France – 13 associations humanitaires révèlent les conditions de vie inhumaines que subissent des personnes exilées

France – des conditions de vie inhumaines pour des enfants, des femmes, des hommes exilés

Vendredi 14 août – 13 associations dont Médecins du Monde, le Secours Catholique, portent devant l’ONU et la Défenseuse des droits, Claire Hédon, leurs vives inquiétudes, et dénoncent les conditions de vie inhumaines des migrants. 7 représentants spéciaux de l’ONU ont été saisis .

Ces associations humanitaires «  appellent ces institutions à dénoncer les exactions récurrentes commises par les pouvoirs publics et à intervenir auprès d’eux afin de les faire enfin cesser » annonce un communiqué sur le site d’associations concernées.

Pourquoi une alerte est faite le 14 août ?

La Jungle de Calais, et la mémoire collective ne peut que se souvenir de tous ces enfants, femmes et hommes vivant dans des conditions inhumaines et les associations humanitaires venant en aide à toutes ces personnes totalement démunies et ne pouvant trouver aucun réconfort auprès des pouvoirs publics comme de ceux profitant des détresses et que l’on nomme les passeurs.

Une complexité politique et la France répondant aux décisions britanniques en matière de politiques sur l’immigration, tout en ne s’appréciant pas, et en rapport de force dans des domaines économiques, même si la diplomatie ou les grandes reflexions des ministères et technocrates trouveront un vocabulaire admis pour justifier l’injustifiable.

Des camps de fortune à Paris, Bordeaux, et dans toutes les grandes et moyennes et villages où les personnes exilées arrivent pour trouver refuge, pour trouver une solution pour vivre un avenir serein.

Nous nous souvenons aussi des migrants arrivant épuisés par les Alpes et les personnes les secourant, l’arrestation de Cédric Herrou qui offrait un accueil fraternel à des migrants pendant plusieurs mois, tendant la main sans relâche à ceux démunis.

Apparaît alors « le délit de solidarité » . Attaquer Cédric Hérou, c’était attaquer touts les militants-es, tous ceux et celles ouvrant leurs portes aux personnes en détresse fuyant les conflits, la pauvreté.

Ces personnes exilées viennent chercher la liberté. Ils sauvent leur vie, et subissent alors qu’ils ne possèdent rien d’autres que ce précieux, la pauvreté, la détresse, la violence qu’ils fuyaient . Ils doivent affronter le racisme, la violence politique et la police ne les protégeant pas contrairement à ce qu’est leur mission première, protéger.

Les politiques argumentent que la situation dépasse le commun des mortels et qu’eux seuls ont la maîtrise de l’intelligence politique, des accords internationaux, du mondialisme capitaliste qui impose à toutes frontières le mur de leurs ordres et autorités, mais la réalité est des conditions de vie inhumaines traumatisantes qui éprouvent des enfants, des femmes enceintes, des femmes, des hommes , toutes les personnes se trouvant sur le chemin de la folie politique, de la sale politique comme le disait sœur Emmanuelle.

Tout un règne dominant affligeant des souffrances humaines sans fin, et touchant les plus pauvres pour choquer et marquer l’implaccable droit des États en Olympe prenant le droit sur la vie d’autrui comme cette mythologie des dieux l’imprègnait dans l’esprit humain.

Des décennies que ces hommes qui se veulent politiques déstabilisent le monde, l’humain et la nature et continuent sans limite , sans conscience alors qu’une pandémie sévit.

Nous sommes au 21 ème siècle et on se vante d’une technologie puissante, d’une armée triomphante à l’énergie nucléaire et au temps de l’IA et il demeure des êtres humains vivants dans le plus total dénuement dans des pays riches, dans une Europe qui se voulait être celle de la paix et non de la guerre.

Mais qu’est-ce d’autre que la guerre quand des hommes perdent leurs émotions, leur capacité à s’indigner, tous sentiments et acceptent que la blessure soit en réalité pour nous tous, pour notre dignité humaine, notre respect de la vie car il est des êtres humains martirysés.

Lorsqu’une femme enceinte est abandonnée à la rue, quand une femme avec un nouveau né est à la rue, que cela est justifié car cette femme est exilée, nous sommes dans l’atroce , le révoltant car cela ne se justifie pas, la cruauté ne se justifie pas.

Tout est tellement lourd, toute cette histoire de notre humanité laissant en larmes les pauvres, les démunis, les sans Terre, alors que les puissants qui revendiquent une Terre leur appartenant sont les premiers à âbimer cette Terre , comme ils mettent en peine l’humain, leurs propres frères.

Darmanin se rend à Calais le 12 juillet où il rencontre son homologue Britannique, et il est la signature d’une Convention , l’immédiat « d’une cellule Franco-Britannique » contre les passeurs, pour rendre la Manche « impraticable » et il était des migrants rejoingnant les côtes britanniques dans des embarquations de fortune . Il était à bord des femmes enceintes et on peut alors voir le but louable d’éviter le drame d’embarcations chavirant au milieu de cette mer dangereuse, d’éviter que des passeurs mettent en danger la vie de personnes qui pour la liberté donne tout ce qu’ils possèdent dont leur vie.

Mais, il est un réalité qui transperce ce but, les conditions de vies inhumaines que subissent quotidiennement des personnes exilées. L’exil en condamnation prononcée contre des innocents.

Les possédants ne savent ce que signifie la pauvreté car ils ne l’ont jamais vécue et se trouvent assurés par leur pouvoir de ne jamais la vivre comme si pour eux la fortune était immuable et que pour ceux démunis c’était la souffrance qu’il l’était.

La conscience obscurcie par ce qu’ils ignorent et se plaisent aussi à ignorer tel un déni qui permet de continuer des violences de manières récurrentes.

