Le choc – 4 féminicides ont eu lieu en 3 jours en France

Le choc – 4 féminicides ont eu lieu en 3 jours

France – Il est 61 féminicides depuis le 1er janvier 2020. Puis, il est 4 féminicides recencés entre le 13 et 15 août, selon Féminicides par compagnon ou ex-compagnon.

Il n’est pas uniquement les lois, les annonces politiques, les campagnes de communication, les dysfonctionnements graves de la justice, il est avant tout le cœur de chacun d’entre nous pour lutter contre la haine, celle qui tue.

Cette haine qui prend le chemin de l’indifférence de ceux qui se rit du mot fémincide, de ce rire choquant de la méchanceté plus que de l’ignorance.

Lorsqu’une femme est maltraitée ce n’est pas une question de parti politique mais d’humanité. Cette humanité qui demande toute notre sincérité pour être un cœur qui bat.

Il était en 2010, une association d’aides aux victimes à Avranches ( Manche) constitutuée de gendarmes bénévoles à la retraite. Il était également la gendarmerie d’Avranches qui était dirigée par Arnaud Beltrame dont elle porte aujourd’hui le nom.

Arnaud Beltrame, cet homme plein de bonté prenant la palce d’une victime et qui fut assassiné le 24 mars 2018 à Carcassonne lors d’une attaque terroriste.

Une femme, victime de violences conjugales se souvient de la gendarmerie d’Avranches, de l’écoute des gendarmes et de cette association d’aides aux victimes de violences conjugales. Il est le souvenir de la gentillesse du gendarme lui venant en aide, de sa compréhension.

Il était apaisant et permettait à la victime d’avoir confiance et de se reposer et non de vivre un stress supplémentaire en devant raconter, en devant espérer, en devant en réalité assumer seule.

Ce gendarme bénévole ne posa aucunes questions à la victime, il savait. Il y avait chez lui cette limpidité, cette douceur, ces paroles rassurantes et assurant un soutien précieux. Il expliqua à la victime qu’il pouvait venir la chercher pour l’accompagner au tribunal, pour faire toutes les démarches, qu’il était disponible, à son écoute. Il veillait à ce que son propos soit toujours bienveillant. Il respectait la souffrance, la mémoire traumatique de la victime , ne disait rien qui pouvait raviver cela et provoquer un état de choc. Enfin, il était une présence sûre pour la victime et ses enfants, enfin il était une délivrance car une protection bienveillante.

Puis, il fut un appel, disant à la victime que l’association ne pouvait plus continuer car les décisions politiques de Nicolas Sarkozy faisaient que les subventions des associations subissaient des restrictions budgetaires trop importantes et qui ne permettaient plus à l’association d’avoir les moyens de poursuivre ses activités.

Du jour au lendemain, il ne fut plus aucun soutien

Une assistance sociale contactée par la victime et qui connaissait le comportement du prédateur qui n’hésitait pas à s’exhiber publiquement violent, grossier et ivre, sortit cette phrase sublime « Mais madame, la 1 ère victime, c’est lui » et elle ne fit rien, absolument rien.

Il est d’agir pour secourir une victime, des victimes, une femme et des enfants en étant au respect de l’humain, au respect de ceux vulnérables et non à l’inaction, à l’acceptation de la cruauté, et d’excuser des prédateurs en abandonnant les victimes.

Il y a la loi et il y a l’humain face à la loi . Il faut redonner sens d’humanité, de fraternité, de valeur d’aider, de secourir, de protéger et aujourd’hui nous savons que ce qui est l’élan politique fait de la solidarité un mot et non une solidarité sincère et existante.

La solidarité est vivante par les associations, les Collectifs, les avocats engagés-es, les militants-es, les fémininistes, les ONG , par ceux et celles désirant donner vie à l’entraide, à la volonté de se soutenir mutuellement et la justice par ses dysfonctionnements est le reflet d’une fraternité blessée, affaiblie et non forte de désir de protéger les plus fragiles.

Puis, il est la redoutable indifférence, complice des hommes emplis de haine qui écroulent la vie, cassent tout espoir , joie et avenir.

L’humain est nié par les actes cruels que des hommes sont capables de commettre, se donnant le droit tel un pouvoir suprême de détruire la vie d’une femme tant l’éducation, la culture, a légitimisé la criminalité masculine.

Cette légitimité indigne persiste, signe et donne ainsi au prédateur l’arme pour tuer. Il attend une accréditation de la société, du système politique, de cette pensée mensongère qui fait de la femme, la vie que l’on peut maltraiter, brutaliser de la pire des manières, sans aucun respect et en laissant la victime à terre, blessée et mourante sans s’inquiéter le moins du monde de la violence qui se déploie sans fin, qui gravit sans relâche tous les murs de la haine et s’impose à toutes et tous en notre société.

