France – La condamnation sans appel de la France par la CEDH – Quand l’injustice abandonne ceux vulnérables

La France condamnée par la CEDH pour maltraitance à l’égard de réfugiés

La Cour européenne des droits de l’homme a condamné la France pour « conditions d’existence inhumaines et dégradantes » à l’égard de réfugiés contraints de vivre à la rue en dénonçant ce qu’on vécu des réfugiés entre 2012 et 2015.

La cour expose les faits concernant cinq hommes seuls, demandeurs d’asile en France et qui se sont vus abandonner à la rue, contraints « de dormir dehors dans des conditions inhumaines et dégradantes » sans soutien matériel et financier, « auquel ils avaient droit en vertu de la loi française », souligne la CEDH.

Parmi eux, un jeune Afghan né en 1993 arrivé en france en Mars 2013 à Paris, et c’est qu’entre novembre et décembre 2013 que lui a été accordé une protection subsidiaire , l’OFPRA ayant refusé son statut de réfugié. Il sera par la suite trouvé une solution d’hébergement par l’association Corot Entraide subventionnée à 60 % par l’État.

Puis, il sera dans des villes différentes le parcours de jeunes Russes, d’un réfugié Georgien et d’un Iranien, qui dans leur périple vivront l’épreuve de ce que signifie le non respect de la dignité humaine. La solitude profonde, sans moyens de se protéger, de se défendre que la force de la liberté qui bat plus fort que le cœur lui-même, celle qui permet de rester en vie, de garder l’espérance forte, le détermination pour survivre.

La CEDH dénonce « à l’unanimité » la violation par la France de l’article 3 par la France de la Convention européenne des droits de l’homme qui dispose que « Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains et dégradants ».

Le rapport rendu exprime que « La Cour conclut que les autorités françaises ont manqué à leurs devoirs envers les requérants en vertu du droit interne. Ils devaient donc être tenus responsables des conditions dans lesquelles les requérants vivaient depuis plusieurs mois: dormaient mal, sans accès aux sanitaires, n’ayant aucun moyen de subsistance et constamment dans la crainte d’être attaqué ou volé. Les demandeurs ont ainsi été victimes de traitements dégradants, témoignant d’un manque de respect pour leur dignité. Cela a suscité en eux des sentiments de peur, d’anxiété et d’infériorité, susceptibles de provoquer le désespoir. »

La CEDH a jugé que ces faits relevaient de la violation de l’article 3 de la Convention des droits de l’homme et par ce fait il n’était pas nécessaire de les juger séparémment. C’est ainsi que le jugement se pronnonce contre la France et la CEDH condamne la france a versé 10 000 euros à deux des victimes, à 12 000 euros à un des requérant pour dommage moral ainsi que 2 396 euros supplémentaires pour dommage matériel à une victime.

Puis, il serait de revenir à ce qui est, ce qui cède, ce qui est la défaillance, une justice qui se brise et que dénonce la Cour européenne des droits de l’homme. L’injustice qui forme l’arcane essentielle du déséquilibre de notre société, de la source grave de conflit, de la pensée définissant l’identité.

Il est le droit fondamental à tous humains d’être libres sur sa Terre, nous appartenons à cette valeur d’universalité. Celle comprise soit comme étant salvatrice , soit comme nocive car annihilant la différence, la tradition, la culture d’un pays, en faisant de son identité propre un sens d’universalité et non pas d’appartenance à un pays.

Se savoir, se sentir séparé de l’autre, du frère, se savoir exclu de toute terre pour vivre en sécurité, en liberté, être celui dont personne ne veut, celui à qui les autorités offrent une indifférence persistante, c’est une souffrance évidente, et pire le fait que tout système d’État conçoit la cruauté comme base de garantir son pouvoir interne, être à l’ancestrale guerre des territoires pour y accumuler des richesses, être aux frontières, l’être à l’émancipation des territoires par la guerre et la montée des budgets pour l’armement ne trompe personne. Aller vers la guerre pour maintenir la paix, faire d’elle une notion terrifiante qui n’existe que parce que la guerre existe. Le pacifisme serait alors coupable de la guerre et que le combat serait l’obligation perpétuelle de l’homme pour survivre.

S’alimenter sur un territoire donné en propriété et alors celui réfugié en tant de crise économique majeure devient le danger, celui qui menace les richesses.

