La Liberté en peine

Quand la liberté se délivre des mensonges violents, destructeurs de prédateurs dans cette incertitude du temps, dans ce passage que nous nommons histoire. L’histoire de nos vies, unes à unes, sur tous les continents et en tout temps, cette humanité qui n’a d’espace temps que sa mémoire qui la sépare de ce qui est passé, de ce qui est et de ce qui sera.

Une humanité perdue dans l’horloge de ces évolutions et progrès qui la ramène fatalement vers le temps zéro, sa fin qui n’est que son commencement.

Un temps, la cruauté

Dans la similitude Vincent et Philippe, les deux prédateurs imaginaires.
Deux cruels menteurs, deux cruels prédateurs, deux cruels dans l’amplitude du mot.
Du mot seul qui serait là gravé sur un mur.
Ce mot qu’une main victime aurait été écrit là. Ce mot d’un jeune manifestant, ce tag lâché au sein de la violence frappant dans les rues.
Un cri dans les fumées lacrymogènes, les tirs de flashball comme les puissants font la guerre au peuple qui s’oppose.
Les mots sont là, cruels, cette France qui se disait du bon vivre, du bistrot, des alcools à la dernière goutte, de la liberté détournée et mise sur le trottoir en violences sexuelles.
Les voilà, les cortèges de haines gueuler à la rue, ivres mort, ivres de violence, dans la confusion, tout se perd et la cruauté guette son œuvre.
Ce seront des blessés mutilés, ce seront les manipulateurs politiques à la langue affûtée aux mensonges.
Ils s’achètent les émotions humaines, les fausses prises de conscience.
Des blessés graves qui sont sans aucune reconnaissance, qui ne reçoivent aucune réparation. La négation de l’humain s’exprime cruelle et dans les médias résonnent ses mots.
La violence policière n’existe pas. Des réseaux sociaux aux portraits obscurs, au fil de L’AFP, aux rédactions si vîtes informées, aux patrons de presse en salon, le politique assis à côté, on diffuse l’information.
Au hasard, à la loterie, à la manipulation, le blessé qui hier était nié doit aujourd’hui servir d’annonce et L’IGPN est saisi par le ministre lui-même.
La presse se pressent pour en faire l’écho. Au premier qui publiera la nouvelle, qui diffusera la vidéo, dans ce parfait du temps précipité, aussi rapide que ses projectiles non identifiés, que l’on sous entend de grenades lacrymogènes ou de flashball, comme si on ne savait pas !
À l’heure de la sur technologie militaire, on ne sait pas.

La cruauté veille.

Une jeune femme à Marseille demeure sans reconnaissance, demeure dans la souffrance cruelle, pour elle, le ministre ne fera pas d’annonce. Brigitte Julien, cheffe de L’IGPN, ne donnera pas aux victimes les résultats qu’elles attendent des enquêtes.
Puis, et ce puits, un jeune gravement blessé au visage verra sa plainte classée.
Mais Brigitte Julien n’est qu’un nom. Derrière elle, toute la puissance politique et judiciaire, toute la puissance des médias quand il le faut, abreuvée à la source des millions d’investissements.

Chaos, le chaos de la cruauté.

La peine grandissante, la peine lourde, et plus personne ne sait comment lutter, comment être en paix, comment faire vivre sa liberté et prendre à bras le corps la vérité.
La vérité s’est noyée. Elle s’est pendue à la corde des manipulateurs. Ils la balance cruels. Il faut bien que tout leur pouvoir et puissance soit là.
Cruel, le temps passe et on oublie ou le silence s’impose pour pouvoir continuer à vivre, à espérer.
Oublier pour ne pas devenir fou à comprendre, et puis non, à ne jamais comprendre la cruauté.
Cet inutile, cette faiblesse de l’homme, ce diable en mal qui cogne plus fort que le verbe aimer.
Alors là voilà, la destruction en l’humain, sa capacité à s’auto-détruire dans ce monde à la violence masculine, ce monde où celle féminine l’est également.
Tous cruels, il n’y a pas d’échappatoire et la nature l’a bien compris, l’homme se tue pour l’argent et le pouvoir.
Lui le dominant, n’est qu’un médiocre capable de tuer pour de l’argent et un pouvoir.
Le mensonge en pensée, en jeu d’échec de ses échecs, de ses abandons.

Il n’est pas prêt d’aimer l’ Homme dominant.

