « mais » raisonnent et la France a mal.
Tu condamnes l’attentat à la mosquée de Bayonne, alors en actes, prouve ta sincérité en demandant que les femmes qui veulent porter le voile, puissent le faire sans être jugées, sans en être interdites. La laïcité ce n’est pas exclure. Cela n’est que le totalitarisme.
Demande que les jeunes des quartiers populaires ne soient plus systématiquement contrôlés pendant que dans les quartiers bourgeois où peut être une délinquance grave, les contrôles ne se font pas.
Ce visible donné à la population entretient les préjugés, mensonges, haines et stigmatise une population.
Demande également que la justice soit pour Adama Traoré.
Adama, tombé au pied des murs, les voilà nos larmes qui s’effondrent encore.
La culture des maltraitances surgit au roulement de tambours, elle marche fière. Racisme en tête du cortège fracasse la fraternité.
Frères, tous frères, il ne s’inscrit jamais de « mais » après le nom de liberté.
Tombe la pluie jusqu’au déluge pour noyer le racisme.
Tombe la pluie en mille cultures dans les écoles. Enseigne toutes les couleurs de la vie. Que les enfants apprennent l’harmonie. Que l’on change les coeurs lourds de haine, d’adultes qui dans le fardeau de leurs mensonges, trimballent la violence comme vérité mais ils ne portent que la haine.
C’est dans la culture les vilains mots qui montrent du doigt la couleur de la peau, une culture et religion différentes jusqu’à ce que celles-ci aient le regard qui s’efface, son humanité en douleur qui s’en va.
Renier l’autre car il est différent et le juger alors inférieur, c’est l’ombre de la négation de la vie, le terrible de vouloir anéantir une partie de notre mémoire, de notre identité profonde qui n’a qu’un seul nom, humanité.
Le racisme tue, il renie l’être humain. Le racisme est l’abominable et nous tolérons les dénis de notre République pour ne pas affronter en face ceux qui pensent par leur éducation, disent-ils, par leurs choix d’idéologies politiques, qu’il est permis de penser détruire un homme car il serait d’une autre religion, d’une autre culture, d’une autre couleur.
Dans la culture des maltraitances, la bêtise et la méchanceté deviennent les vertus qui prônent dans certains salons de « bonne » famille, se croient-ils être, des pauvres aux riches, des vieux aux jeunes, le racisme n’a pas de limite et de mille visages, il ne séduit que la haine.

En ce mois d’octobre, il était à Paris l’ Alliance des Gardiens de Mère Nature et apparaît impératif leur demande de reconnaissance officielle des peuples autochtones.
il est urgence que le gouvernement prenne ses responsabilités et signe l’engagement vers une nouvelle civilisation qui ne peut naître dans une continuité de mensonges qui blessent la fraternité.
Nous tous frères, ce nom devra être les termes d’une nouvelle constitution s’ouvrant sur des peuples unis, ceux qui dans l’osmose naturelle de leurs liens indivisibles se retrouvent aujourd’hui à travers le monde pour la lutte pour la liberté.
Cette paix, cette lutte pacifique qui avance met fin aux mensonges que le politique, le colonialisme, le racisme ont mis dans nos mémoires collectives les blessant profondément.
Il est temps de ne plus accepter les verbes du racisme, les politiques le véhiculant, l’hypocrisie des discours, car la haine quand elle se diffuse ne touche pas un de nous, car il n’est pas pour certains de la « bonne » religion, de la « bonne » couleur, de la « bonne » culture, de la « bonne » caste, elle nous touche tous, meurtrie notre société et fait du ciel de notre pays cette grisaille qui se déchaîne, couvrant notre histoire du sombre de la haine.

Tous « les fachos hors de nos cortèges » ce solgan juste doit résonner dans nos esprits, se prononcer par nos voix unies, et dire ce non de résistance au facisme qui s’installe, prend place dans nos sociétés en peur, en perte, en argent pour étendard des pensées, en philosophies de haine qui n’auront que le chaos pour raison de leurs échos.
Il sera alors trop tard pour dire ce chant du non , qui doit devenir nos champs de résistances, de cultures fraternelles, abandantes et riches se partageant au nom de « Nous, nous tous frères. »

©Fédora Hélène

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