États-Unis – Journalistes victimes d’attaques inédites – L’ONU tire le signal d’alarme

La mort de Georges Floyd le 25 mai à Minneapolis – Américain de 46 ans – durant son interpellation par la police – Les images terribles de cet homme qui alertait le policier qui lui compressait le cou avec son genou pendant plus de 8 minutes, de cesser cette entrave qui ne lui permettait pas de respirer, ont profondément choqué le monde .

« Je ne peux pas respirer, je ne peux pas respirer » la douleur, l’effroyable, George Floyd était en train d’étouffer, de mourir.

La souffrance de Georges Floyd est devenue celle des peuples à travers le monde extrêmement choqués et la révolte contre la haine, le racisme, l’état de choc a surgit et devait s’exprimer, devait de donner la force de protester, de refuser qu’un homme décède sur le bitume car un policier refuse de l’écouter, continue une technique de plaquage ventral dangereuse, qui peut tuer et des victimes ont été comme ont alerté différentes ONG demandant l’interdiction de cette pratique .

En France, Cédric Chouviat décèdait d’aphyxie deux jours après son interpellation à Paris où il subit une clé d’étranglement et un plaquage ventral. Une partique aggravée par le fait de menotter les mains dans le dos.

Adama Traoré, 24 ans est décédé peu de temps après son arrivée à la gendarmerie de Persan (Val d’Oise) après avoir été interpellé à Beaumont-Sur-Oise.

Sa sœur Assa Traoré se bat depuis 4 ans pour que la justice soit pour son frêre et que le plaquage ventral dont il aurait été victime soit reconnu.

Toutes les victimes ont vécu la douleur extrême d’étouffer et de prendre conscience qu’elles allaient mourir violemment car des hommes étaient en train de les empêcher de vivre.

Des hommes pas des policiers et c’est peut-être là qu’il faudrait s’arrêter.

Ces hommes acceptent de pratiquer une technique qui peut mettre la vie en danger par l’endoctrinement, l’obéissance, par l’apprenstissage de la violence, de la force, de cette culture de diviser constamment et parmi cet engrenage s’élance chez certains un esprit de haine, de racisme, sans qu’il paraîsse puisqu’il est la légétimité d’une fonction .

Les politiques ont une grave responsabilité car leur parole a sens de direction de la pensée pour des personnes devant obéir par leur métier à une autorité politique et administrative qui est le bras droit du pouvoir politique. Si le chef d’un État ne se dit pas révolté par des violences policères, s’il établit des critiques vives, ironiques, cyniques en montrant du doigt une communauté en réponse à celles s’opposant à lui pour rester celui qui domine, il imposera un haut risque de violences .

En somme pour que les violences policières soient, il faut qu’en premier s’excerce une violence politique.

L’Onu alerte sur la préoccupante répression que subisse aux États-Unis des journalistes qui couvrent les manifestations, évènements survenus après le décès de George Floyd

Pourtant, il est aux États-Unis des lois permettant une très bonne protection des journalistes.

Le Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme déclare à l’ONU que « Les journalistes qui couvrent les manifestations aux États-Unis doivent pouvoir faire leur travail sans être attaqués, intimidés ou arrêtés arbitrairement ».

L’Onu alerte sur le fait que les forces de l’ordre ont tirées des « balles en caoutchouc » et « contenant des gaz irritants » en direction des manifestants et des journalistes en précisant qu’ils ne représentaient pas une menace.

Des manifestations ont été dans 330 villes américaines et il a été durant les couvertures de ces évènements près de 200 incidents où des journalistes ont été victimes d’arrestations arbitraires, d’intimidations, d’agressions physiques alors qu’il était leur accréditation, annonce l’Onu.

« Ce qui s’est passé est une attaque sans précédent contre des journalistes » affirme Michelle Bachelet dans un communiqué de presse . La HCDH rappelle que ces faits sont particulièrement choquants aux États-Unis où « la liberté d’expression et des médias sont des principes fondamentaux »

Le Secrétaire des nations Unies déclare sur Twitter que « Aucune démocratie ne peut fonctionner sans une liberté de presse et aucune société ne peut être juste sans journalistes qui enquêtent sur des actes répréhensibles et disent la vérité au pouvoir».

Le journaliste quitte les frontières traditionnelles

L’avènenement d’internet présent au quotidien avec l’accès permanent via des objets connectés date d’une décénnie et c’est intensifié ces dernières années avec notamment l’apparition de mouvements sociaux importants dans le monde.

Il est alors l’image captée par les téléphones portables et une vidéo peut être partagée très rapidement sur les réseaux sociaux et informer de faits qui sans cela seraient restés invisibles.

