France – Violences policières l’accablant

Depuis plus de 10 ans, les différents rapports, qu’ils émanent d’Amnesty International ou du Défenseur des droits concernant notamment l’interdiction du Flasball et du LBD, et le dernier rapport de la Commission des droits de l’homme du Conseil de l’Europe publié le 26 février 2019, rappellent tous à la France son devoir de « mieux respecter les droits de l’homme » selon la déclaration de la Commissaire aux droits de l’homme, Dunja Mijatovic.

Les termes sont loin d’être faibles et anodins d’autant quand il s’adressent à un pays qui a pour valeur essentielle d’être celui des droits de l’homme, de l’accueil de ceux persécutés.

La france se doit de respecter au plus haut point les droits de l’homme sur tout son territoire. Chaque individu doit être assuré d’être en sécurité quelque soit son origine, sa nationalité, la classe sociale, son genre, la couleur de sa peau ou son âge.

Il s’agit d’un droit fondamental inéluctable. Le cas contraire, c’est à dire toutes violences commises à l’égard d’une personne par un État, qui est responsable du devoir de veiller au respect des droits humains, peuvent être considérées comme étant une atteinte à ceux-ci par l’usage illigitime de la force et en violation du droit international.

L’État a pour responsabilité d’assurer à toutes et tous la garantie de la sécurité et de pouvoir vivre en paix.

Les gouvernements se doivent d’être bienveillants envers la population.

La différence d’opinion, les oppositions pacifiques aux décisions d’un gouvernement doivent pouvoir s’exprimer en toute liberté, droit à manifester, droit à exprimer librement ses idées sans être bloqué par la censure ni se sentir menacé, ni être poursuivi pour avoir exprimer son opinion contraire au parti politique au pouvoir.

Hors, la Commisaire aux droits de l’homme soulignait le fait que la France ne devait pas « apporter de restrictions excessives à la liberté de réunion pacifique », qu’il n’est par de créer « un climat de peur » lors des manifestations des Gilets Jaunes. Et qu’il est de pouvoir exprimer ses opinions de manière pacifique même si le pouvoir les trouve choquantes et est en désaccord avec celles-ci.

Les manifestations des Gilets jaunes ont subi plusieurs cas de violences policières et des manisfestants ont été grièvement blessés

En janvier 2019, Libération évoquait le dramitique chiffre des blessés qui s’élevait alors au 30 janvier à 144 dont des journalistes y figurant . Il était compté 92 blessés par des tirs de LBD et il était recensé 14 victimes ayant perdu un œil.

Le 26 février 2019 la Commission aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe émettait les recommendations qu’elle adressait au gouvernement pour que l’usage disproportionné de la force cesse.

Avoir peur de manifester du fait que des violences policières pourraient avoir lieu ne peut être en démocratie . La répression, la brutalité , sont des données choquantes qui peuvent donner lieu à des traumatismes, des angoisses ressenties, une colère légitime à l’égard d’un gourvernement, et brisant une relation de confiance avec les autorités. Ce qui est profondément préjudiciable au bon déroulement de la démocratie et le fait qu’elle doit être pleinement pour toutes et tous, que chacun doit y trouver la possibilité de fonder son autonomie, un épanouissement à la réalisation de sa vie et non les élements de division, de déséquilibre et de mal-être.

Chacun peut actuellement ressentir une séparation entre la population et les autorités établissant le contrainte d’une réconciliation qui s’éloigne d’autant plus comme objectif pourtant essentiel à l’évocation du nombre de blessés graves, de personnes mutilées ou décédées alors que se déroulait une intervention des forces de l’ordre.

Au 4 octobre 2019, concerant le mouvement des Gilets Jaunes, le ministère de l’Intérieur arrêtait le chiffre de 2 495 blessés parmi les manifestants et de 1 994 blessés parmi les forces de l’ordre et précisant que des pompiers ont également été blessés .

En novembre 2019, le journaliste indépendant, David Dufresne, faisait état de 24 blessés éborgnés et de 5 victimes ayant eu la main arrachée.

Fin aout, l’IGPN était saisie de 313 enquêtes judiciaires pour des « suspicions de violences policières » pendant le mouvement des Gilets jaunes, indiquait le ministère de l’Intérieur.

