Emmanuel Macron au salon de l’agriculture

L’incontournable rendez-vous

Samedi 22 février, au Salon de l’agriculture à Paris, Emmanuel Macron ne manquait pas l’incontournable rendez-vous, la traditionnelle visite, en arpentant les allées du salon et rencontrant les différents professionnels de l’agriculture. Un salon qui est politisé et qui a été à plusieurs reprises le lieu où le président prenait un bain de foule et parfois une douche froide de critiques sous le huées.

Ce fut le cas pour Nicolas Sarkozy et le mémorable «Casse-toi pauvre con !» en 2008 alors qu’un homme refuse de lui serrer la main. Une année qui rompit définitivement une entente et un esprit bon vivant, sympathique qui y régnaient durant les visites présidentielles. Et, c’est de loin Chirac qui restera le symbole de la convivialité au salon de l’agriculture. Il s’y rendit de 1972 à 2011 en ne manquant qu’un fois à sa fidélité car hospitalisé après un accident de voiture en 1979.

Emmanel Macron au salon de l’agriculture

On croirait un titre détourné de la célèbre collection pour enfant, Martine, tant Emmanuel Macron y fut chahuté. En 2017, celui-ci avait reçu un œuf sur la tête et son protecteur d’alors, était le dorénavant connu Alexandre Benalla. En 2018, Emmanuel macron aura des rencontres conflictuelles comme celle avec un cheminot en désaccord avec la réforme de la SNCF.

Il apparaît clairement que les moments sympathiques et l’esprit bon vivant qui régnaient au salon de l’agriculture jusqu’aux années Chirac est depuis Sarkozy particulièrement tombés.

Une bousculade, des photographes, des micros, caméras, tous à vouloir la photo, le heurt qui fera le salon. Puis, il est les échanges obligés avec les agriculteurs qui au final seront à se lire sur les comptes de la bourse, comme cela est depuis des décennies. Sauf que là, il y a les lobbies alimentaires, l’industrie du business et Emmanuel macron est dans l’incapacité de pouvoir gérer ce gigantesque qui est est de faire de l’argent avec la nourriture.

Les supermarchés regorgent du made in Espagne. Il va faire quoi Emmanuel Macron rempiler les cagettes ? Donner la possibilité à la population de pouvoir se nourrir convenablement en commençant par ôter toutes les taxes sur l’alimentation ? Car l’État gagne de l’argent sur la nécessité de devoir se nourrir comme il le fait sur celle de l’hygiène. Les filières intermédiaires , l’acheminement de l’alimentation dans les magasins, les magasins instaurés en banque, tout est absolument à refonder. Ce n’est pas un bout de ficelle à tenir en discours, c’est toute la structuration de la nourriture et y compris les recherches en biologie et chimie ayant fait le drame des pesticides, de l’agriculture modifiée, du clonage dont on se garde bien de parler. Il faut parler à cœur ouvert d’une alimentation qui devient problématique et les français s’aperçoivent que le tout consommer en permanence, l’enrichissement des lobbies alimentaires, des politiques en marionnette et leur traditionnelle visite pour la galerie et combler les sujets de presse en boucle, continuent à nous mener dans le mur.

2020 – Salon de l’agriculture

Dès son entrée, il fut accueilli par des agriculteurs en colère et inquiets pour leur avenir et celui de leurs familles. Et, Emmanuel Macron ne peut leur répondre que ce qu’il maîtrise par un langage géré, contrôlé, prévu pour anticiper les réactions de protestations.

Puis, ce fut la venue d’ Eric Drouet, une des figures des Gilets jaunes qui fera une apparition avec plusieurs Gilets jaunes avant d’ être sorti du salon de l’agriculture, interpellé et mis en garde à vue pour le fameux rébellion instauré par Nicolas Sarkozy.

Entre temps, une manifestante « Gilet jaune »  s’est adressée à Emmanuel Macron, l’événement ne tardant pas à être dans la presse et a confirmé qu’il semble très lointain le temps des salons de l’agriculture où les présidents ne sont pas par leurs politiques économiques et sociales , à mettre la population en mal être et appauvrissement grandissant.

Emmanuel macron sera donc au rendez-vous des désormais apostrophes critiques de la population envers un politique, en lieu et place du verre de l’amitié, de la bonne bouffe à la française. Il est fini le temps des pommes de l’époque des campagnes de communications de Chirac. Il est celui des œufs lancés par des citoyens en signe de ras le bol criant des politiques sur-dominante et propageant le négativisme, le pessimisme, et plongeant tête baissée dans le bouleversement. Car si Emmanuel Macron critique la pensée alarmiste, qu’il se pose en premier la question de savoir qui a imposé cette souffrance que traduit cette pensée ?

La manifestante « Gilet jaune » interpellant Emmanuel Macron, lui parle de la «guerre» qu’elle vit chaque samedi . Une guerre qu’il ne comprend pas puisqu’il entend parler de ce qu’il n’a jamais vécu, et ne vivra jamais, ne supportant pas le poids de ses décisions politiques. De plus, il décide pour une population qu’il ne connaît pas, une société dont il ignore la réalité de la peine et donc il ne perçoit que la violence que le système politique a engendré.

Être Président , la tradition du salon de l’agriculture et le leurre du 21 ème siècle

Un salon qui fêtait la vie en quelque sorte puisque la métier d’agriculteur est de nourrir la population avec cette ambiguïté de l’industrialisation de l’agriculture depuis plusieurs décennies et un enrichissement recherché, dans ce qu’une économie folle a fait de coté en bourse ce qui nourri l’humanité . Puis, de l’autre côté, les petits agriculteurs qui ont du mal à vivre , un mal être grave et qui a conduit à des suicides. Un fait grave et récurrent que les politiques n’ignorent pas. Puis, il lui est humainement impossible de se prétendre président de la République et l’on devrait percevoir le leurre de cette fonction.

Le leurre, être président

Il apparaît fortement qu’ un capitalisme décadent ne peut être compatible avec la volonté de construire une société bienveillante, respectueuse de l’être humain. L’économie tenant l’argent pour unique valeur peut déambuler dans les allées du salon de l’agriculture, les années de nourriture pauvre pour la santé de millions d’enfants car l’argent commande et condamne toute notre société, sont toujours notre présent et sont en train de s’assurer d’être notre avenir.

Emmanuel Macron peut discourir avec ses effets de langage, il est homme parmi les autres et sa pensée politique se permet par cette virtualité de l’État dominant de faire endurer des souffrances humaines incalculables dont il est bien lui-même dans toujours cette capacité d’en mesure les conséquences. Le donneur de leçons aux Gilets jaunes devrait commencer par évaluer et prendre conscience du mal qu’il fait.

©Fédora Hélène

Quand les animaux avaient de la paille et non du béton. Quand ils étaient dans les champs et non sans jamais sortir d’une « ferme » usine à fric

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