Des vidéos qui sont analysées par des plateformes comme « Evidence lab » d’Amnesty international et qui permettent après enquête de dénoncer des violations des droits humains.

La diffusion de ces images se fait par aussi des sites médiatiques indépendants et engagés en dehors d’une presse à grand tirage et possédant des infrastructures importantes, des journalistes, correspondants, moyens financiers d’autant par le soutien de riches représentants de lobbies.

Le paradoxe car il est d’être libre et il est la nécessité de devoir passer par les réseaux financiers des lobbies et réseaux politiques dominants pour souvent financer un média.

La multiplication des intervenants en matière de journalisme, leurs différents appartenances, formations, expériences, la capacité de diffuser autrement en se libérant d’un investissement lourd et des financiers par l’acquis d’un site, de construire des concepts d’expression libre élargis, fait que les autorités habituées à un format de journalisme pourraient redouter cette multi-transmission de l’information. Ces témoins en abondance sont face à une situation de violences, de répression lors d’évènements. Un champ libre du journalisme est en train de naître et les pouvoirs politiques semblent s’empresser de vouloir les contrôler, les limiter et faire en sorte qu’ils ne puissent pas perdurer.

C’est ainsi que des journalistes américains exprimaient dans la presse le fait que les policiers ne les reconnaissaient pas forcément d’autant avec un masque du fait des mesures sanitaires, que la différence avec un journaliste accrédité et un blogueur, un journaliste indépendant et engagé, un manifestant, des militants prenant des images et diffusant étaient plus difficiles à faire , selon eux dans le bruit et les mouvements des manifestations .

Bien qu’il ait été des arrestations alors que le journaliste était identifiable et dans l’excercice de son métier, à l’antenne et que les intimidations ont été relevées ; la presse internationale s’en est fait l’écho et l’ONU a vivement réagi demandant que ces actes cessent.

Une situation qui est également en France et différentes associations, syndicats et ONG ont dénoncé de la même manière ces comportements policiers ainsi que les donneurs d’ordre car il y a une responsabilité politique difficile à nier.

Les pouvoirs politiques supportent mal la critique et surtout la remise en cause de leur puissance et de ce qui leur échappe.

La domination a toujours naviguée dans des cercles précis et contrôlables, par l’arrivée d’internet ceux-ci se sont complexifiés et la libre expression est un droit fondamental et constitutionnel comme le droit de manifester mais cela semble pas suffisant aux yeux de certaines personnalités politiques qui émettent de vives critiques à cet égard.

En France, il est du côté de députés LR la volonté d’interdire de poster une vidéo concernant des policiers et surtout lors d’opérations de maintien de l’ordre et de l’interpellation d’une personne alors que la vidéo a permis lors de l’interpellation de Georges Flyod de dénoncer l’horreur.

Lors de l’interpellation brutale de Cédric Chouviat, une vidéo a été essentielle pour dénoncer, prouver comme il l’est dans des cas de blessures graves de manifestants.

Genevièvre legay, Jérôme Rodrigues, la vidéo du 1 er mai où apparaît Benalla, et pas moins de 15 vidéos du 18 mars au 25 avril, lors du confinement en France, aboutissant sur la plateforme d’Amnesty International et tant d’autres prises durant les manifestations qui se font témoins d’actes de brutalité, de violences policières qui seront déterminées après enquête notamment de « Evidence Lad » où des milliers de bénévoles identifient les vidéos où seraient des violences policières.

Les rapports d’ONG et du de la Commission européenne des droits de l’homme dénoncent ces faits récurrents depuis plus d’une décennies et posent des recommandations claires aux autorités publiques comme le défenseur des droits l’a fait et ce sans être malheuresement écouté avec le plus grand sérieux.

Ces rapports sont primordiaux et il est une responsabilité de l’État de ne pas en suivre les recommandations comme celle demandant l’interdiction du plaquage ventral et du LBD, comme celles demandant de ne pas entraver le droit de manifester, la libre expression même si les idées exprimées pacifiquement par une opposition choquent le gouvernement.

C’est justement le principe de la démocratie de permettre aux idées de circuler sans que ceux qui les expriment subissent une intimidation, une répression, soient arbitrairement arrêtés et se sentent menacés.

La force d’un État est celui de laisser la liberté être forte, le contraire démontre sa faibleese, sa peur car il est dans une volonté totalitaire et non de respect premier de la liberté d’expression, la liberté de témoigner par l’image et par l’écrit.

Actuellement la diffusion large de vidéos, d’images, d’articles sont sur des sites indépendants et engagés à la force humaine comme Camus voulait concevoir un journal à sa capacité de dire la vérité avec la force humaine de ceux qui le compose, rédige.