Il était en novembre 212 enquêtes confiées à l’IGPN par le parquet de Paris. 146 seront clôturées par les enquêteurs.

Début novembre 18 affaires sont entre les mains d’un juge d’instruction.

De plus, il est des violences recencées par ChecksNews qui établit une liste non exhaussive dont la première date est le 17 novembre 2018 où à Quimper, Maxime, est un jeune victime d’un tir de LBD en plein visage .

Des blessures lors du mouvement des Gilets Jaunes qui sont d’une rare gravité que dénoncent les ophtalmologues et ils interpellent la ministre de la Santé.

Début février, Agnès Buzyn déclarait au micro d’Europe 1 qu’elle souhaitait « discuter avec la Société française d’ophtalmologie » qui l’avait alerté reconnait-elle sur « beaucoup de blessures à l’oeil ».

Lors de ce même mois, le signal d’alarme est également tiré par une centaine de personnalités, l’AG des Gilets Jaunes de Commercy, Arié Alimi, avocat ; ainsi que par par des dirigeants de Solidaires, SNJ-CGT, SNESup signant une tribune publiée dans Médiapart suivie d’une pétition invitant tous à se joindre à leur appel adressé à l’État et plus précisement au ministre de la santé pour que « La vérité, toute la vérité soit faite », que la transparence soit sur le nombre des blessés, manifestants et forces de l’ordre.

Le 1 décembre 2019 était une marseillaise octogénaire, Zineb Redouane frappée par un tir de grenade lacrymogène qu’elle reçoit en plein visage, alors qu’elle fermait les volets de son appartement situé au 4 ème étage pour se protéger des gaz lacrymogènes lancés par les forces de l’ordre alors que se déroule l’acte 3 des Gilets jaunes.

Le 2 décembre, Zineb Redouane décède de ses blessures lors de l’intervention chirurgicale.

Le 19 mars , Christophe Castaner, ministre de l’Intérieur déclare au micro de France Inter « Je ne voudrais pas qu’on laisse penser que les forces de l’ordre est tuée Zineb Redouane parce que c’est faux. Elle est morte d’un choc opératoire » Mais, une autre autopsie réalisée en Algérie le 25 décembre 2018 détermine que les blessures sont bien responsables de son décès. Les médecins algériens évoquent un traumatisme cranien.

Sept mois après ce drame, le policier ayant tiré n’est toujours pas identifié et les autorités expliquent que cela est dû à une caméra défectueuse qui n’a pas pu filmée la scène. Puis en Juillet, le fils de Zineb Redouane apprend que le policier chargé de l’opération de manitien de l’ordre pendant laquelle sa mère est tuée, reçoit une décoration par Christophe Castaner.

Il est à rappeller que lors de cet acte 3, près de 200 grenades ont été tirées. Les Gilets Jaunes et le Collectif du 5 novembre dénonçaient notamment ce 1 er décembre, l’état catastrophique de nombreuses habitations dans la Cité phocéenne.

Le Collectif du 5 novembre qui se bat contre la crise du mal-logement et rappelle que les 8 victimes décédées dans les effondrements d’immeubles à Marseille le 5 novembre 2018 ne sont pas oubliées.

Une montée de l’autoritarisme politique est depuis plusieurs années

Nous sommes entrés depuis 2016 et plus particulièrement lors de manifestations contre la loi travail et après l’évènement de « Nuit debout » dans une relation nocive que le gouvernement adopte à l’égard de la population.

Lors de la grève des étudiants et de l’occupation d’universités , les mois de mars à mai 2018, vivent alors sous Gérard Collomb, ministre de l’Intérieur, l’entrée des forces de l’ordre sur les sites universitaires.

Il est relaté par des témoignages les violences policières et des actes discriminatoires. Un étudiant bordelais déclarait à FR3 après l’intervention des forces de l’ordre le 6 mars 2018 à l’Université de Bordeaux, sur le campus place de la Victoire, « Ils ont commencé à nous lancer des insultes racistes et sexistes » L’étudiant témoignant de leur action pacifique en réponse aux forces de l’ordre présentes, «  On a fait une chaîne pacifique pour pouvoir rester, quand ils ont vu qu’ils n’y arrivait pas en sortir un du lot, ils ont assénés des coups de poings, de matraques ».