Emmanuel Macron en sortie nocturne pour parler à des personnes vivant à la rue.
Ses promesses que plus aucun ne dormira à la rue, puis à côté ses promesses continuelles avec tout son gouvernement pour réformer le pays.
Le grand mot, le drapeau se change et inscrit en lettre majuscule le mot, réforme.
L’argent et le pouvoir s’y cachent, le mensonge n’avance jamais par ces mots véritables.
Argent, pouvoir s’inscrivent dans ce toujours de la politique. Les millions d’euros près à l’attaque, dressés en soldats de pierre, en premiers lignes, invulnérables, perpétuels, gravés dans l’histoire de l’humanité.
Le Président ne sera pas ému et les pauvres continueront à poser leurs corps endormis sur le bitume.
Les rapports, les chiffres, les statistiques fleurissent les tombes de la misère morte à la rue.
Se seront 13 mineurs dont 6 enfants de moins de 5 ans qui y mourront parmi un nombre : 612 personnes décédées à la rue en France en 2018.
Puis, les médias annoncent le film qui a bouleversé Emmanuel Macron, paraît-il, Misérables de Ladj Ly.
Des êtres humains dans la rue face à lui, la douleur face à son visage, des corps humains à terre, et Emmanuel Macron ne verra pas l’urgence d’ouvrir les portes de bâtiments publics vides dont on ne sait même pas le nombre de tout ces lieux abandonnés tant ils sont nombreux.
Mais, un film, et l’émotion bouleversante est là.
Elle va apporter la délivrance.
Pendant ce temps, des enfants, des femmes dans toute leur fragilité humaine, dans toute cette peine qui nous abat, dans tout ce silence et pourtant l’on voit depuis des années, vont demain dormir dehors, vont être d’un foyer à un autre, d’un squat ouvert à fermé, mais pas de toit pérenne pour y vivre.
Les hôpitaux ont aussi leur traîne de souffrance. Elle y est grande déjà par la maladie mais elle le sera plus par l’esprit politique, sa froideur a qui on a donné le nom de technocrate.
C’était en 2018, les alertes des personnels hospitaliers, l’urgence de donner à l’humain.
Les grèves et la grève de la faim de soignants de l’hôpital psychiatrique de Rouen.
Ça sera ces mots sur une banderole « Ici on crève ».
La souffrance dans ces hôpitaux, la maltraitance que subissent les patients, leur famille et les soignants. Toute une humanité qui s’y brise.
Les institutions publiques , avec ce mot pouvoir, le pouvoir de la ministre de la santé, qui ne se déplacera pas pour écouter, comprendre, s’asseoir près de la peine pour qu’elle cesse par son pouvoir de ministre.
Elle sera avec ces conseils, tout ce cortège de gens de pouvoirs qu’on appelle gouvernement, l’olympe moderne à sa froideur.

L’étoile se ne verra pas.

Puis, d’un coup, ses derniers jours, la ministre se dit compatissante. Elle annonce un plan à venir pour répondre à la conscience de la souffrance.
L’espérance forte vient, les démons d’hier deviennent les anges d’aujourd’hui.
Puis car le pouvoir à ce masque, le premier ministre et Emmanuel Macron, forts, souriants, annoncent que les réformes en drapeau continue et que le pays va profondément changer.
Changer les maltraitances en bientraitances. Changer la pauvreté en richesse. Changer la mort en vie. Changer la cruauté.
La cruauté change d’atours.
Elle manipule les mots, les émotions humaines et guettent sa puissance d’argent et de pouvoir qu’elle ne cède pas .
L’appauvrissement continue sa route et les riches s’enrichissent de gloire.
Les pauvres devront se satisfaire de ce que le pouvoir leur cédera, un temps où ils devront croire que le mal devient le bien.
Donnez leur l’illusion d’obtenir ce qu’ils veulent, d’entendre leurs propres mots dans nos bouches, leurs pensées dans les nôtres, donnez leur et nous prendrons.
Les corps à terre des pauvres pensent un temps espérer trouver un sommeil serein, avant de réaliser que le dur des sols, que la cruauté est toujours à prendre leur vie.
Les femmes à la rue vivent l’horreur, l’atroce de la violence, mais le pouvoir des puissants ne le voit pas.
Il est a l’annonce, aux médias qui parlent un temps et oublient.