Le courage d’écrire, de diffuser une vidéo d’être témoin est actuellement au delà des médias traditionnels

Une vidéo qui a fait l’obejt d’une enquête par Amesty International dénonçait des violences policières commises dans la nuit du 24 au 25 avril à Toulouse sur un homme immobilisé au sol et frapper à coup de muselière par un policier. Cette vidéo a été diffusée sur des sites indépendants comme « Cerveaux non disponibles », repris par « Rouen dans la rue » sur une page Facebook. Puis, des médias traditionnels ont repris l’information en justifiant l’acte du policier car l’homme interpellé aurait été agressif envers les policiers et ils dénonçaient l’interprétation de sites d’ « extrêmes gauches » selon eux.

Sauf que ce sont ces sites indépendants qui ont permis de révéler un fait qui a fait l’objet d’une enquête d’Amnesty International qui rappelle que rien ne justifiait de frapper cet homme à terre qui ne présentant pas d’agressivité au moment où il est frappé. Il est à noter que le chien policier entraîné pour répondre à une agression extérieure ne manifeste aucune position d’attaque et de protection de son maître au moment où l’homme interpellé est frappé avec sa muselière.

De plus, il est de la part de professionnels de savoir maîtriser une personne et de respecter le fait que si une condamnation doit avoir lieu, elle doit être dans un contexte de respect des droits humains, droit à la défense et non par des coups portés en système punitif.

De même, il est extrêmement choquant que dans le cas d’Adama Traoré un casier judiciaire soit évoqué, que les délits commis par des membres de sa famille viendraient à justifier que cela serait un « droit » ou atténuerait le fait qu’il est mort après son interpellation et que des expertises médicales mettent en avant une asphyxie continue qui peut être provoquée par un plaquage ventral.

« Je ne peux pas respirer » est la parole commune aux victimes de violences policières provoquant cette mort horrible.

Violences policières ou application d’une technique autorisée ?

C’est là qu’intervient l’humain. C’est un homme qui fait peser tout son poids sur une personne pour l’immobiliser provoquant un risque majeur d’asphyxie.

Une douleur intense au thorax qui se fait de plus en plus oppressante, douloureuse et crée une alerte cérébrale de danger de mort.

Une violence que peuvent subir dans un autre contexte des victimes de prédateur immobilisant ainsi leur proie.

La perte de connaissance qui s’ensuit, le drame de la violence subie et comment ne pas se dire que l’homme qui excerce cette brutalité n’est pas conscient d’avoir un corps humain sous lui, qu’il l’étouffe de tout son poids ? Quand la victime a perdu connaissance, que le corps d’un être humain est inerte sous lui, il se s’aperçoit toujours de rien  ?

Comment ne peut-il pas être conscient de la dangerosité de comprimer les poumons, de la douleur qu’il provoque ?

« Je ne plus respirer », « J’ai mal » sont des alertes précises et manquer cruellement d’air n’empêche pas la force humaine de survivre de parler !

De plus la position ventrale et les mains menottées dans le dos aggravent considérablement le risque d’asphysie.

Les gouvernements se doivent d’interdire sans délais ces pratiques brutales pour faire preuve de leur sincérité, volonté à lutter contre toute violation des droits humains.

Un homme et non un policier, un homme et non un agresseur, si nous mettions l’humanité première et ne pas concevoir alors d’un homme puisse briser une vie, puisse tuer, puisse excercer de manière légitime une violence pouvant mettre la vie en danger.

La responsabilté des donneurs d’ordres et des politiques doit être engagée sans que ceux qui font œuvre de témoigner, de diffuser se sentent menacés et soient intimidés car ils diffuseraient la vérité même si elle ne convient pas aux États.

Dans la même dimension, il n’est pas un politique mais un homme de ce fait cette identité retrouvée, ce sens premier d’être humain mis en valeur ne peut plus permettre un système où un homme car il a une autorité politique, administrative peut décider arbitrairement de la vie d’un autre sans que soit l’expression de la liberté directe, pleine et entière.

Tous les mouvements sociaux à travers le monde annocent la chute des gouvernements tel que nous les concevons aujourd’hui. Il sera certainement dans le futur par une volonté de réconciliation , de solidarité, de fraternité contre la souffrance de la division, de la pauvreté, de l’intolérance, cette impossibilité qu’un homme en gouverne un autre. L’esprit de domination est un élement de destruction. L’homme ne peut perdurer que par une alliance fondamentale et toutes les sociétés se sont confrontées à leur échec, à leur violence, à cette théorie de l’élu et à leur fin.

Échapper aux régimes politiques pour fonder une nouvelle civilisation sera certainement un des enjeux majeurs des décennies à venir.

Les peuples : quand ils deviendront la démocratie véritable

© Fédora hélène

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