En aucun cas les autorités peuvent apporter une réponse punitive par des coups portés, par une violence, une maltraitance sur des personnes pacifiques ne représentant aucun danger pour un tiers ou les forces de l’ordre qui ne pouvent justifier alors l’usage de la légitime défense.

Des enquêtes peuvent établir l’usage illigitime de la force, et de ce fait mettre en évidence une violation des droits humains.

Au contraire de vouloir réconcilier, permettre à tous d’avoir confiance en la police dont la mission première est de protéger, les politiques, et les donneurs d’ordre opposent aux manifestatants une réponse sectaire, totalitaire.

Des manifestations pacifiques se sont heurtées à une gestion de crise agressive, faisant preuve de brutalité de la part des donneurs d’ordres.

D’une manif à l’autre, les témoignages relatent des violences policières

Le 5 décembre , 34 journalistes, selon Amnesty International ont été blessés lors de la manifestation contre la réforme des retraites.

Il est souligné que la France ferait un usage régulier d’une force disproportionnée à l’égard de manifestants. Qu’il est des arrestations et des poursuites avec notamment le fameux « outrage et rébellion » qui a pris son ampleur d’utilisation pour motif de poursuite depuis Nicolas Sarkozy.

Dans ce cadre , Gaspard Glanz a été condamné à 300 euros pour outrage à personne dépositaire de l’autorité publique.

Le journaliste indépendant Taha Bouhafs a été arrêté et poursuivit pour ce même motif. Il avait été arrêté le 11 juin 2019 alors qu’était une manifestation pacifique de travailleurs sans-papiers à Alfortville.

Amnesty International alerte sur ce fait et précise avoir écrit à la procureure de Créteil , dénonçant également le fait que le journaliste indépendant a reçu des coups par des policiers.

La multiplication des violences policières, des arrestations, condamnations à l’égard de manifestants et de journalistes sont très préoccupantes et doivent réveiller la conscience de chacun pour que soit la protection de la liberté de manifester, la liberté d’exression sans se dire que l’on pourrait être confronté à un risque en exerçant notre droit à la liberté.

Amnesty International demande que dans le cas de Taha Bouhafs soit « une enquête indépendante et impartiale dans les meilleurs délais ».

L’intimidation, la pression constante, un harcèlement pesant sont les ressentis forts qui ressortent de l’expression du pouvoir politique à l’égard de la population

Cela provoque une fatique psychique qui nuit à une mobilisation pacifique et démocratique pour que soit mis en valeur la construction commune de la société où chaque citoyen doit pouvoir prendre part au sujet de ce qui engage des conséquences directes et indirectes dans sa vie.

Une ambiguïté demeure prégnante entre la mise en place d’une volonté de transparence dans le cadre du programme Action publique 2022 qui tient à engager le développement d’une relation de confiance en établissant une « transparence sur la qualité et l’efficacité des services publics » et ce qui persiste à éloigner la confiance entre la population et les autorités.

Ce programme « Transparence », les conditions d’accueil du public dans les 401 commissariats et 4 096 unités de gendarmeries par l’affichage dans les halls d’accueil et par le biais d’une large diffusion sur internet donnant les résultats de leurs indicateurs ne peuvent porter les fruits souhaités si d’autant plus dans un contexte de pandémie, de grande fragilité économique pour la popualtion, demeure des comportements brutaux de la part de policiers.

Il n’est pas non plus d’oublier le travail difficile de policiers qui ne partagent pas ces comportements préjudiciables à la justice qui doit être l’axe majeur pour tous et partout.

Des violences policières interdisent-elles la propérité de la justice qui n’en sort pas grandie ?

Bondy – Dans la nuit du 25 au 26 mai 2020 : Gabriel 14 ans, victme de violences policières

Il est l’alerte concernant les violences dont a été victime Gabriel, 14 ans, interpellé avec brutalité à Bondy dans la nuit du 25 au 26 mai où il aurait été surpris en train de commettre un vol de scooter.

Il a été placé en garde à vue au commissariat.

