LiberTerra – Lumière sur – L’objectif Faim Zéro pour 2030 est menacé

En 1996 était le Sommet mondial de l’alimentation fixant pour objectif de réduire de moitié les victimes souffrants de malnutrition dans le monde. Les gouvernements s’étaient alors engagés à mettre tous les moyens en œuvre pour que ce vertueux objectif soit atteint.
Il ne manque en rien de nourriture pour pouvoir nourir tout le monde et qu’aucun soit laissé pour compte.
Pourtant, il était force de constater en 2015, l’échec de la résolution de 1996.
En 1996, il était 900 millions de victimes de malnutrition, selon le FAO et en 2016, ce sont 815 millions de personnes qui souffrent de la faim dans le monde.
En cette année 2016, Thomas Pogge, spécialiste de philosophie politique, professeur à l’université de Yale déclarait au journal Le Point, « Les chiffres de la faim dans le monde sont à jeter à la poubelle. » Il critiquait les méthodes de calcul ne donnant pas une évaluation exacte de la gravité de la faim dans le monde et il affirmait,  » je ne serai pas étonné que le nombre de personnes sous-alimentées soit le double de ce qu’annonce actuellement le FAO« .
Une mauvaise évaluation ne peut donner les moyens véritables de lutter contre la faim dans le monde.
De plus, ces indicateurs mis aux mains des politiques avec tout le processus de recherches et de calculs, n’est pas une bonne chose car ceux-ci peuvent manipuler ces données en fonction de leurs intérêts de pouvoirs et électoralistes.
De plus, il est fait l’annonce de la faim dans le monde sur un système périodique de rapports de l’ONU, alors que comme le dit Thomas Pogge, des universitaires pourraient donner une autre évaluation du nombre de personnes souffrant de faim dans le monde,en partant d’un système de calcul différent de celui de la valeur énergétique en calories par jour nécessaire et de la répartition de la production agricole pour pouvoir adapter les politiques au plus juste de la lutte contre la faim.
Il serait d’avoir les moyens de faire une enquête approndie sur des victimes de malnutrition, engageant des bilans sanguins, évaluant la pauvreté de la nourriture mettant en danger la santé, le développement des enfants et diminuant considérablement la durée de vie. Une vie en état de survie, la faim affectant gravement la vie d’une personne mal-nourrie.
Au 21 ème siècle des enfants meurent de faim pendant que les lobbies de l’industrie alimentaire s’enrichissent.

  • 6,5 millions d’enfants de – de 15 ans sont morts de causes évitables en 2017, selon l’Unicef
  • Un enfant de – 15 ans meurt toutes les 5 secondes meurt dans le monde
  • Les 1 % des plus riches du monde possèdent + de 80 % de la richesse mondiale

Une alerte majeure qui mènera l’humanité à un effondrement si ce système économique et politique persiste. Un système fonctionnant par la manipulation, un pouvoir aux mains de surprédateurs, comme le dénonce l’astrophysicien Aurélien Barrau, qui construisent une folie humaine suicidaire pour l’ensemble de la vie.
Un mental se répercutant dans les multisecteurs de la société, laissant libre cours à des prédateurs d’être en politique à tous les niveaux et qui paralyse la société en créant un profond mal être. Ce mental nocif et sans fin qui consiste à posséder un pouvoir sans limite et sans aucun respect pour la vie. Ce nom y perd toute sa valeur, son sens, pour ne conduire qu’à l’ultime zéro non de la pauvreté qui serait enfin anéantie, mais de cette hydre capitaliste, avançant inéluctablement vers son propre gouffre.
C’est le système de l’inversion absolue. Ce qui doit être sauvé est tué et ce qui doit être anéanti est poussé à son sommet.

