Pandémie – Expulsions locatives « Perdre son domicile pendant cette pandémie peut signifier perdre la vie » déclare l’expert de l’ONU

 « Les expulsions forcées sont une violation scandaleuse des droits de l’homme »

Balakrishnan Rajagopal, rapporteur spécial de l’ONU fait part de sa volonté d’interdire les expulsions locatives pendant la période de pandémie du Covid-19 . Il appelle mardi 18 août à Genève, « Tous les États à respecter leurs obligations en matière de droits de l’homme » .

Un droit fondamental – Un logement pour tous

Tout être humain devrait bénéficier d’un logement sans que des conditions lourdes , des exigences financières très conséquentes, des documents parfois difficiles à réunir, des demandes de cautions soient exigibles et interdisant à nombreuses personnes l’accès au logement quand les critères demandés ne sont pas remplis.

Des expulsions dans le monde entier

L’ONU alerte sur le danger des expulsions locatives , nous pourrions y joindre les expulsions de squats sans un accès à un logement pérennne en solution de relogement pour tous.

Il est 1,8 milliards de personne sans abris dans le monde rappelle l’ONU . Sans abris, c’est à dire à la rue, dans des campements de fortune, dans des logements insalubres .

Les personnes ne peuvent y trouver un refuge sûr les protégeant du Covid-19, mais également des autres épidémies qui sévissent dans des pays en voie de développement.

Le logement doit être alors un droit fondamental tout au long du temps de notre civilisation et non uniquement durant le temps de la pandémie.

Aujourd’hui – Il est le risque d’un « Tsunami d’expulsions »  alerte M Rajagopal

En France, il était à la date du 10 juillet la fin de la trêve hivernale. Le ministre du logement, Julien Denormandie indiquait le mardi 30 juin 2020 à l’Assemblée nationale que « alors que le virus circule toujours dans notre pays […] « aucune personne ne devait se retrouver à la rue ».

Pourtant des associations et collectifs ont précisé que des personnes restaient à la rue pendant la pandémie et il est des campements de fortune où l’accès à l’eau et à l’assainissement ne sont pas respectés de manière stable et durable.

Les associations humanitaires réagissent et saississent l’ONU ainsi que la Défenseuse des droits concernant les conditions de vie inhumaines durant la pandémie des migrants et réfugiés sur Calais. (Voir article de LiberTerra).

Un minsitre du logement qui poursuit, qu’il est de «  s’assurer que seules les procédures d’expulsion locative adossées à des possibilités de relogement opérationnel soient conduites à leur terme » donnant consignes aux préfets en ce sens. Puis, il précise que « les propriétaires pourront solliciter l’indemnisation par l’État »

Expulsion Mardi 25 août , Caen

Ailleurs dans le monde

l’ONU relève qu’il est plus de 11 000 personnes victimes d’expulsions en pleine pandémie au Brésil et au kénya, mises de ce fait en situation de grande vulnérabilité et d’autres expulsions sont à venir.

Puis, il est des crises humanitaires, des crises climatiques qui forcent des populations à devoir se déplacer, fuir.

Les délocalisations forcées sont « une menace  dans des pays comme Haïti et augmentent dans beaucoup d’autres » selon l’ONU.

L’ONU constate que malgré les interdictions temporaires d’expulsions mises en place par les gouvernements, il est des personnes qui continuent à être expulsées et d’autres qui sont menacées d’expulsion.

M Rajagopal redoute un « Tsunami d’expulsions »

L’expert de l’ONU alerte sur le fait que « Les interdictions temporaires dans de nombreux pays ont pris fin ou sont sur le point de prendre fin, ce qui suscite de sérieuses inquiétudes quant au risque d’un tsunami d’expulsions »

Il déclare de plus que « Les gouvernements ne doivent pas permettre que des personnes se retrouvent sans abri pendant cette pandémie parce qu’elles perdent leur emploi et ne peuvent pas payer leur loyer ou leur hypothèque »

Payer, le mot est lancé, l’argent devenant plus important que l’humain est une menace pour notre humanité. Concevoir une invention en pouvoir et non les droits humains fondamentaux est particulièrement grave et trahit la solidarité qui doit être la volonté politique.

En France notamment, il est aussi les travailleurs pauvres qui n’ont pas de logement car leurs revenus sont jugés insuffisants. Il est de même pour des retraités, des étudiants, des mères isolées avec leurs enfants ne pouvant se loger.

Une persécution qui ne s’arrête pas là, puisqu’il est les expulsions de campements, de squats à travers le monde.

M Rajagopal déclare à Genève que « Les expulsions forcées sont une violation scandaleuse des droits de l’homme ». Et soulignant que « Pendant la pandémie, quand on demande aux gens de rester chez eux pour se protéger et protéger les autres, les expulsions forcées sont encore plus odieuses et peuvent constituer de graves violations du droit humanitaire »

En France , combien d’expulsions forcées ont eu lieu durant la pandémie de Covid-19 ?

L’expert de l’ONU indique que « Les personnes, les familles ou les communautés qui ont déjà été expulsées doivent se voir garantir par la justice ».

Une nouvelle civilisation pour un respect des droits fondamentaux universels

Le logement est un refuge primordial. L’homme abîme l’habitat de nombeuses espèces animales et il abandonne des populations vulnérables en leur interdisant un accès à un logement pérenne et décent.

Par cet empêchement d’accéder à un logement, il est également la violation du droit à l’accès à l’eau et à l’assainissement qui est « vital » le rappelait le 28 juillet 2020, Antonio Guterres, Secrétaire général de l’ONU.

Et la mise en danger de la santé de tous comme le déclare l’expert de l’ONU, « Lorsque des gens sont privés d’abri, ils deviennent plus vulnérables au Covid-19 et cela augmente le risque de contagion généralisée »

La mise en danger de la santé psychique et physique des personnes sans abris est permanente ainsi que le développement des enfants sans abris.

Quant au Secrétaire général de l’ONU, il rappelait que « près d’un quart de la population urbaine mondiale vit dans des taudis » et il recommendait à tous les gouvernements de « garantir un accueil sûr pour tous » et que soit « Un centre d’hébergement d’urgence pour les sans-abris ». Souligant que « l’accès à l’eau et à l’assainissement est vital »

Aujourd’hui – Une priorité : le respect des droits de l’homme

En France, il est une priorité de multiplier des points d’eau permanents, ainsi que l’accès durable et facilité à une douche et à des toilettes pour les personnes sans abris.

Un rassemblement comme l’évoquait Macron, ne peut être en laissant des personnes en souffrance, en danger sur le bas-côté.

Le montant des loyers et charges, les conditions exigées pour accéder à un logement doivent répondre en premier au respect des droits de l’homme et veiller à ce que le logement soit pour tous. C’est une volonté politique qui n’existe toujours pas.

Aujourd’hui et non demain, l’urgence pour les personnes vulnérables, pour les personnes sans abris, c’est maintenant

© LiberTerra

© Fédora Hélène

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