Justice et politique – Ce viol qui tue, toute une culture

Défendre un coupable, n’est pas d’obtenir l’acquittement et détruite des victimes. Être imprégné par la justice, par ce cœur qui bat, la ressentir ainsi, ne peut pas concevoir de blesser des victimes pour déterminer une défense de prédateurs. L’acte direct et indirect, la complicité avec un prédateur, la complicité mentale est redoutable et implique une acceptation d’une civilisation barbare. Faire du mal à un être humain est une conception mentale lourde de notre humanité.

Être en volonté et sens de justice n’est pas d’être dans la perversité du système. Défendre un coupable pour que la peine soit proportionnelle au crime commis, pour que l’application de la peine respecte le droit et la personne condamnée est juste et n’a rien à voir avec le fait de briller par la capacité de mettre en souffrance, d’être aux rouages de ce qu’est la loi qui n’est pas conçue pour être la justice mais une politique de justice qui a été conçu par le culte patriarcal. Nous ne connaissons qu’un mental prédateur de la société. Nous sommes emprisonnés en celui-ci depuis des siècles de lois.

Qui fonde la loi ? Est la question qui permet d’approfondir au delà de l’impact éphémère du médiatique et de nous permettre ensemble d’aller vers une fondation nouvelle de la justice.

La CNCDH lutte contre les violences faites aux femmes

La CNCDH recommendait dans un avis rendu en 2018 concernant la lutte contre les violences sexuelles en France le manque falgrant de moyens permettant une enquête en respect des victimes. Puis, il est dénoncé par nombre de féministes, le fait également que malgré le développement de l’arsenal juridique concernant les violences sexuelles, la France ne peut s’inscrire dans le respect de la Convention d’Istanbul.

La France demeure dans une culture du viol s’inscrivant dans la ligne du patriarcat où la femme est perçue par notamment le mariage comme étant la « propriété » d’un homme, et la notion d’appartenir à, est une des « légétimités » revendiquée par le prédateur sexuel.

La loi ne doit plus être à l’attachement du patriarcat et en résultat confirmer l’impunité grave des prédateurs . La justice ne peut plus être à renier les victimes de violences sexuelles et sexites, de violences conjugales.

D’ailleurs, le terme de « violences sexuelles » est recommandé par la CNCDH et non celui d’agression sexuelle.

La CNCDH qui tient à souligner la perversité de la difinition de consentement qui figure dans la loi française au contraire du Canada cité en exemple. Dès 1992, le canada veut une définition du consentement pour que soit « Une obligation pour l’auteur de l’acte sexuel de s’assurer du consentement de son/sa partenaire, ce dernier devant être extériorisé de manière verbale ou non verbale» Puis, la CNCDH précise qu’alors « La passivité de la victime et son absence de résistance ne peuvent être apréhendées automatiquement comme signifiant un consentement tacite ».

La loi, les rapports et avis de la CNCDH, de l’ONU, d’Amnesty International et la réalité que vive les femmes

Darmanin – Marlène Schiappa prend sa défense et déclare sur RMC , « J’aurais jamais accepté de travailler avec un homme qui aurait été reconnu coupable d’un viol » et, c’est dans cette réponse qu’intervient le système.

Des années de procédures quand la plainte est reçue, des enquêtes parfois absentes, des auditions des victimes dans des conditions souvent très éprouvantes et ne pouvant respecter le témoignage de la victime, l’état de choc supplémentaire que vit la victime dans les courants d’air froids que se fait la justice et qui laissent la victime de viol ou de tentative de viol , de violenses sexuelles, de violences conjugales complètememnt traumatisée pendant que le prédateur sera tranquille et jamais inquiété.

Ce système qui se donne le droit de détruire une victime et d’acquitter un prédateur ou tout simplement de ne pas le poursuivre. Ce système et des avocats-es cherchant à obtenir avant tout le bénéfice du doute et/ou le vice de procédure pour défendre un prédateur en sachant en leur âme et conscience sa culpabilité.

Ce système qui demande des moyens financiers pour pouvoir espérer le droit à la justice comme cette avocate dont nous tairons le nom et qui demandait à une plaignante en état de choc devant elle et à qui elle posait moultes questions concernant la tentative de viol qu’elle avait subi , qui savait que cette femme était en situation de grande vulnérabilité, près de 3 000 euros pour écrire une lettre au Procureur de la République en disant refuser l’aide juridictionnelle. Ce genre de comportement pourrait s’apparenter à une complicité avec un prédateur.