Le nombre augmentant de réfugiés dans le chaos de notre civilisation justifierait alors une perversité politique faisant de l’autre l’ennemi, celui qui attaque les richesses, qui met en danger de mort. Le redoutable du terme « guerre » implique cette angoisse de la mort et c’est ce qui domine nos sociétés et qui inflige la peur de perdre la vie, celle de ses proches et la pandémie de coronavirus, les autres virus annoncés en future pandémie, plante ce tragique de la guerre en drapeau sur nos territoires. Nos frontières se ferment pour garantir la sécurité, la non circulation de ce qui est considéré comme étant l’ennemi invisible mais aussi celui visible.

Le mensonge dont est accusé par un rapport américain la Chine de n’avoir pas déclaré la pandémie de coronavirus à l’OMS, laquelle OMS est très critiquée, comme si plus aucune institution ne représentait la confiance , la bienveillance à l’égard des peuples et qu’il était des manipualations au sommet que nous ignorons mais que nous subissons.

Nous sommes tous sans territoire puisque ceux-ci sont aux possédants politiques et financiers dans le secret des manipulations, mensonges et au final non respect de l’humain. Nous sommes au cœur de l’incompréhension, de la division profonde de notre humanité et la richesse, le sens que nous avons donné à l’argent, prime sur la vie, sur toute vie.

L’injustice subie par l’un est l’injustice que nous subissons tous. Dans la crise civilisationnelle qui nous fait face, la valeur de justice est primordiale car elle nous rattache à ce qui fédère, sauve tous, la justice. Or, la justice appartient à des États, à des cercles de pouvoirs, à un mental prédateur qui l’a conçu pour qu’elle soit dominante et non à sa vocation de défendre ceux vulnérables, la veuve et l’orphelin. Nous savons la lutte du pot de terre contre le pot de fer, et cette dominance est très forte actuellement.

Tous pauvres quand on ne possède que la vie

La vie est devenue une faiblesse. Être vivant est insuffisant pour espérer obtenir le respect de notre dignité humaine et pourtant notre naissance est le premier titre de notre identité, de notre humanité et il ne faudrait que l’acte de naissance pour unique pièce d’identité. La notion de vie doit être à la naissance. Elle se développe après par la culture, l’enseignement, la langue, les traditions mais l’unique source de notre vie est notre naissance. Dans la compréhension de la vie, nous ne naissons pas pauvre ou riche, dans un pays ou un autre, nous naissons à la vie.

C’est cette valeur de vie qui doit nourrir notre civilisation dans une dimension d’universalité. Le point commun, un humain, une vie.

Des milliards d’êtres humains et le nombre incline l’effondrement des États, la compréhension des richesses, des territoires qu’accentue l’urgence climatique. Il va falloir le plus raisonnablement possible concevoir notre humanité en universalité dans la signification de la survie de notre humanité. Les richesses doivent être non accumulées mais partagées, c’est qui est une notion très difficile car toute notre civilisation héritée de l’Anqtiquité est structurée autour de la conception des États, de civilisations dominantes tuant la culture de ceux conquis et fondant par la guerre une universalité de pensées, de culture, d’appartenance à une patrie.

Dans la complexité ancienne des pays, l’Occident a pris un pouvoir dominant en pensant qu’il était infini, nous savons que tel n’est pas le cas et que le berceau, l’Orient, souhaite revenir à sa source de naissance de nos cultures, écritures, langages et histoire première qui imprègne toujours notre mental, notre imaginaire.

L’homme souhaite peut être inconsciemment revenir à sa source pour comprendre ce qu’il a échoué et dans un imaginaire penser réparer, entrer en résilience car maîtrisant son histoire donc son futur. Échapper à l’éternel recommencement de l’histoire en revenant à ce qui a provoqué un mouvement perpétuel des guerres.

Revenir à une universalité pure, débarrassée des siècles de mensonges, des siècles de puissances éphémères construires sur le poids de l’or. Revenir avant la conception des richesses pour ne penser que par une unique richesse, celle de la vie.

Notre civilisation tient à rejoindre son point d’origine car il n’y demeure pas l’angoisse de mort, l’angoisse du bouleversement, cette peur de fin même si nous avons conscience qu’il sera une renaissance, mais nous avons peur que cette nouvelle civilisation passe par le chaos pour être enfantée.

Cette notion de douleur de la naissance, cette souffrance interne à l’humain, nous apprend que l’amour ne se prouve, ne se rend visible que par la souffrance. Celui qui n’aime pas ne souffre pas, ne connaît donc pas de limite et génère la cruauté.

Le corps humain à la mémoire de cette souffrance, cette intelligence de l’amour qui dépasse tout, car elle est l’énergie de la vie. Nos sociétés séparées de l’amour, n’auraient alors aucune chance de survivre.

Nous pouvons élaborer tous les plans pour la sauvegarde du climat si l’amour n’est pas ce qui fonde, il sera cette eau qui s’écoule sans cesse et que nous pouvons retenir pour boire.