Thomas Pogge affirme que « lorsque vient le moment de prendre des décisions, les politiques ne sont concernés que par leurs propres intérêts et leur réélection. »
D’ailleurs pour le rapport de 2019, sur l’insécurité alimentaire dans le monde, le mode de calcul du l’indicateur de mesure de l’insécurité alimentaire changeait et prenait en compte l’insécurité alimentaire sévère et l’insécurité alimentaire modérée.
On peut tous constater la catastrophe des manipulations des politiques. Leurs intérêts signifient l’enrichissement des plus riches et par ce raisonnement amène à une aggravation de la pauvreté, à une instabilité provoquant le conflictuel du bouleversement climatique et celui porteur de guerre.
Les conflits utilisant la famine comme arme de guerre, bloquant l’acheminement de l’aide alimentaire et provoquant un dérèglement grave des cultures agricoles et de leur distribution auprès des populations.
Au constat de l’échec du Sommet mondial de l’alimentation en 1996, Jean Ziegler, Rapporteur spécial de la Commission des droits de l’homme sur le droit à l’alimentation, déclarait pour lutter contre la faim dans le monde qu’était «  Nul besoin de technologie. Il suffit simplement de s’engager politiquement à remettre en cause les politiques existants qui font que les riches s’enrichissent et que les pauvres s’appauvrissent.« 
En 2014, au constant d’une décennie écoulée, ce sont 6 millions d’enfants qui meurent de faim, selon l’Unicef
L’Unicef, le FAO, OMS,PAM mettent en action des résolutions pour lutter contre la faim et faire en sorte que tous leurs efforts permettent de sauver ds vies.
Malgré cette ambition et le Sommet de 1996, il est entre 1995 et 2001 : + 18 millions de victimes souffrants de sous-alimentation chronique. Pourtant, les gouvernements s’étaient engagés à réduire de moitié le nombre de personnes souffrant de la faim dans le monde.
En 2009, ce sont 1023 millions de victimes de la faim. Une aggravation de l’impact de la malnutrition et en 2010 Oxfam déclare « Cela fait plus de 10 ans que les leaders mondiaux se sont engagés » pourtant « la volonté politique est le seul élément manquant. » confirme l’Oxfam.
En 2019, la Directrice générale de l’Oxfam international, Winnie Byanyima, déclarait « Malgré la montée de la faim et deux crises des prix des denrées alimentaires en dix ans, la faim a disparu de l’agenda politique. »
Puis, ce sont les femmes qui sont toujours plus fortement impactées et leurs enfants dans un système patriarcal destructeur. La Directrice générale de l’Oxfam internationale exprimait le fait dramatique que les femmes sont d’autant plus victimes de la faim et elle déclare que « Les gouvernements doivent renforcer le soutien apporté aux femmes: elles constituent jusqu’à la moitié des producteurs alimentaires dans les pays en développement, mais mangent généralement moins, en dernier, et moins bien lorsque les ménages sont à court de nourriture. »
Un fait qui se vit également en France où la pauvreté grandit, où il est plus de 3 millions d’enfants pauvres et comptons, comme le souligne Thomas Pogge, que ce chiffre soit en deçà de la réalité.

Le bouleversement climatique et les conflits aggravent l’insécurité alimentaire

Les extrêmes climatiques provoqués par la pollution, une surconsommation persistante, des lobbies toujours de plus en plus puissants, ont des conséquences graves pour ceux vulnérables et mis en état de vulnérabilité par ce même système qui génère le bouleversement.
Les sécheresses s’installant en climat d’habitude sur plusieurs années et non pas de manière exceptionnelle, le dérèglement des saisons, notamment de la saison des pluies et impactant les rythmes agricoles, des inondations récurrentes, abîment considérablement la production agricole des pays les plus pauvres et plongent d’autant les populations dans une insécurité alimentaire.
Une aggravation de la faim a lieu en Amérique du Sud et en Afrique.
Des extrèmes climatiques qui sont aggravés par la présence de conflits mettant la vie de la population en danger. C’est le cas au Yémen où une sècheresse sévit depuis plusieurs années.
Sana’a au Yémen est menacée depuis au moins 6 années de devenir la première capitale au monde à devoir vivre en panne d’eau. S’ajoute à cela la guerre qui y sévit depuis 5 ans, et détruisant la ville sous les bombardements saoudiens.