Un prédateur agit dans tout son environnement, et la peine d’un être humain n’est pas des larmes semées dans le vide, elles abreuvent tout ce qui est vivant.

La bonté ne peut être qu’universelle, elle ne peut pas se cloisonner. Si notre société accepte quand temps de paix, un prédateur puisse martyriser une femme, des enfants, elle ne pourra qu’accéder à la guerre, qu’à la destructuration de la nature, par cet esprit de violence qui conçoit attaquer, chasser un être humain car il est une femme, un enfant, une personne vulnérable.

Cela sera alors toujours constant contre l’humain. Les pauvres, les migrants, les femmes enceintes à la rue, des familles avec des enfants fuyant la guerre, les conflits, la misère et qui sont prêtes à tout pour survivre , arrivent en France et subissent des conditions de vie inhumaines.

La situation est alarmante et 13 associations saisissent l’ONU et la défenseuse des droits. Toutes ces personnes victimes seront à vivre l’horreur par ce qu’un système est capable de décréter. C’est bien qu’il est un déséquilibre grave, un cœur gravement blessé au sein de nos sociétés.

L’attristant est Marlène Schiappa accompagnant Darmanin à Calais alors que les associations soulignent que la situation des migrants c’est aggravée depuis sa nommination comme ministre de l’Intérieur.

Il est des femmes enceinte réfugiées, des femmes avec des enfants vivant l’atroce de la pauvreté, souffrant de privations de leurs droits fondamentaux tel que l’accès à l’eau, à l’alimentation, à la santé.

Nous allons atteindre un point de non-retour si cette violence persiste, si la haine devient le langage maître des dominants sur ceux et celles mises en situation de vulnérabilité par la violence terrifiante qu’ils subissent.

La bonté est bien cette essentielle universalité et l’on ne peut accepter qu’une femme soit maltraitée par ceux se déterminant par le vide qui est en eux comme prédateur et mettant leurs capacités à faire du mal dans un état de satisfaction immédiat, et à être dans une dualité destructrice.

Avant la loi, il y a l’humain , ce qui permet de veiller à ce que la loi ne devienne pas ce qui abat l’humanisme

Tourner le dos aux victimes de violences conjugales, donner par l’indifférence à l’égard des victimes une légitimité au prédateur, se faire complice de sa cruauté par la lâcheté en le laissant faire, en lui garantissant une impunité , ne peut sauver de la violence et alors nous comptons , ce décompte qui glace le sang, le nombre de féminicides.

Il n’est pas le prénom des victimes de féminicide car il n’est pas toujours connu et les familles peuvent demander à ce qu’il ne soit pas communiqué.

Puis, il y a la souffrance de l’enfant, le terrible de perdre leur maman par un tel acte criminel. Des enfants traumatisés que la justice oublie.

Bien souvent, une victime porte plainte, se trouve en état de choc et elle repart seule sans que personne ne se soucie de sa santé, de savoir comment elle va tenir le choc, de savoir comment la victime et les enfants vont pouvoir résister, tout en sachant qu’un prédateur peut revenir sur les pas de sa proie, revenir exercer son emprise, son autorité brisant par sa violence un peu plus la vie à chaque fois qu’il apparaît.

La justice ne respecte pas le droit à la résilience, le droit à la réparation et laisse de nombreux prédateurs dans une impunité dangereuse. « Ça ne les interresse pas » disent nombre de citoyens et de citoyennes concerant certains de ces gens de droit en affirmant « la justice n’existe pas».

Le « rassemblement » disait Macron encore une fois le 17 août à Bormes-Les-Mimosas (Var) lors de la cérémonie du 76 ème anniversaire de la libération.

La libération qui est par la bonté universelle qui ne peut être forgée que par l’existence de la fraternité, par l’humanisme rassemblant chacun et chacune d’entre nous autour de ce feu ardent de la paix.

Pour qu’il soit, pour que la victoire soit à la liberté contre la barbarie, la cruauté, il a fallu ce nécéssaire , le cœur de notre humanité nous rassemblant car nous sommes tous frères.

Puis, il pourrait être dit que le respect premier de la liberté est lorsqu’il est présent. Des femmes et des enfants traumatisés, un État qui ne garantit pas qu’ils puissent vivre en paix et sécurité , se sont des faits , des souffrances humaines présentes.

Alors, la liberté est en danger pour tous et toutes. Aujourd’hui, il est une peur, celle de devoir écrire le chiffre 62.

©Fédora hélène

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