L’injustice est une sévère condamnantion de nos sociétés à périr et il est alors de se tourner vers la justice, de la mettre en responsabilité, de la fonder en une nouvelle naissance.

La pensée que la justice se condamne elle-même de toutes les souffrances qu’elle a engendrées au cœur de ceux vulnérables est ce qui doit inscrite notre volonté, notre combat pour la liberté.

La survie de notre humanité n’a qu’un prix celui de l’amour. Nous pensons tous différemment mais je rejoindrais la justesse de l’affirmation de l’Abbé Pierre, «  Il n’y a pas de justice vivante si elle ne procède pas de la charité, si elle ne procède pas de l’amour, et du besoin de communion ».

De communion, sans elle , c’est la blessure constante de savoir la pauvreté dominant toute vie.

La CEDH pourrait alors condamner la France pour toutes les mères isolées en souffrance sans respect de leur dignité et de celles de leurs enfants victimes d’un système prédateur qui exclut celui qui ne rapporte pas à sa cause de domination, de profits, d’outils a l’accumulation des richesses. Les femmes effectuent un travail lourd dans la misère en subissant la violence, la cruauté de prédateurs et sans respect de leurs droits humains. Ce sont des femmes enceintes à la rue, des femmes enceintes mise en grande vulnérabilité par un prédateur, plongées dans la souffrance de la pauvreté, d’un système qui divise les pauvretés et les séparent en droits au logement, à une aide, à un droit limité qui peut se perdre à tout instant.

Ce sont ces femmes oubliées, ces étudiantes pauvres, ces femmes retraitées pauvres, ces femmes invisibles à la rue, c’est la violence sexuelle, sexiste, la violence de la non reconnaissance de leur humanité, et de celle de leur enfants.

Combien de femmes fuyant sans aucun moyen de ressources un prédateur ? Il est alors le visible de l’injustice, une justice qui abandonne, humilie les victimes et créent des traumatismes suplémentaires, observe une indifférence, une inhumanité, et va garantir une protection après parfois des années d’enquêtes épuisant la vie des victimes, leurs forces et impactant chaque jour leur survie.

Le désespoir est imposé alors qu’une volonté de vie, un courage d’être vivant sont là et se prouvent chaque jour en dépassant la douleur.

Ces femmes, ces enfants qui ne sont plus libres et qui chaque jour doivent vivre en dépassant une souffrance intense inscrite dans leur regard. La sincérité de leur joie, la beauté de leur sourire qui vit et qui sont par la vie et non ce qui est acheté et superficiel.

Cette richesse véritable doit être notre ciment et non la joie payée, ordonnée par la consommation permanente de tout.

La vie ne s’achète pas , elle se vit.

L’amour est son corps qui la porte et notre corps porte notre vie. Nous devons revenir à un profond respect de la vie, de l’humain qui est le cœur qui bat de la civilisation.

La civilisation, c’est lui, l’humain, celui capable d’aimer, de transmettre son amour, de le donner.

Nous sommes vivant dans une civilisation qui conçoit la guerre, l’antithèse de la vie. Nous serons toujours confronté à ce qui nous met face à un mur dès que nous progressons par les acquis de la guerre. Une armement plus intelligent, plus puissant, plus envahissant, allant aujourd’hui d’une pollution de la Terre et de l’Espace. La guerre détruit et conçoit l’éphémère de la paix qui ne tient que par les richesses, celles que nous obtenons par les guerres que nous faisons sur d’autres territoires. Ces guerres nous reviennent, nous récoltons ces fruits. Les États ne feront que ce qu’ils connaissent, la guerre, et tout sera placé au sommet de.leur puissance.

La question sera à la rentrée sur les réformes qui fragiliseront encore plus ceux vulnérables, qui rendront l’injustice puissante. Un automne qui sera à une crise majeure et civilisationelle, nous pourrons alors poser la question de la dette qui est en milliers de millards et qui est le lien entre tous les pays. Tous doivent à tous, et cela justifie la fragilisation de la paix par l’accélération, la menace des dettes.

Le peuple doit reprendre ses droits et concevoir, il me semble, l’annulation des dettes virtuelles et destructrices.

Ne plus alimenter les milliardaires dans cet absurde de la valeur divine que l’on donne à l’argent, et fonder Zéro dette. La mise à zéro des dettes pour tous. Il va être une bataille de l’argent ; et ses soldats sont notre humanité.

Demain, zéro dette pour tous, la question se pose déjà quand se nourrir est une difficulté grandissante.

©Fédora hélène

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