Ce système car au delà de la loi, il y a une société au mental de prédation qui favorise les prédateurs et abat systématiquement les victimes.

Puis, il est au contraire des avocats qui tiennent à ce que la victime soit reconnue et qui ne mettent pas un prédateur sur un piedestal en faisant des effets de théâtre contre les mouvements féministes. Un théâtre dont la scène n’est pas aux acteurs de justice voulant y démontrer leur génie, mais aux femmes et aux enfants qui le soir, la nuit venue revivent les cauchemars qu’un prédateur inflige par la violence qu’il commet. Le chagrin des innocents n’a pour scène que les murs fermés contre lesquels s’usent les pleurs.

Il n’y a pas de cour pour les entendre, et la justice fait parfois figure de dominant, d’ oppression pour les victimes. Il est légitime que les victimes puissent ressentir la peur, l’angoisse, la colère tant la justice leur a été refusée durant des décennies.

La justice est aux masques des acteurs qui la jouent, aux planches craquant sous le poids lourd de l’injustice mais elle ne se fait pas consolatrice et les témoignages de victimes innocentes accablent son histoire.

Puis, les acteurs et actrices de puissance à l’habit noir brillant en longue robe, oublient que laisser un prédateur dans la haine, c’est de toutes les manières condamner un homme à y être ronger, à ne vivre que dans sa rage, à ignorer son humanité, à ne pas savoir qui il est sans sa hargne, sans sa méchanceté.

En pensant le faire acquitter par un narcissisme de plaidoirie, il le condamne à ce néant. Et, la justice pourrait réfléchir à un système tellement différent, qui donnerait naissance à son sens pour la victime et le coupable.

Elle emprisonne, enferme, détruit par ce mental de prédation qu’elle tente veinement de condamner. Son échec falgrant, un prédateur entre ses murs deviendra pire et il sera alors d’autres victimes, d’autres souffrances.

En conservant son fonctionnement la justice se condamne elle-même à générer des victimes qui viendront, qui attendront une reconnaissance qu’elle ne peut leur donner dans la majorité des cas.

Puis, faire tout pour que soit l’impunité d’un prédateur est une lourde responsabilité pour ceux s’engageant à tenir ce redoutable chemin qui est l’antithèse de la justice, l’antithèse de la société où il est de se respecter les uns et les autres pour que celle-ci perdure.

La violence cruelle qu’est le viol indique que l’auteur de cet acte odieux ne possède aucun respect, aucune bienveillance pour la société et que les femmes et les enfants qui y demeurent, sont pour lui ses pions, lui appartiennent et qu’il peut à tout loisir s’approprier leur vie.

Puis, il est cette évidence, un homme qui ne respecte pas le corps humain, ne peut rien respecter ni même sa naissance puisqu’il est issu du corps d’une femme.

Féminisme et humanisme

Le féministe n’est autre que le respect de la vie, le respect de chaque vie, et qu’une société ne peut accepter la cruauté pour loi, ne peut accepter la divise du plus fort, ne peut accepter la négation de ce qui la compose, des femmes et des hommes.

Un enfant qu’il soit fille ou garçon ne peut être blessé en son corps par un prédateur, ni être traumatisé par un agresseur, accepter que cette cruauté soit , c’est renoncer définitivement à la liberté de notre société.

Il est de sortir du déni et de finir de croire qu’une République qui continue à véhiculer un mental de prédation est le modèle qui convient à notre humanité.

Des générations de fillettes devenant femmes dans le traumatisme de la violence et subissant de multiples violences durant toute leur vie.

Des générations d’enfants garçons et filles subissant des violences, voyant leur « père » agresser leur mère sous leurs yeux et tous abandonnés par l’État qui donnera raison finalement à un prédateur par l’impunité de ces actes criminels.

Nous ne pouvons construire une société avec des enfants traumatisés, blessés et croire que l’avenir de celle-ci sera à la paix et à la liberté. La souffrance des traumatismes se perpétue et chacun grandit avec le chagrin chevillé au corps.

L’État dépense une énergie énorme à poser des amendes, des radars, des caméras , à surveiller des êtres humains, à imposer un harcèlement qui casse, épuise mentalement, à mettre toute une technologie, des technocrates, fonctionnaires à appliquer ce qui ne sauve pas, et ne sauvera jamais, mais il ne tente pas la volonté de lutter efficacement contre les prédateurs.