Puis, il est transporté aux urgences de l’hôpital Jean Verdier de Bondy où un rapport médical est rédigé.

Il indique selon bondyblog que gabriel souffre « d’un traumatisme facial et crânien accompagné de vomissements, qu’il a trois dents cassées et une frature maxillaire gauche étendue au plancher de l’orbitre ». Il lui a été prescrit 14 jours d’ITT. Gabriel risque de perdre son œil grièvement blessé.

Comment alors le ministère peut-il penser établir une relation de confiance avec la population et répondre aux engagements de l’Onu autrement que par des discours et des mises en place de mesures si il est une telle gravité de violences policières ?

Il est des policiers qui effectuent leur travail avec le plus grand respect des droits humains, et ces comportements brutaux, ces traitements inhumains et cruels observés par certains dégradent l’image la police, ses relations avec la population.

Ce qui impacte directement les victimes de violences conjugales, sexuelles et sexistes, les enfants victimes de maltraitances, les victimes de discriminations, de racisme en les plogeant dans un désarroi douloureux car comment aller porter plainte contre un prédateur quand de tels faits font perdre confiance en la justice qui par ailleurs fait porter la lourdeur et gravité de ses dysfonctionnements sur les victimes comme le rappelle à la France le Conseil de l’Europe.

Il est également de souligner que des policers souffrent du manque de moyens persistants et ne peuvent humainement répondre à plus de 150 dossiers de plaintes pour violences conjugales, violences sexuelles à moins de cinq enquêteurs pour tout un service où il est une souffrance intense des victimes qui s’exprime.

L’État doit permettre à la police de travailler sereinement et aux victimes de pouvoir vivre de manière apaisée et non dans le choc traumatique pouvant conduire au suicide, à des problèmes graves de santé.

En laissant un vide, l’État ne permet pas une relation de confiance entre les usagers et la police et met tout le monde sous tension, pression, dans un épuisement physique et moral.

De plus , il est des prédateurs qui sont des vecteurs de discordes, de violences. Et quelque soit l’environnement dans lequel ils évoluent, ils sèment la haine, le trouble, et conduisent à une dégradation des relations humaines, créent des conflits et cela est d’autant plus dangereux quand une impunité persiste, quand les autorités ne dénoncent pas à haute voix les violences policères commises.

De plus, ce n’est pas aux victimes de porter la criminalité d’un prédateur c’est à la justice qui se doit d’apporter le plus grand soutien aux victimes, de leur donner une reconnaissance et l’aide nécessaire à la reconstruction , à leur équilbre psychique et physique et non provoqué des traumatismes supplémentaires. Ceci n’est que le simple bon sens du respect des droits humains.

Violences policières – Une division tenace qui laissera des cicatrices indélébiles

De plus dans le domaine des violences policières, il est dramatique que des rapports doivent rappeler systimatiquement à la France qu’ aucun policier n’a le droit de punir par des coups, propos discrimnatoires, sexistes, homophobes et racistes dégradants et humiliants une personne même si celle-ci fait l’objet d’une interpellation et/ou d’une garde à vue.

Ce que rappelle Amnesty International dans son enquête relatant des faits de violences policières qui ont été pendant le confinement. L’ONG rappelle que « Des coups pour punir : un traitement cruel, inhumain et dégradant ».

Toute personne a la droit à une défense respectant sa dignité humaine et les libertés fondamentales.

On ne peut considérer comme normal non plus que la police puisse sembler être dans une rivalité, un rapport de force avec la population et de vouloir s’ériger en dominant alors que son sens est encore une fois de protéger et non d’agresser.

Sur Bondyblog, on peut lire la déclaration de l’avocat de la famille du jeune Gabriel, qui est également l’avocat d’un syndicat de police qui dit,  « les forces de l’ordre sont à bout et parfois entre police et jeunes, on a l’impression que ce sont des gangs les uns contre les autres mais je ne peux pas comprendre qu’un enfant de 14 ans se fasse arrêter et éclater la figure ».

Le gouverneemnt doit prendre ses responsabilités et garantir à tous de pouvoir vivre en paix et en sécurité.

