COLLECTIF SORCIÈRE – ACTION CONTRE LES VIOLENCES SEXUELLES

Samedi 11 janvier dans le centre ville de Caen, place Saint Pierre, place centrale au cœur des rues piétonnes, se déroulait l’action du Collectif Sorcière.

Collectif féministe et inclusif qui organisait l’action « Tu étais habillée comment ? »

Rappelant l’action menée par le Collectif Las Tesis (les thèses) chilien, qui lors de la journée internationale pour l’anéantissement des violences faites aux femmes le 25 novembre dernier, salmait la chanson « Un violeur sur mon chemin ».

Reprise à travers le monde, des femmes sur plusieurs rangées, les yeux bandés par un tissu noir scandent haut et fort les paroles de cette chanson féministe, humaniste .

Des femmes de tous âges dénonçant les violences qu’elles ont subi tout au long de leur vie.

Par cette chanson, « Un violeur sur mon chemin », la thèse de la culture du viol et des maltraitances qui rend la victime responsable des violences, viols qu’elle subit est fortement dénoncée.

C’est toi le violeur / C’est toi le coupable / Ni mes fringues / Ni l’endroit.

Ni mes fringues / Ni l’endroit que reprend l’action du Collectif Sorcière qui ce samedi mettait en scène des personnes représentant des victimes, les habits qu’elles pouvaient porter au moment de leur agression, avec un écriteau porté devant elle, marquant les conditions du viol ou des viols subis.

Le collectif Sorcière faisant une prise de parole pour exprimer la parole libérée des victimes.

La mémoire traumatique était aussi évoquée lors de cette action. Des traumatismes graves, des états de chocs suite à un viol pouvant imposer à la victime un stress post traumatique.

Une souffrance intense qui conduit à des suicides et nuit gravement à la santé physique et psychique des victimes.

Des femmes agressées, mais également des enfants dont 130 000 filles et 35 000 garçons en France chaque année, selon l’enquête IPSOS pour l’association Mémoire Traumatique et Victimologie.

En sachant que seul 0, 3 % des prédateurs sont condamnés et qu’il n’existe, en France, que près peu de centre de résilience pour protéger, accueillir les victimes.

94 000 femmes victimes de violences sexuelles en France en 2018, selon le rapport de L’ONVFF, l’Observatoire des violences faites aux femmes.

En sachant que ces chiffres sont en dessous de la réalité tant les victimes en grande souffrance restent sans secours sans soutien et que la parole peut se libérer de longues années après les faits.

Il serait alors de concevoir une justice n’imposant pas de délai de prescription pour ces crimes et une justice qui serait dans une définition forte et claire pour lutter contre les violences sexuelles.

Le Conseil de l’Europe dans un rapport rendu public le 19 novembre dernier sur l’évaluation de la lutte des violences faites aux femmes, dénonce les graves lacunes qui sont en France pour lutter contre les violences sexuelles et conjugales qui demeurent préoccupantes malgré les efforts faits par le grenelle des violences conjugales. Et, même si le fait que la lutte contre les violences faites aux femmes soit déclarée cause nationale.

Le rapport souligne les actions positives du gouvernement français, mais considère que la justice reste sclérosée ayant une définition très problématique du viol qui ne reconnaît pas pleinement la victime et en minimisant la gravité d’un viol qui est un crime.

Le rapport souligne que les réponses apportées pour accueillir, protéger les victimes et pour condamner les agresseurs, les violeurs sont insuffisantes.

Le GREVIO pointe également que la France « minimise la gravité du viol et fait porter les conséquences du dysfonctionnement du système judiciaire sur les victimes. »

Les chiffres alarmants du nombre d’agression, de violence, de viol ne peuvent que rendre crucial les actions des collectifs féministes pour éveiller les consciences de ceux et celles qui cultiveraient toujours la culture du viol et des maltraitances.

Il est à bannir les violences faites aux femmes, à bannir la culture du viol et des maltraitances, à bannir la culture patriarcale pour que nos enfants n’aient pas dans leur vie à vivre des violences traumatisantes, cruelles, pour que les femmes de demain n’est pas dans leur vie cette marche de la résilience à franchir, cette marche de la souffrance à devoir dépasser chaque jour .

Le Collectif des sorcières, femmes aimant la vie et la liberté, rappelle que la victime n’est jamais coupable.

Le coupable, c’est le violeur.

© Fédora Hélène

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