Normandie – Vacances bonheur au cœur

© LiberTerra photo 2020

 

La douce Normandie s’éveille au matin à la rosée des jardins, les pieds nus dans l’herbe fraîche, traverser cette île les yeux légèrement endormis d’une nuit sans bruit, sans voitures en vacarme, sans lumière des villes et regardant qu’un ciel étoilé. 


Les pieds nus à la fraîcheur de l’été qui se fait l’ami, aux odeurs de la Terre reposée des chaleurs de juillet. Elles se dégagent en parfum fleuri de la rose épanouie, rouge et belle, qu’elle laisse un soupçon de souvenir de draps de coton blanc froissé dans cette chambre ancienne d’une maison de campagne.


Un souffle de vie, une caresse légère, un reflet doré, le soleil levé lance ses rayons dans les boucles blondes des cheveux libres, coiffés au vent, à la main s’y mêlant, relevant et nouant, délaissant quelles ondulations dessinant le cou fragile d’elle et  lui qui part la fenêtre regarde sa douce. Sa femme, elle est celle sincère, belle au sourire éternel gardant l’âme de son enfance dans ce jardin de Normandie. 


Au bout de cet havre de paix, des chevaux s’y baladent à l’ombre des pommiers, s’y célèbrent qu’ils content de leurs millénaires toute l’histoire Normande. 
Des cerisiers aux poiriers, des pommiers aux marguerites, à la rose secrète, des palmiers d’Afrique revenus de lointains voyages par ces marins Normands, des Terre-neuvas aux compagnons voyageant au Sud, tous se rejoignent amis, paisibles sous le ciel accueillant de leur pays.

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On y verse le cidre frais et autour de la table éclatent les rires. Une grand mère y regarde heureuse sa famille réunie. Ayant traversée milles chagrins, milles guerres de la Russie à la France, elle a élue la Normandie en refuge. Des arômes du jardin, elle cultive, voit la Terre se transmorpher, les machines venir, l’industrie tout envahir, alors elle garde sa paix près de ses enfants.

Entre  un sourire en silence éclairant ses yeux verts pales, quelques larmes coulent d’un frère qu’elle ne reverra jamais et de l’enfant blond aux grands yeux magnifiques, empli d’amour et de rêves qui lui ressemble si étrangement. Il joue innocent entre les vieilles chaises bancales et le voile de la robe de sa mère qui l’embrasse si fort ce bonheur étincelant, le bel enfant.


Le cidre se verse chacun aura sa mémoire, belle et joyeuse, certains aux regrets de n’avoir pas su aimer, cultiver ce champ d’amour. Cette maison de femmes où les hommes ont trahis, comme ils sont souvent lâches, et perdent le plus beau trésor, la vie véritable.

Elle est une émotion innocente et intense de vérité qui s’endort un jour tel ce chat blanc dormant paisiblement au soleil. 
Il sera alors ce ciel préservé où tout vit encore. L’arbre et la rose, les chevaux et la pierre des maisons, tout ne demande qu’à revoir les jours heureux, les enfants jouant, riant. Ce petit banc devant la porte, où discutaient les mots, les jeux.

 

© LiberTerra photo 2020
La porte du jardin secret
© LiberTerra photo 2020


Un nouvel enfant et la rosée du matin, les yeux bleus plus beaux qu’un été radieux rassemblent sur la Terre Normande une famille aux nombreux enfants se donnant la main en une réelle fraternité. 
Il était une femme qui donna la vie, une femme et se révéla des naissances fabuleuses. 
Une femme immigrée, seule et la pauvreté.  Elle pouvait croire tout fini quand un matin elle comprend du ciel qu’elle a créé un commencement.


Aujourd’hui, il est une autre femme, sa petite fille, et son enfance, sa force d’aimer plus que tout, toujours pieds nus au jardin, cueillant les fraises mais jamais la rose, rouge et belle, des enfants nés dans ce berceau de roseau sur cette Terre d’adoption.

© LiberTerra photo 2020

Et vit, vit si fort le cœur battant, cet été et ses rires, ce n’est que l’amour et frissonne la rosée de ce matin. 
Une maman au jardin, ses cheveux ondulent dans son cou et les baisers en pétales de rose s’y posent doucement. Le voile coquelicot de sa robe et le bel enfant grandi resplendit de son sourire qu’il définit le bonheur.

© LiberTerra photo 2020


Les larmes coulent des yeux d’une grand mère qui apprenait à écrire en français le prénom de l’enfant, la date infinie des jours de liberté, des jours sacrés qui effleurent nos vies et laissent à jamais dans l’air le parfum de la rose fleurie. 

©Fédora Hélène

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