Un climat grave et dangereux s’installe en France entre les forces de l’ordre et la population , cet un échec accablant des politiques et des politiques sécuritaires qui depuis plus de 20 ans piègent la société et inflitrent une situation intenable de déséquilibre grave ayant depuis trop longtemps dépassé les limites qui font que la paix et la sécurité ne semblent plus être garanties par l’État.

Face à ces constats de violences policières, le gouvernement aurait du suivre depuis longtemps, les recommandations des différents rapports et interdire le LDB, les techniques dangereuses de plaquage ventral, de genoux sur la tête tout en menottant dans le dos.

Nous pensons à l’interpellation brutale de Cédric Chouviat subissant un clé d’étranglement et un plaquage ventral et dont le rapport médical constate une asphyxie avec fracture du larynx. Il décèdra de ses blessures à l’hôpital suivant son arrestation à Paris le vendrdi 3 janvier 2020.

Ailleurs dans le monde comme actuellement aux États-Unis, les violences policières, les discriminations, les techniques brutales employées par la police peuvent tuer.

Le meutre de George Floyd, ce drame horrible, cette horreur doit absolument réveiller la conscience de tous .

Les propos racistes sont à bannir à jamais, les techniques dangereuses employées par la police, les armes utilisées au maintien de l’ordre et pouvant conduire au décès, à des blessures graves, des mutilations doivent être interdites sans délais et les policiers eux-mêmes ne devraient plus avoir recours à ces procédés d’interpéllation et usages de LBD et tasers au « contact » ce qui a pour but de causer une douleur comme le rappelle Amnesty International lors de ses analyses de vidéos qui démontreraient des violences policères pendant le confinement.

Pandémie de coronavirus – Confinement et les violences policères ressurgissent.

Amnesty International a fondé en 2014, la plateforme « Evidence Lab », véritable laboratoire des preuves recueillies par des citoyens démontrant de graves atteintes aux droits humains .

Celle-ci permet de récolter des éléments de preuve et d’analyser tous les documents comme les vidéos postées sur internet.

C’est ainsi que ce qui aurait pu rester invisible devient visible et peut être révélé comme une atteinte aux droits humains.

À partir de cette plateforme, Amnesty International peut apprendre que des violences policières auraient été commises pendant le confinement et publie en mai une enquête faisant état de 15 vidéos démontrant l’usage illégal de la force ainsi que des propos discriminatoires . Ces faits recensés ont eu lieu dans 14 villes du 18 mars au 24-25 avril.

Il est alors une enquête sérieuse, analyses sur 7 d’entre elles. Il en ressort selon Amnesty International que 4 vidéos démontrent des coups portés par des policiers sur des personnes immobilisées au sol.

Il apparaît alors à l’étude de ces vidéos, des violations du droit international relatif aux droits humains, selon Amnesty International qui déclare, « Toutes ces vidéos illustrent des cas falgrants de violations du droit international relatif aux droits humains ».

Les enquêtes réalisées mettent en évidence des violences policières perpétrées en procédures punitives à l’encontre de la personne interpellée et Amnesty International précise que « Dans beaucoup des cas analysés, la violence est exercée à titre punitif, ce qui en toute circonstance contraire au droit international ».

Toulouse – Nuit du 24 au 25 avril – Un homme à terre frappé avec une muselière

Une vidéo qui apparaissait sur la page de « Cerveaux non disponibles » et qui montrait les images terribles d’un policier en train de frapper un homme immbolisé à terre, à coup de muselière sur la tête et la nuque.

La page Facebbok de « Rouen dans la rue » dénonçait également ces faits.

Amnesty reprend cette vidéo où l’on peut voir un policier asséner des coups de muselière sur un homme immobilisé au sol sans réaction apparente de ses collègues s’y opposant.

Amnesty International note que lorsque l’homme est frappé avec la muselière, « les policiers lui donnent des ordres – « Couche toi », « Mets les mains dans le dos » » et précise que l’utilisation de la force, de coups portés n’est pas légitime et qu’il est des moyens de réponses que la police possède et se doit de mettre en place comme « la négociation à l’usage d’une force plus faible visant spécifiquement à obtenir l’objectif visé. »

Puis, l’ONG pointe du doigt les techniques d’immobilistation employées qui sont le plaquage ventral et il est rappeler que celle-ci est « une technique dangereuse qui crée un risque d’asphyxie mortelle. Il est également souligné le fait que celle-ci a été « dénoncée à maintes reprises » mais que les autorités persistent à l’autoriser et qu’il est leur ai demandé d’en prononcer l’interdiction.