Certes, il est un progrès de pouvoir déposer plainte quand il n’était rien de possible ou qu’il était une simple main courante mais faudrait-il encore que ces plaintes aboutissent et que la justice soit au respect des victimes qui ont vécu le calvaire de violences durant des années et actuellement il est la roulette russe des victimes qui seront entendues pendant que des milliers ne le seront pas et que par la même des prédateurs continueront chaque jour à dissiper la seule chose qu’ils possèdent en eux, leur haine.

Aujourd’hui une amende pour stationnement est mille fois mieux appliquée que la lutte contre des prédateurs qui brisent des vies.

La perversité de ce système est flagrante et il est également plus aisé d’arrêter des féministes qui collent des affiches pour dénoncer la criminalité masculine, que de consacrer notre énergie à fonder une nouvelle justice et police qui ne s’accrocheront plus à des siècles de culture patriarcale, et à une bourgeoisie masculine s’accordant si bien avec un mental de dominateur et à une conception corrompue de la société posant l’homme riche qu’il le soit au départ ou qu’il le devienne en règne de puissance et de fortune.

Les hommes sont à tenir des siècles de politique et les femmes devraient attendre leur bon vouloir pour que soit accepté un droit minime qui sera dans la seconde accusé et reproché.

Un 21 ème siècle sous cette emprise et le droit des femmes est encore à attendre, encore à souhaiter une société juste mais pas à la vivre.

Ce soir seront les cris d’une femme, d’enfants appeurés et subissant la violence d’un prédateur. Ce soir seront ces horribles viols conjugeaux où le corps d’une femme meurt , où sa vie résiste par cette blessure qui laisse en vie, mais saigne continuellement.

Le coup de couteau et la paie invisible, le corps doit prouver qu’il a été victime d’un viol, alors que la parole se libère souvent des mois , voire des années après les faits.

Prouver avoir été victime d’un viol, d’une tentative de viol, c’est lapider son propre corps, prouver son existence par la force d’une résistance absolue pour dépasser la souffrance.

Mettre à terre sa vie pour que soit un prédateur face aux actes criminels qu’il a commis. Ces hommes et femmes de justice pensent-ils à leur mère, à leur fille, à leur sœur, à leur amie ayant subie ces violences frappant d’une condamnation ferme et à vie l’innocence, la victime ?

La force du témoignage, la limpidité du regard humain d’une victime, ses larmes, la douleur et le silence de la souffrance qui préserve l’intime, ce qui a été violé, le corps, la vie est parole de témoignage. L’humain communique avec une richesse inépuisable de langages et il n’est pas que celui verbal.

La culture du viol ne bâtira aucune société évoluée et ne fera que la mettre en péril

Un homme capable de traumatiser des enfants, une femme, une mère en se jouant de leur vie, en se jouant de leur peur, de la souffrance qui les terrasse , comment peut-on croire que ce prédateur ne sèmera pas l’abondance de son chaos à tout ce qui signifie la vie ?

La nature, la Terre ne sera jamais en paix tant que ces hommes dans leur masse détruiront la liberté en s’attaquant aux plus fragiles.

Celui qui abîme l’humain, abîme la Terre et cela aucune loi aussi persverse soit-elle, aucun avocat aussi appliqué à la méchanceté de faire acquitter un prédateur ne pourra lutter contre. Seul le respect absolu de la vie peut nous donner la chance de survivre au cœur d’un bouleversement planétaire.

Aujourd’hui, tout est à l’écoute des milliers de millards d’euros ou de dollars couvrant nos yeux d’un voile épais et la libération des femmes et des enfants ne se trouvent pas être une priorité.

C’est bien tout le contraire qui devrait être. Il faudrait en premier libérer les plus fragiles, les victimes de violences de prédateurs écorchant la vie, avant de répendre des milliards en pensant résoudre le problème d’un désequilibre sans précédant de notre civilisation.

Marlène Schiappa annonçait a cet effet au micro de RMC, que le gouvernement débloquait la somme de 230 millions d’euros pour

« Les forces de l’ordre pour mieux protéger les femmes », pour poursuivre enfin les prédateurs et développer la plateforme #Arrêtonsles du gouvernement où des policiers et gendarmes sont à l’écoute des femmes victimes de violences conjugales, sexuelles et sexiste. Une plateforme qui permet de faire un signalement en ligne qui sera transmit aux infrastructures de police ou de gendarmerie pour que la victime soit entendue 

Mais faut-il qu’il y est un réel respect des droits fondamentaux par la suite, un accompagnement de la victime veillant à sa santé physique et mentale, à son bien-être ce qui est un droit fondamental que rappelait la CNCDH et l’OMS. L’OMS qui rappelle les graves violences que vivent les femmes d’autant quand une situatuion les met en état de vulnérabilité accrue comme cela se produit lors de la pandémie de coronavirus.