Au soir venu

Ce soir, il est Vincent qui agresse une femme, blesse un enfant .
Philippe qui oublie avoir martyrisé des êtres humains.
Nos deux prédateurs imaginaires sur la liste de la Honte, dans cette dualité, ce deux, cette division constante des hommes, leurs oppositions intrasèques jugeant du faible et du fort, de qui sera le bourreau, de qui sera la victime.
La cruauté joue et laisse ses deux humanités à terre.
L’une victorieuse au mal qu’elle fait et l’autre brisée de subir la violence cruelle.
La cruauté, l’indifférence sont là, gravées sur un mur dans une rue où ce soir aucun manifestant sera blessé car ils l’ont quittée .
Le pouvoir reste, impose, condamne, cède aux pauvres et la rue, elle, reste le désert de notre humanité.
Le défenseur des droits vient de rendre public son rapport sur les violences que subissent les enfants.
Un rapport qui est grave, terrifiant car derrière ses lignes écrites par des gens remarquables appelant nos consciences à tous d’éveiller ce qu’on oublie, que notre humanité ne doit pas être aux champs de culture de guerres mais à ceux de la liberté, il y a ce que éteint toute nos évolutions technologiques car des enfants vivent l’atroce de la cruauté.
Des enfants, en France, qui se suicident tant le désespoir les a blessé, tant la violence a été puissante.
Les enfants en souffrance en France depuis temps et temps, dans ce temps que l’homme cherche à maîtriser, qui lui sert pour oublier et sa conscience s’y oublie, des enfants en douleur, la souffrance intense qui casse leurs rêves, leur interdit la liberté.
Ce sont nos institutions publiques, ce sont nos prédateurs en soldat de pierre, ceux qui martyrisent la vie, emprisonnent le bonheur.
Ce sont les violences conjugales qui brisent des femmes, et des enfants, ce sont ces foyers de nos institutions où la violence occupent la place, se sont toutes les instances de pouvoir qui irigent la violence.
Ces instances qui derrière nos croyances à en faire des Dieux, ne sont que des femmes et de hommes.
Cette dualité reprend ses droits et le mot ne veut pas se dire, la cruauté, la méchanceté.
Si toutes ces institutions de pouvoir n’était que pour donner à la méchanceté des ornements, d’autres appellations, des textes, des lois, des diplômes, des formations, mais derrière ses parures, il n’y a que le cœur de l’homme.
Notre société s’est vêtue d’artifice, elle en porte le poids.
Le cœur étouffe sous la pierre, il ne voit plus son soleil.
Notre société ne protège pas les enfants, qui protégerait-elle ?
Personne.
Le plus précieux y est maltraité et il nous faut des rapports pour espérer que la conscience sera et que les violences cesseront.
Nous ne voyons plus de nous-mêmes, de nos propres yeux face à la souffrance dans les yeux d’un être humain.
Il devra y avoir des débats, des réunions, des lois, des millions accordés pour que le voile de nos yeux s’ôte un peu.

En attendant, la cruauté domine chaque jour.

Chaque jour, un enfant pleure.
Chaque jour un homme blesse une femme, une mère blessant ses enfants qui alors voit de leur naissance la souffrance, la peur.
Ce sera cette justice qui ne comdamne que 0, 3 % des prédateurs s’attaquant à des enfants et on continue à l’appeler justice !
Elle est à sa puissance, au pouvoir et à l’argent.
Nos politiques, nos institutions publiques en maître, nos obéissances en ce dieu humain que nous avons créé, la politique, sera toujours demain et nous, perdus dans ce labyrinthe sans fin où a chaque prière, à chaque rêve, à chaque merveilleux de la vie, la cruauté fait pleurer un enfant, une mère, un pauvre, tous pauvres, il n’y a pas d’argent ni de pouvoir dans les larmes qui coulent plus fortes chacun de ses jours pour vous regarder en face puissants et menteurs dans vos émotions de parures, vos paroles sans âme, vos larmes sans eau, car vous laissez toujours vos pouvoirs être avant votre cœur.

Puis, j’écris à la craie

Alors, il est cette pierre. Je la prends dans ma main, en fais une craie, et écris sur un mur froid, sombre de nos rues, CRUAUTÉ.
La craie fragile s’efface à la pluie, comme je m’effacerai demain, quand je serai partie et n’aurais été sur le mur qu’une larme.
©Fédora Hélène

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