Puis, on pouvait lire dans la presse que cette vidéo tournant sur les réseaux sociaux pouvait être détournée de son sens, sortie de son contexte et qu’elle tenterait alors de démontrer que ce policier frappait gratuitement un homme au sol.

Des articles indiquaient que cet homme interpellé, c’était échappé d’un hôpital psychiatrique et qu’il avait était agressif envers les policiers avant d’être immobilisé et que cette scène soit filmée.

On pourrait croire alors que la violence du policier était légitime.

L’enquête d’Amnesty International reprend plusieurs cas où il est justifié l’usage de la force car la personne arrêtée aurait fait preuve d’agressivité à l’égard des forces de l’ordre.

C’est ainsi qu’une autre enquête met au jour les faits concerant Sofiane arrêté aux Ulis

Les Ulis (Essonne) – 24 mars 2020 – Sofiane, 21 ans, interpellation violente par la BAC

Sofiane, employé chez Amazon, il lui est repporché le fait qu’il aurait fui lors d’un contrôle pendant le confinement pour justifier des coups qui l’ont été portés.

La vidéo circulant sur les réseaux sociaux démontre l’arrestation de Sofiane qui a été conduit sous un porche et frappé à terre. On entend des cris stridents qui glacent et qui laissent à penser le calvaire que vit Sofiane. À la suite de ces faits, le jeune homme a porté plainte contre X pour « violences volontaires aggravées par personne dépositaire de l’autorité publique, en réunion, avec usage ou menace d’une arme » et « non-assistance à personne en danger ».

Comme dans le cas des violences policières à Toulouse, les coups ne peuvent être justifiés comme légitimes.

Et, Amnesty le rappelle avec fermeté « En aucun cas il ne peut être légitime que les forces de l’ordre utilisent la force comme punition corporelle »

Toutes personnes a le droit a un procès équitable, à l’assistance d’un avocat, à bénéficier d’un cadre légal.

Retour sur des articles au sujet de l’homme interpellé à Toulouse

Il s’agissait d’un homme comme indiqué s’étant échappé d’un service de psychiatrie donc certainement souffrant d’une maladie, et que lorsque l’homme est frappé, il est immobile.

Et, qu’il appartient à des mesures judiciaires ou administratives de condamner les violences qu’il aurait pu commettre à l’égard des policiers et non de subir des coups portés en système punitif.

Ce que rappelle Amnesty International et qui devrait être acquis dans un pays se référant de la démocratie et du respect des droits humains.

Ce qui est choquant, est que certains journaux présentent ces faits comme légitimes et que le partage de la vidéo par des pages dites d’ « extrêmes gauches » pourraient détourner les images de leur contexte et faire croire que les violences policères étaient un acte gratuit.

Cette position défendue par des médias est dramatique et peut accréditer dans l’opinion publique que de frapper en réponse est normale. Alors que « c’est à la justice via un tribunal de décider de la sanction à infliger » affirme Amnesty International.

Et, qu’il est à déplorer une « approche exclusivement répressive » qui ne peut qu’aggraver les relations entre la police et la population et d’aboutir à une perte de confiance durable et de créer « un sentiment de méfiance envers la police », indique le rapport de l’enquête.

Les insultes racistes, sexistes, homophobes – Des violences policères

Île-Saint-Denis – 26 avril 2020 – une personne subit des injures racistes

Le scandale éclate alors qu’il est la pandémie de coronavirus, et que le respect doit plus jamais régner pour définir une solidarité essentielle, se soutenir mutuellement et il fut sans conscience ni aucun respect, des violences policières durant le confinement amenant la perte de confiance en les autorités et des scènes d’embrasement des quartiers sous haute tension alors que le confinement est d’autant plus dur à vivre en situation de précarité, dans des petits logements, des quartiers laissés de côté et faisant l’objet de plans urbains accusant au fur et à mesure, un échec plus qu’une réussite instaurant un bien être pour les habitants.