Augmentation inquiètante du nombre de personnes souffrants de malnutrition dans le monde

Le rapport mondial sur les crises alimentaires en 2018, publié par l’Union européenne, par le FAO, Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture et par le PAM, Programme alimentaire mondial des Nations unies, démontre qu’il est une augmentation des personnes souffrant de la faim dans le monde depuis 2016, touchant 11 % de la population mondiale, soit 815 millions de personnes.
Qu’il est une « grave insécurité » pour le Yémen qui a subi récemment un raid aérien, tuant 31 civils le 15 février dernier, suite au crash d’un avion de combat saoudien, opérant dans le cadre de la coalition militaire engagée contre les rebelles yéménites Houthis affirmant avoir abattu l’avion saoudien. Les possibilités d’engagement pour la paix sont en grande fragilité et impactent sur la résolution de la famine que vit la population au Yémen.
La République démocratique du Congo, le Soudan du sud, le nord du Nigéria et la Birmanie, ainsi que l’Afrique orientale et australe souffrant d’une sécheresse récurrente, entraînant un effondrement des récoltes, sont confrontés  » à des niveaux élevés d’insécurité alimantaire » précise le rapport.
En outre, les conflits persistants, donnent un ton pessimiste pour réduire à l’avenir le nombre de victimes souffrant de malnutrition chrononique à aïgue.
Le Yémen, le Sahel central, la Lybie, la Syrie, l’Afganistan, la région du lac au Tchad, la République centrafricaine, et les pays cités précédemment, vivent une insécurité alimentaire en progression et qui s’installe dans la durée à cause des conflits y sévissant et de l’instabilité climatique planétaire qui s’ajoute à la complexe problématique de notre 21 ème siècle, qui confirme chaque jour que la priorité doit être de sauver la vie, l’enjeu primordial du 21 ème siècle est autre que celui-ci .
Le rapport souligne que les conflits sont « la principale raison de la plupart des cas d’insécurité alimentaire aïgue dans 18 pays, dont 15 en Afrique et au Moyen-Orient.« 

Une sécheresse accuentant les difficultés et qui persiste  » dans les zones pastorales en Samolie, le sud est de l’ Éthiopie, l’est du Kenya, ainsi que dans les pays à l’ouest et du Sahel, tels le Sénégal, le Tchad, le Niger, le Mali, la Mauritanie et le Burkina Faso. » Précise le rapport.

Le rapport de 2019 sur l’État de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde confirme que « la faim est repartie à la hausse« 
En Afrique, en Amérique latine et dans la région Asie où  » la faim ne cesse de gagner du terrain depuis 2010 en Asie de l’ouest, où plus de 12 % de la population vit aujourd’hui en situation de sous-alimentation. » précise le rapport.
Une aggravation qui atteint les personnes en situation d’insécurité alimentaire sévère et les personnes en situation d’insécurité alimentaire modérée qui « ne sont pas certaines de pouvoir se procurer à manger et sont contraintes de réduire la qualité et/ou la qualité des aliments qu’elles consomment. » Une situation grave qui s’étend aux populations pauvres vivant en Europe et qui n’est pas forcément prise en compte alors qu’il est de ne laisser personne sur le bas côté.
Les étudiants pauvres en France connaissent les privations alimentaires, tout comme les petits retraités et familles ou personnes en situation de détresse.
Un rapport faisant également le constat de 20,5 millions de nouveau-nés dans le monde ayant un poids insuffisant. le rapport souligne qu’ aucun progrès n’a été fait depuis 2012 pour rétablir un poids d’équilibre à la naissance.
Le point positif est que le nombre d’enfants de moins de 5 ans ayant un retard de croissance « a reculé de 10 % à l’échelle mondiale au cours des 6 dernières années » annonce le rapport 2019.
Celui-ci estime également qu’en prenant en compte les personnes souffrants d’une insécurité alimentaire modérée à sévère représentent dans le monde :

  • 2 milliards de personnes ne disposant pas d’accès régulier à des aliments sains et nutritifs en quantité suffisante.
    Le rapport confirme que les conflits et les extrêmes climatiques font perdurer l’insécurité alimentaire à travers le monde. Que les crises économiques et augmentation des prix sur la nourriture ont des conséquences dramatiques pour ceux plus vénérables et d’autant plus gravement à l’égard des femmes et des enfants.