Ces violences sont des privations des droits fondamentaux universels. L’accès à l’eau potable pour tous n’est pas respecté dans un pays, la France où l’eau potable coule de tous simples robinets. Il est alors de prendre conscience que le fait de pouvoir prendre une douche chaque jour est un privilège face à ces personnes exilées qui peuvent rester en ayant soif, faim et froid dans un pays riche où l’humanisme s’inscrit sur nos frontons, égalité, fraternité, liberté.

La vraie misère me confiait une personne âgée, « C’est quand on a eu froid et faim » et elle soulignait, « Ceux qui ne l’ont pas connu , qui n’ont pas ressenti cette souffrance, n’ont pas vécu la grande pauvreté » Et, elle ajoutait concernant les politiques arrivistes et ceux technocrates, « la seule chose qu’ils savent faire c’est détruire avec leur dieu pognon et ils préparent un avenir de violences pour les enfants » « Tout ça car ils n’ont jamais rien fait de leur dix doigts, ne connaissent pas la misère, n’ont jamais vécu la guerre et qu’ils fabriquent une petite élite. »

Il était ces anciens ayant traversé deux guerres mondiales, ayant traversé la pauvreté dans le Nord de la France alors frappé par le drame de la misère, de la guerre, de l’horreur des combats et de ces hommes revenant cassés et devant pourtant vivre. Cet incroyable de réussir à surmonter les douleurs et ces anciens qui comprennaient que notre société corrompue par l’argent ferait de nouveau souffrir des êtres humains et aggraverait la pauvreté.

C’était ces immigrés venant travailler dans les fermes françaises et devant vivre avec un maigre salaire, privés de leurs droits fondamentaux et c’est cette dame âgée qui à plus de 90 ans racontait. Elle racontait comment elle était obligée de voler du pain pour manger. Réveillée à 5 heures du matin pour exécuter des travaux dans les fermes et dormant sans rien dans une grange. Cette femme pensait que la France était le pays de la liberté, elle quittait la faim dans l’espoir de vivre et elle retrouvait en France la faim, le froid et l’espérance forte qu’un jour , elle pourrait avoir un refuge.

Ce refuge interdit en 2020 à des milliers de sans-abris. Ce froid, cette faim assaillant de nouveaux exilés-es. Nos sociétés blessant sans cesse l’humain et les politiques aux mêmes places, aveugles et jamais las de faire pleurer la vie, celle que nous partageons tous sur cette Terre avec les veines de son eau, de son air, de ses cultures qui nous nourrissent et non les politiques, donneurs d’ordres et exécutants.

Alors, il est ce 14 août où des associations lancent un SOS pour sauver la vie.

Les associations qui révèlent que depuis « La nommination de Gérald Darmanin à la tête du ministère de l’intérieur, la situation des exilé-es à Calais n’a fait que se détériorer » et il est souligné que « près de 1 200 hommes et femmes sans-abris présentes sur Calais ont vu leurs conditions de vie pronfondément dégradées ces dernières semaines. » Il est également précisé qu’il est « La réduction dramatique des services vitaux que sont les distributions alimentaires, l’accès aux douches ou encore aux points d’eau qui les accompagne »

Comment en lisant ce que révèle les associations, Darmanin peut s’endormir sans trembler en pensant à ces personnes exilées en grande souffrance ?

Il résonne les témoignages des personnes en détresse, « J’ai faim et soif tous les jours. J’ai froid toutes les nuits. Je me sens très faible physiquement. L’un de mes amis est tombé très malade à cause de la situation. Pendant 3 jours, il avait des vertiges, il avait chaud puis froid et il tremblait sans arrêt » relate notamment Médecins du Monde sur son site.

C’est chacun de nous qui sommes touchés, chaque français et française qui portent la souffrance de lire ces témoignages . Une peine, une douleur et revoir les larmes de cette femme de plus de 90 ans qui libèrait la parole et faisait le récit de ce qu’elle avait vécu, la soif, la faim et le froid durant de longs mois en arrivant en France comme cette autre personne le vivait car née dans une famille pauvre dans le Nord de la France.

Nous étions dans les années 30 et nous sommes en 2020, et le regard de ces témoins expriment la même douleur.

Macron évoquait lors d’une allocution au moment du confinement, le « Nous tous ensemble » qui est écrit de longue date dans LiberTerra et il était alors répondu dans les colonnes de LiberTerra que ce Nous Tous Ensemble se vit par ce qui imprègne notre cœur, notre mémoire, notre vie. Ce n’est pas des mots dans un discours, il s’agit d’ une fraternité profonde qui maintient la vie en équilibre, dépassant la souffrance, ne souhaitant qu’aimer, ne tendant les mains que vers la solidarité, vers ce coeur de se soutenir mutuellement, d’éveiller les cœurs fermés car au cœur de chaque homme est un soleil même si certains d’entre eux le couvrent d’une pierre.

Il n’y a pas de dirigeants, cela est un endoctrinement profond et grave et personne ne peut obéir à un ordre qui aura pour conséquence de traumatiser des être humains, d’apporter des souffrances.

Rien ne peut le justifier, ni aucun titre, même si un homme est dans une lubie de pouvoir, de narcissisme extrême, d’auréole politique en se nommant , ministre, président, sénateur ou autres peu importe, il est avant tout un être humain et il a besoin de boire, de manger, de dormir sans stress permanent du fait de violences subies. Il a besoin de vivre sereinement pour s’épanouir, réaliser ses rêves, buts et s’il peut accéder à un pouvoir c’est parce que ses droits fondamentaux sont respectés alors pourquoi ce même homme les interdirait à ses semblables ? De quel droit ? Certainement pas celui de la vie.

© Fédora Hélène

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