Une violence supplémentaire s’ajoute et ne fait plus de celles-ci des cas isolés mais de actes répétitifs.

Une personne arrêtée s’entend être insultée de « bicot » et « qu’il aurait fallu lui accrocher un boulet au pied » car elle venait d’être sortie de la Seine.

Comme le soulige l’enquête les autorités ont répondu en condamnant ces porpos racistes tenus, que les policiers auteurs de ces faits ont été suspendus et qu’une enquête a été ouverte par le Procureur de la République.

Une attitude qui devrait être la règle et non exceptionnelle de la part des autorités.

Des rapports anciens dénoncent les violences policières

Amnesty International – Rapports dénonçant des faits similaires et le décès de personnes interpellées

Ainsi le rapport de 2011 fait été de cette dramatique situation et indique la lenteur de la justice, son déroulement qui maintien les familles ayant perdant un proche dans les circinstances de violences policères, dans un état de souffrance et d’humiliations.

En 2005, il était un rapport d’Amnesty International baptisé « France. Pour une véritable justice »

En 2011 , le CNDS (Commission Nationale de Déontologie de la sécurité ) dénonçait dans un rapport une série d’abus parmi les forces de l’ordre par l’usage notamment du flash ball et LBD.

Le CNDS qui avait été saisi plus d’une dizaine de fois au sujet de blessures très graves causées par un tir de lanceur de balles.

L’interdiction de cette arme était recommandée par les différents rapports et à l’inverse les autorités commandaient de nouveau ces armes et les attribuaient aux forces de l’ordre.

Une politique de droit dans le mur est obsversée depuis plusieurs années

Les politiques semblent plus soucieux de répondre aux « féroces » (terme de Bruno le Maire concernant de potentielles fermetures de sites chez Renault) compétitivités du monde de l’industrie, de l’économie au service des grandes firmes que de prendre conscience qu’un pays se sont des femmes et des hommes et non un objet, un produit que l’on plie à la volonté d’un pouvoir inventé et revendiqué en certitudes et unique possibilité de vivre.

Il pourrait donc se réaliser encore des rapports révélant les violences policières et le droit ainsi que la politique le définit, persisterait à maintenir ce qui blesse, met en souffrance des êtres humains car il faut garder à tout prix l’incohérence, le mensonge comme arme fatale et destructrice.

Il serait de maintenir le bon peuple à sa soumission, à sa division, à qu’il soit satisfait de discours et mesures qui achètent la paix sociale.

Mais, on parle sans dire réellement à voix haute, on possède et ne lâche jamais la place, on invente des titres et un médiatique servile pour porter le fait qu’il serait légitime d’imposer une violence policière qui ne peuvent-être si une violence politique n’est pas, tout en dénonçant des atteintes à la liberté de la presse, tout en dénonçant depuis des décennies des violences policières et se heurtant toujours à une volonté absente des politiques d’y mettre fin.

Il serait de dire que la liberté pleine et entière ne se soumet pas à l’illusion, au théâtre des ombres, à la comédie des masques, à l’autorisation de pensée et d’écrire, à une humanité normée selon des principes inventés pour tenir un système debout alors que sans le carcan de l’opression, des dominants et mensonges, il s’effondrerait en un espace temps réduit.

Mais, cela reste sourd, face aux murs et tout et tous se divisent, s’opposent en dualité dans un bouillenement constant de violences.

Puis, persiste cette loi des titres et privilèges, chacun à son intérêt, à cet individualisme tenace du chacun pour soit et personne pour tous, et perdure le désastre, les blessés graves, victimes en lot qui ne recevront jamais de reconnaissance et une injustice pour porter leur vie et l’accrocher à une douleur permanente de se sentir humilier, comme en faute et devant avoir peur de dénoncer des violences policières.

Il est ce désastre lent d’une République qui s’est perdue et qui n’est peut-être que cela, le faux et le semblant, qui vend la liberté comme une idée d’existence mais qui en réalité n’existe pas.

Il serait de fonder de nouveaux fondements, un nouveau socle, de créer une justice nouvelle, sortir de cette machine infernale, et il faut alors sortir d’un système économique qui passe le temps de la vie à la condamner à mort.

© fédora Hélène

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