La culture du viol tenance une volonté humaine doit être forte pour anéantir le patriarcat

Les femmes doivent être assurées d’être respectées, de pouvoir vivre en sécurité et en paix. La CNDCH déclarait que 81 % des femmes avaient été agressées sexuellement avant l’âge de 18 ans. Des femmes subissent plusieurs violences sexuelles au cours de leur vie et ne reçoivent aucune reconnaissance, aucune réparation ni droit à la résilience dans la majorité des cas.

En cela , il est incontestable que la nommination de Darmanin et de Dupond-Moretti est nocive aux droits fondamentaux des femmes et des enfants car ce sont 165 000 enfants par an en France qui subissent des violences sexuelles et 94 000 femmes victimes de viol ou tentative de viol qui ont besoin de vivre et aujourd’hui ce nom de vie doit être a sons sens aïgue, être notre priorité et notre responsabilité.

Notre responsabilité car pendant que nous perdons un temps considérable à devoir attendre qu’un ministre de la Justice veuille bien vouloir faire pour lutter contre les violences faites aux femmes et ainsi respecter l’engagement auquel la France est attachée en étant membre de l’ONU et de l’Europe, qui est d’anéantir les violences faites aux femmes dans le courant de cette décennies, des femmes d’Amérique latine, d’Afrique, d’Asie, du Moyen orient attendent le soutien urgent de l’Europe, d’une fraternité internationale pour que des femmes ne soient plus tuées car elles ont été violées, qu’elles ne soient plus emprisonnées jusqu’à 30 ans car elles ont fait une fausse-couche, une IVG comme cela est le cas au Salvador. C’est le cas de Teodora Vasquez qui en 2008 avait été condamnée à 30 ans de prison après avoir fait une fausse couche. Elle a été libérée en 2018 après 10 ans de prison.

Notre responsabilité d’être présent maintenant pour soutenir le droit des femmes partout où il est brisé, anéanti.

Pour que cette présence soit et que notre humanité avance, il faut que dans nos pays le droit des femmes existe avec force et ne soit plus à l’arbitraire d’un langage fermé, d’une culture patriarcale et du viol.

En France, il est 1 % des prédateurs condamnés et le minsitre de la Justice semblait être étonné

Cet étonnement nous prouve que le chemin à accomplir est encore long mais nous le feront aussi dur soit-il car il est pour que les enfants de demain vivent sans avoir à franchir cette marche de la violence, des traumatismes que notre système a rendu obligatoire.

Il ne sera plus demain de s’étonner, il ne sera plus de savoir un enfant victime car il est de savoir aujourd’hui qu’il est d’anéantir les violences faites aux femmes et aux enfants.

Ces violences qui souvent sont car il est une autre violence la pauvreté

Est-il l’étonnement de savoir des mères isolées vivant la pauvreté et dépassant chaque jour en ne comptant que sur elles-mêmes ?

Un ministre de la justice qu’il aurait été de ne pas nommer car pendant que s’anime la querelle, pendant qu’il est encore de convaincre ceux s’étonnant, il est ce jour de plus de violence que vont subir des victimes.

Les jeux politiques n’interressent que ceux qui y jouent, et les risques à ces jeux là, les dysfonctionnements graves de la justice, ce sont les innocents qui les portent jamais pour les coupables.

Et, l’innoncence est aux victimes pas aux prédateurs et il sera l’impossibilité d’inverser cela en loi car la justice en son sens hors les dictats des régimes politiques, ne donne qu’une chose la reconnaissance de l’innocence de ceux souffrants, de l’enfant, de la femme, des hommes victimes de la seule culture qui règne depuis des siècles, nous ne connaissons que cela , il est alors d’imaginer la force des victimes qui veulent bâtir un autre monde, un monde meilleur.

La reconnaissance, les victimes l’ont gagné elles-mêmes et la justice c’est l’humain qui la conçoit en la vivant et non celui qui la récite sans la vivre.

© Fédora Hélène

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