LE SALON DU MADE IN FRANCE OUVRE SES PORTES CE WEEK-END

Pour sa 8 ème édition, le salon Made in France vous acceuille ce week-end porte de Versailles à Paris du 8 au 11 novembre.
560 exposants made in France, des animations et le 1er prix Made in France décerné à une entreprise artisanale, le public votant pour son entreprise favorite .
Vous pourrez y découvrir le bio en chaussure avec :

  • Ubac – la basket en laine recyclée issue des bornes relais pour les vêtements pour une chaussure écologique et innovante fabriquée dans le Tarn
  • Caruus – la basket fabriquée avec des matériaux recyclés et recyclables
  • Freindly Frenchy avec sa fabrication de lunettes en coquillage

High Tech

  • DAAN TECH – vous présente Bob, le plus petit lave-vaiselle au monde fabriqué en vendée
  • Cosmétique
  • À LA CLAIRE FONTAINE – des produits de soins aux plantes des régions françaises et un engagement pour l’environnement en remplaçant le carré de coton à démaquiller par celui réutilisable en fibre d’eucalyptus

Et bien plus encore sur le salon où vous pourrez découvrir, acheter et commander des produits français conceptisés par des artisants-es passionnés-es

Une ouverture de salon en conférences


Une ouverture en plateau de conférences, débats , posant la question de la portée des entreprises made in France pour l’emploi en présence d’Agnès pannier-Runacher, secrétaire d’État au ministère de l’Économie et des Finances, de Pascal Teurquetil, PDG du groupe Muller, de Guillaume Gibault, Président du Silp français, entre autres invités.
Puis, est abordé la question de ce qui pourrait être la grande braderie du capital industriel français avec les plans sociaux que rencontrent les entreprises tel que Alstom, Alcatel, Lafarge Techniq, et c’est la rédaction de Marianne qui anime le débat avec notament la présence de Natacha Polony.


Les questions sont axées sur « à qui la faute ? »

Une perte d’autonomie des entreprises française au profit de capitaux étrangers .
Ces débats sur un fond de parisianisme aux allures d’une gauche bourgeoise pour décor alors que le territoire de l’artisanat se situe principalement en province. Paris, l’île de France étant devenus le parent pauvre ne possédant de ce senteur d’emplois que 10 % de ses capacités.
C’est par l’embourgoisement de Paris et les modifications économiques par le capitalisme que les nombreux ateliers de la région parisienne qui pouvaient employer plus de 5 salariés par entreprises virent leurs portes se fermer dans les années 90 au profit d’attactivités en forme de start up dans le domaine de la communication, la publicité, par exemple. Paris a quitté depuis sa vie de quartiers riches d’artisanats aux multiples ateliers.
Le journalisme en proie à la crise des petites entreprises dans ces mêmes années semble avoir une vision d’analyses s’éloignant de la réalité des artisants qui étaient en difficulté dans ces années 80-90 quand la presse écrite commençait à comprendre la nécessité d’avoir des investisseurs émanant des secteurs des affaires en multinationales et capitaux étrangers et devenant de plus en plus sur un système d’investissements boursiers, marketing bancaire et lobbies politiques.

