France – Des hôpitaux en souffrance – Les hôpitaux d’Île-de-France au bord de la saturation


Vendredi soir, 27 mars, Jérôme Salomon, Directeur général de la Santé faisait le point sur la situation en France et annonçait que 299 décès supplementaires avaient été  durant les dernières 24 heures en France.

Un bilan qui est en en deçà de la réalité car les personnes décédées du coronavirus à leur domicile et dans les Ehpads ne sont pas encore recensées.

Un bilan de 1995 décès recencés en France depuis le début de l’épidémie et 32 964 cas de contamination (comptabilise uniquement les cas qui ont pu être dépistés)
De plus, il est au 27 mars, 15 732 personnes hospitalisées et 3 787 patients en réanimation.

En sachant que le fort taux de malades graves en région parisienne met les hôpitaux en état de saturation comme dans le Grand Est.

En Ile-de-France, il était 1 200 lits en réanimation, passant à 1 500 lits jeudi 26 mars et devant atteindre 2 000 lits ce week-end. 
En région parisienne, il est 1 350 patients en réanimation jeudi soir, en sachant qu’un malade peut occuper un lit pendant une durée de 2 à 3 semaines tant le virus est violent. Il peut provoquer une pneumonie « très grave, » « très étrange », selon les médecins qui est associée à une gastro. Une pandémie qui n’est qu’à son début déclarait Emmanuel Macron.


La situation en région parisienne s’aggrave
 

Des hôpitaux franciliens au bord de la saturation des médecins expliquent très attristés à la presse quotidienne « dès qu’il y a un lit qui se libère parce qu’on doit déplorer un décès, on a à peine le temps de changer les draps qu’il est déjà réattribué ». Vendredi 27 mars parmi les personnes décédées à cet hôpital de Garches, étaient une femme de 37 ans sans souci de santé. 
Un professeur ajoute  « c’est la pire catastrophe sanitaire de l’ère moderne» et précise inquiet  à la presse « En Île-de-France, la situation est hors de contrôle, on est dépassé» 

L’ARS d’Ile-de-France constate  « Le nombre d’hospitalisation en réanimation, en augmentation constante, est particulièrement préoccupant».
De plus, les hôpitaux manquent de soignants pour pouvoir assurer, ouvrir d’autres services. Ainsi à l’hôpital de Garches serait 10 lits équipés de respirateur qui restent vides faute de soignants. Des médecins institent « Ça fait des mois, des années, qu’on dit qu’il manque du personnel, que l’hôpital est en souffrance. C’est notre quotidien, mais dans une crise sanitaire comme celle-ci, c’est une catastrophe »

Puis, des médecins confient notamment au Figaro «On nous a déjà expliqué que quand la situation explosera, il faudra être sur le pont 24 heures /24, 7 jours /7.  » 


Le Grand Est à bout de souffle
 

Concernant le Grand Est, Frédéric Valletoux, président de la fédération hospitalière de France, annonce  à la presse « On sera dès ce week-end dans une situation d’extrême tension, on voit que la ligne de flottaison est proche » 


Solidarité internationale 


 Il est de faire que la solidarité nationale soit et que les régions qui ne vivent pas encore la période allant vers le pic épidémique puissent accueillir des patients venant d’autres régions. Une solidarité internationale également, puisque l’Allemagne a accueilli des patients venant de France.  « Il faut faire jouer la solidarité nationale voire européenne, c’est la seule manière de nous en sortir» explique Frédéric Valletoux à la presse.
À ce jour en l’île-de-France, il n’est pas de transfert de patients vers d’autres régions . L’ARS déclare  « A ce jour, il y a encore de la capacité en Ile-de-France, nous devons continuer à prendre en charge les patients et ne pas peser sur les autres régions, qui elles aussi vont être confrontées à des hospitalisations massives »


Ce qui glace : le tri des patients

 Un médecin dans une clinique parisienne explique à Huffpost que la situation de la pandémie, le manque de moyens, font qu’en France, il est une « médecine de catastrophe ». 

Ex directeur des opérations de Médecins du monde de 2008 à 2018, il déclare concernant la logique de tri des patients   « En Île-de-France, depuis une semaine, on est dans cette logique de tri, nécessaire au regard des infrastructures et de la capacité d’absorption des cas graves, que ce soit dans les cliniques ou hôpitaux de Paris. Aujourd’hui, on priorise des personnes qui auront la capacité de supporter en moyenne de 10 à 15 jours de réanimation. » Puis précise  « Concrètement, lorsque vous présentez un tableau de gravités, notamment avec une insuffisance respiratoire, soit vous êtes pris en réanimation car on estime que vous avez des chances de survie, soit vous on fait des soins palliatifs. Dans un autre contexte, ces soins palliatifs n’auraient pas lieu. En Île-de-France, le soin palliatif est aujourd’hui au coeur du dispositif de prise en charge des cas les plus graves. » 

Les soignants ne sont pas préparés à faire ce tri douloureux entre les patients car des politiques de rentabilité ont été plus fortes que le respect de l’humain et par conséquent de la santé. Un médecin pense qu’après l’épidémie des politiques auront des comptes à rendre  et dit  « J’imagine que ce moment passé, il y aura forcément des comptes à rendre vis-à-vis de nos politiques d’ajustement structurel et de restriction (budgétaire) qui, depuis 20 ans, touchent les pays du Nord. C’est un ultra-libéralisme assez fort qui fait que la puissance publique s’affaiblit » 

Pendant ce temps de médecine catastrophe qui est en France, Edouard Philippe, contre qui est une plainte portée devant la Cour de justice de la République par un Collectif de soignants, n’a semble t-il toujours pas répondu à la demande solennelle faites par des députés pour que le gouvernement sollicite, comme l’Italie et la Chine l’ont fait, l’aide médicale des médecins cubains qui sont expérimentés dans la gestion des épidémies.

© Fédora Hélène

© LiberTerra

Aucun argent n’est gagné avec l’article informant sur un pandémie qui tue des vies dans le monde entier. Les propos de médecins sont repris par rapport à leurs dires publics puisque diffusés dans la presse et ce sont leurs propos excats. Tous leurs noms ont été retirés.

Lors des manifestants de soignants que LiberTerra a suivi, nous avons à chaque fois vécu leur gentillesse, leur force, leur mobilisation sans faille. Des infirmiers-es, des aide-soignantes, de simples médecins, ceux qui sauvent des vies aux urgences, des personnels des services de radiologie, des personnels de ménage qui sont très souvent oubliés, tous des gens formidables, qui ont mouillé leur blouse en descendant dans la rue, en tractant jour et nuit, en soutenant leur collègue parfois épuisés, désespérés, et ces personnes qui sont présentes au quotidien pour notre santé, n’ont pas leur nom cité, ils sont des anonymes, des anonymes précieux, sans qui les professeurs, chefs de service ne pourraient rien faire.

D’autre part, nous remercions le petit-fils du professeur Gougerot, Jean-Noël Gougerot, lequel Professeur a découvert le syndrome de Gougerot, pour sa gentillesse et son analyse de la médecine actuelle. Un très bel échange, sincère, loin du parisianisme.

Merci aux médecins cubains qui n’ont pas eu leur nom dans la presse française et qui sont venus aider par solidarité les Italiens pour sauver des vies.

Merci à tous pour vos partages, votre bienveillance car à LiberTerra, il n’y a aucun million pour diffuser. Il n’y a que l’humain.

Force et courage à la liberté !

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