La Saint Valentin et la légende de Tombelaine

Dans la baie du Mont Saint Michel est non loin du Mont, se trouve le Mont Bélénus qui depuis le Moyen Âge garde en son écrin, les amours de la belle Hélène et de son chevalier Montgommery.
Ils s’aimaient d’un amour puissant et doux à la caresse d’un ange veillant sur les amants se cachant sur le Mont pour s’aimer à l’infini. Fidèles, les âmes soeurs, se retrouvaient chaque jour avant l’aurore sur le Mont Bélénus, dit la légende. Dans la paix, séparés du bruit du monde, ils vivaient leur amour rayonnant.
Le père de la belle Hélène refusait qu’elle épouse un chevalier pourtant brave, loyal et courageux, car les familles étaient rivales et que l’union entre elles était impossible. Il fallait donc que les amoureux se cachent des jugements, des querelles et des haines pour vivre heureux et libres loin des tourments.
Les matins étaient heureux quand l’un près de l’autre, l’amour serein s’épanouissait. Le chant des oiseaux, la vague paisible, la mer calme apparaîssant tel un lac bleuté, une baie immense que les rayons du soleil coloraient d’or, toute la beauté du monde berçait le voyage de leur amour.
Hélène et Montgommery rêvaient de s’unir pour toujours sans que rien ne vienne troubler leur bonheur. La patience les accompagnait et la chance que leur amour ne fut pas dévoilé.
Mais un matin, une ombre couvrit le ciel de leurs amours. La guerre faisait rage et le chevalier Montgommery devait rejoindre les armées du duc Guillaume de Normandie.
Ce matin là, Hélène devint si pâle que son teint se fit celui d’une poupée de cire. Elle s’évanouit dans les bras de son chevalier. Il la consola en lui répétant doucement qu’il l’aimait et la rassura en lui disant qu’il reveindrait sain et sauf de la guerre.
Il lui assura que son épée était en acier et lui dit que la mèche de cheveux soyeux et blonds qu’elle lui avait donné, serait plus puissance que quatre reliques.
Hélène lui répondit que l’important était qu’il choisisse leur amour et non le bruit de la guerre. Mais un chevalier ne peut pas se dérober, se parjurer, lui dit-il.
Montgommery appela Hélène, son trésor, et lui dit qu’aucun autre amour ne pourrait-être et que dès la guerre finie, ils ne seraient plus jamais séparés.
Montgommery partit à la guerre, et Hélène venait chaque jour sur le Mont, descendait sur les grèves et regardait au loin si un bateau revenait rendre les hommes à leur Terre. Hélène était toujours si pâle, ne voulant que les drames des batailles ne détruisent leur amour. Elle souhaitait de toutes ses forces que la vie de son chevalier soit épargnée. Elle voulait le serrer contre elle, le voir heureux, loin de la mort qui envahit les combats.
Puis, un matin sur les grèves au pied du Mont Bélénus, Hélène aperçut au loin une foule joyeuse sur le sable des grèves, qui se dirigeait vers Beauvoir.
Hélène demanda à un pêcheur à coques qui travaillait au milieu des sables mouvants ce qui se passait au village.
il lui appris que le Duc Guillaume avait gagné une nouvelle victoire et que les chevaliers normands étaient de retour.
Hélène le questionna aussitôt sur le chevalier Montgommery. Hélas, le brave pêcheur, lui apprit que celui-ci était mort lors de la bataille d’Hastings.
Hélène fut envahie par un immense chagrin, son teint devint d’un pâleur indéfinissable et elle s’effondra sur la sable au pied du rocher où son amour vivait.
Hélène fut enterrée sur l’îlot sauvage. Elle repose dans une petite crique appelée aujourd’hui, l’anse à Cassecou. Hélène demeure en paix près de son amour, ils ne pouvaient vivre qu’ensemble tant ils s’aimaient.
Les pêcheurs affirment que tous les ans, le 13 octobre, date de la bataille d’Hastings en 1066, une colombe tenant dans son bec une fleur de genêt, vient déposer la fleur au sommet du Mont désormais baptisé, le Mont Tombelaine.

© Fédora Hélène

Un jour de tendresse, de réconciliation, de douceur. Un jour pour être en paix au bonheur d’aimer et d’être aimé.
Un jour pour fêter le renouveau, le printemps précoce qui commence le 14 février date de la saison des amours chez les oiseaux. Nous allons entendre de nouveau la virtuosité du chant de l’alouette, du rossignol, de la tourterelle, du pinson, nous appelant à nous réconcilier, à vivre en paix et en harmonie.
Joyeuse Saint Valentin à toutes et tous

(source Légendes du Mont St Michel, 1926)

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