Une France en manque de prospérité

Un manque peut être de prospérité en France d’une presse multiple et vivante et pas uniquement à l’argent gagné par les gros groupes et médias.
Aujourd’hui sans le soutien de la grosse finance, très peu de journaux en France existeraient encore.
Une réflexion que les journalistes présents pourraient se poser quant à la liberté de presse …
idem pour le secteur de l’artisanat qui selon l’INSEE et le DGE sur les 1,4 millions d’entreprises individuelles et artisanales en France, 66 % n’emploient aucun salarié.
Les entreprises font essentiellement appel en cas de besoin et en extension d’emplois à des personnes en statut d’auto entrepreneurs .
La force de l’artisanat, c’est la liberté d’entreprendre qui a bien des conditions de barrages en France par son système administratif, bancaire et de politiques capitalistes fonctionnant en flux tendu permanent, aux bénifices éphèmeres et immédiats, et ne pouvant compter que sur l’appauvrissement des populations pour prospérer. Ce qui fait l’invisibilité du Made in France dans la population en perte de pouvoir d’achat.
Les gros groupes capitalistiques, tolèrent un artisanat car il ne peut rivaliser par sa diffusion et son coût trop élevé par rapport aux chaînes de distribution aux prix plus accessibles à la population.
Actuellement, l’artisanat individuel existe que par la puissance des lobbies qui tiennent le système bancaire en circuit fermé des aides allouées notamment par les fonds européens via les régions et qui ne sont que par la valeur capitaliste boursière.
Des structures artisanales devant se tourner parfois vers une clientèle plus aisée pour pouvoir acquérir un produit au savoir faire de qualités et matières plus nobles et écologiques.

Un capitalisme toujours dominant

En d’autres termes, plus l’appauvrissement de la population est, plus les lobbies sont riches, plus les banques le sont, et plus l’artisanat se maintien à partir de cette injection d’argent. Un maintient d’ une économie locale spécifique qui permet à ce que des métiers ancestraux puissent perdurer dans l’espace temps qui leur est compté.

Des lobbies en cercle vicieux puisque dans le même temps, ils avalent une industrie française qui dès les années 70 perdait 30 % de ses usines … Une économie capitaliste qui cède un peu pour gagner plus !

Pourtant il est :

Un artisanat qui a besoin de prospérer et d’investir l’économie locale, de favoriser la créativité et les emplois par la conception d’ateliers sur un retour au coeur des provinces riches de cultures aux brillants savoir-faire de nos artisants. Une économie en démocratie directe à la connaissance du territoire, de son implantation et des intervenants collaborant à sa réussite et non plus une pyramide dirigeante sur un pouvoir politique et technocratique unique.

Configuration des entreprises de l’artisanat

Les artisants ont en moyenne entre 40 et 60 ans et à + de 45 % dans une configuration masculine et patriarcale de la culture française puisque sur 713 300 entreprises, il n’y a que 26 % de femmes dont 2,7 % ont moins de 30 ans.
Les femmes sont surtout présentes dans les domaines du textile et des services à la personne et services au ménage … Lesquels services représentent plus de 31 % des entreprises, devancés par le secteur du bâtiment qui se place au 1 er rang en portant + 48 % de l’activité économique des entreprises artisanales.
Les entreprises promouvant les domaines artistiques sont quant à elles les oubliées.
Des domaines artistiques que sont également les souffleurs de verre, les relieurs d’art, un savoir ancestral qui fond comme neige au soleil dans nombre de métiers comme les tailleurs de pierre qu’on décide de former en catastrophe pour la reconstruction de la cathédrale de Notre Dame.

Un avenir de l’artisanat à l’ombre des lobbies qui leur cèdent un territoire qu’ils ne conquièrent pas. Un artisanat qui doit lutter pour perdurer et transmettre un précieux savoir.

Favoriser l’artisanat

Un avenir qu’il faut voir en multiplication des entreprises individuelles et pérennes donnant une liberté aux créateurs, inventeurs, passionnés-es en donnant une impulsion à l’art dans une économie pour le respect de l’être humain et de l’environnement .
Aller au coeur des gens et de leurs territoires en concevant un accès à la qualité, aux matières saines pour tous.
Il ne serait pas de faire une économie d’écologie en compétitivité pour une clientèle plus bourgeoise dans un contexte social où une large partie de la population survit.

Emmanuel Macron en Chine où la chaussette parcours des milliers de kilomètres pour venir être distribuée dans les chaînes au sens propre et figuré d’une économie qui utilise la pauvreté pour fabriquer à moindre coût et la pauvreté d’un occident en peine pour y trouver une clientèle de plus en plus nombreuse par contrainte ….

Consommer plus des produits de basse qualité en gagnant moins et en travaillant en précarité, c’est le privilège de l’enrichissement du capitalisme .

©Fédora Hélène

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