Une société de violences axée sur des notions de rentabilité, d’intérêts politiques et de guerres économiques, génère une instabilité qui s’accélère.

Un déséquilibre grave dont la violence de toute notre société est responsable. Une violence qui émane de ces continuels surprédateurs où qu’ils soient et quelque soit leur pouvoir. Le fait de concevoir de détruire la nature, un être humain, par cette consciente folie destructrice de vouloir posséder un pouvoir, en mettant la vie en situation de souffrance, porte bien évidemment à vivre les concéquences catastrophiques que nous constatons et qui ne cesseront si les raisonnements des puissants restent à l’identique et à leur statut de pouvoir inconditionnel.
L’élection étant le moteur de propulsion du pouvoir politique , il serait alors nécessaire d’établir la mise en œuvre d’une volonté de résistance et d’accorder un droit de résilience aux victimes et à la nature victime, elle-même, pour que la vie dépasse cette épreuve. Il serait de permettre à la démocratie de ne plus laisser les politiques nocives dirigées pour les intérêts des lobbies et d’une croissance de l’armement.
Nous pourrions espérer ne pas vivre un perpétuel avenir d’échec comme l’a été celui du Sommet contre la faim de 1996. Il serait d’agir plus efficacement contre la pauvreté, le bouleversement climatique et contre les dégradations des conflits qui perdurent depuis plusieurs années. Cinq cruelles années de guerre au Yémen qui ont pour graves conséquences, la pire crise humanitaire au monde, selon l’ONU.

Les solutions pour lutter contre la faim dans le monde

Le rapport préconise des actions plus « audacieuses » de plus grande ampleur pour freiner l’aggravation des crises alimentaires mettant la vie de 2 milliards de personnes en danger.
Que les secteurs permettant de rééquilbrer l’alimentation pour les personnes souffrants de la faim sont multisectoriels et engagent un progrès significatif dans le domaine de l’assainissement, de l’accès à leau, dans celui de l’agriculture, de l’éducation, de la santé.
Les pays gravement touchés par la malnutrition ne disposent pas de moyens pour construire une politique de santé venant secourir les victimes d’insécurité alimentaire. Il est alors de fonder un équilibre économique et politique pour réaliser un développement du droit fondamental de pouvoir se nourrir en toute sécurité.
Une très lourde tâche qui nécessite l’engagement fort de tous les gouvernements s’engageant pour l’objectif Zéro Faim pour 2030. Ce qui ne pourrait se faire autrement qu’en changeant eux-mêmes leur volonté économique.
Le rapport souligne que « les chocs économiques prolongent et accentuent les situations d’insécurité alimentaire grave« . Il est bien d’ « encourager une transformation structurelle favorable aux pauvres et inclusive qui soit axée sur les personnes et qui place les communautés au centre des préoccupations, pour réduire les vulnérabilités économiques. »
Vouloir éliminer la faim, passe par l’obligation de lutter contre les politiques favorisant l’appauvrissement des populations et touchant en premier ceux mis en vulnérabilité par le système qui exclut ceux différents, ceux ne répondant pas aux normes financières établies par un processus mental prédateur, axé sur la domination par la posséssion de l’argent et du pouvoir. Les conséquences graves qui en découlent, sont les extrêmes climatiques dûs à la pollution et les conflits nourris par la folie de posséder des richesses en dominateur et provoquant de graves crises humanitaires.
Il sera en 2050, 10 milliards d’habitants sur Terre. C’est maintenant que notre avenir se décide par une capicité de mettre la bienveillance, l’anéantissement de la pauvreté, des souffrances subies par les femmes et les enfants, par ceux vulnérables, au coeur de l’énergie de notre société.
Ce qui sera pour l’humain, sera pour la nature. Une alliance indéfectible entre l’homme et la Terre, une harmonie à ériger pour que le Zéro Faim soit l’objectif vainqueur en 2030.

© Fédora Hélène
© LiberTerra

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