MANIFESTATION CONTRE TOUTES LES VIOLENCES SEXISTES ET SEXUELLES Demain, samedi 23 novembre

En 2019, en France les violences faites aux femmes sont toujours un drame humain, un 21 ème siècle qui ne commence pas en France avec les mêmes droits humains pour toutes et tous.

Une culture forte des maltraitances est en France envers les personnes vulnérables dont l’humanité n’est pas prise en consideration.

Les récents rapports du Défenseur des droits de l’enfant, du Conseil de l’Europe notamment sur la définition du viol en France, démontrent que les victimes sont constamment mises en danger et que celui-ci est contre des êtres humains car au delà d’un âge où d’un genre, il s’agit de violences que subissent des êtres humains.

Une prise de conscience urgente doit être comme l’indique le Défenseur des droits, une prise en compte réelle des violences sans qu’elles soit minimisées, une violences ne peut être qualifiée de légères comme cela l’est actuellement en France.

La violence sur les femmes et les enfants doit être dénoncée et condamnée et non tolérée ou/et admise comme normale en plaçant un être humain comme inférieur dans une hiérarchisation culturelle, sociale, politique et économique.

Il est en France une culture grave des maltraitances qui est une brutalité en inadéquation avec les valeurs de liberté que les politiques clament haut et fort.

Une hypocrisie forte, un déni, des annonces politiques pour faire des victimes des calculs statisques avantageux à la communication politique et électoraliste mais pas une véritable action, reconnaissance, réparation, prise en compte des traumatismes, soutien à la résilience pour les victimes ne sont encore à ce jour.

C’est une dramatique réalité et le nombre de féminicides se suffisent à eux-mêmes pour parler de la puissance de la cruauté, de la responsabilité de nos institutions publiques ne protégeant pas les femmes et ne reconnaissant pas les enfants vivant la souffrance de voir leur mère humiliée, victime de violences jusqu’au terrible et terrifiant d’avoir leur mère tuée par son conjoint ou ex conjoint, ou dans la peur que ce drame ne survienne.

Aujourd’hui, 22 novembre sont 137 féminicides en France.

Il y a un mot dans la langue française pour qualifier une telle atrocité qui est dans un pays, c’est le nom de cruauté.

La culture française a une longue et très difficile prise de conscience à assumer.

Aujourd’hui, des prédateurs connus de la justice ayant commis des viols conjugaux et maltraitances graves ne sont toujours pas inquiètés ni à devoir assumer leur actes.

Une injustice insoutenable pour les victimes ayant eu la force de témoigner dans des conditions inhumaines sans soutien psychologique et véritables assistances juridiques.

Laissées en état de choc après avoir témoigné.

C’est la réalité bien loin des effets d’annonces du gouvernement.

Des survivants-es qui doivent leur survie à leur force de vivre et non à la justice.

Le Défenseur des droits ne s’est pas trompé, il y a une maltraitance des victimes par nos institutions publiques dans l’amplitude de domaines de compétences social, médical, judiciaire, médico-social, politique et économique.

Les victimes doivent être la priorité, la reconnaissance et les réparations qui leur sont dues.

Une violence intolérable est contre les victimes et le déni ne doit plus être.

Ce qui permet de dire que Nous toutes, malheureusement non.

Des femmes portent la lourde conscience et responsabilité d’accriditer des prédateurs, d’être dans une culture misogyne dangereuse, patriarcale, d’acceptation des violences faites aux femmes, de la faute à la victime, de la non reconnaissance de la victime et d’être jusqu’à qualifier des violences sexuelles de « jeux sexuels » et d’autant plus graves quand ses propos sont tenus par des avocates se disant défendre des victimes !

Une perversité certaine est et doit cesser de gouverner puissamment ce pays.

De même lorsque le prédateur a des titres ou soutiens politiques, il est qu’il est soutenu et la victime est niée.

Puis, il est à dire que les honoraires très élevés versés à certains avocats permettant la relaxe de prédateurs en trouvant des vices de procédures sont des faits profondément scandaleux et indignes de la définition de justice.

Le droit doit être pour les victimes en priorité et pour l’agresseur afin de ne pas laisser toute la haine et la violence dominer et permettre à l’agresseur de sortir de celles-ci et de construire une conscience de la souffrance de sa victime et du devoir de réparation.

Un très long et difficile travail à faire en France qui doit être à la force des paroles de Mandela rappeler par l’Onu pour que chaque État s’engage pour la reconnaissance des survivants-es, leurs droits à une juste répartition.

Une lutte pour que nos enfants vivent dans une société de bientraitance.
« Cela semble toujours impossible, jusqu’à ce qu’on le fasse. »
Nelson Mandela

©Fédora Hélène

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